24/06/2010

Constituante, ne pas confondre parité et égalité des sexes en nombre au sujet des droits politiques, voire professionnels ou civils !

Vers quel débat de fond se dirige la Constituante sur la thématique de la parité ?

En suivant la commission thématique 2 "Les droits politiques (y compris les révisions de la Constitution)" et à la lecture de la note de synthèse no 2 "La parité, un outil de réalisation de l'égalité des sexes sur le plan des droits politiques ?", on peut légitimement se poser la question.

Lors de ses travaux, la commission a décidé de faire de la question de l'égalité des sexes sur le plan politique un thème important de ses travaux.

http://www.ge.ch/constituante/doc/presse/AC_CoT2_121109.pdf

Si l'égalité des sexes en droits doit demeurer un combat quotidien pour que celle-ci soit appliquée, applicable, réalisée dans tous les domaines, le débat qui nous mène sur la parité en nombre de l'égalité des sexes est une erreur qui risque bien de déservir la femme en lieu et place de l'asseoir sur l'équité des droits, car :

- C'est aussi ouvrir la porte aux calculs en nombre dans l'égalité des sexes lors des promotions ;

- C'est aussi ouvrir la porte aux calculs en nombre dans l'égalité des sexes lors les décisions de justice de paix lors de l'attribution des gardes d'enfants ;

- C'est aussi ouvrir la porte aux calculs en nombre dans l'égalité des sexes lors d'engagement de personnels ;

- C'est aussi ouvrir la porte aux calculs en nombre dans l'égalité des sexes durant les inscriptions dans les grandes écoles ;

et bien d'autres thèmes où les quotas deviendraient la valeur absolue, au détriement de la proportionnalité naturelle issue des engagements individuels et personnels dans notre société.

Car le véritable problème se situe là : dans quelle société voulons-nous vivre demain, dans quelle société les femmes veulent-elles évoluer, dans quelle société les femmes veulent-elles être participatives, quels moyens offrir pour nourrir l'égalité en droit dans les chemins de vie des femmes ?

La parité en nombre dans l'égalité des sexes est une profonde erreur de calcul. Le combat légitime pour l'égalité des sexes en droits lui ne doit pas devenir le leitmotiv à une mise en place d'un système discriminatoire, il en va justement de la crédibilité de la parité en droit, ainsi que celle de nos institutions.

 

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23/06/2010

Les maux bleus !

22 juin 2010 - STOP - France éliminée - STOP - Aucune victoire - STOP - Équipe à la dérive - STOP - Pays humilié - STOP - Domenech lâché par la FFF - STOP - Avion de retour annoncé - STOP - Paris reste attentive - STOP - Bachelot noyée dans la masse média - STOP - Les joueurs vont balancer - STOP - La presse va se déchaîner - STOP - Bloemfontein 22h47 - STOP.

Et après, ils vont parler alors que l'on sait tous ce qu'ils vont dire haut et fort, car personne ne voudra payer le prix de cette débâcle sportive, mais surtout nationale. 

Pourtant, vu de loin, il est évident que l'équipe nationale française de football a été assassinée, un petit meurtre entre amis !

Les responsables ;

1) Les politiques, à trop vouloir surfer sur le succès de 1998, l'image de la France et l'usage répétitif des vainqueurs de cette fameuse coupe du monde, ont sabordé le navire France sur la distance. D'ailleurs, "les bleus" n'étaient plus une équipe, mais une marque, un sigle, un étendard national. On se souvient tous du fameux "black, blanc, bleu". À vouloir porter trop haut ce symbole, il ne pouvait que redescendre très vite, trop vite, loin des illusions perdues.

2) Certains vainqueurs de 98, une génération qui certes avait du talent, mais qui a eu la chance de devenir championne du monde. Aujourd'hui, ces icônes du foot français sont devenues intouchables, des repères sportifs, voire même de la société, des hommes qui pourtant manquent terriblement d'humilité dans leurs analyses devenues journalistiques, sur fond de polémiques.

