07/11/2010

Retour à la vie professionnelle par la proximité !

Minet ayant quitté la présidence de l'UPCP depuis plusieurs semaines, il se devait de reprendre une vie professionnelle normale, suivre sa route ou emprunter un autre chemin. Après quatre années au service de ses collègues, de ses membres, des intérêts des policiers, et d'autres fonctionnaires parfois, il désirait aussi retrouver la rue, la proximité, cette population à laquelle il s'identifie tant et pour laquelle il travaille sans relâche depuis vingt ans.

Eh bien c'est fait, depuis une semaine je me retrouve à Cornavin, en qualité d'îlotier de proximité, sur un secteur atypique mais au combien riche. Du touriste de passage qui arrive par le train au clochard qui squatte la gare, du commerçant noyé dans le magma des travaux à l'usager de la route statufié  dans le trafic, du Pâquisard du secteur sud à l'alternatif des Grottes au nord, des TPG aux CFF, des chauffeurs de Taxi aux cyclistes, des associations de quartier aux parents d'élèves, des UOG aux CO de Montbrillant, du quai 1 à la voie 8, de Sécuritrans aux Cgfr, du Quai 9 à la Basilique de Notre-Dame, du parc de Cropettes à la rotonde de la place Cornavin, de la puanteur des urines aux senteurs du pain chaud, du lésé au délinquant multirécidiviste, du sans papier au toxicomane, du musicien ambulant au mendiant, de Madame la Députée à la Reine des Roms, du jeune collègue au plus ancien, d'un vieux poste de police humide à de nouveaux locaux envisagés, tout ceci sent bon la proximité, le rapport humain, le retour à la vie professionnelle.

Certes, il ne faut pas que je me retourne, car là les promesses non tenues et l'irrespect des protocoles sont si omniprésents que cette joie de travailler pourrait assez vite devenir cafardeuse. Je perdrais alors irrémédiablement cette envie de faire plus, me retrouvant comme bien des collègues aujourd'hui, désabusés par le système et les dysfonctionnements dans le cadre des responsabilités étatiques.

Pour être au service des autres il faut avant tout être serein à titre personnel, dans sa vie professionnelle et privée, ne pas à avoir besoin de se soucier de demain, ne pas calculer hier pour avancer demain, ne pas douter pour décider, ne pas décider pour abandonner, car le jour où la police abandonnera la rue, la démocratie aura un autre visage dont nous ne voulons pas, dont nous ne voulons plus.

Minet.  

Commentaires

Miaou ... Que cette nouvelle mission vous comble, cher Minet! Bien que vous laissiez votre ancien blog, c'est bien que vous gardiez votre nom félin. Il y aura de quoi faire dans ce quartier et l'on ne peut que vous souhaiter ne pas être déçu "trop" vite et que vous soyiez soutenu dans vos actions. C'est déjà une bonne nouvelle que la fonction d'îlotier soit rétablie! Vous saurez sûrement la remplir de la manière la plus noble! Bien cordialement

Écrit par : Micheline | 07/11/2010

Vraiment ras-le-bol de ce minet de salon qui se la joue flic de rue. Oui vraiment ras-le-bol de ce type qui n'a pas encore quitter mentalement sa fonction de président syndical des flics alors que selon mes source il a été le plus mauvais de cette dernière décennie. Encore ras-le-bol de ses commentaires ridicules, tant ici dans dans ce blog de la TG que sur faceBook. Ce Minet est un malade qu'on se le dise une fois pour toutes. Sa maladie porte un nom : la mythomanie ! Ce qu'il ne sait pas ce pauvre minet de gouttière, c'est que ses attaques multiples sur la personne du député Weiss dessert considérablement tous les policiers qu'il était sensé défendre à l'époque. Il y a peu, en allant faire un dépôt de plainte dans un poste de police, j'ai pu lire ce qui suit sur une affiche visible depuis là où je me trouvais " personne ne sera laissé sur la route, dixit minet, et il n'a même pas rougi en le disant ". Alors monsieur le mythomane, pourquoi n'envisagez-vous une bonne thérapie chez un psy ? C'est tout ce que je vous souhaite de meilleur. Je milite moi-même dans un grand syndicat ouvrier, raison pour laquelle je ne comprends pas votre comportement. Un vrai syndicaliste ne joue pas sa carte personnelle comme vous le faites, mais continue à lutter pour ses congénères dans l'humilité et sans se mettre en avant comme s'il occupait la même fonction qu'auparavant. Les policiers ont un nouveau leader alors cesser de nuire à tout ce qu'il entreprend dorénavant. Merci pour lui et pour tous les policiers que je fréquente journellement de par mon activité indépendante, certes libérale, mais ô combien solidaire des difficultés que rencontrent les policiers avec la montée de la violence.

Écrit par : jean-claude | 08/11/2010

"car le jour où la police abandonnera la rue, la démocratie aura un autre visage dont nous ne voulons pas, dont nous ne voulons plus."

J'ai pas bien compris les fondements de cette phrase. La police serait une condition nécessaire pour une démocratie ? Dans l'idéal libertaire anarchiste, il est évident que non. D'ailleurs on pourrait prendre bien des contre-exemples, ou la présence massive de la police dans la rue est plutot le signe de trouble intérieurs en cours non, à savoir une population qui se révolte contre un pouvoir devenu illégitime. Dans de tels cas, la police choisi rarement le cas des citoyens.

Écrit par : Dji | 08/11/2010

Dji :
La présence de la police en rue est signe de sécurité, en aucun cas de trouble, car avant la répression il y a la prévention.
Jean-Claude :
Vous pouvez ne pas apprécier mes écrits, mais vous vous devez de rester correct à travers votre liberté d'expression lors de vos commentaires, surtout en vous légitimant d'un "grand syndicat ouvrier", car comme tout employé je suis aussi un ouvrier, au service du peuple.
En ce qui concerne mes mots envers le député Weiss, ils ne sont que la réponse de ses propres attaques contre la fonction publique, dont la police, et bien souvent injustifiées, injustifiables car régies par le besoin d'économies sur le dos des salariés étatiques, dans un état qui gaspille bien d'autres richesses.
Pour le reste de votre analyse, le mythomane vous remercie pour les conseils, et vous en adresse un à son tour ; Si j'ai du plaisir à écrire, rien de vous oblige à continuer à me lire, au risque de faire preuve d'un masochisme salutaire.

Minet le mégalomane.

Écrit par : Minet | 08/11/2010

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