30/11/2010

Genève, un monde en soie, mais avec les pieds dans le coton hivernal !

Samedi dernier, je m'étais dis "c'est un accident, la voirie n'a rien vu venir, les prévisions météo étaient décalées, les chutes de neige aussi", mais là je ne comprends plus. Depuis hier, 15 cm de neige sont annoncés, et ce soir on se retrouve dans un chaos indescriptible. Je n'ose pas imaginer demain matin, sous le grand manteau blanc.

Déjà ce soir, plus un bus TPG, peu de Tramways, moins de trains et pas de voirie sur nos routes en ville de Genève, et si peu sur le canton. Quelques communes suburbaines s'étaient visiblement préparées, elles, mais ce n'est pas suffisant pour sauver les apparences.

Les habitants de ce canton et les usagers de passage sont en droit d'avoir des explications, émanant du monde politique et des institutions visées. Une nouvelle fois se sont les hommes du SIS et nos policiers qui vont devoir subvenir au plus urgent, dans ce cataclysme urbain.

Genève veut jouer dans la cour des grands, mais Genève n'a visiblement pas, n'a plus les moyens de ses ambitions.

Heureusement, le CEVA va tous nous sauver, en commençant par l'office de la mobilité, qui lui n'a plus aucune excuse devant une telle anarchie dans la gestion des flux et des .. reflux !

Minet, motard, automobiliste et usager TPG médusé !

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28/11/2010

Et si la victoire de l'UDC de ce jour n'était que l'issue d'un contrepoids attendu contre les lacunes d'un code de procédure pénale bien trop laxiste !

Si la votation contre la construction de nouveaux minarets a pu être ressentie comme du protectionnisme, la victoire de l'UDC de ce jour, avec son initiative pour le renvoi des étrangers criminels, se doit probablement d'être analysée comme un correctif aux lacunes d'un système pénal pourtant en plein chambardement, avec son nouveau code de procédure pénale qui présente déjà un laxisme évident tant les peines possibles demeurent légères.

Si la LAVI avait enfin donné des droits aux victimes, le NCPP va offrir aux auteurs présumés, et aux auteurs tout court, un bouclier de protection dont ils n'avaient nul besoin. Mais voilà, certains ont voulu revoir ce code de procédure, certains ont voulu revisiter l'activité du pouvoir judiciaire, certain ont voulu blinder des procédures, mais c'est bien une balle dans le pied de la justice, et du travail de la police, qu'ils ont tiré avec une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2011. 

Il a été reconnu que le système des jours amendes est un échec, placer une épée de Damocles soutenue par un sursis au dessus d'un condamné ne fonctionne que pour des primaires, et encore, trop souvent la sentence n'a aucun résonance dans l'esprit des coupables. Et même dans les cas graves, ce n'est sûrement pas les peines prononcées en Suisse qui vont faire fuir les truands et autres cambrioleurs intinérants, sachant qu'ils risquent bien souvent plus du double dans leur propre pays pour le même délit.

Devant la faiblesse des peines prononcées, devant le taux de récidive, devant l'inefficacité d'un système pénal qui ne dissuade plus, une réaction populaire était attendue, sachant qu'une nouvelle révision du CPP n'est pas à l'ordre du jour au Parlement.

L'UDC, sous le régime de l'insécurtié brandi par tous les partis depuis deux ans, a su profiter de ces faiblesses pour apporter une réponse au peuple suisse. Certes la mise en application ne sera pas simple, certes les libertés octroyées par les accords de Schengen vont en souffrir, certes l'image d'une Suisse qui s'isole va apparaître, mais rien ne dit que nos plus proches voisins, je pense à la France, l'Allemagne et l'Italie ne rentrent pas eux aussi dans cette logique judiciaire, pénale et migratoire.

La Berne fédérale devrait bien se méfier de se qui se passe aujourd'hui, car le message est très clair, et il va se poursuivre, sur les thèmes de l'école, de l'éducation, du travail, de la santé. Et si dans un futur proche le Conseil Fédéral venait à être élu par le peuple, comme le souhaite une nouvelle fois l'UDC, et bien le visage de notre pays changerait radicalement, et probablement pas que pour le meilleurs.

C'est le deuxième avertissement que reçoit le Conseil fédéral, mais il est aussi valable pour le Conseil national et le Conseil des États, qui se doivent de rester à l'écoute des préoccupations, celles du peuple, celles des cantons et celles de notre démocratie.

Minet

 

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27/11/2010

Genève, il faut arrêter de vivre avec une police de "beau-temps" et dire Stop à la criminalité !

Ce matin je suis en colère, tous mes amis aussi.

Encore un Hold up en plein jour, à l'explosif, à l'arme lourde, avec des échanges de tirs, dans une rue bondée.