3) La presse, trop fière de ces champions du monde, d'un foot français qui pourtant depuis n'a rien gagné. Une presse exigeante, comme dans tous les pays, mais une presse poubelle, à scandale, où la vente d'un torchon est devenue bien plus importante qu'une analyse, sportive ou de société. Le quatrième pouvoir a aussi le pouvoir de nuire, ne l'oubliez jamais.

4) Le staff et Domenech, indéniable, indiscutable, une évidence qui pourtant n'a pas engendré la décision nécessaire il y a 4 ans. Un navire France sans gouvernail, c'était la garantie d'échouer rapidement, sans convaincre, sans séduire, sans l'évolution nécessaire pour guider le groupe.

5) Les joueurs, pas pour leur révolte, que je peux comprendre, mais pour le star système dans lequel ils sont presque tous entrés. L'agent, la pub, le luxe, les défilés de mode, les soirées VIP, et surtout des salaires honteux dans de grands clubs. Ils en oublient le sport, les valeurs de celui-ci et celles de la nation. Ils privilégient des carrières personnelles à la place du groupe, probablement aussi par un manque de reconnaissance en cette nation qui n'a plus d'identité car à la dérive politiquement.

6) La FFF, une fédération qui est tombée dans les travers de l'argent, de la gloire, de la vanité aussi. Une fédération qui doit oublier 98 et partir sur une éthique nouvelle, la jeunesse, le sport, le développement de soi-même et d'une société à la recherche de repères où l'individualisme n'a pas raison dêtre, où la solidarité et l'humilité doivent régner.

C'est un petit joueur de 4e ligue qui écrit tout ça, mais c'est surtout un amoureux du foot, et là le football a été sali, bafoué, et j'ai honte pour eux, pour le peuple français qui devrait crier à sa jeunesse "Aux armes", car l'avenir lui appartient depuis hier soir.

 

21/06/2010

Guy Mettan, au nom de qui, au nom de quoi ?

Guy Mettan, membre du PDC est depuis 2005 député au Grand Conseil du canton de Genève et président du Club Suisse de la Presse, dont il est un membre fondateur. Ancien journaliste, il a aussi été rédacteur en chef de la TDG.  Homme cultivé et pluridisciplinaire, il est lu et écouté.

Sa stature l'a même porté au poste de président du Grand Conseil, siège qu'il occupe actuellement. C'est notamment lui qui a ouvert la cérémonie du 7 décembre 2009 dans le cadre de l'investiture du Conseil d'Etat pour le discours de Saint-Pierre.

http://www.ge.ch/fao/2009/doc/20091211.pdf

Pourtant, malgré ses qualités, il vient de faire part de ses positions sur l'affaire Kadhafi, sans la retenue qui devrait être sienne dans le cadre des ses diverses fonctions, et surtout en sachant qu'il serait attentivement écouté, mais probablement pas suivi.

Dans une interview accordée au Grand Pascal, il fustige Genève, son image, sa police, sa justice, sa presse régionale tout en brisant la collégialité politique dans une affaire où pourtant le Conseil d'Etat, pouvoir exécutif s'il en faut, n'a lui jamais baissé la tête.

Son affligeante déclaration, un simulacre de jugement dernier issu d'une bonne conscience motivée par la recherche d'un blanc-seing énigmatique, dénonce des "boulettes genevoises" ;  

1)      Première boulette : une surréaction de la police genevoise, lors de l’arrestation des époux Kadhafi, où il n'était pas nécessaire d’agir contre trois personnes avec un commando anti-terroriste.

 

2)      Deuxième boulette : une exagération de la justice genevoise, pour avoir coffré deux jours le fils Kadhafi alors que deux heures  auraient suffi.

 

3)      Troisième boulette : une faute, un délit d'un employé d'Etat qui a transmis des photos d'identité judiciaire à la presse.

