15/01/2016

L'âge de la raison n'a pas de saison !

"Quand le brouillard se lève après l'aube musicale d'un automne bruissant d'utopies, plus colorées que lumineuses

Quand l'hiver humide nous fait grâce d'une bise tétanisante pour laisser place aux flocons romantiques d'un conte pour enfant

Quand le printemps semble si loin et qu'il ne sera pas l'éclaircie attendue pour redessiner nos destins et illuminer nos cœurs

Quand l'été de la rédemption n'apportera plus l'or solaire fécond et la lumière argentée revivifiante nécessaire

Vient l'heure du constat que la crise ne choisi pas sa saison pour frapper, au grand désespoir d'un calendrier politique qui lui croit encore pouvoir faire la pluie et le beau temps"

 

Walter Schlechten, habitant de Perly !

21:08 Publié dans Images, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

13/01/2016

Dans un monde idéal, la politique serait un guide merveilleux !

 Texte déposé sur mon blog il y a deux ans, il demeure d'actualité ! 

En étudiant rapidement les points défendus par les divers partis politiques, je me rends compte qu’ils ne sont plus véritablement des opposés, telle la gauche ou la droite l'étaient il y a vingt ans. La crise aidant, tous apportent une pierre à l’édifice sociétal moderne, et même si tous se retrouvent avec un lanceur d’alerte opposé, tel un modérateur, ceci nous autorise à croire en une vision du monde constructive et évolutive si pour autant les antagonismes historiques tombent.

 

Prenons par exemple la problématique du chômage et demandons au PLR et aux SOCIALISTES, ou à EàG et au MCG, de travailler ensemble pour déposer une projet de vie, un projet de loi, ayant comme but de faire diminuer le chômage tout en ouvrant des perspectives d’avenir à nos jeunes, le tout à travers un fil rouge qui serait la formation.

 

Entre les projets des uns et les aspirations des autres, je suis certain que, si les antagonismes dogmatiques et historiques étaient abandonnés, ces élus arriveraient à nous proposer une vision du monde positive, socialement égalitaire et structurellement évolutive.

 

Il en va de même avec tous les partis pour les coûts de la santé, le logement, la migration, la sécurité, la culture, le social, la fiscalité, le développent durable et même les grands travaux.

 

Mieux vivre ensemble est possible, il ne dépend plus d’une vision universelle et fermée car naïve et nourrie d’antagonismes, mais bien de l’intelligence plurielle dont les partis politiques devraient faire preuve en réunissant leurs ressources, au pouvoir législatif comme à l'exécutif, en abandonnant les conflits d’intérêts, leurs idéaux et leurs dogmes au profit du bon sens, de leurs idées, de leurs capacités politiques à construire ensemble et ceci dans l’unique intérêt de toutes les populations qu’ils représentent. Nos élus y arrivent bien souvent en commission, alors pourquoi ne pas l'exiger plus loin. 

 

Ce texte est naïf, j’en suis conscient, mais je pense sincèrement que les solutions se trouvent dans cette approche politique nouvelle, celle de l’intelligence collective.

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

 

Intplur.jpg

12/01/2016

Post Mea Culpa Lux

"Jamais les polices modernes occidentales n'ont été aussi bien formées qu'aujourd'hui, pourtant jamais elles n'ont été aussi critiquées ces dernières semaines.

Mai 68 et les bavures des années 70 sont loin de nos réalités. Depuis les législations technocratiques sont passées par là et les droits humains ont pris le dessus sur les droits sécuritaires fondamentaux du peuple, le prévenu a plus de droits que la victime.

Les nouveux lésés de cette politisation des actes de police sont le peuple, l'économie, nos libertés démocratiques communes et la justice face aux justiciables.

L'adversaire s'est lui aussi adapté , il s'est endurci, il s'est formé, il s'est organisé, il s'est professionnalisé, il s'est libéré des idéaux politiques liés aux extrêmes pour devenir libre.

A ce jour, l'ennemi anti-démocratique vise nos biens, nos symboles et nos polices représentantes du pouvoir, le fameux bras armé de l'Etat, pour déstabiliser le monde politique, sous le couvert de diverses causes alibis, la mondialisation, le chômage, la guerre, la culture parfois, la paix pas encore heureusement.

Demain il faudra une réaction politique globale pour replacer nos valeurs, nos croyances, nos lois au centre du débat démocratique.

Demain il faudra arrêter de tirer sur la police, il faudra revoir nos politiques antagonistes pour dénoncer les seuls coupables des événements qui nous préoccupent, à savoir les décisions politiques du passé et ses délinquants de l'ombre."

22:17 Publié dans Culture, Développement durable, Economie, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

07/01/2016

L'Europe, la fin des rêves, le début des cauchemars !

"La crise sociétale, sournoise, poursuit son chemin, accompli petit à petit son œuvre, ronge l'Europe.

Grèce, Portugal, Espagne, Italie ont été les premières victimes. Malgré des sursauts populaires de consciences politiques, ces pays luttent pour ne pas sombrer, dépendants qu'ils sont d'un système économique en lien avec un Euro lourd, pesant, écrasant.

