25/02/2010

Max Göldi est-il un prisonnier de droit commun, politique ou de guerre ?

Petit rappel ;  

Le 6 Septembre 2009, le colonel Kadhafi avait envisagé de demander le démantèlement de la Suisse lors de son discours qu'il devait prononcer devant l'Assemblée générale de l'ONU, qui s'est tenue à NY en fin d'année. Il ne le fera pas, mais osera demander la suppression du droit de veto des membres permanents du Conseil de Sécurité de cette organisation qu'il nommera «Conseil de la Terreur».

Le 25 février 2010, le dirigeant libyen a lancé un appel au Jihad contre la Suisse mécréante et apostate qui détruit les maisons d’Allah.

"Le Jihad doit être proclamé par tous les moyens", a déclaré le colonel Kadhafi dans un discours à Benghazi à l’occasion de la fête du Mouloud qui commémore la naissance du Prophète Mahomet.

"Tout musulman partout dans le monde qui traite avec la Suisse est un infidèle, contre l’islam, contre Mahomet, contre Dieu, contre le coran", a ajouté le colonel Kadhafi devant des milliers de personnes.

(Photo Keystone - TDG)


A l'origine, le Jihad est un effort sur soi, un combat qu'un al-moudjahid se livre à lui-même, qui même une lutte intérieure, spirituelle, contre ses propres travers en vue d'un perfectionnement dans la voie de Dieu. Mais progressivement, cette notion de Jihad est venue à désigner la "guerre sainte", puis la guerre tout court.

coran

Donc le  Jihad devrait être surtout spirituel selon le Prophête à travers le Coran, mais pas en direction des infidèles, des athées ou des polythéistes où nous trouvons une version plus agressive et prosélyte, un véritable appel à la "guerre sainte" contre les mécréants. Le sabre est d'ailleurs un symbole de cette version agressive du Jihad fait ou perpétré au nom d'Allah.    

Certes le colonel Kadhafi n'a pas l'autorité religieuse pour lancer officiellement un Jihad, mais il est écouté, il est craint et devant ses menaces, devant ses paroles guerrières, devant ses appels à une guerre sans visage mais instaurée par la terreur, je me pose simplement une question, et nos amis européens pourraient aussi s'atteler à y réponde ;

Aujourd'hui, Max Gödli est-il un prisonnier de droit commun, un prisonnier politique ou un prisonnier de guerre ?

Toute la population suisse est derrière notre otage prisonnier, moi le premier, mais nous restons en attente d'une réaction collégiale et inflexible du Conseil Fédéral, ainsi que des gouvernements civilisés de l'Union Européenne.    

 

 

 





 

 

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23/02/2010

Permis de tuer international !

Mahmoud Abou Al-Mabhouh, l'un des principaux responsables militaires du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a été assassiné le 20 janvier dernier dans une chambre d'hôtel à Dubay.

Signe particulier de ce crime ; il ne dérange personne. Enfin, la mort avec violence et par préméditation de cet homme ne dérange personne, malgré l'aspect international de cette affaire.

Quelques pays de l'UE se font bien un peu de soucis, mais en aucun cas pour l'assassinat en lui même, juste du fait des modalités d'exécution de celui-ci, probablement organisé par les services secrets d'un pays "ami". Si des diplomates britannique, irlandais, allemand et français s'inquiètent, c'est qu'ils souhaitent obtenir des explications quant à l’utilisation de passeports de leurs pays lors de cette mission, qui demeure un assassinat.

Dans cette société où l'on ne condamne plus assez sévèrement par voies judiciaires, où d'un côté l'on se bat pour que les investigations longues et périeuses du Tribunal International de la Haye aboutissent à la justice des hommes, face à des crimes contre l'humanité, là on banalise le meurtre, l'assassinat, les délits avec violence.

Les assassinats politiquement dirigés ont toujours existé, mais en ne dénonçant pas ceux-ci, notre civilisation se rend coupable d'un délit moral, car à travers ce comportement d'acceptation l'on détruit nos valeurs, les mêmes qui nous ont fait avoir honte des atrocités commises par l'homme par le passé, dans le cadre de conflits armés, de guerres et/ou de génocides.

La justice pénale des hommes doit être respectée, à travers les décisions de ses tribunaux, car même si elle est faible et présente des failles, cette institution reste une valeur importante et nécessaire de notre société, celle de rendre la justice et non pas de se faire justice.

Je finirai ce papier par un mot de Georges Courteline ; "un jour les gens nerveux s'en mêleront, lassés de n'avoir pour les défendre contre les hommes sans justice qu'une justice sans équité, toujours prête à immoler le bon droit au droit légal et en proie à l'idée fixe de ménager les crapules."

Un jour, les gens nerveux s'en mêleront, du chef d'Etat au simple citoyen, malheureusement !

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18/02/2010

VELASCO - LONGET ou comment le renouveau du parti socialiste passera par un véritable débat, et c'est très bien ainsi !

