23/09/2010

Lettre ouverte au Dr David Haeberli, rédacteur responsable de Genève Actualité à la TDG

Cher docteur,

Quelle ne fut pas ma surprise hier matin en prenant connaissance de votre diagnostic. En effet, sur votre rapport quotidien d'analyses on peut y lire que "la police n'est qu'un grand corps malade qui a fait trébucher tant de magistrats depuis des décennies".

Diable, à vous lire je ne devine qu'une maladie incurable, pas de rémission possible, même à l'issu d'un très très long traitement. Pourtant, je n'ai pas en mémoire tous les symptômes que vous avancez, ce qui m'autorise à douter de la crédibilité de votre unique diagnostic.

Ainsi, cette pandémie policière genevoise aurait fait trébucher de nombreux magistrats depuis des décennies. Ils ne sont pas tous au cimetière des Rois, ni à Saint-Georges, j'ai vérifié, mais ils ne sont néanmoins pas capables d'énumérer les séquelles qu'ils auraient gardées inévitablement de ces lourdes chutes.

Je vous invite donc à revoir votre diagnostic, à effectuer de nouvelles prises de sang auprès de divers cobayes, de changer de souches, avant de recommencer vos analyses. Je suis certain que cette erreur de lecture n'est pas due à une vision limitée que vous auriez de la police, ni à un mélange des genres.

Vous avez le pouvoir d'informer, pas de guérir tous les maux de la société, donc chez docteur Haeberli, revoyez votre jugement en découvrant de véritables symptômes qui permettront de trouver enfin un remède à tous ces maux, des mots qui frisent la calomnie, ce qui serait insupportable de la part d'un praticien généraliste.

Dans l'attente de lire votre prochaine ordonnance, je vous présente, cher docteur, mes saines salutations.

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.  

 

07:37 Publié dans Culture, Images, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Si la police n'est qu'un grand corps malade qui a fait trébucher tant de magistrats depuis des décennies, c'est qu'un grand nombre d'incapables se sont essayés au management dans ce département alors qu'ils venaient de nul part, si ce n'est des secrets de l'alcôve des bien tristes partis politiques du canton ou des mess des vieilles casernes militaires que notre pays aime tant. Si la police est une grande malade, c'est aussi à cause de ce petit nombre de journalistes qui n'ont pas l'envergure souhaitée pour commenter avec discernement et honnêteté les grands faits de société qui pourrissent journellement la vie des policiers. Ces journalistes menteurs impliquent trop souvent des idées de fausseté de manière volontaire, ou d'approximation navrante, mais surtout d'apparence dangereusement trompeuse. Que M. Haeberli conteste telle ou telle somme d'argent obtenue par les syndicats de la police pour compenser toutes les erreurs commises par les gens que je viens de citer, me laisse totalement insensible, si ce n'est peut-être que ces primes obtenues auraient dues êtres obtenues de manière plus substantielles en regard des toutes les conneries faites par celles et ceux qui croient encore qu'ils font Genève à eux seuls. M. Haeberli en fait partie et ce n'est pas son show médiatique et son one man show théâtral qui me contrediront. Mais peut-être aussi que M. Haeberli a voulu dire que les syndicats ont gommé à leur guise toute la panoplie de cow-boys qui se sont essayés à mater leurs dirigeants. Ca c'est un autre problème et j'espère bien que le synicat de la police retrouvera de vrais guerriers à sa tête.......de quoi nourrir des petits journalistes comme M. Haeberli.

Écrit par : lappal | 23/09/2010

Walter SCHLECHTEN, Minet libre-penseur !
Analyses et commentaires d'un habitant de Genève !

Peut-être, mais un libre-penseur que la Tribune de Genève héberge par obligation seulement? Sinon expliquez-moi pourquoi votre blog tombe si vite au fond de la liste des blogueurs citoyens, donc le plus souvent invisible aux yeux des internautes. D'autres ont plus de considération de la part de M. Mabut, en restant longtemps bien visible en tête de la toile....quand bien même personne ne se donne la peine de commenter leurs écrits. Il est vrai que les vôtres ne sont pas vraiment en tête des plus commentés, mais de là à se laisser snober par la TG, me laisse à penser que vous vous accrochez à pas grand chose pour vous faire entendre de la population genevoise.

Écrit par : lappal | 23/09/2010

Cher Lappal :

J'ai également remarqué que ce ne sont ni le contenu des écrits, ni leurs qualités, ni leurs médiocrités, ni leurs sujets, qui font que l'on est publié, que l'on est lu, que l'on est commenté.

Avant, il y a peu, j'ai exercé une certaine fonction, et je tenais un autre blog que vous connaissiez. Ce dernier avait reçu un franc succès. Celui qui nous occupe ce jour est moins lu, moins commenté, et moins diffusé. Pourtant je n'ai ni changé de style, ni chassé mes sujets favoris, ni renié mes idées et mes positions.

Donc, le titre et la qualité de l'auteur (journaliste, écrivain, président, directeur, député, syndicaliste etc) jouent un grand rôle dans le choix des blogs diffusés. Parfois, être intéressant ne suffi pas si l'on est rien ni personne.

Par contre, je crois savoir que M. Mabut apprécie mes écrits, et qu'il est actuellement absent. Donc j'ose espérer, pour mes rares lecteurs, qu'à son retour je serai à nouveau présent sur la toile.

Pour le reste, j'écris pour moi, de diffuse pour ceux qui veulent me lire, mais en aucun cas je ne cherche à me faire entendre. Ça, je l'ai déjà fait, avec succès parfois, mais l'intérêt personnel n'est pas là, et l'intérêt communautaire est ailleurs.

Un blog est un échange, il peut aussi, à l'occasion, devenir porte-parole d'une cause. Mais pour l'instant, je lis, j'analyse, je pense et j'écris sur des sujets que j'aime et sur des thèmes qui me révoltent, qui représentent un intérêt dans mes réflexions. Je ne m'accroche donc pas, j'écris au jour le jour, pour le plaisir de ceux qui viennent rechercher mes mots, pour la paix de ceux qui préfèrent les ignorer.

Bonne fin de semaine à vous Lappal.

Minet.

Écrit par : Walter Schlechten | 23/09/2010

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