 

4)      Quatrième boulette : celle du journal la Tribune  de Genève qui publie les photos incriminées.

 

Si pour le point trois la faute grave, un acte inadmissible, un délit même qui a été reconnu comme tel et pour lequel l'auteur est toujours recherché suite à une ouverture d'une procédure pénale, l'on peut se demander ce qui motive un tel lynchage étatique de nos institutions, voire de la presse et de sa liberté si souvent muselée.

Certes la publication de ces photos n'était pas de bon goût, sachant que la provenance de celles-ci était illicite, mais l'on a bien souvent vu et lu pire dans nos feuilles de choux, où quelques scribouillards en mal de reconnaissance ont parfois dépassé des limites du respectable, quand ce n'est pas la rédaction elle-même qui pousse en avant de telles démarches.

Par contre, flinguer la police genevoise, en tenant des propos qui ne sont ni le reflet des réalités, ni des faits, c'est prendre une position isolée contre l'Etat et le pouvoir exécutif.

Par contre, flinguer la justice genevoise, en tenant des propos qui font honte à la démocratie et à l'état de droit, qui se voudraient alors un renoncement à l'égalité de traitement au profit du plus riche, du plus puissant, du plus grand, du plus craint, c'est prendre une position grave contre les droits humains et l'égalité de ceux-ci devant les hommes.

Des questions se posent aujourd'hui : 

Guy Mettan pouvait-il tenir de tels propos en public et diffuser ainsi ses "boulettes" qui frisent l'ignorance du dossier et le déni de la collégialité d'un gouvernement, d'un Etat, d'un pays face à l'ennemi et l'adversité ?

Le président du Club Suisse de la Presse jugeait-il la police, la justice, l'Etat ou simplement la TDG ?

Le député PDC jugeait-il la police, la justice, l'Etat, la TDG ou simplement un ancien président de département ?

Le prédisent du Grand Conseil jugeait-il la police, la justice, le pouvoir exécutif, la TDG, en son nom propre ou en représentativité du pouvoir législatif ?

L'homme de lettre jugeait-il le comportement de Genève en son entier et comme unique coupable ou simplement omettait-il de se souvenir que deux victimes étaient à l'origine de cette affaire, où des auteurs présumés ont été interpellés, sous l'égide de nos lois, de nos valeurs, de nos croyances, de nos règles, du respects des droits humains, tous égaux devant les ténèbres dans une démocratie ?

La classe politique jugera, le peuple aussi !

 

 

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20/06/2010

Implosion de l'équipe de France de football ou une révolution systémique retardée des valeurs de notre société !

C'est fait, et ce n'est pas terminé.

L'équipe de France de football vient d'imploser, et les secousses habituelles devraient suivre dans les jours qui viennent, comme dans tout tremblement de terre.

Pourtant ce séisme sportif, humain, fédératif était prévisible, voire attendu. Ce qui choc c'est la violence, la virulence de ses gerbes brûlantes, destructrices, écrites ou verbales.

C'est pourtant ce qui arrive quand un groupe est attaqué de l'extérieur et surtout trahit par l'un des leurs.

Le groupe en question, un staff, un entraîneur et 23 joueurs.

Ne sont pas associés à ce groupe, les membres de la FFF, les politiques, les journalistes, les familles, les supporters, l'adversaire.

Le groupe doit vivre, se construire pour exister, avancer, gagner. En cas de défaite, il doit réagir, se reconstruire pour avancer une nouvelle fois. En cas de conflit, il doit se souder et trouver les solutions pour le résoudre, afin d'avancer. En cas de scission irrémédiable, le groupe doit trancher, décider agir, pour avancer.

Ceux qui connaissent le vestiaire le savent, c'est ainsi que vit le groupe, comme un couple, avec ses hauts et ses bas, avec ses joies et ses cris, mais aussi avec son orgueil.

Ce qui risque d'arriver, c'est que cet orgueil devienne l'arme décisive pour le match de mardi prochain et pour cette équipe à la dérive.

