12/09/2010

Modification profonde des valeurs de notre société face à la violence, la résignation !

Alors que je suis en pleine lecture du dernier livre d'Yves Patrick Delachaux, "Policier, gardien de la paix", une utopie sociétale sur laquelle je reviendrai dans un autre mot, je me rends compte que nous assistons à une profonde modification des valeurs de notre civilisation face à la violence, face à la criminalité qui touche les biens et les personnes, à travers un comportement nouveau, la résignation.

En effet, à travers une banalisation des crimes et des délits, un coup de couteau par-ci, un hold-up par-là, un cambriolage chez lui, un vol chez moi, un gifle ici, une rixe là-bas, des faits divers sont devenus des faits quotidiens. Qui ne connaît pas une victime autour de lui, plus personne.

Ce qui est grave à mes yeux, c'est cette révolte qui ne sort par, qui ne s'exprime pas, qui ne s'exprime plus. Il faut dire que cette résignation populaire peut se comprendre, elle a constaté démocratiquement que ce n'est pas en votant pour l'autre que tout ira mieux, car une promesse électorale reste une promesse, un acte politique d'un élu un geste courageux mais si rare. Comme les choses ne changent pas, comme l'on a déresponsabilisé les parents dans la science de l'éducation, comme l'on veut accabler l'école pour suppléer à ce manque, comme l'on n'ose pas aller plus loin dans la doctrine policière et dans les choix politiques, comme l'on devient permissif pénalement, et bien il y a résignation.

Et à la place de lutter contre celle-ci, ce sont les comportements des agents publics, des services sociaux, des profs, des contrôleurs TPG, des douaniers, des policiers que l'on tente de modifier, avec une politique qui voudrait que l'on aide perpétuellement le plus faible, mais sans jamais sévir contre le plus fort, souvent auteur et fautif.

Une vision technocrate et universitaire simpliste d'une société où "tout le monde il est gentil", qui ne va pas permettre à la nouvelle génération de trouver ses véritables repères.

Réveillez vous messieurs les penseurs, debout les décideurs, écoutez la rue, écoutez vos proches, vos amis, vos familles, vos enfants, vos aînés, et redonnons à notre société les valeurs qui ont été les siennes et qui lui ont permis de se construire, de s'élever, juste avant de s'écrouler, il y a dix ans, au moment de la résignation humaine, sociale, politique, économique.

Minet.

Commentaires

Perso, je ne pense pas que cela soit de la résignation !
Je dirais plutôt que la société actuelle plonge dans l'INCAPACITE qui est née d'une mauvaise éducation et d'une perte des valeurs fondamentales que sont :
-Le respect : de ses parents, de sa famille, de ses proches, et...des autres !
-Le partage (dans les joies comme dans les peines)
-L'humilité (sincère !)
Ces valeurs s'accompagnent de :
-Courage
-Volontarisme
-Sincérité
Si on met tout ça ensemble, je suis sûr que l'on peut aller de l'avant !

Je rajouterais que, avant de vouloir tout analyser ce qui nous entoure (comme tous ces bons penseurs, analystes et psy confondus...), il est bien plus important de s'analyser soi-même pour mieux se situer face aux réalités du monde !

Écrit par : coucou | 12/09/2010

Comme le dit Coucou, perte des valeurs et incapacité :

Le respect : il est patent de voir certains petits délinquants, sortis des banlieues, exiger le respect : valeur qu'ils n'ont jamais apprise en raison de l'absence d'autorité parentale et qu'ils exigent des autres à leur encontre.

Incapacité : à l'image d'un Moutinot, qui a tous les problèmes qui lui étaient exposés répondait systématiquement "Je comprends le problème, mais je ne peux rien faire !"

Mais il vrai, que petit à petit, devant de cette démission du politique et, du coup, l'impuissance de la police et de la justice à endiguer la petite délinquance, le citoyen lambda se résigne, jusqu'au jour où cela deviendra insupportable et la violence répondra à la violence ...

