27/11/2009

Sommes-nous encore en sécurité à Genève ?

Plus de douze hold-up cette année, des dizaines d'agressions, des centaines de cambriolages, des milliers de vols et là une mosquée victime de déprédations à deux reprises.

Sommes-nous encore en sécurité à Genève ? Je me pose la question, ayant été moi-même victime d'un cambriolage en février de cette année. D'où vient le mal et où se trouve la solution ?

Ce qui est certain, c'est que Genève restera cette ville de lumière et d'argent qui attirera encore longtemps toutes les convoitises. Pourtant, avons-nous encore les moyens de satisfaire à la sécurité de tous ?

La police genevoise est débordée, acculée, minée par des réformes infertiles, et surtout centralisée sur les grands événements sportifs, politiques ou internationaux. Un match par çi, une conférence par là, une réunion ministérielle là-bas, une manifestation anti OMC ici. Comment accorder toutes les forces nécessaires à la protection de la population genevoise quand d'autres priorités viennent déborder nos policiers en manque d'effectifs.

Ce que je veux dire, en ma qualité de citoyen, c'est que les choses doivent changer. De véritables priorités sécuritaires doivent être émises par les politiques, par le pouvoir judiciaire, par la police. Les belles paroles qui ont précédé les dernières élections doivent être réalisées en actes.

Mais visiblement, personne n'est apte à prendre le taureau par les cornes pour enfin oser donner une doctrine majeure et sécuritaire. Il y a bien quelques policiers, des journalistes ou des députés qui tirent la sonnette d'alarme, en vain.

Nous en arrivons à vivre dans une ville-canton où des lieux de prières sont les cibles d'incivilités, pour ne pas parler d'impiété ou d'agression.

Il faut que cesse cette politique du "c'est pas pire qu'ailleurs", car Genève doit sauvegarder son image et son statut. Il en va de la crédibilité de notre ville, de la Genève internationale, de l'Espirt de Genève, de la vie économique de notre canton et de la sécurité de sa population.

Il y a bien le discours des syndicats de police, mais depuis la manifestation dite du cercueil en 2003, trop de politiques veulent faire payer cet outrage démocratique à nos agents. Pourtant, il se pourrait bien que nos pandores aient raison, car ils connaissent probablement mieux que quiconque les problèmes qui rongent Genève.

Walter Schlechten, habitant de Confignon !

 

 

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