Ce qui risque d'arriver, c'est une victoire, voire une qualification miraculeuse.

Ce qui risque d'arriver, c'est qu'un groupe soit né.

Ce qui risque d'arriver, c'est que le traite porte tous les maux.

Ce qui risque d'arriver, c'est une Fédération qui va alors imploser à son tour.

Ce qui risque d'arriver, c'est qu'un entraîneur parte sans porter à lui seul le fardeau si lourd de cette explosion.

Ce qui risque d'arriver, c'est un journal l'Equipe qui aura été trop loin qui va perdre sa stature de bible du foot français.

Ce qui risque d'arriver, c'est une remise en question du foot mondial, de l'argent, des salaires dans les clubs, de la valeur de l'humain et du sport.

Ce qui risque d'arriver, c'est que le football ressorte grandi par cette affaire.

Ce qui est terrible, c'est que ce qui se passe ces jours dans ce cadre sportif est le reflet de notre société, et là nous devons tous nous en inquiéter, car ce schéma peut se reproduire partout.

Un exemple de transposition :

Un résultat ; une hausse de la criminalité et une baisse des prestations

Un groupe ; une police et son orgueil.

Un staff, un entraîneur ; un état major de la police et un chef.

Une Fédération ; un département et ses institutions

Une presse ; La Tribune - Le Temps - Le Matin - 20Minutes - Le courrier - GHI.

Une trahison ; issue d'un pouvoir, interne, législatif ou exécutif.

Une remise en question ; quelles sont les véritables valeurs de notre société dans l'organisation de la police pour faire face à la délinquance, physique, verbale ou écrite ?

Ce qui risque d'arriver, nul ne le sait !   

Tout ceci n'est que fiction, pourtant c'est ce qui vient de se produire au sein de l'équipe de France.

 

 

 

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16/06/2010

Nos héros magnifiques, car ce fut Morgarten !

Il y a eu cette 52ème minute, et après ce fut Morgarten !

Gelson a inscrit le but de la victoire... Et quelle victoire!

(photo TDG)

Le peuple suisse, dans toute sa pluralité et sa multiculturalité, a relevé la tête aujoud'hui.

Après tant de coups, après tant d'attaque, c'est le sport réunificateur qui vient unir toute une nation, et bien plus encore, derrière les valeurs qui sont les nôtres, et qui redonnent ce soir du baume au coeur à tout un pays.

Bravo, que la fête soit belle, pour tous !

 

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15/06/2010

Affaire Kadhafi ; vont-ils sacrifier Genève pour sauver les fondements de la diplomatie ?

En lisant la TDG de ce matin, je constate que l'affaire Kadhafi est redevenue le roman de l'été, tome II.

Les langues se délient et les plumes déposent des mots qui ont déjà une forte odeur de jugement. Tous les acteurs sont dans la trame, en place, désignés ou destinés à un avenir différent.

Laurent Moutinot ; chef du département lors des faits. Il n'a jamais changé de fusil d'épaule et a gardé sa ligne de conduite, tel un homme d'Etat qui a voulu préserver les fondements de notre démocratie. Un courage qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

Le Parquet ; bras d'une justice démocratique, armé d'un glaive d'une main et dicté par la balance et le poids des éléments dans l'autre. L'analyse des faits, des lois, des volontés du législateur, donc du peuple. Le Parquet ne cède pas, il décide, et la loi offre les recours nécessaires au maintient des droits démocratiques des auteurs présumés, des condamnés. Une doctrine qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

La Police ; bras armé de l'Etat. Elle obéit aux ordres afin de faire appliquer les lois, de permettre l'ouverture de procédures et ainsi de garantir les droits des victimes, des lésés, sans distinction selon les fondements de notre Constitution, qui sont aussi les valeurs des citoyens de notre canton et du serment de nos policiers. Un serment qu'il faut saluer, aujourd'hui encore. 