Écrit par : Clyde | 12/09/2010

Il y a les petits délinquants qui pourrissent la vie du citoyen et les grands délinquants qui profitent sur son dos. Les uns peuvent être facilement punis et les autres, ils passent souvent entre les mailles du filet. Notre société est gangrénée.

Écrit par : citoyenblasé | 12/09/2010

Ce qui est inquiétant, c'est que de plus en plus de gens se baladent avec des couteaux et parfois les utilisent pour voler, lors d'une altercation ou soi-disant pour se défendre.Ce nouveau mode de gérer les altercations ou pour régler des problèmes est nouvelle et banalisé sur le territoire, de plus en plus fréquente et d'une profonde lâcheté car la victime peut être gravement blessée. Alors que le couteau suisse quasi inoffensif était emblématique , nous voilà désormais confrontés à l'utilisation systématique de l'armée blanche. Il est vrai que dans certains pays où le sens communautaire est plus fort, les parents de jeunes blessés ou tués par arme blanche seraient dans les journaux et radio/TV et défileraient dans la rue pour faire pression sur les politiciens.Mais les Elus suisses sur cette question sont tellement désemparés et tétanisés que la population sait d'avance que cela ne servirait à rien. Sauf si un gamin d'un Elu est à son tour est victime et encore pas vraiment certain. L'inertie suisse est un terrible fléau en matière de sécurité.

Écrit par : Suissitude | 13/09/2010

Bizarre !? Aucun politique ne s'exprime sur ce billet. Pas assez porteur à leur goût ? Trop loin des élections ? C'est vrai qu'il a été plus facile de s'attaquer aux fumeurs; le chic du chic de la rectitude politique et de la solution toute faite. On veut une solution à la montée de la criminalité ? Oh ! orgueil humain. Une solution ! Le but, la cause ! Mais nous serions Dieu, si nous tenions la cause. Cela s'appelle de l'opportunisme et pourtant ils continuent de se prendre pour des Dieux. Désolé pour vous Minet, le farniente politique est une merveilleuse et enrichissante occupation, dommage seulement qu'il faille y renoncer pendant les vacances. Et si l'essentiel reste pour la minorité d'entre eux de faire un petit quelque chose pour servir les concitoyens, ce n'est surtout pas dans ce domaine qu'il faut s'investir. Trop risqué !

Écrit par : lappal | 13/09/2010

Je suis d'accord avec Coucou lorsqu'il dit : "il est bien plus important de s'analyser soi-même pour mieux se situer face aux réalités du monde !".

Avant-hier il y avait un article très intéressant dans le 20minutes, intitulé : « Les adultes se donnent bonne conscience ». Il y était question d'une étude menée par l'Université de Zurich et qui met en lumière que 95 % des programmes de lutte contre la délinquance juvénile ne servent à rien, sinon à satisfaire notre conscience !

Il y a également le Pr. Cattacin de l’Université de Genève (dép. de sociologie) qui, devant l’Assemblée des délégués de la Fédération suisse des fonctionnaires de police, en juin de cette année, mettait en évidence que «la police est devenue un monde en soi et a été en quelque sorte sortie de la société».

Ce n'est donc pas aux policiers de dire à la société : "Rejoignez nos standards", mais bel et bien à la police de se réformer pour "aller vers".

La police, par un certain nombre d'incompétences, a généré elle-même la situation dont elle se plaint aujourd'hui.

Des adultes qui se donnent bonne conscience et qui développent des programmes parfaitement à côté de la plaque pour la jeunesse…

Des policiers qui deviennent de plus en plus autocentrés et qui développent des théories inadaptées…

Ah oui c’est sûr, la solution viendra de ces gens-là …………….. !!!

