04/07/2010

"De bleu, de bleu !"

L'équipe de France ne sera donc pas championne du monde. A Genève, comme ailleurs, on en rit un peu, car les "chaouis" quand ils gagnent on les entend durant 4 ans, voire plus. On pensait donc avoir la paix un moment, mais là ils reviennent à la charge, les champions du monde et d'Europe, et pas avec "on est les champions, on est le champions, on est on est on est les champions" mais avec "on sait tout mieux que les autres, on est les anciens, on sait on sait on sait tout mieux que les autres". Ils portent un nom, le "collectif 98".

Mes têtes de Turcs :

Lilian Thuram, qui demande d'exclusion à vie de Patrice Evra, capitaine des espoirs de victoires et porteur du désespoir des joueurs. On lui reproche d'être un meneur, ce qui est la moindre des choses pour un capitaine. On lui reproche tous les maux, alors qu'il n'a été que le porte-parole d'autres joueurs, c'est un tout. On lui reproche d'avoir dénoncé, d'avoir osé, d'avoir décidé, d'avoir exprimé alors que de part son rôle de capitaine, il doit justement être le lien entre les joueurs et l'entraîneur, fil rouge qui était rompu depuis longtemps, mais la faute à qui ?

Lilian Thuram, un homme respectable et respecté, mais qui s'engage sur un chemin de croix politique, sortant du cadre sportif et dont l'expérience de cadre d'une équipe devrait le pousser à chercher les causes du mal chez les bleus, et pas simplement donner en pâture un joueur ou un autre, car le problème n'est pas là, il est global, FFF, staff, équipe, objectifs et mentalités.

Bixente Lizarazu, qui depuis trois semaines, en sa qualité de consultant, juge, critique, assassine même sur le petit écran, en étant si peu constructif, même si aujourd'hui il prend des gants, comme pour garder les mains propres dans la débacle. Ce n'est pas avec des "on aurait dû" ou "Raymond tu ne crois pas que" qu'il a fait avancer la France. Il soutient Lilian Thuram en demandant également des sanctions très fermes sur les joueurs qui ont tenu des rôles de meneurs dans cette affaire. Selon lui des joueurs on pris en otage l'Equipe de France, 4 ou 5 meneurs qui ont amené les 23 dans le mur, il faut sortir du cadre purement sportif selon lui.

Bixente Lizarazu ou Liza la science. Moi je veux bien, mais alors comment expliquer qu'il ait enfoncé Yoann Gourcuff après son match contre l'Uruguay, visant simplement son éviction des titulaires, puis en venant reprocher la non titularisation de ce joueur auprès de Raymond Domenech après la défaite contre le Mexique.

Derrière ces deux meneurs très médiatisés, suivent :

Emanuel Petit qui avait annoncé le 1er avril de cette année  « Je vais succéder à Raymond Domenech après la Coupe du monde. Ça va à l'encontre des déclarations que j'ai faites il y a six ou sept ans mais les chemins que j'ai empruntés depuis ont toujours été en rapport avec le foot. Je n'ai pas (encore) mes diplômes mais certains sont dans ce cas. C'est d'autant plus étonnant que j'ai pas mal critiqué Jean-Pierre Escalettes par le passé. C'est bien. Ça prouve que l'on peut changer ». Il n'y a pas de fumée sans feu selon moi, un homme sans avenir qui cherche une place dans le club France.

Frank Leboeuf, perdu entre Ko Lanta et quelques planches de théâtres, qui cherche à se placer auprès de la FFF, et qui tire à boulet rouge sur les bleus et la fédération, sans pour autant marquer des points.

Robert Pires, le moins agressif contre les bleus, qui avait pourtant déjà la une dent dure contre Raymond Domenech avant le mondial mais qui ne sort du bois que maintenant. Heureusement, il n'a aucune ambition dans le club France, il aime le foot et y joue encore.

Tout ces messieurs, champions du monde et d'Europe, la tête comme une pastèque, oublient un peu vite qu'il n'ont jamais été capables de fustiger les gestes impardonnables de leur Zizou, à qui l'on a tout pardonné, si vite, trop vite. A l'époque, pour eux, le mot équipe, solidarité, complicité, groupe, bleus, n'avaient visiblement pas la même valeur qu'aujourd'hui, et pourtant.

Pourtant, ils ne rendent pas service à une homme à travers leurs comportements, Laurent Blanc. Lui qui devrait arriver avec le respect qui lui est dû, lui qui devait devenir le Manager et l'Enraîneur de l'Equipe de France, arrive avec un "collectif" qui se mêle de tout, en oubliant que l'ancien capitaine des bleus était surnommé le "Président".