La France elle aussi s'enfonce, tente de sauver les apparences avec une union nationale de circonstance, valable contre l'obscurantisme mais totalement inefficace face aux restructurations institutionnelles nécessaires.

L'Allemagne enfin, pilier économique, modèle social, source de valeurs issues du travail, d'un développement industriel réussi, tombe elle aussi face à une mondialisation morale qui efface les frontières, gomme les identités en tentant d'annihiler les différences, brûlant sur le bûcher de ces vanités nos valeurs, nos coutumes, nos croyances, notre histoire souvent, notre futur indéniablement.

Les pays nordiques suivront, sombreront eux aussi ou résisteront mais à l'Est se dessine déjà une autre migration, une de plus qui nous conforte pour affirmer que l'aide au développement, dans tous ces pays où l'on rêve de l'Europe tel un Eldorado nouveau, doit être la première des solutions.

Face à un mouvement migratoire sans précédent, mais déjà orphelin car dépourvu d'un baromètre économique fiable, de structures d'accueil valables dans un système social pas pérenne pour tous, ce sont nos institutions qui se retrouvent en danger."

Minet

20:33 Publié dans Culture, Développement durable, Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : europe | |  Facebook

01/12/2014

Genève, une crise sociale révélatrice d’un véritable problème de gestion !

Aides-soignants, infirmiers, chauffeurs de taxis, employés de l’aéroport, employés des TPG, policiers, gardiens de prisons, enseignants, membres du Cartel, cette année Genève est chahutée par des actions syndicales franches, visibles et menées par des hommes et des femmes décidés. Si, pris individuellement, ces mouvements pourraient ressembler à des escarmouches, à travers une vision globale le problème apparaît pourtant comme bien plus important.

 

Genève a traversé la dernière crise économique grâce à une politique d’investissements nourrie à travers un budget de 8 milliards. Notre canton a aussi bénéficié de rentrées fiscales « extraordinaires » qui n’avaient pas été prévues lors de plusieurs budgets annuels. La bonne tenue des marchés du négoce et l’implantation de nouvelles entreprises en ont été une des explications. Ne doutons pas que David Hiler savait appréhender les problèmes, mais aussi les solutions, voire les retours sur investissements. Certes, il a cessé son mandat politique avant que les caisses de pensions des fonctionnaires n’aient besoin d’être renflouées, mais en ayant mis sur les rails des projets économiquement pharaoniques tels que le CEVA ou SCORE.

 

Demeure que la dette n’a pas été maîtrisée et dépasse aujourd’hui les 12 milliards. Là, nous ne parlons plus d’une simple « épine dans le pied », mais bien de la source du problème. En effet, comment demander à nos élus de travailler en stoppant l’endettement, avec comme objectif avoué de réduire la dette, tout en maintenant une politique d’investissements et de gestion qui engendre des surcoûts ?

 

La mission est impossible, il faut oser le dire, le reconnaître. Si parfois en chimie les opposés s’attirent, en économie il n’en est rien. Les mathématiques sont à la base de l’évolution, les ignorer aujourd’hui sous l’égide d’un maintien à l’équilibre par la croissance, c’est sombrer et porter préjudice à notre avenir.

 

Après un premier plan quadriennal, nous voilà soumis au quinquennat dans lequel l’action de maîtriser la dette n’arrive qu’en dixième position des priorités énoncées, alors que le Conseil d’Etat relevait lui-même que la dette publique réduit la marge de manœuvre de l’Etat. Alors que de nombreux investissements ne peuvent plus être retardés, il importe d’éviter qu’ils aggravent la charge de la dette.

 

Pour mémoire, les mesures proposées sont celles-ci :

 

Outre le travail en continu de priorisation des investissements et les objectifs d’augmentation du résultat de fonctionnement pour financer les investissements prioritaires, le Conseil d’Etat étudiera toutes les options de meilleure valorisation des actifs sous sa gestion. Il examinera la situation d’établissements tels que les Ports Francs et Entrepôts de Genève SA, la Banque cantonale de Genève ou les Services industriels de Genève. Il analysera durant cette législature la possibilité d’encourager la participation d’investisseurs privés à certaines infrastructures majeures (philanthropie et partenariat public-privé). De même, il étudiera toutes les possibilités de valoriser le patrimoine immobilier administratif, également dans le but de le mettre aux normes énergétiques, en saisissant d’éventuelles opportunités liées à l’offre sur le marché des locaux administratifs.   

 

Réf : http://www.ge.ch/conseil_etat/2013-2018/communiques/doc/2...

 

Genève à mal à sa dette, Genève souffre et n’a pas les moyens de rebondir. Genève s’enlise dans une crise sociale qui pourrait pourtant être annonciatrice d’un revers  économique, ce que personne ne souhaite. Un jour un ancien m'a dit : "avant de traverser un fleuve, il faut construire une barque, puis un pont, puis une route". Avons-nous aujourd’hui un pouvoir politique qui dispose d’une vision à long terme et surtout de la volonté de réduire la dette comme priorité mathématique.

