04/10/2010

Armes blanches, armes à feu : ne plus banaliser la violence des actes et se doter d'un arsenal législatif adéquat !

Un nouveau drame familial s'est produit ce jour à Genève selon une dernière dépêche de la TDG. Les corps sans vie d'un couple, une femme de 42 ans et son concubin de 52 ans, ont été découverts ce matin par leurs enfants à leur domicile, une arme à feu à leurs côtés.

Hier c'était un homme Suisse de 29 ans qui faisait feu sur un groupe de jeunes qui venaient de l'éconduire. Le bilan est lourd : un garçon blessé au visage et une jeune fille dans un état très grave.

Vendredi dernier c'était le jugement de la Cour d'assises de Genève qui tombait contre un Britannique de 58 ans qui avait abattu d'une balle dans la tête une jeune femme Sénégalaise de 34 ans, serveuse dans un bar des Pâquis. Huit ans de prison, peine suspendue au profit d'un traitement psychiatrique. 

Et demain ?

La Suisse, et Genève, doivent faire face à une montée des actes de violence depuis quatre ans. Pas une semaine dans notre canton, pour ne pas dire pas un jour, où nous ne vivons pas une agression avec violence, sachant que les chiffres au niveau Suisse ne sont pas plus rassurants.

Les armes, blanches ou à feu, sont devenues à travers leur usage banalisé un mode opératoire récurrent lors d'actes qui, dans un passé récent, n'auraient pas impliqué de tels objets dans le geste ultime.

Ces armes sèment la terreur et la mort, ces armes sont trop souvent entre les mains de personnes irresponsables et dans une société où la déresponsabilisation est devenue un alibi trop simple à alléguer une fois l'acte accompli, nous ne pouvons plus tolérer ce laxisme.

Je ne juge pas, mais je demande simplement à ce que le pouvoir législatif donne les moyens à notre société de se prémunir et de lutter contre cette violence brutale, trop simple, trop accessible car caricaturée à souhait à travers les jeux vidéos, et banalisés dans les médias et au cinéma.

Entre les libertés individuelles et une réglementation trop légère, il nous faut durcir les lois et nous doter d'un arsenal législatif suffisant pour contrôler la circulation et la détention des armes à feu, tout comme du plus vicieux des outils, l'arme blanche.

Et s'il n'est pas possible d'aller vers une législation plus dure en matière d'acquisition et de détention, il faut alors impérativement dissuader par la condamnation et revoir de code de procédure pénale et son catalogue de sanctions.

Minet.

 

 

Commentaires

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Écrit par : Corto | 04/10/2010

La liberté d'acquérir et de posséder des armes pour tout citoyen suisse doit être défendue.

Ceux qui s'y opposent et veulent restreindre ce droit fondamental, notamment certains agents armés de l'état comme MInet, ne sont pas forcément les amis de la démocratie !

Écrit par : Dolorès | 04/10/2010

Dolorès :

Ce sont ces mêmes ennemis de la démocratie, agents armés, qui se sont rendus ce matin pour ce drame et qui ont du faire face à un flot d'émotions, en présence d'enfants perdus, qu'aucune liberté fondamentale, même celle de détenir une arme, ne viendra effacer, surtout ce soir lorsqu'ils retrouveront leur épouse avec leurs enfants.

Cessez donc de cracher sur les flics et participez au débat. Faut-il une réglementation plus dure pour la détention d'armes dans notre pays ?

Minet.

Écrit par : Walter Schlechten | 04/10/2010

La seule chose que mon service militaire m'ait appris, c'est à me méfier des armes à feu, et encore plus de ceux qui en ont une entre les mains.

Les armes à feu n'ont aucune autre utilité que de blesser ou tuer quelqu'un.
En tant que tel, je suis pour une réglementation très sévère des conditions d'obtention d'un permis de port d'arme, conditions qui si elles étaient édictées par mes soins feraient rendre tous les fusils d'assaut très vite...
Mais ce n'est que mon avis et je ne fais pas les lois.

Par contre, il est tout simplement inutile car impossible de réglementer l'usage des armes blanches, pour la plupart.

Un cutter est un outil qui peut aussi être utilisé comme arme blanche, au même titre qu'une voiture est un outil qui est chaque année utilisée comme arme faisant plus de dégâts que toutes les armes blanches réunies...
Donc mieux vaudrait réglementer la possession de voitures que celles de cutter et couteaux divers...


Quant au drame qui vous sert de déclencheur à votre billet, vous êtes certainement bien placé pour savoir que de tels crimes se produisent parfois, malheureusement, et qu'ils se produiraient aussi si les protagonistes n'avaient pas d'arme à feu à disposition.


Au final, la violence ne se combat pas bien par aucune réglementation, tout comme l'imbécillité. Seule l'éducation peut être efficace en amont, et parfois elle échoue.

Écrit par : Greg | 04/10/2010

Et si au lieu de se trucider avec une arme à feu ils auraient pu sauter du pont Butin ? Le résultat eut été le même.
L’an passé j'ai été agressée par des voyous lorsque je sortais de ma banque. Je fus bien heureuse que mon compagnon était à mes côtés. Il eut la présence d'esprit de sortir son pistolet Glock 18 et de le pointer sur ces malfrats. A la vue de cette arme et dans la peur de se ramasser une balle ils déguerpirent comme des fusées.

Écrit par : Estelle | 05/10/2010

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