Jeudi 18 février 2010, midi et une seconde, les inscriptions sont closes.

René LONGET, Président sortant du parti socialiste genevois brigue un nouveau mandat. Il l'avait annoncé, il l'avait affirmé, c'est confirmé.

Pascal DECAILLET, journaliste de talent, cherchait encore ce matin à deviner si cette candidature serait unique. Il en doutait, il avait raison, mais oh surprise, ce n'est pas Carlo SOMMARUGA qui s'est présenté avant la seconde fatidique, mais le très populaire Alberto VELASCO.

En ouvrant ainsi le débat en vue de l'assemblée générale du parti, prévue le 20 mars 2010, ce candidat surprise aura eu le mérite de ne pas laisser l'avenir du parti socialiste se scléroser. Non pas que son rival n'ait pas la carrure pour le poste, mais seule une véritable remise en question des doctrines, des objectifs, des idées parfois permettra au parti socialiste de renaître de ses cendres.

Genève a besoin d'un parti véritable parti de gauche, avec des hommes et des femmes aux idées rénovatrices mais structurées sur des valeurs qu'un parti populaire se doit d'avoir.

- Si un premier diagnostique avait déjà été effectué au lendemain de la perte d'un siège au Conseil d'Etat, notamment par Christian BRUNIER,

- Si un retour aux sources, aux valeurs, aux croyances, aux attitudes et aux comportements qui se doivent de dessiner un parti socialiste proche du peuple, des ouvriers, des employés, des familles, des syndicats, des services sociaux, des PME, du monde du travail, mais aussi celui de la misère,

- Si une réorganisation du comité central devrait remettre ce train dévoué à la défense des citoyens qui restent en attente d'un parti plus proche des véritables préoccupations du peuple et de notre société,

Seul un débat entre deux candidats à la présidence du parti pouvait provoquer ce renouveau,

C'est chose faite depuis midi et un seconde, grâce à un certain Alberto VELASCO, homme courageux qu'un député libéral avait pourtant rabaissé par la moquerie, à travers un humour douteux, lors de son départ du Parlement, brocardant son accent et son phrasé pas toujours parfait. La qualité d'un homme ne se juge pas seulement dans ses paroles, mais aussi à travers ses actes !

Bravo M. VELASCO.

Walter SCHLECHTEN

Habitant de Confignon.

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La Suisse a mal à son image car elle souffre d'une crise d'identité !

Il y a vingt-cinq ans, La Suisse était un petit pays tranquille, un exemple démocratique situé au centre de l'Europe, d'une grande neutralité et reconnu pour ses engagements internationaux, ses démarches pacifistes à travers sa diplomatie, la qualité de son industrie horlogère et mécanique, son savoir faire, sa discrétion bancaire, la bonne tenue de ses citoyens. Son image reposait sur ses banques, sa compagnie aérienne, ses trains toujours à l'heure, son chocolat, la qualité de vie reconnue dans notre pays à travers un certain luxe, ses paysages magnifiques de cartes postales ou la propreté des ses villes pleines de charme.

Il y a vint-cinq ans, le peuple suisse osait enfin affirmer son identité, sa fierté d'appartenir à cette nation à travers la valeur de son passeport et de sa monnaie, que l'on pouvait fièrement présenter dans tous les pays du monde. Ce même peuple s'identifiait aussi à travers le magnifique parcours des jeunes Loups de Paul Wolfisberg alors à la tête de l'équipe suisse de football. Un renouveau populaire et identitaire. Porter un t-shirt avec la croix blanche devenait un must.

Ces raccourcis simplistes démontrent néanmoins tout le chemin parcouru, mais malheureusement pas toujours dans le bon sens.

La Suisse n'est plus un petit pays tranquille, la criminalité, le chômage, la pénurie de logements et une dévaluation de sa monnaie sont passés par là, la crise économique aussi.

Le système démocratique suisse reste un exemple, mais l'usage qui en est fait n'est plus maîtrisable, la dernière votation contre les minarets en est un exemple flagrant. Les valeurs constitutionnelles sont aussi remises en cause dans tous les cantons.

Les valeurs identitaires reconnues de notre pays, telles que sa discrétion bancaire, sa compagnie d'aviation, ses chemins de fer, la propreté de ses villes, la valeur de son passeport, la neutralité, sa monnaie forte ou une qualité de vie supérieure se sont écroulées.

Aujourd'hui, le peuple suisse affirme son identité, sa fierté d'appartenir à cette nation à travers d'autres valeurs. Elles sont conservatrices, à la recherche d'un passé perdu.

Roger Federer par exemple est l'image idéale de la Suisse, du citoyen suisse, d'un comportement, d'une attitude, d'une réussite helvétique. Certes par le passé nous avions en politique Kurt Furgler, Adolf Ogi, Jean-Pascal Delamuraz ou Bernard Russi en sport qui servaient d'étendards à notre pays, mais ces temps sont bien éloignés.