 

Certes, vous me direz que l’harmonisation, ou la réforme, de l’imposition des entreprises est tout aussi importante, certes vous me direz que défendre et promouvoir la Genève internationale est une nécessité, certes vous me direz que l’Aéroport de Genève doit être modernisé pour rester un atout majeur pour les pôles économiques de la région, certes … Mais Genève ne peut plus vivre au-dessus de ses moyens et la Berne fédérale ne peut plus être considérée comme une ressource, les transferts de charges sur les cantons en sont la preuve.

 

Genève doit se mettre au régime, et pas simplement sur le dos des fonctionnaires, mais c’est  toute la classe politique qui doit œuvrer ensemble pour y arriver. Un véritable plan directeur de réduction de la dette sur dix ans est nécessaire, avec ses restrictions mais aussi un véritable programme de gestion. Il en coûtera à tous, mais si l’explication est claire, si l’objectif est défini dans le temps, si l’effort est partagé et si les résultats deviennent probants, alors il n’y aura pas que l’image de Genève qui pourra se redresser, mais aussi nos élus et la population entière car enfin nous oserons parler d’avenir avec une confiance retrouvée, sans avoir peur du lendemain.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

17/11/2014

En attendant la grève des TPG, pourquoi la manifestation de la fonction publique a-t-elle été un succès !

 

Ils ont été patients, ils ont tenté de négocier, ils ont écouté, ils ont attendu, là ils agissent. Eux, ce sont les fonctionnaires qui se sont retrouvés en rue pour manifester leur désarroi, leur mécontentement, leur colère pas encore mais elle gronde sournoisement.

 

Certains esprits chagrins libéraux ont rit jaune, affirmant que les manifestants n’étaient que 200, 400, voire 1000. En fait ce sont 2000 employés et divers syndicats qui se sont mobilisés pour représenter toute la fonction publique. Si ce nombre peut laisser croire à une précoce démobilisation, l’important était ailleurs lors de ce défilé contestataire.

 

L’union, le rassemblement, la cohésion, tous enfin réunis solidairement contre la même cause, pour une même cause, l’abandon du projet SCORE. Tous les métiers, toutes les professions, sans clivage et derrière des bannières explicitent étaient au rendez-vous. Un signe fort.

 

Au-delà des discours syndicaux, c’est cette révolte commune qui a résonné place de Neuve. En quittant la table des consultations, le Cartel et autres syndicats ont adressé un message clair au Conseil d’Etat. Ni le projet SCORE, ni la méthodologie de concertation ne sont satisfaisants ou convaincants pour aboutir à un consensus. On peut d’ailleurs à ce stade se demander si celui-ci est véritablement recherché par les antagonistes. En effet, le rejet est total, telle une évidence il est issu de la politique du secret et du fait accompli.

 

Défendre les intérêts des employés, les statuts de fonctions et la qualité des prestations n’est pas un choix, mais une réelle nécessité. Imposer drastiquement ses vues structurelles, économiques, c’est un choix politique qui ruine de facto l’avenir d’un projet qui se devrait d'être négociable. 

 

Étonnamment, cette politique de consultation menée par le pouvoir exécutif a également été récemment dénoncée par l’association des communes genevoises (ACG), des élus en attente de négociations qui se sont retrouvés eux aussi avec ce fort sentiment d’être mis devant le fait accompli.

 

Tout comme les représentants de la fonction publique, ces représentants des communes ne se sont pas reconnus comme des partenaires à part entière dans un projet  étatique, tout comme les syndicats, ils ont rejeté logiquement les premières propositions du Conseil d’Etat.

 

La solution à ces conflits passera par la discussion, le dialogue, l’échange, la négociation, la transparence, le retour de la confiance. Malheureusement, en ma qualité d’électeur, je ne suis pas certain qu’un quinquennat suffise à réunir toutes ces qualités.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

21:57 Publié dans Associations, Culture, Economie, Genève, Médias, Politique, Région, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

14/10/2014

De l'intérêt public à la volonté générale !

Etre élu c’est avoir réussi à obtenir la confiance des citoyens. Entretenir cette confiance c’est défendre les idéaux qui ont amené l’élu à devenir représentatif de sa population.

 

Les idéaux ou les croyances sont bien souvent les fruits des racines d’un parti. Ce parti est lui-même le résultat de l’éternel clivage entre le riche et le pauvre, la noblesse et le gueux, le patron et l’ouvrier, l’investisseur et le payeur, l’intérêt privé et l’intérêt commun, les inégalités.                                               

 

Dans tous les cas, et depuis des siècles, ces schémas ont été remis en cause, bousculés, chahutés, critiqués, et enfin redessinés par une gauche ouvrière et une droite libérale, les rouges contre les bleus, avec un centre et des extrêmes.

