14/05/2010

200 rues piétonnes à Genève, un projet, quel projet ?

A la lecture de la cartographie proposée par Les Verts pour ce projet, je me demande juste si ces élus ont tenu compte d'autre chose que des desideratas d'une certaine population sédentaire sondée ?

En effet, qui n'accepterait pas, sous condition que les accès à l'immeuble, au parking privatif, aux livraisons demeurent, que la rue qui se trouve sous son balcon devienne piétonnière, personne.

 

La question est mal posée pour ce projet, le sujet est mal proposé, le plan de localisation des rues transformables n'est pas en adéquation avec les réalité de la mobilité urbaine.

 

Et si la réflexion partait de l'autre bout du guidon, à savoir délimitons les axes principaux d'accès et de sortie de la ville, facilitons le flux sur ces artères, définissons les transversales utiles, et après seulement proposons les rues adéquates pour les modifications d'usage prévues afin de redonner celles-ci aux piétons.

En lien avec un tel projet, la politique de constructions de parkings périphériques, afin d'inciter, d'inviter l'automobiliste à faire usage des transports publics, doit aussi être mise en oeuvre. Il serait temps aussi de diminuer le nombre de signalisations lumineuses en place, Genève étant une des ville d'Europe les plus dense à ce niveau. 

Si les verts veulent faire avancer les choses, diminuer les rouges et libérer les pénétrantes sont pour moi indissociables de leur projet. ll ne faut pas chercher à faire fuir les automobiliste de la ville, il faut les convaincre de laisser leur jouet à la périphéries de la cité, voire de la zone urbaine densifiée.

Walter SCHLECHTEN

 

15:40 Publié dans Développement durable, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Très juste Minet. Et comme vous avez à plusieurs reprises confié que vous votiez vert, votre propos n'en prend que plus de poids. Il relativise aussi certains arguments prétendant un peu vite que pas besoin de voter puisque de toute manière, les partis de gauche sont majoritaires en ville.
Les partis ne sont pas propriétaires de leurs voix et les électeurs, jusqu'à preuve du contraire, ont encore le droit d'exprimer leurs propres opinions. Du moins quand les magouilles politiciennes, vertes dans le cas présent, ne les en privent pas.

Écrit par : Carl Vogt | 14/05/2010

Ben les grands axes pénétrants ont presque tous aujourd'hui un tram qui a considérablement réduit la place de la bagnole. Vous voudriez faire arracher les rails pour "fluidifier" ces axes?

Et quid de ceux qui vivent sous des rues aujourd'hui déjà en valeurs d'alerte pour le bruit et la pollution de l'air? On les sacrifie au nom de la "fluidité"?

Je pense que la démarche de consultation de la population telle que menée par les Verts, avec tous ses défauts et toutes ses approximations, est la bonne chose à faire : ce sont les habitants de chaque quartier qui sont les plus compétents pour dire quelles rues sont les plus susceptibles d'être rendues piétonnes. Evidemment, cela doit passer à la moulinette de la DGM et des experts, mais la parole des habitants est essentielle.

Quant à la suppression de feux rouges, je suis assez d'accord. Il est absurde de passer de zéro à 50km/h, puis de 50 à zéro comme le font les voitures en ville. Il serait bien plus logique que la vitesse maximale dans toute la ville soit de 30km/h partout (y compris les grands axes), et on pourrait supprimer un grand nombre de feux rouges... et la circulation serait, à n'en pas douter, infiniment plus fluide!

Écrit par : Sandro Minimo | 14/05/2010

Il va falloir faire des gosses ! mais j'espère que nos autorités les laisseront jouer dans la rue, parce que maintenant la voiture a encore la priorité sur les gamins !

Écrit par : Corto | 15/05/2010

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