27/09/2010

Et si Simonetta Sommaruga utilisait son département/sanction pour en faire un tremplin !

Christian Levrat est en colère, et Simonetta Sommaruga ne doit pas être la plus heureuse des élues. Elle et son parti ont été trompés dans un jeu de rôle où les alliés d'une nuit sont devenus les ennemis du lendemain. Et dire que l'on osait croire au retour de la collégialité au sein du Conseil Fédéral.

Pourtant, cette sanction/punition pour l'élue socialiste, à savoir se retrouver à la tête du DFJP, pourrait bien devenir la plus farouche de ses armes à un an des futures élections fédérales, car la population et de nombreux gouvernements cantonaux sont en attente de solutions, de réactions, d'anticipation.

Eveline Widmer-Schlumpf quitte donc le département maudit pour prendre son domaine de prédilection, les finances. Elle se retrouve ainsi à la tête de ce département de poids pour un an, sans avoir un nécessaire besoin de réussite, mais sans devoir commettre d'erreur. Sachant que ce n'est pas le souvenir si peu impérissable qu'elle laisse au DFJP qui l'aura mise ne danger depuis son élection, elle pourrait ne jamais s'affirmer et ainsi ne pas se garantir d'une réélection déjà si peu attendue par l'UDC. Un manque d'envergure qui pourrait lui devenir fatal.

Au contraire, Simonetta Sommaruga hérite d'un département qui a besoin d'un message fort, d'un signe sécurisant envers une population qui ne comprend plus la hausse constante de la criminalité dans notre pays, avérée par les derniers chiffres. Certes elle ne a pas pouvoir réécrire le code de procédure pénale en un an, mais elle peut apporter une fraîcheur et une vivacité d'esprit qui pourraient bien la porter plus haut encore.

Deux exemples :

1) Si la criminalité est en hausse dans tous les cantons suisses, la priorité première de bien de polices cantonales demeure la sécurité routière, avec ses accidents, ses morts et ses blessés.

En déposant un projet de loi qui rendrait de facto tout détenteur de véhicule responsable des actes commis au moyen de son bien, nous retrouverions une discipline civique routière, une responsabilisation dans la détention d'un véhicule qui se transforme trop souvent en arme, mettant ainsi en danger la vie d'autrui. L'auteur n'est pas identifié, sans l'aide du détenteur bien souvent, ou avec sa complicité devrais-je dire, et bien ce même détenteur devrait à son tour répondre devant la loi des conséquences provoquées au moyen de son véhicule, de l'excès de vitesse à l'accident grave, voire le meurtre.

La prévention est si peu efficace auprès de certains usagers de la route que la sanction irrémédiable devient le seul remède. La responsabilisation du détenteur en est une. Je suis favorable à l'instauration d'une telle mesure, qui pourrait devenir salutaire dans la lutte contre les infractions à la LCR.

2) Autre cas de figure, en un an Simonetta Somaruga pourrait lancer les démarches nécessaires à la suppression des jours amendes, ou au durcissement des conditions nécessaires à l'octroi du sursis, reconnus par tous comme un échec. Il n'y a pas que les infractions LCR qui sont visées par cette mesure, mais bien des délits susceptibles d'une condamnation allant jusqu'à six mois d'emprisonnement "bénéficient" de ce système défaillant.

Décisions peu facile pour une socialiste, qui serait pourtant suivie par la droite qui ne pourrait désavouer une telle politique, mais ce durcissement évolutif à travers ces deux exemples, et il y en a d'autres applicables, représenterait un signe fort d'une femme de pouvoir, de décision et d'envergure pour un Conseil Fédéral qui manque cruellement d'ambition et de proréactivité.

Minet.

http://infrarouge.tsr.ch/ir/1627-faillite-jours-amende#id...

21:40 Publié dans Culture, Economie, Histoire, Images, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

Commentaires

Bonsoir Monsieur Schlechten,

Bravo pour avoir suivi les conseils de lappal : de la démagogie.

J'aimerais bien apporter quelques réponses techniques à ce que vous écrivez. En effet, votre billet démontre l'ignorance que vous avez du droit pénal et du droit de la circulation routière tels qu'ils sont. Droits qui s'imposent à nous, même s'il faut les changer (nous sommes donc d'accord sur le principe, mais les changer sans les connaître est difficile !).

Cependant, pour que vos lecteurs -qui se rendront compte combien le recrutement et la formation de la gendarmerie genevoise fait obstacle au bon fonctionnement de la police- j'aimerais bien que vous me fassiez savoir si je me trompe en disant que vous avez été confiseur et qu'après une brève école de police de quelques mois (combien ?) vous avez exercé plus de 20 ans comme gendarme à Genève. Depuis de nombreuses années vos activités sont centrées sur la circulation routière où vous vous dévouez en faveur de la population -et ce n'est pas là une flatterie mais la vérité- en qualité de gradé.

Bien à vous.

Écrit par : CEDH | 27/09/2010

D'ici 10 ans en Suisse c'est les mafias qui auront prit le contrôle de tout, je dis 10 ans, je devrais dire plutôt 5 ans!

Combien de commerces genevois et suisses sont entre leurs mains aujourd'hui?

Et il s'en ouvre des nouveaux tous les jours!

Les dealers sont toujours plus nombreux aussi, malgré les palabres ubuesques de la police!

Commencer par faire des lois qui interdisent vraiment le blanchissement de l'argent, parce que celles qui sont en vigueur actuellement le favorise!