 

Et puis, sont apparus des hommes avec des idéaux technocratiques ou dogmatiques, races à part qui jonglent uniquement pour tirer le grain de l’ivraie au seul profit de leurs causes. Souvent sans scrupule, le technocrate sacrifiera tout sur l’autel la croissance dessinée par des experts. Ses pires ennemis ne sont pas le peuple ni les élections mais la crise et les chutes de la bourse, des valeurs pécuniaires ou morales. Le dogmatique lui privilégiera toujours sa cause au détriment de l’intérêt collectif. Ses pires ennemis ne sont là aussi ni le peuple ni les élections mais la crainte populaire de l’enfermement, du cloisonnement, de la restriction par un modèle unique imposé.

 

Pourquoi cette présentation simpliste, minimaliste et incomplète me direz-vous ?

 

Tout simplement pour rappeler à nos élus genevois que la politique est quelque chose de très simple, un exercice perpétuel et intemporel qui consiste à représenter le peuple et surtout à servir les intérêts de ce dernier, et que ces intérêts.

 

En politique il n’y a pas de place pour l’égocentrisme, la mégalomanie, le narcissisme, la vanité, la suffisance, l’insuffisance, en politique il n’y a pas de place pour ceux qui privilégient les intérêts partisans, dogmatiques, économiques ou maçonniques, en politique il n’y pas de place pour la culture du Moi, qu'il soit rouge ou bleu, du centre ou aux extrêmes. 

 

Alors chers élus, si vous n’arrivez pas à faire preuve d’abnégation, d’altruisme, de dévouement, de sacrifices au profit de l’intérêt général, renoncez à votre mandat et laissez la place à ceux qui se souviennent que Jean-Jacques Rousseau avait explicité les principes du droit politique, du contrat social, dans le seul intérêt du peuple, dit souverain à travers la volonté générale.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly.

Photo : Le Matin 

topelement (1).jpg

21:57 Publié dans Culture, Economie, Genève, Histoire, Politique, Région, Résistance | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

11/10/2014

Post Tenebras Lux

Hier soir, incident grave au Parlement genevois, un de trop. Celui-ci met au moins en évidence que le cirque politico médiatique mené par tous les partis et depuis des années dans le "bac à sable" est totalement improductif pour la démocratie et donc pour l'intérêt du plus grand nombre, soit le peuple. Il est temps que cessent ces mascarades, il est temps que les partis gouvernementaux retrouvent leur indépendance, leur identité politique propre, leur liberté de croyance et d'expression. Les alliances de courtoisie doivent cesser, tout comme la pesanteur des dogmes ou l'absurdité des débats contradictoires perpétuellement stériles. La politique doit pouvoir redevenir constructive, évolutive, pragmatique. Nos 100 élus doivent ce matin tous se regarder dans un miroir et simplement se poser une seule question : "Suis-je encore un digne représentant du peuple et des idées politiques de mon parti, raisons qui ont provoqué mon élection au service de l'intérêt public mais en aucun cas pour des intérêts politiques particuliers ???" Bonne réflexion à vous car moi ce matin je suis écœuré par tant d'obscurantisme. Walter Schlechten, habitant et électeur de Perly.

02:02 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

04/08/2014

Derrière l'antisionisme se cachent parfois les germes de l'antisémitisme, parfois seulement !

Alors que M. Ban Ki-moon s’inquiète de la montée de l’antisémitisme en Europe, ceci dans le cadre des manifestations menées pour protester contre l’offensive israélienne à Gaza, j’ai envie à mon tour de vous présenter mes craintes.

 

En Occident, les attaquent militaires israéliennes sont actuellement assimilées à des massacres, un début d’extermination d’un peuple, d’une société civile prise en otage entre un blocus sournois et des actions militaires dignes d’une sale guerre.

 

Au regard de la disproportion des forces en présence, avec d’un côté un Hamas qui prône la terreur avec des roquettes imprécises et des actions commandos ciblées, et de l’autre une armée israélienne moderne, suréquipée, disposant d’une puissance de feu impressionnante, qui pratique elle aussi la terreur par des actions militaires de destruction massive, nous nous devons de relever les violences de cette guerre mais aussi la disproportion des frappes menées par Israël. Cette escalade de l’activité militaire israélienne serait presque encore compréhensible si de nombreux combattants du Hamas tombaient seuls sous les bombes, mais il n’en est rien.

 

A Gaza, la population civile, dont de très nombreux enfants, demeure la principale victime des frappes militaires de l’Etat hébreu. La lutte contre le terrorisme palestinien n’est qu’un prétexte qui sert les idéaux d’un sionisme qui ne cache plus ses ambitions.

 

Vu d’ailleurs, la non réaction des institutions internationales et des gouvernements demeure un mystère. Si l’histoire de l’humanité a une dette face au peuple juif, et envers d’autres aussi, sachant que la Société des Nations n’a pas su éviter l’éclosion de la dernière guerre mondiale, nous pouvons nous demander pourquoi aujourd'hui l’ONU ne prend pas toutes ses responsabilités alors que dans ce conflit israélo-palestinien, les combats qui nous préoccupent à Gaza sont les plus meurtriers de tous les temps entre ces antagonistes.