Reste un engouement populaire pour la croix blanche sur fond rouge, un drapeau qui demeure le signe fort d'une appartenance, d'une identité perdue. Le citoyen suisse reste fier de cette appartenance, et il le démontre encore. Je dirais même qu'il l'affirme de plus en plus. J'y vois là un refuge protectionniste, pour sauver une identité d'un pays, une image, mais surtout les valeurs qui ont été les nôtres et celles de nos aïeux.

Ce signe fort ne doit pas être minimisé, car il pourrait bien influencer la vie politique de ces prochaines années, le positionnement de notre pays au centre de l'Europe, l'avenir de la Suisse et de ses habitants.

Retrouver des valeurs, des croyances, et les origines de celles-ci c'est aussi affirmer notre identité, l'assumer pleinement et la revendiquer aux yeux du monde. 

S'affirmer ce n'est pas s'isoler, c'est juste demander à être reconnu !

 

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10/02/2010

Plus aucun policier à la fonction de Député au Parlement genevois, moi je veux bien, mais pour quelles raisons ?

En ma qualité de citoyen genevois, je suis les débats médiatiques issus du PL déposé par les députés Deneys, Bolay et Droin, portant l'intitulé "Incompatibilités avec le mandat de député-e", qui vise à retirer aux policiers leur droit d'éligibilité auprès du Parlement genevois.

A la lecture de ce document http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/02/1600222272.pdf

et après avoir écouté certains élus qui se sont exprimés par voie de presse, je me pose simplement une question en ma qualité d'électeur.

Pour quelles raisons certains députés veulent-ils chasser les policiers genevois du pouvoir législatif ?

La phrase qui est revenue sur toutes les lèvres depuis deux jours est que la pratique de la loi acceptée par le peuple il y a 12 ans, et qui donnait enfin le droit d'éligibilité aux fonctionnaires, est un échec ; "cela ne fonctionne pas" !

Au delà de ce leitmotiv, aucun argument n'est venu nourrir ce prétexte à modification, à exclusion, à suppression d'un droit constitutionnel, et ce n'est pas le PL susmentionné qui nous apporte des réponses.

Cet écrit fait ressortir ceci ;

- Le policier est un fonctionnaire doté de pouvoir d'autorité; il est astreint à un devoir de subordination au Conseil d'Etat et à sa hiérarchie; il est donc placé sous l'autorité du président du département concerné; la mission du policier est clairement définie par la Loi; il doit suivre avec exactitude les prescriptions relatives à son office et qui lui auront été transmises par ses supérieurs administratifs.

- A travers cette énumération, selon les auteurs du PL, le métier de policier est incompatible avec la fonction de député, car pour eux ce même député se retrouve en sa qualité de policier en position de légiférer, de questionner, de dicter à travers les décisions du pouvoir Législatif, la conduite du pouvoir Exécutif qui au demeurant lui donne des ordres.

Ce comparatif est inexplicable pour moi, simple habitant du canton. A mes yeux, un policier, comme tous les autres députés-es, dépose sa profession, ses intérêts professionnels, ses préjugés, ses affinités au vestiaire de la salle des pas perdus pour devenir un élu du peuple, représentant un parti politique, les idées, le programme et les choix de celui-ci.

Il m'arrive souvent de suivre les débats sur Léman Bleu, et je n'ai jamais vu un policier s'exprimer, juste des députés-es. Reste la problèmatique du déroulement des commissions de ce Parlement ou celle du vote lors d'un conflit d'intérêt. Mais ces deux derniers problèmes concernes tous les députés-es de l'hémicycle il me semble, chacun ayant le devoir d'abstention selon l'article 24 le la B 1.01 ;

Art. 24 Obligation de s’abstenir
Dans les séances du Grand Conseil et des commissions, les députés qui, pour eux-mêmes, leurs ascendants, descendants, frères, sœurs, conjoint, partenaire enregistré, ou alliés au même degré, ont un intérêt personnel direct à l’objet soumis à la discussion, ne peuvent intervenir ni voter, à l’exception du budget et des comptes rendus pris dans leur ensemble.

Pour moi, c'est visiblement cet article de Loi qui est trop imprécis, trop vague et qui ne donne pas un descriptif suffisant de la notion de "l'intérêt personnel direct". Où commence un intérêt et où se termine-t-il pour chaque député-e ? Vaste sujet d'une grande opacité.

En conclusion, comme habitant de Genève, je ne vois pas de problème à l'éligibilité des fonctionnaires, même les policiers. Ces derniers apportent une vision sans concession de notre société, ils sont donc aptes, en leur qualité de citoyens élus, à se pencher sur les problèmes qui nous occupent, et ils sont nombreux et variés.

De relever que quelque chose ne fonctionne pas au Parlement c'est très bien, mais faut il encore être certain d'avoir trouvé les véritables grains de sable qui entravent ce bon fonctionnement !

Walter SCHLECHTEN

Habitant de Confignon.

 

 

 

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