Écrit par : dominiquedegoumois | 27/09/2010

A dominiquedegoumois le pétitionnaire, qui écrit :

"malgré les palabres ubuesques de la police!".

Ce n'est pas la police qui palabre !

Écrit par : CEDH | 27/09/2010

La police ne se contente pas de palabrer. L'immense majorité des policiers font ce qu'ils peuvent compte tenu de leur recrutement, de leur formation et des bâtons qu'on leur met dans les roues.

Écrit par : CEDH | 27/09/2010

CEDH :

Vous me parlez d'ignorance du droit, ce qui est probable, la vie n'est-elle pas un long apprentissage, mais en me jugeant sur un mot qui ne porte pas sur le droit, mais la modification de celui-ci pour faire face aux problèmes rencontrés au quotidien, je vous trouve bien sévère.

Le Conseil Fédéral n'est que le pouvoir exécutif du pays, mais il peut proposer, certes sans disposer, aux Chambres fédérales, qui, ensemble, forment l'Assemblée fédérale (Chambres réunies) et constituent le pouvoir législatif. Le Conseil national représente la population suisse, le Conseil des États les cantons. Les deux Chambres ont les mêmes pouvoirs de décision. Chaque décision du Parlement nécessite l'approbation des deux conseils. Les Chambres fédérales se réunissent quatre fois par an à des dates déterminées lors des sessions ordinaires de trois semaines à Berne. Ces sessions sont publiques. A la différence de nombreux parlements étrangers, l'Assemblée fédérale n'est pas un parlement professionnel. Les députés aux deux conseils exercent leur mandat parallèlement à leur activité professionnelle (parlement dit "de milice").

Les travaux parlementaires se font, pour une part importante, non dans les séances plénières du Parlement, qui sont publiques, mais dans des séances confidentielles de commissions. Celles-ci sont chargées de procéder à l'examen préliminaire des objets qui leur sont attribués et de présenter des propositions à leur Conseil. Elles collaborent pour cela de manière suivie avec le Conseil fédéral.

Le Droit n'est donc que l'interprétation qui est faite par le législateur du comportement humain, de la volonté du peuple parfois au sens des devoirs, des obligations et des interdictions.

Si les fondements de la loi actuelle ne permettent pas de responsabiliser le détenteur( dans le même ordre d'idée qu'il devrait être obligatoire pour immatriculer un véhicule à son nom d'être au bénéfice d'un permis de conduire valable), ce qui n'est pas le cas actuellement, les lois sont faites pour être modifiées et adaptées aux attentes et aux besoins de la société qui évolue, ou qui se dégrade.

En ce qui concerne mon parcours personnel, vous me connaissez bien visiblement, si ce n'est que mes activités ne sont pas centrées sur les infractions à la LCR, étant ma volonté d'être pluridisciplinaire et polyvalent dans mon métier.

J'attends aussi votre critique de mes deux propositions qui se veulent évolutives, ainsi que votre position sur les chances de Mme Sommaruga de transformer cette année/punition en un atout majeur, à savoir, convaincre.

Minet

Écrit par : Walter Schlechten | 27/09/2010

Vous êtes en plein rêves !

Mais non, les lobby pro voitures se frottent les mains de la reprise du DETEC par la droite, et Madame Sommaruga n'est pas du genre à durcir la LCR, elle va plutôt s'occuper d'intégration des étrangers, bien plus utile à ses yeux.

Avec Madame Leuthard, c'est une nouvelle aire de liberté pour la bagnole, le nucléaire, la privatisation de la poste et la fermeture des lignes postales et ferroviaires non rentables !

Pour les télécoms c'est le feu vert pour la privatisation de Swisscom et l'installation de fibres optiques dans le grandes villes, pour les campagnes le service universel restera au statuquo, c'est amplement suffisant, habiter à la campagne c'est aussi accepter de ne pas disposer des avantages de la villes.

Écrit par : Tricolinoire | 28/09/2010

Mais quel est le rapport entre criminalité et sécurité routière ???
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En qualité de citoyen libre, j'en ai marre que l'on me prenne pour un con.
Sous le couvert d'arguments sécuritaires, les institutions suisses nous rognent nos libertés.
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Les policiers se comportent sur la route comme des racketteurs et se font les "rottweiler" sans cervelle d'institutions qui eux sont la réelle mafia.
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Je trouve fourbe que sous le prétexte de responsabilisation, le peuple souverain est déresponsabilisé et infantilisé.
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Et il y a encore ce scandale des fiches qui refait surface, alors qu'on nous avait assuré que ça ne se reproduirais plus...
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Et c'est ainsi que la dérive sécuritaire dérape systématiquement vers le fascisme !
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Je trouve plus urgent de revoir dans une perspective systémique l'ensemble de nos assurances sociales, l'ensemble de la fiscalité, le droit régalien du souverain de créer sa monnaie... Voici des réels projets de société pour le 21ème siècle.
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Vous n'êtes pas sans savoir que le suicide tue plus que la route ! Nous avons d'autres défis bien plus grand et plus urgent que la route. Cessons d'être des pleutres et de nous voiler la face devant le désastre de cette crise économico-sociale et qui est bien l'oeuvre des institutions mafieuses. Relevons les réels défis, redonnons du sens à nos vies, à notre co-vivance, à notre citoyenneté.
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Écrit par : Un citoyen | 28/09/2010

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