Heureusement, il nous reste les grandes gueules, dont Christophe Dugarry : 

«Je ne suis pas d'accord pour jeter Patrice Evra en pâture comme il l'a fait. Ce n'est pas correct, c'est scandaleux. Evra a fait une connerie, une grosse connerie, mais on en a tous fait. Le costume de capitaine était bien trop grand pour lui, mais le problème, ce n'est pas le mec qui portait le costume mais ceux qui le lui ont donné. Encore une fois, dans cette histoire, on traite les conséquences et non ne s'attarde pas sur les causes. Le problème, c'est l'autorité, le comportement des joueurs a été la conséquence du manque d'autorité. Et puis ce n'est pas à Thuram de demander ça. Depuis quand il est sélectionneur, Lilian ?»

Ce qui est certain, c'est qu'entre un coup de boule ou un coup d'Etat, chez les bleus vaut mieux avoir été champion du monde pour l'ouvrir, c'est moralement moins grave on dirait. Encore une désorganisation dans la réorganisation, une de plus.

10:45 Publié dans France, Humour, Société - People, Sports | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Article incohérent qui critique l'avis des anciens joueurs sans aucun fil logique. Son auteur ne fait aucun diagnostic de l'échec de l'EDF et ne suggère aucune solution. Cela s'appelle critiquer pour critiquer. Article bête et non constructif.

Écrit par : rOMEO | 04/07/2010

Merci Roméo de votre participation constructive et d'ouvrir le débat :

Les résultantes d'un échec global :
- La Fédération n'a pas su prendre ses responsabilités il y a deux, voire quatre ans. En maintenant R. Domenech en place, c'était prendre un pari incertain sur l'avenir le l'EDF.
- R. Domenech n'a pas été capable, alors qu'il avait les effectifs pour, de construire un groupe, de le monter en puissance sur deux ans pour être prêt le jour J. Homme sans caractère, pas à l'écoute de ses joueurs, trop de changement, trop de joueurs testés, aucune ossature, par de charnière centrale, pas de fond de jeu, des choix discutables et discutés. De plus, ne possédait pas dans le groupe un joueur de confiance pour être son porte-parole, son capitaine, car sans reconnaissance, pas de fil rouge dans la doctrine.
- La communication du groupe France est une véritable catastrophe, de la FFF à Domenech, aux joueurs qui se sont trop répandus. Leurs relations avec les médias, avec la pub sont trop vulgaires et peu profitable à l'image d'un groupe, au profit de l'individu.
- Les joueurs, trop de blessés, trop de joueurs fatigué en fin de championnat, trop d'homme qui n'ont jamais joué à plusieurs reprises avec la même équipe de base, le même schéma. Enfin, des joueurs qui se sont rendus compte de la déroute de Domenech et qui on cru, à tord, pouvoir changer le cours des choses en prenant de mauvaises responsabilités au nom des anciens.
- La presse, et surtout l'Equipe, journal lu et respecté sportivement qui est venu à faire de la presse de boulevard, les poubelles, simplement pour nuire, à un homme, à un joueur, à une équipe, et qui vient après se plaindre de la débâcle, trop facile, inqualifiable.

Recette :
Une FFF forte, moins politque avec un véritable suivi de la formation, de priorisation de l'Equipe de France, des valeurs à défendre et des buts à atteindre. Une véritable chronologie hiérarchique.

Un entraîneur-manager, reconnu et respecté, avec une idée sur le fond de jeu à avoir, qui met en valeur l'équipe et plus l'individu. Créer une synergie, positiver, grandir, construire le groupe, être avant tout réunificateur, savoir mobiliser.

Des joueurs enfin qui changent de valeurs, l'argent, la pub, top-modèle ou millionnaire, où le plaisir de jouer, de gagner, de travailler pour l'autre et d'être avant tout au service de l'équipe et pas pour soi-même. Un long travail, avec les anciens, avec les nouveaux.

Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre.
Educateur français ( Pierre de Coubertin )


Une vie sportive est une vie héroïque à vide.
Ecrivain français ( Jean Giraudoux )

Écrit par : walter | 04/07/2010

Comme les commentaires de l'ancien blog Minet sont fermés, j'utilise celui-là pour vous dire :
"Gendarme Minet, Repos".
je continuerai à vous lire avec plaisir.
p.l.

Écrit par : pierre losio | 06/07/2010

Les commentaires sont fermés.