Sources:
http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/29830578
http://www.vspb.org/__/frontend/handler/document.php?id=1837&type=42

Wax911

Écrit par : Wax911 | 13/09/2010

Wax911, c'est votre point de vue que nous ne partageons pas, une nouvelle fois vous reportez la faute sur la Police, ni sur les institutions, ni sur l'Etat, ni sur la société et les valeurs de celle-ci, et je vous laisse relire la théorie du Pr. Cattacin, ce n'est pas dans ce sens qu'il s'exprime, c'est sur la mission et l'approche du policier, pas sur les causes de la situation dans laquelle nous nous retrouvons.

Les policiers ne sont pas autocentrés, ils n'ont pas les outils qui permettent de travailler avec les autres partenaires, en aval, mais surtout en amont des problèmes. Et ça ce n'est pas un problème créé par la police, mais bien par un système étatique qui sectorise les départements, les fonctions, les tâches et les missions.

Minet

Écrit par : Walter Schlechten | 13/09/2010

Vous avez dit insécurité? Si on parlait des vrais problèmes

capitalisme insecurit
C’est bien connu à force d’être répété : l’insécurité commence par de petites choses. Ce sont les ados mal élevés qui vocifèrent dans les transports publics, le mendiant (rom évidemment) qui insiste pour obtenir sa pièce, les escrocs au bonneteau qui grugent le passant naïf, les dealers au coin de la rue, les voleurs à la tire, les petits délinquants multirécidivistes (étrangers bien sûr). Ainsi va l’amalgame médiatique.

Même si les crimes de sang et les agressions graves sont en recul constant, cette insécurité-là semble déranger de plus en plus. Pourquoi ? Parce qu’elle rappelle à chaque instant que nous vivons dans un monde toujours plus dur, où « le maillon faible » est impitoyablement exclu. En effet, la compétition et l’individualisme forcenés brisent une à une les solidarités pour lesquelles les générations précédentes se sont battues.

L’insécurité est aussi la rançon de la misère qui monte, avec le chômage de longue durée, les bas salaires et les statuts précaires, en particulier pour les jeunes qui n’ont jamais connu autre chose. Si elle est de plus en plus visible dans les lieux publics, ce n’est que la pointe de l’iceberg : surtout cachée, elle concerne déjà plusieurs centaines de milliers de foyers en Suisse. Elle pourrait nous toucher demain, et si ce n’est nous, nos enfants, nos proches, nos amis.

L’insécurité progresse aussi parce que l’Etat démantèle la protection des salariés (en emploi et au chômage), des retraités, des handicapés et des malades, des locataires et des usagers de l’aide sociale, femmes et hommes. Dans de telles conditions, les licenciements, les baisses des rentes, les hausses des primes maladie, le resserrement de l’AI, le démantèlement des droits des locataires peuvent menacer chacun·e du pire.

Pourtant, si l’insécurité touche de plus en plus de monde, elle ne concerne pas tout le monde, loin s’en faut. Tandis que les revenus du travail diminuent, ceux du capital augmentent. Les propriétaires d’immeubles, les gros actionnaires et les banquiers continuent à faire de bonnes affaires. Cette petite minorité ne cesse en effet d’aménager l’économie, la société et l’Etat dans le seul but d’accroître ses privilèges. Et lorsqu’elle traverse une passe délicate, les autorités volent à son secours : il y a deux ans, La Confédération n’a-t-elle pas trouvé 73 milliards à prêter à l’UBS à fonds perdus.

Pour certains cependant, la dénonciation de l’insécurité est devenue une véritable industrie. La droite et l’extrême droite y investissent de gros moyens publicitaires. Et ça marche : les médias ne parlent (presque) plus que de ça. En réalité, pendant qu’ils soutiennent d’une main les attaques aux droits des salarié-e-s, des retraité·e·s, des usager·e·s des assurances sociales et des services publics, contribuant à la précarité du plus grand nombre, ils crient « au voleur ! » en pointant du doigt les petits délinquants pour faire diversion.
Leurs réponses sont évidemment simples, trop simples : augmenter les effectifs de la police, les capacités des prisons, la rigueur des peines ; doter les gendarmes de tasers, créer des centres d’internement administratif et expulser les délinquant·e·s étrangers ; multiplier les gesticulations pour « montrer qu’on est là ». Cela ne changera rien à l’insécurité quotidienne. Les Etats-Unis en ont fait l’expérience : les effectifs de prisonniers sont dix fois supérieurs aux nôtres, la criminalité aussi !