Après la banque Migros de Plan-les-Ouates, après les offices postaux du canton, après le change Migros de Thônex, il faut dire Stop à cette criminalité, cesser de parler de sentiment d'insécurité, et enfin prendre les décisions attendues.

Un message ferme, clair et précis de nos politiques, pour condamner les truands et soutenir notre police, voilà ce que les habitants du canton de Genève attendent, moi aussi.

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(si vous aussi vous souhaitez dire Stop, copiez ce texte et faite le suivre)

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07/11/2010

Retour à la vie professionnelle par la proximité !

Minet ayant quitté la présidence de l'UPCP depuis plusieurs semaines, il se devait de reprendre une vie professionnelle normale, suivre sa route ou emprunter un autre chemin. Après quatre années au service de ses collègues, de ses membres, des intérêts des policiers, et d'autres fonctionnaires parfois, il désirait aussi retrouver la rue, la proximité, cette population à laquelle il s'identifie tant et pour laquelle il travaille sans relâche depuis vingt ans.

Eh bien c'est fait, depuis une semaine je me retrouve à Cornavin, en qualité d'îlotier de proximité, sur un secteur atypique mais au combien riche. Du touriste de passage qui arrive par le train au clochard qui squatte la gare, du commerçant noyé dans le magma des travaux à l'usager de la route statufié  dans le trafic, du Pâquisard du secteur sud à l'alternatif des Grottes au nord, des TPG aux CFF, des chauffeurs de Taxi aux cyclistes, des associations de quartier aux parents d'élèves, des UOG aux CO de Montbrillant, du quai 1 à la voie 8, de Sécuritrans aux Cgfr, du Quai 9 à la Basilique de Notre-Dame, du parc de Cropettes à la rotonde de la place Cornavin, de la puanteur des urines aux senteurs du pain chaud, du lésé au délinquant multirécidiviste, du sans papier au toxicomane, du musicien ambulant au mendiant, de Madame la Députée à la Reine des Roms, du jeune collègue au plus ancien, d'un vieux poste de police humide à de nouveaux locaux envisagés, tout ceci sent bon la proximité, le rapport humain, le retour à la vie professionnelle.

Certes, il ne faut pas que je me retourne, car là les promesses non tenues et l'irrespect des protocoles sont si omniprésents que cette joie de travailler pourrait assez vite devenir cafardeuse. Je perdrais alors irrémédiablement cette envie de faire plus, me retrouvant comme bien des collègues aujourd'hui, désabusés par le système et les dysfonctionnements dans le cadre des responsabilités étatiques.

Pour être au service des autres il faut avant tout être serein à titre personnel, dans sa vie professionnelle et privée, ne pas à avoir besoin de se soucier de demain, ne pas calculer hier pour avancer demain, ne pas douter pour décider, ne pas décider pour abandonner, car le jour où la police abandonnera la rue, la démocratie aura un autre visage dont nous ne voulons pas, dont nous ne voulons plus.

Minet.  

03/11/2010

Election du Conseil d'Etat, bientôt un an, à l'heure des premiers bilans qui osera ouvrir la critique ?

Il y a bientôt un an était élu le Conseil d'Etat actuellement en place. Au soir du 15 novembre 2009, les sept ministres étaient en effet désignés, restait à connaître leur dicastère, tout en gardant à l'esprit que la droite venait d'obtenir la double majorité, celle du Parlement étant acquise. Pas de grosse surprise pourtant lors de la mise en place de ce nouveau pouvoir exécutif, l'arrivée de deux femmes ayant visiblement occulté les débats. Le 7 décembre, le discours de Saint-Pierre venait déposer les fondation de la législature. On se souvient aussi que le Président du Grand Conseil en avait profité pour réaffirmer les rôles de chacun autour des trois pouvoirs, législatif, exécutif, judiciaire.

C'est le 7 juin 2010 que fut proclamé le véritable programme de législature 2010/2013, par un Conseil d'Etat qui a voulu se donner un cap.

http://www.ge.ch/conseil_etat/2009-2013/communiques/doc/2...

Peu de critiques auront fusé durant cette première année qui s'achève, le quatrième pouvoir ayant été bien timide. Une presse qui ne s'est pas attelée au fameux bilan des 100 jours, des médias plus souvent tournés sur l'actualité internationale ou les faits divers pompeux.

La fin de cette première année de législature sera-t-elle l'occasion de déposer ces premiers bilans, d'oser une critique, d'objectiver pour espérer un avenir meilleurs et de stigmatiser pour éviter les erreurs du passé ?

Je n'en suis pas certain, car si la presse écrite ne le fait pas, je ne vois pas qui osera ?

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