 

Selon les services d’urgences de Gaza, en plus des 8’300 blessés, au moins 1’450 Palestiniens ont péri depuis le début de l’opération, soit le 8 juillet. Côté israélien, 56 soldats sont tombés au front ou lors d’attaques du Hamas. Désormais, plus de 230'000 réfugiés palestiniens s’entassent dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza, sans électricité et avec très peu d’eau et de vivres (sources : Le Soir).

 

L’Europe réagi et les protestations pacifistes menées en rue sont légitimes face au silence, face aux massacres perpétrés, face à la détresse d’un peuple et aux craintes d’un autre.

 

Et si demain cette guerre venait à cesser, je crains fortement que si l’Etat d’Israël a probablement fragilisé opérationnellement le Hamas, il aura par contre par ses actes activé une montée indirecte de l'antisionisme, et deuxièmement engendré une génération palestinienne d’enfants de la guerre qui eux n’auront sans aucun doute pas la place dans leur cœur pour respecter un Etat Hébreu génocidaire.

 

Face à une guerre qui semble éternelle entre deux peuples qui devront coûte que coûte vivre sur un même sol, l’Europe impuissante se réveille, se révolte. Malheureusement, face aux images insoutenables de ce conflit, la haine remplace parfois la colère, et ce sont effectivement des cris antisémites qui montent aux barricades derrière le voile de l'antisionisme. Ceux-ci rappellent aussi aux grands de ce monde que la paix sociale mondiale est bien fragile.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

06/07/2014

Un unique et très puissant syndicat de police à Genève, une utopie ?

 

En ces temps syndicaux orageux, où ni la pluie ni le beau temps ne semblent s’imposer, l’avenir même des syndicats de police se doit d’être envisagé.

 

Avec la probable acceptation par le Parlement, fin août, de la nouvelle Loi sur la Police (LPol), c’est en effet toute la structure de la police qui sera redessinée. Le tronc commun et l’école unique en seront les principaux enjeux, socles nécessaires pour assurer la réussite d’une mise en application organisationnelle globale.

 

Au-delà de cette importante modification, c’est surtout une désacralisation de la gendarmerie, de la police judiciaire et de la police internationale que nous observerons. La fin des ces structures, sous leurs formes actuelles et totalement individuelles, va logiquement diminuer la portée de leurs syndicats respectifs. On peut même se demander si le projet de loi initial n’avait pas aussi comme but politique inavoué d’affaiblir et d'éliminer l’UPCP, le puissant syndicat des gendarmes ? A ce jour, personne n’a la réponse à cette supposition.  

Demeure le fait que ces mêmes syndicats, aujourd’hui en lutte et regroupés sous l’étendard symbolique et associatif du Groupement des Associations de Polices (GAP), vont devoir se restructurer eux aussi. Une fusion deviendrait alors une évidence, telle une nécessité, une logique stratégique car d’intérêts communs.

 

Si cette réorganisation des syndicats devait voir le jour, il faudra alors vérifier que le proverbe qui affirme que « l’union fait la force » est une réalité. Il n’est en effet pas inenvisageable qu’un syndicat de police unique, solidaire car enfin concerné par les mêmes problèmes, les mêmes enjeux, composé de plus de deux mille membres et d’un comité renforcé, devienne un partenaire incontournable dans le paysage syndical, politique et médiatique genevois.

 

Ce même syndicat deviendrait à son tour la plus grande section de Suisse auprès de l’organe faîtier, que représente la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP), dont le Président actuel est un policier genevois, je vous le rappelle.   

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

29/06/2014

Et si un mauvais Score au Parlement devenait décisif ?

En ma qualité de simple citoyen et d'électeur, j'observe ces dernières semaines la présence d'un conflit larvé qui hérisse le poil de certains mais qui devient rasant pour d'autres. 

 

Depuis un mois le Groupement des Associations de Police (GAP), qui regroupe les trois syndicats de la police genevoise (UPCP, SPJ, SPSI), est en conflit avec le Conseil d’Etat, plus précisément avec Pierre Maudet, Président du Département de la Sécurité et de l’Economie (DSE).

 

Suite à l’impossibilité d’obtenir toutes les réponses attendues auprès de l’Etat employeur, des actions votées en assemblée générale ont été activées par le GAP. Grève des amendes d’ordre, grève du rasage, travail en tenue civile sont les plus visibles pour le citoyen lambda. Le principal motif de cette contestation est le projet de réévaluation des métiers qui est en route pour l’ensemble de l’Etat, connu sous le nom de SCORE. Le Cartel (syndicat général de la fonction publique) est aussi monté au front et conteste ledit système de réévaluation envisagé. Actuellement, une trêve est amorcée par le Cartel, vacances scolaires obligent il ne dispose plus d’un bras de levier suffisant pour agir. La rentrée de septembre devrait voir rebondir cette position.  

 

Historiquement, ce sont des simulations effectuées fin 2013 qui ont mis le feu aux poudres. Si certains métiers sont réévalués favorablement, surtout auprès des cadres supérieurs, d’autres subissent une attaque frontale impressionnante. Les policiers font partie de ceux-ci. La parution de ces simulations a été la première erreur de ce projet. Malgré la mise en œuvre de montants compensatoires afin de ne pas perdre les droits acquis (seulement sur le salaire de base, pas sur le revenu global), la méfiance est de rigueur.