Les mêmes qui ont poussé – et poussent toujours – l’Etat à démissionner de ses tâches sociales prétendent « nettoyer » le pays de la petite délinquance. Mais de qui se moque-t-on ? La sécurité n’a-t-elle pas crû dans les décennies d’après-guerre, avec les assurances sociales et les services publics, suscitant de multiples solidarités et un sentiment d’appartenance au sein de la population. Pendant ces années-là, ce sont les emplois, les salaires, les retraites, les écoles, les lits d’hôpitaux qui ont augmenté, non les prisons, les centres d’internement, l’armement de la police, les expulsions…...

C’est parce que nous prenons au sérieux l’insécurité qui se développe aujourd’hui et que nous voulons lutter contre ses causes, que nous refusons le traitement de surface proposé par la droite et l’extrême droite, qui ne vise qu’à détourner l’attention des vrais problèmes et menace de surcroît nos libertés.

C’est pourquoi, nous revendiquons un salaire minimum plancher de 4000 Frs, indéxé, inscrit dans la loi (majoré dans les cantons où le coût de la vie est supérieur à la moyenne) ; des conventions collectives de travail (CCT) ayant force obligatoire et fixant notamment les salaires usuels minimaux au niveau des branches, des professions et des entreprises ; et une véritable assurance chômage qui permette aux demandeurs d’emploi de résister à la déqualification et aux baisses de salaires.

Nous défendons aussi la fusion de l’AVS et des caisses de pension dans un système de retraite populaire, fondé principalement (et de plus en plus) sur la répartition, protégé des aléas de la bourse, et qui garantisse à chacun·e une rente permettant de vivre convenablement tout en conservant ses droits acquis (cf. solidaritéS n° 136, 30 oct. 2008) ! Nous sommes aussi favorables au développement d’un système de sécurité sociale solidaire, qui intègre l’assurance maladie et les assurances perte de gain liées à la maladie, aux accidents et à l’invalidité.

Jean Batou

Écrit par : SolidaritéS | 13/09/2010

Le temps est-il venu?

Jour après jour, les colonnes de nos quotidiens annoncent des agressions, des vols, des fusillades, des crapuleries de toutes sortes. Même à Genève, où nous pensions être à l'abri momentanément de ce genre de faits divers, nous prenons maintenant depuis quelques mois, voire depuis quelques années les choses en pleine face.

Heure après heure, les touristes maculés de sang et dépouillés de leur argent, les citoyens genevois agressés dans leur voiture, violés dans leur intimité domiciliaire, déambulent dans la rue, psychologiquement anéantis, les bras balants, les regards hagards.

Minute après minute, les sirènes hurlent dans nos quartiers et les pandores courent dans tous les sens pour appréhender, des délinquants et des ivrognes de toute sorte, qui passent leur temps à ne rien faire d'autre qu'à traîner comme des rapaces, à l'affût du premier passant de bonne famille, rentrant de son travail, pour lui rappeler violemment qu'il n'est plus chez lui dans ce monde de brutes et d'idiots de bas étages.
Seconde après seconde, la colère monte. Elle monte dans toutes les couches sociales, dans toutes les professions, sauf chez costumes trois pièces, élus par les mêmes victimes, et dont la panse est remplie de canapés aux crevettes, de foie gras et de Champagne. Sauf chez les sourires cathodiques salariés à vie, même lorsqu'ils n'occuperont plus la fonction et qui sont mis en place pour faire patienter et repasser la pomme de terre chaude au suivant.