Alors il nous reste Genève, canton-ville à la fois si important pour la Suisse et pourtant parfois si isolé. Genève c'est aussi une image, un nom, un symbole mondial. Genève c'est à la fois le gage de la paix et le respect des droits humains. Genève c'est le lieu où pouvoir de l'argent se mêle aux pouvoirs politiques, où le pouvoir des grandes organisations de mêle aux pouvoirs des Etats membres.

La TDG a commencé la rédaction de cet imbroglio politico-judiciare, dans lequel il faudra bien aussi y retrouver la Berne fédérale et le gouvernement de notre pays. Après "Da Vinci Code", nous voilà avec "Ka Dhafi Code", un dossier presque encore top secret. Je vais terminer mon mot par la reprise d'un texte lu ce matin dans l'éditorial du journal Le Temps, sous le titre "Les deux Genève", signé de la plume de Joëlle Kuntz, même si l'antépénultième phrase est de trop :

"Il est possible que les Suisses aient de la peine à comprendre Genève. C’est normal car plusieurs Genève ont conjugué leurs efforts pour créer l’affaire Kadhafi.

La première, c’est la Genève républicaine et égalitaire, historiquement prompte depuis avant Rousseau à dénoncer les privilèges, qu’ils soient sociaux, juridiques ou diplomatiques. Cette Genève-là tient pour vertu de mettre toute personne à égalité devant la loi, indépendamment de son rang ou de son statut, quoi qu’il en coûte au reste du monde ou au reste de la Suisse. La façon dont le gouvernement et la justice continuent de traiter le dossier atteste bien de cet état d’esprit fondamental.

L’autre Genève, c’est celle du droit humanitaire, de la Croix-Rouge, des droits de l’homme et de toutes ces normes élaborées dans les organisations internationales qui sont destinées à insuffler du progrès dans les comportements des hommes et des Etats. Une population d’ONG est là pour diffuser et défendre ces thématiques. Sans se mêler directement de ce travail d’écriture du droit, Genève est fière d’en être le lieu.

Par coïncidence, au moment où Max Göldi est libéré, l’Organisation internationale du travail discute d’une convention sur les employées de maison. Des dizaines d’associations de travailleuses domestiques sont venues défendre leurs droits, émues de trouver à Genève un forum où exposer leurs doléances et leurs revendications. Les Genevois ignorent l’événement car la Genève genevoise se désintéresse de ce que fait la Genève internationale. Il lui arrive même de s’en plaindre, mais au final elle trouve dans l’universalisme de l’ONU de quoi flatter celui dont elle se réclame elle-même.

Ces deux Genève ont vécu l’affaire Kadhafi avec la même émotion que le reste de la Suisse. Elles ont évoqué l’amateurisme ou l’excès de zèle de la police. Mais de là à prendre une responsabilité, non, le dossier ne mérite pas pour elles l’acte de contrition que pourrait leur demander la Suisse. Il n’y a pas de troisième Genève pour trouver une bonne solution."

"Genève, un monde en soie."

 

09:56 Publié dans Economie, Genève, Histoire, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

13/06/2010

Max Göldi, le retour attendu aux vérités suspendues !

Max Göldi a été libéré et il pourrait arriver en Suisse ce soir ou demain. C'est la plus heureuse des nouvelles.

Ce retour est attendu, par tous, car nous sommes tous conscients que cet homme vient de traverser un désert diplomatique et juridique qui n'a servi que la main de la vengeance et le bras économique de notre pays.

Des langues vont-elles enfin se délier dans les jours à venir ?

J'en doute !

Ce qui est certain, c'est que beaucoup devront prendre leur courage à deux mains pour venir oser saluer ce retour.

C'est probablement ce même manque de courage qui va faire que les bonnes questions ne seront pas posées.

Reste à savoir si Max Göldi voudra lui donner des réponses que d'autres ne souhaitent pas entendre, le fardeau de la faute étant trop grand pour eux !

Walter Schlechten