 

Difficile en effet d’entendre ultérieurement que ces simulations n’étaient qu’une première évaluation, qu’elles resteront bloquées car caduques, sachant que les métiers de police vont être redessinés à travers le projet Police 2015, une réorganisation opérationnelle et structurelle qui est en route depuis deux ans.

 

Cette réorganisation devra se retrouver dans la refonte globale de la future Loi sur la police, soit le PL 11228-A, pourtant actuellement déjà examiné en plénière par le pouvoir législatif.  

 

Trois chantiers menés en parallèle actuellement. A toute évidence ceux-ci n’étaient pourtant pas autonomes et donc, pour aboutir, ils devraient être menés l’un après l’autre, de manière constructive et avec discernement. Malheureusement, les calendriers politiques ne sont pas les mêmes que ceux des ressources managériales. Cette précipitation est une des premières causes des problèmes rencontrés par les antagonistes. Elle a rendu la communication et la transversalité des informations très difficile. Aujourd’hui encore, de part cette auto dépendance, personne ne peut présenter l’un des trois projets de manière factuelle et sous une forme définitive.

 

Un important changement professionnel est une des causes de stresse les plus importantes dans une vie, alors imaginons la position des policiers face à ces trois changements annoncés. J’ose croire que leurs craintes sont légitimes.

 

Le travail d’un Conseiller d’Etat qui reprend un département, parfois qualifié de sinistré par certains observateurs, n’est pas non plus de tout repos. Aller de l’avant avec détermination devient alors une condition indispensable. Demeure alors à entériner les objectifs, la manière, la forme, le comment, tout en tenant compte des échéances politiques (plan quinquennal, élaborations du budget, votations, élections).

 

Au regard de cette rapide analyse, que d’aucuns qualifieront probablement de minimaliste, simpliste ou partisane, il apparaît évident que tous les partenaires, à ce jour antagonistes, se sont engouffrés dans un entonnoir dont la sortie est obstruée par le manque de solutions.

 

Personne ne doit perdre la face si sortie de conflit il doit y avoir, mais dans ce cas précis seul le temps permettra de débloquer la situation car visiblement les solutions qui se devaient d’être envisagées pour quitter ce marasme n’ont pas été réadaptées. De plus, le manque de dialogue actuel et des attaques répétitives n’apporteront pas les solutions attendues.

 

Demeure que, selon mon analyse, le projet Police 2015, soit la réorganisation de la police, doit se poursuivre. Les managers en charges de ce travail doivent pouvoir avancer avec sérénité, en disposant du temps nécessaire, des outils managériaux utiles, des ressources humaine adéquates, de l’appui indispensable du DES et des partenaires sociaux.  

 

Demeure que, selon mon analyse, le PL 11228-A ne doit pas être écrasé par la machine législative. Ce projet a lui aussi besoin de temps, il doit être restructuré, en lien total avec Police 2015, apte à produire sereinement les Règlements complémentaires attendus. Le Parlement a tout loisir de le voter ou de le renvoyer au Conseil d’Etat pour complément. 

 

Demeure que, selon mon analyse, le projet SCORE est mort dans l’œuf. Des maux de jeunesses déjà irréversibles, une approche sociale qui devrait être jugée inadmissible aux yeux des partis de gauche et des coûts, estimés à ce jour entre 30 à 60 millions, qui devraient être jugés inacceptables au regard des partis de droite. Le centre lui ne peut se permettre actuellement de voir s’ouvrir un conflit social d’importance, où il devrait se positionner, alors que les élections municipales s’approchent à grands pas (échéance également contraignante pour les autres partis).

 

Le Conseil d’Etat, via le Parlement, devrait demander un vote de confiance pour la poursuite du projet Score. Si le pouvoir législatif s’exprime avec discernement, chacun avec ses raisons, c’est un abandon dudit projet qui ressortirait de cette consultation.

 

Une solution qui permettrait de faire de substantielles économies car Score à un coût, qui verrait le calme gagner les syndicats et éteindre les flammes d’un conflit social verbalement incendiaire, qui autoriserait une approche différente de la rémunération des employés de la fonction publique, avec par exemple une nouvelle grille salariale bénéficiant de portes d’entrées dans la fonction, d’annuités plus fortes mais qui seraient éventuellement attribuées au mérite.

 

En cette période de Mondial, la balle passe dans le camp des parlementaires, arbitres inattendus mais évidents. Libre à eux de s’exprimer, de faire preuve de cohérence et qui sait, pour une fois, d’anticiper sur une Genfereï de plus, soit le rejet supposé mais déjà annoncé en 2015 du PL SCORE. 

 

Les syndicats de police quand à eux vont probablement passer l'été à travailler sur ces chantiers. Doivent-ils eux aussi, comme le Cartel, observer une trêve estivale, lever leurs merures pour convaincre la députation qu'une sortie de crise est possible ?