Le temps serait-il enfin venu de mettre en place des groupes de vengeurs masqués de loups et munis d'armes de fortune pour mettre la main à la pâte et effectuer le travail sale dont les cols blancs ne veulent pas entendre parler?

Justicier

Écrit par : justicier | 13/09/2010

@ Minet

C’est vrai, je soutiens que la police a une grande part de responsabilité. Je soutiens aussi qu’avant d’inviter l’autre à la remise en question, il faut en démontrer soi-même la capacité.

Le Pr. Cattacin semble avoir mis en évidence que « la police était au XIXe siècle l’une des composantes de la société civile. On trouvait alors dans chaque quartier ou village un policier de proximité telle «Bobby» de Londres.» Le fait que la police se soit éloignée de la société, est bel et bien de la responsabilité des policiers, par extension on peut aussi dire du pouvoir politique, qui a accordé trop de confiance et d’autonomie à la police pendant bien des années.

Le Pr. Cattacin semble aller jusqu’à dire que «les liens avec la société civile ont été coupés et il y a toujours moins de policiers qui ont un rôle social».

Prenons l’exemple de Genève. Comment sont constitués les Etat-major de la gendarmerie ? N’y a-t-il pas pour l’essentiel et depuis des années, des anciens de la Brigade d’Intervention ? C’est excellent pour l’opérationnel, mais à force, la police a été transformée en organe opérationnel, ni plus ni moins. Est-ce que la Brigade d’Intervention était pour ces policiers une place privilégié pour nouer le contact avec le citoyen, pour sentir les enjeux de la société, pour développer de l’intelligence sociale ou comme tu le dis toi-même Minet "pour entendre la rue" ? Bien sûr que non ! Et comme par magie, ces gens-là auraient engendré une police qu'il n'ont jamais pratiquée...?

La police s’est coupée de la société et elle en paie les conséquences. Il n’y a pas si longtemps, j’ai encore entendu parler du projet d’encaserner les gendarmes à Genève… ! C'est là toute l'intelligence sociale que peut manifester notre police...? Aussi intéressant qu'inquiétant...

Je ne sais pas quelle lecture tu fais de l’article de la FSFP, mais il me semble que la conclusion est aussi limpide que le reste : « le Pr Cattacin pense qu’il est fortement conseillé d’investir dans une nouvelle formation policière de façon à créer une dimension sociale de la police. Elle serait alors proche des gens […]. » J’y vois bel et bien une invitation de réforme lancée à la police.

Wax911

Écrit par : Wax911 | 13/09/2010

Wax911 ;

Certes la police s'est éloignée de la société, c'est un fait, mais en aucun cas la responsabilité de la police est engagée. La police est un organe au service et aux ordres du pouvoir politique. Ce pouvoir politique n'a pas accordé trop de confiance à sa police, c'est la société qui a obligé celle-ci à prendre une autre voie, s'éloignant ainsi de la police de proximité.

Depuis la mise en place des îlotiers, cette police de proximité doit revivre, au quotidien, mais si c'est un choix de doctrine, c'est aussi un choix politique, sans perdre de vue les obligations qui sont les nôtre dans nos tâches premières, le maintien de la paix, de l'ordre, de la sécurité publique, en rue.

La dimenssion sociale dans la police existe, elle est le fer de lance de toute intervention primaire, car le policier est le premier internenant dans la misère sociale que nous traversons.

Changeons la doctrine, l'approche, mais pas les compétences.

Minet.

