18/02/2010

La Suisse a mal à son image car elle souffre d'une crise d'identité !

Il y a vingt-cinq ans, La Suisse était un petit pays tranquille, un exemple démocratique situé au centre de l'Europe, d'une grande neutralité et reconnu pour ses engagements internationaux, ses démarches pacifistes à travers sa diplomatie, la qualité de son industrie horlogère et mécanique, son savoir faire, sa discrétion bancaire, la bonne tenue de ses citoyens. Son image reposait sur ses banques, sa compagnie aérienne, ses trains toujours à l'heure, son chocolat, la qualité de vie reconnue dans notre pays à travers un certain luxe, ses paysages magnifiques de cartes postales ou la propreté des ses villes pleines de charme.

Il y a vint-cinq ans, le peuple suisse osait enfin affirmer son identité, sa fierté d'appartenir à cette nation à travers la valeur de son passeport et de sa monnaie, que l'on pouvait fièrement présenter dans tous les pays du monde. Ce même peuple s'identifiait aussi à travers le magnifique parcours des jeunes Loups de Paul Wolfisberg alors à la tête de l'équipe suisse de football. Un renouveau populaire et identitaire. Porter un t-shirt avec la croix blanche devenait un must.

Ces raccourcis simplistes démontrent néanmoins tout le chemin parcouru, mais malheureusement pas toujours dans le bon sens.

La Suisse n'est plus un petit pays tranquille, la criminalité, le chômage, la pénurie de logements et une dévaluation de sa monnaie sont passés par là, la crise économique aussi.

Le système démocratique suisse reste un exemple, mais l'usage qui en est fait n'est plus maîtrisable, la dernière votation contre les minarets en est un exemple flagrant. Les valeurs constitutionnelles sont aussi remises en cause dans tous les cantons.

Les valeurs identitaires reconnues de notre pays, telles que sa discrétion bancaire, sa compagnie d'aviation, ses chemins de fer, la propreté de ses villes, la valeur de son passeport, la neutralité, sa monnaie forte ou une qualité de vie supérieure se sont écroulées.

Aujourd'hui, le peuple suisse affirme son identité, sa fierté d'appartenir à cette nation à travers d'autres valeurs. Elles sont conservatrices, à la recherche d'un passé perdu.

Roger Federer par exemple est l'image idéale de la Suisse, du citoyen suisse, d'un comportement, d'une attitude, d'une réussite helvétique. Certes par le passé nous avions en politique Kurt Furgler, Adolf Ogi, Jean-Pascal Delamuraz ou Bernard Russi en sport qui servaient d'étendards à notre pays, mais ces temps sont bien éloignés.

Reste un engouement populaire pour la croix blanche sur fond rouge, un drapeau qui demeure le signe fort d'une appartenance, d'une identité perdue. Le citoyen suisse reste fier de cette appartenance, et il le démontre encore. Je dirais même qu'il l'affirme de plus en plus. J'y vois là un refuge protectionniste, pour sauver une identité d'un pays, une image, mais surtout les valeurs qui ont été les nôtres et celles de nos aïeux.

Ce signe fort ne doit pas être minimisé, car il pourrait bien influencer la vie politique de ces prochaines années, le positionnement de notre pays au centre de l'Europe, l'avenir de la Suisse et de ses habitants.

Retrouver des valeurs, des croyances, et les origines de celles-ci c'est aussi affirmer notre identité, l'assumer pleinement et la revendiquer aux yeux du monde. 

S'affirmer ce n'est pas s'isoler, c'est juste demander à être reconnu !

 

06:46 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

On commence à en avoir marre de ce minet de salon qui se prend pour un grand écrivain. Votre ancien collègue Delachaux, lui, a vraiment du talent et a su mener à bien de belles études universitaires. Vous M. Schlechten vous n'avez pas seulement un déficit de talent, vous êtes surtout le président de policiers qui méritent mieux que vous pour les défendre. J'ai en mémoire vos prédécesseurs, MM Golay, Laurent, Prévosto. Je peux vous garantir qu'ils sont regrettés dans les rangs de la police. En vacances à Saint-Moritz, j'ai même rencontré un policiers tessinois me louant les énormes capacités de M. Laurent à défendre ses collègues. Vous, M. Schlechten, vous êtes le Président par qui l'aspect social des policiers s'est totalement écroulé par inexpérience et bêtise. Honte à vous et cessez de nous emmerder par vos écrits sans intérêts. Allez chez votre psy et parlez-lui de vos problèmes intérieurs, de votre manque de popularité....... Allez ! allongez-vous et restez dans cette position !

Écrit par : Fenec | 23/02/2010

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