Vu sous cet angle, la question reste posée ! 

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

23:19 Publié dans Associations, Culture, Economie, Genève, Images, Médias, Police, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

30/03/2014

La Prison / Le Pénitencier

 

Problème de surpopulation à Genève, Champ-Dollon bat tous les records avec un taux d'occupation de 220 %. Les conditions de détention sont fustigées par la CEDH, les détenus se révoltent, des rixes éclatent, les gardiens et tout le personnel pénitentiaire souffrent de ces conditions de travail. La sécurité de tous ne peut plus être garantie, même si nos rues sont plus saines car des individus néfastes croupissent en prison.

 

La prison, juste lieux pour les multirécidivistes condamnés, pour les individus dangereux enfermés et, pour l'instant, les malades délinquants neutralisés. 

 

Et pourtant, le véritable problème n'est pas la politique, exécutive ou judiciaire, menée à Genève mais bien la catégorie des personnes détenues. 

 

Plus de 60 % des prisonniers incarcérés à Genève devraient se trouver, non pas à Champ-Dollon, bâtiments prévus pour la détention préventive, mais dans un pénitencier, lieu de détention adéquat pour y purger une peine. 

 

Le véritable problème sociétale n'est donc pas l'emprisonnement, mais le manque de lieux de détentions idoines. 

 

Quand j'apprends que Mme Simonetta SOMMARUGA propose, avec le Conseil Fédéral, de revoir les conditions nationales d'hébergement administratif et les forfaits de sécurité en lien avec les requérants d'asile, ceci auprès des communes et des cantons, je me dis qu'il est possible de faire de même la problématique rattachée aux détenus de nos prisons, au sujet d'un pénitencier !  

 

Je recommande donc la construction d'un pénitencier fédéral de 1200 places, basé sur un concordat national (partage des frais, des charges). Cet investissement, coûteux certes, correspond non seulement à un besoin, mais aussi à une réalité.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly ! 

06/02/2014

L'approche policière revisitée !

Alors que je regarde « Des Paroles et des Actes » sur France2, avec comme invité Manuel Valls, je me surprends à poser une analyse policière globale.

 

Encore une fois, la police française est attaquée, désignée comme responsable de tous les maux, alors que la justice est curieusement épargnée. Des dérapages policiers inadmissibles sont utilisés comme des généralités, offrant ainsi tous les policiers à la vindicte journalistique et donc populaire. Analyse simpliste d’un problème bien plus global, plus important, plus grave, évaluation si peu crédible mais pourtant écoutée, assimilée, diffusée.

 

Depuis plusieurs années la police française est malade. Elle porte, comme bien des polices du monde, des stigmates structurels, professionnels, où le coaching et le débriefing ne sont pas encore considérés comme nécessaire pour des policiers qui sont devenus des éboueurs sociétaux, au carrefour de la misère, de la violence, de l’incompréhension parfois.

 

Au-delà des choix politiques, au-delà des doctrines hiérarchiques, au-delà des modifications sociétales, le policier demeure l’urgentiste qui se doit de s’adapter le plus rapidement possible. Malheureusement, les décideurs sont rarement les intervenants et les visions structurelles proposées sont souvent inadaptées.

 

L’image de la police est globalement satisfaisante pour plus de la moitié de la population française. Malheureusement, tout comme pour la délinquance, une minorité considère que la police se doit d’être la cible première pour affronter l’Etat et ses insuffisances, ses dysfonctionnements, comme si face à la crise le policier était le bouclier souffre-douleurs des trois pouvoirs, législatif, exécutif, judiciaire. Le policer, une cible désignée pour recevoir les coups de la colère, de la violence, de la haine parfois.  

 

Certes, l’action policière, dictée par des choix politiques, hiérarchiques, n’est pas toujours comprise. Elle se doit d’être expliquée mais surtout adaptée. Trop souvent l’Autorité confond la proximité de la police et la police de proximité. En l’état, ce sont pourtant deux approches diamétralement opposées. La première se veut, se doit d’être visible mais surtout répressive, en tentative de résolution de problème et basée sur un lien de défiance et d'autorité alors que la seconde se veut, se doit d’être préventive et participative, à travers la résolution des problèmes et basée sur un lien de confiance.

 

Il n’est pas simple de réussir une approche policière sociétale à qui la population accorderait à nouveau sa totale confiance, mais en France aujourd'hui c’est pourtant une obligation d’y parvenir. C’est justement à travers l’approche pratiquée par de nombreux policiers, qui agissement perpétuellement sous le sceau de la crainte, de la protection personnelle, de la vision permanente du danger que pourrait débuter un travail intéressant de reprogrammation. 

 

Au-delà de l’acte final policier, l’aide, l’information, l’accompagnement, le soutient, l’explication, la médiation, l’éducation, l’avertissement, la verbalisation, l’appréhension, l’arrestation, l’usage de la contrainte, c’est l’approche policière qui se doit de devenir une doctrine globale à travers un état d’esprit positif, ouvert, empathique et apaisant.