Écrit par : Walter Schlechten | 13/09/2010

C'est clair qu'il faut trouver des solutions et assez vite avant que les choses n'aillent de mal en pis. Mais il ne faut pas oublier qu'on ne peut faire les frais d'un profond travail en amont, avec nos enfants lorsqu'ils mettent leurs petits pieds dans le système scolaire. Etant donné qu'on ne peut compter sur tous les parents pour qu'ils prennent très au sérieux leurs devoirs vis à vis de leur progéniture (et qui ne consistent pas seulement à leur remplir la panse et les poches, faute de temps et de moyens!), l'Etat doit prendre des mesures pour inculquer aux enfants, dès leur plus jeune âge, le respect d'autrui (quelles que soient la couleur de sa peau ou son appartenance religieuse), le respect de ses biens (de la gomme jusqu'aux biens publiques), l'amour et le respect du pays en inculquant un patriotisme très bien dosé, paisible et fédérateur. Tous les enfants doivent se sentir respectés et valorisés. Ce travail doit être poursuivi tout au long de leur scolarité, et l'Etat doit être vigilant avec les enseignants (pour éviter que certains racistes parmi eux ne commettent des discriminations que les élèves même petits, sentent!). Le racisme, le rejet et la stigmatisation engendrent des frustrations chez certains enfants qui n'ont pas une vie bien structurée et une famille aimante. Il est facile de pointer du doigt ces enfants ou adolescents en oubliant que ce sont les adultes qui sont sensés leur inculquer les bonnes manières. Personne ne vient au monde parfait (et personne ne le devient non plus) mais on peut essayer de faire quelque chose de positif au lieu d'exclure et diaboliser, comme font certains partis populistes avides surtout de pouvoir! les problèmes qu'on rencontre aujourd'hui ne viennent pas du néant mais sont le fruit d'un certain nombre d'années de palabres sans jamais apporter des solutions pragmatiques et raisonnables. A se demander à quoi servent les hautes études de certains et s'ils méritent vraiment leurs salaires faramineux!

Quant à ceux qui n'ont pas les papiers, il faut leur trouver une solution le plus rapidement possible pour que les faibles d'entre eux ne soient pas tentés par des choses illicites. Il est facile là aussi de pointer du doigt sur des gens misérables qui ont souvent des familles dans leurs pays d'origine, dans la précarité la plus absolue, alors que nous avons nos ventres près à exploser!

Ce n'est pas à la police de faire ce travail et ne doit pas assumer les défaillances de l'Etat et de toute la société civile!

Pour finir, je cite mon pays d'origine, où ni l'Etat ni la majorité des citoyens ne prennent au sérieux les problèmes de la misère et la précarité, et où le taux de criminalité (et je ne parle même pas de la petite délinquance!)atteint des sommets vertigineux!

Pour conclure, une société sans valeurs morales et fédératrices est une société à la dérive!

Écrit par : zakia | 13/09/2010

Depuis 68 et les slogans CRS = SS la police a eu du mal à remonter sa cote de popularité qu'elle avait dans les années 50/60. Les médias de gauche comme Libération ont accentué cette décote et des mouvements allant des ONG à des groupuscules divers ont fini par achever le traivail de sape. Oui, n'en déplaîse à certains la police est utile tout comme les pompiers, les ambulanciers ou les militaires. Franchement, la police suisse n'est pas la pire en matière de répression alors essayons de la laisser agir pour le bien public sans lui tomber toujours dessus.

Écrit par : Suissitude | 13/09/2010

Je suis assez d'accord avec Zakia.

Combien d'enfants sont livrés à eux-même et ne reçoivent pas l'éducation qui leurs permettraient de comprendre, d'appliquer et de transmettre les valeurs fondamentales de notre société.

Trop souvent, c'est un problème dû à la précarité. Les deux parents sont obligés de travailler et l'éducation des enfants passe au second plan. Ses jeunes ne se trouvent confrontés à l'autorité qu'à l'école ou dans la rue face à la police et, aux premières difficultés, ils l'a rejettent et se rebellent. N'ayant plus de repaire, cette situation peut dégénérer et il est alors trop tard.