 

Certains me diront que l’autorité nécessaire en souffrirait. A ceux-ci je leur réponds que l’acte d’autorité n’est pas nécessairement toujours en lien avec la force, que l’acte d’autorité ne doit pas dans tous les cas être imposé mais qu’il se doit en tous les cas être compris, assimilé et digéré.

 

Une vision utopique dans un monde où la violence, sous toutes ses formes, ne cesse d’être en recrudescence. Une vision d’avenir pourtant proposée à un métier qui demeurera encore longtemps comme le premier partenaire de la population et qui ne doit plus être la cible privilégiée des déçus de la République. 

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly.  

31/12/2013

Happy New Year !

En ce jour de réveillon, je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont cette année accordé leur amour, leur amitié, leur conseil, leur écoute, leur joie, leur peine, leur enthousiasme, leur critique, leur douceur, leur sincérité, leur pardon.                                                                                                                                           
 
En ce jour je réveillon, je tiens à rester en pensée avec toutes les personnes qui souffrent de la solitude, de la maladie, de la perte d'un être cher, d'une situation personnelle ou professionnelle difficile, d'un échec ou d'une incertitude, en espérant du fond du coeur qu'elles trouveront en 2014 le chemin du bonheur.                                                                         
 
En ce jour de réveillon, je veux avoir un mot pour tous ceux qui ne m'aiment pas, qui ne m'apprécient pas, qui me craignent, qui me nuisent, qui me jugent, qui me fuient, qui m'ignorent, qui me salissent, à ceux-ci je leur souhaite de trouver la paix de l'âme et de rencontrer de belles personnes qui sauront leur ouvrir l'esprit face à l'adversité.                                                                                                       
 
En ce jour de réveillon, je garde une pensée pour tous ceux qui vont ce soir travailler, pour le bien ou le bonheur de tous, dans le calme ou dans l'urgence, dans les rires ou dans les cris, dans le froid ou bien au chaud, ils méritent tous notre respect et nos voeux les plus sincères de réussite pour l'An nouveau.                                                                                                                                   
 
Et pour tous ceux qui ne se seront pas reconnus dans ces quelques lignes, Happy New Year !
 
Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 
 
 

happy.gif

18:31 Publié dans Amis - Amies, Genève, Médias, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

31/10/2013

Tristes élections, la politique genevoise s’est aseptisée constitutionnellement !

 

Tristes élections, issues d’une nouvelle constitution qui souhaitait améliorer la démocratie.

 

Tristes élections, où des listes électorales dissimulent les véritables enjeux sociétaux.

 

Tristes élections, où les qualités individuelles sont noyées dans des stratégies de partis.

 

Tristes élections, où aucun programme politique n’est proposé pour un avenir incertain.

 

Tristes élections, où le choix proposé en candidats est insuffisant, partisan, sclérosé.

 

Tristes élections, où la proximité politique furtive des stands vend un rêve utopique.

 

Tristes élections, où personne ne prend le taureau par les cornes pour guider Genève.

 

Tristes élections, où aucun n’ose peindre le diable économique sur la muraille.

 

Tristes élections, où les tissus sociaux sont délaissés  par la gauche des bobos.

 

Tristes élections, où aucune pression syndicale n’a émergé par manque de courage.

 

Tristes élections, où les conflits de personnes gagnent sur les conflits d’idéaux.

 

Tristes élections, où  le peuple sait que, peu importe les élus, rien ne changera durant cinqu ans, la conjoncture ne se prêtant pas à d’éventuelles améliorations, la crise étant encore bien présente alors que la relance attendue ne point pas à l’horizon.

 

Tristes élections, où j’ai voté pour :

 

Pierre Maudet pour son intelligence et sa véritable stature d’homme politique ;

 

Luc Barthassat pour son expérience fédérale et son approche agraire de la politique ;

 

Mauro Poggia pour son combat fédéral et son pragmatisme verbal politique ;

 

Serge Dal Busco pour sa force d’analyse et sa proximité politique avec les communes ;

 

François Longchamp pour son expérience des institutions et ses repères politiques ;

 

Anne Emery-Torracinta pour son combat de gauche et son courage politique ;

 

Eric Stauffer pour sa persévérance politique et son combat inégal face aux dogmes.

 

Tristes élections, où je n’ai pas voté pour :

 

Thierry Apotheloz qui n’a pas l’envergure, doit siéger au Grand Conseil pour s’aguerrir ;  

 

Antonio Hodgers qui abuse des dogmes et est profondément un gauchiste écologiste ;

 

Céline Amaudruz qui n’est pas prête, devrait siéger au Grand Conseil quelques années ;

 

Isabel Rochat qui n’a aucun bilan, néophyte elle a été broyée par la machine étatique.

 

Tristes élections, et pourtant, j’ai voté en mon âme et conscience en espérant un monde meilleur pour demain, tout en croyant que le Parlement sera lui travailler dans un seul but, éviter que Genève ne sombre économiquement, socialement, écologiquement, internationalement, politiquement.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly.   

 

Urne.jpg