Notre société libérale et capitaliste engendre de plus en plus de disparités et fait de moins en moins d'efforts pour l'intégration. La police, débordée et n'ayant pas su s'adapter, est devenu uniquement un outil répressif. Les timides efforts pour recréer un lien avec la population sont largement insuffisants.

Écrit par : Clyde | 14/09/2010

Tes prises de positions Minet me confirment qu'il ne faut pas que la police soit pensée par des policiers. D'ailleurs, "penser", "réfléchir", ne fait vraiment pas partie des valeurs premières qui nous sont inculquées, n'est-ce pas ? Tout comme l'acception de l'altérité ou l'accueil favorable de l'opposition d'idées.

Non, la police ne doit pas être réfléchie par des policiers, mais par un ensemble de professionnels, pluridisciplinaires, dont le policier serait un partenaire mais nullement l'actionnaire majoritaire.

Wax911

Écrit par : Wax911 | 14/09/2010

@Wax 911 : Qui seraient ces professionnels pluridisciplinaires ?????....
-Ces psy's et docteurs qui n'arrivent pas contrôler leurs patients qui pètent les plombs et qui appellent la Police en renfort lorsque ça tourne mal !?
-Ces parents qui ayant manqué l'éducation de leurs enfants les laissent faire ce qu'ils veulent dehors, dans la rue et qui se permettent de critiquer les interventions de la Police !?
-Ces enseignants qui n'arrivent plus maîtriser les indisciplines de leurs élèves!?
-Ces politiques assoiffés de pouvoir et qui ne sont pas à la hauteur pour gérer les crises !?
-Des étudiant(e)s qui idéalisent les problèmes assis dans leurs salles de cours !?
Où trouver des professionnels pluridisciplinaires capables et qui connaissent vraiment le travail des policiers !? sachant que la police est le dernier maillon de toutes les institutions et en quelque sorte "la poubelle" qui doit gérer ce que tous les autres ont loupé à un moment ou a un autre!
Pourquoi n'écoute-t-on pas la police lorsqu'elle lance des alertes sur différents problèmes qui deviennent récurant ?
Comme déjà exprimé, la police à une tête et c'est l'ETAT ET SON GOUVERNEMENT !
C'est à l'Etat et au gouvernement de penser et de réfléchir en tout premier lieu de quelle police elle veut ! car le corps de police, jusqu'à nouvel avis, lui obéis !!!!!!!!!!
Il faut remettre "l'église au milieu du village" !

Écrit par : coucou | 15/09/2010

Il ne suffit que nos "dirigeant" ne s'écartent que d'un millimètre pour que nous soyons égarés et là nous avons un procureur qui appel des criminels par téléphones pour leurs signifier sa fidélité, la liste d'exemple n'en finit plus, que faire pour mériter des élus dignes et droits ?
Comment le peuple pourrait il redresser les écarts opérés par ses bergers ?

Écrit par : Corto | 16/09/2010

Hier, dans un téléphone avec Arthur Grosjean, alors que je me plaignais de la présence systématique, j'ai entendu Arthur pourfendeur de la "liberté" en parlant du système de gestion de ce site dans lequel nous assistons à des étalages mensongers de propagandes sans droit de réponse, il m'a demandé de vérifier sur le site de la liste des blog, en effet la présence de Rose de Tel-Aviv était parmi les invités, je lui fit remarquer que c'est un fait extrêmement depuis quelques mois et je ne pouvais que féliciter cet exploits digne de légende !
Non seulement Rose figurait parmi les élus, mais en plus, hani lui était totalement absent de la liste, mais ça le regarde !

Et bien la réponse je l'ai trouvée suite à un autre téléphone fait ultérieurement ; Son excellence M. Mabut est en vacance ! ! !

Quel manque de coordination !!!!!

Comme quoi dans le monde de l'information, les cordonniers sont les plus mal informés !

Merci Arthur de ne pas m'avoir signalé que son excellence était absent !

Comment n'y ai-je pas pensé !

Écrit par : Corto | 16/09/2010

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