11/12/2010

Budget 2011 : Le Conseil municipal de la ville de Genève vient de "vulgariser" la sécurité publique et la police de proximité, et acceptant dix postes d'agent de sécurité de prévention !

En acceptant ce jour la demande de la commission des finances de créer 10 postes d'agent de sécurité de prévention, une nouveau modèle d'éducateurs et/ou de médiateurs sociaux, qui plus est dans le département de M. MUGNY, le Conseil municipal a fait le mauvais choix, celui vulgariser la sécurité publique et la police de proximité.

L'acceptation d'un tel amendement est la porte ouverte dans un avenir proche à la création d'agents de sécurité municipaux de tous poils ;

- agent de sécurité de prévention des théâtres et bibliothèques

- agent de sécurité des droits civiques

- agent de sécurité des lacs et cours d'eau

- agent de sécurité de la salubrité et de la voirie

- agent de sécurité des transports publics

- agent de sécurité de la mobilité douce

- agent de sécurité des préaux et des écoles

- agent de sécurité des cortèges et autres manifestations

- agent de sécurité de lutte contre le bruit

- agent de sécurité des commerces et marchés

Je vous rappelle que la prévention, la médiation, tout comme la présence physique, dissuasive et éducative, sont aussi du ressort de la Police Municipale, première police de proximité en ville de Genève et dans les communes urbaines et suburbaines.

Il faut cesser avec ces idées incongrues, car à vouloir réinventer la roue on va finir par supprimer une autre roue au carrosse des institutions, celle de la crédibilité. Cette décision n'est pas judicieuse, elle ne correspond pas aux nécessités. Il faut enfin redéfinir les tâches, les missions, les fonctions de chacun, en évitant les doublons, les redondances, afin que tous les services travaillent enfin avec le même but, lutter contre l'insécurité, qui va des incivilités à la grande criminalité.

La sécurité est un sujet bien trop important pour que certain s'autorisent à jouer avec, comme le fait la gauche ce jour dans les débats liés au budget, ceci afin de sauver les apparences d'une incohérence politique qui demeure aussi l'une des raisons des échecs constatés à ce jour.

Il faut aussi cesser avec les reports de charges, Confédération-Cantons, Cantons-Communes, Communes-Départements à département, Départements-Associations etc. Certes, l'argent est le nerf des guerres en politiques, mais en matière de sécurité cette guerre ne doit pouvoir être gagnée par les voyous et autres truands. La ville de Genève ne se donne pas/plus aujourd'hui les moyens de ses ambitions.

Genève, un monde en soie, cela n'a jamais été aussi vrai ! Tout dépôt d'amendement, lors d'un vote d'un budget, devrait faire l'objet d'un argumentaire. La gauche péjore financièrement la sécurité, la voirie, la ville et le département de Pierre Maudet. Les électeurs jugeront car les déceptions suivront, soyez en certain.

Minet, habitant du canton de Genève, domicilié à La Croix-de-Rozon mais qui travaille sur la commune de la ville de Genève.

 

Commentaires

Tiens, comme c'est curieux, M. Schlechten, en tant que Président de l'Union du Personnel du Corps de Police n'a cessé d'attaquer les agents de la police municipale lorsque le projet de Loi sur les agents de la police municipale était à l'étude et tout à coup il utilise la police municipale pour contrer un nouveau projet de la Ville de Genève "Je vous rappelle que la prévention, la médiation, tout comme la présence physique, dissuasive et éducative, sont aussi du ressort de la Police Municipale, première police de proximité en ville de Genève et dans les communes urbaines et suburbaines".
M. Schlechten, avez-vous sérieusement changé d'avis sur les APM ? Ou ne valez-vous pas plus que les politiciens que vous critiquez sans cesse lorsqu'il s'agit d'avoir une vision de la sécurité à Genève ?
Personnellement, j'ai plutôt l'impression que vous êtes le reflet d'une certaine catégorie de gendarmes qui n'ont aucune considération pour les APM, sauf si les APM peuvent être utiliser pour défendre les intérêts de votre corps de police...

Écrit par : farmer | 11/12/2010

Pour Farmer ne dites pas n'importe quoi c'est pas du tout ce que veut dire Minet, et tout d'abord on sait que Minet n'est pas contre les APM mais plutot pour qu'ils aient plus de compétences pour finir leur travail. BIENTOT UNE police de la foirefouille, une police du cirque pfffffffffff arretons cette mascarade qu'est devenu Genève. UNE POLICE CANTONALE ET UNE POLICE MUNICIPALE !!! ET C'EST TOUT...
ET DANS AVENIR PROCHE UNE POLICE UNIQUE (FUSION) SERAIT LA MEILLEURE SOLUTION POUR GENEVE.

Écrit par : COINCOIN | 11/12/2010

Pour coincoin,

Les APM ont suffisamment de compétences en rapport avec les activités de sécurité de proximité et il est tout de même relativement rare que les APM fassent appel à la gendarmerie.
Peut-être manque t'il aux APM la possibilité de sanctionner la consommation de stupéfiants sur la voie publique, problème auquel ils sont fréquemment confrontés mais après basta ! Si l'on veut garder des cahiers des charges suffisamment différenciés pour ne pas faire doublon entre la police cantonale et la police municipale.

Pour les APM, il faut renforcer la formation continue en police de proximité (formation identique que les modules donnés dans le cadre du brevet fédéral de policier), en médiation et en sociologie, de façon à mieux comprendre et analyser les problèmes d'incivilités et permettant d'être plus efficace au niveau de la résolution de problème.

Concernant la police unique, je pense justement que Genève a trouvé un juste équilibre entre la police cantonale qui se charge essentiellement de la grande, moyenne et petite criminalité et les police municipales qui sont plus axées sur la problématique des incivilités.
De plus, les gendarmes ne souhaitent pas faire le travail des policiers municipaux et la même chose inversément, donc pourquoi vouloir fusionner deux corps complémentaires et demander à chacun d'effectuer les tâches de l'autres alors que finalement policiers cantonaux et municipaux ont choisi en toute connaissance de cause leur profession respective ?

Mais peut-être que pour comprendre cela, il serait judicieux que les gendarmes effectuent un stage à la police municipale et ces derniers un stage à la gendarmerie pour bien comprendre le rôle et les limites de chacun.

Je suis bien placé pour en parler puisque j'ai pratiqué les deux !!!

Avec mes cordiaux messages.

Écrit par : farmer | 11/12/2010

Farmer
Mes discours n ont jamais changé tout comme ma vision de la sécurité publique et nos cahiers des charges respectifs et je pense clairement que je reste un excellent partenaire de la vision securitaire !!
ABE

Écrit par : Minet | 11/12/2010

@Farmer et Minet

Qu'est-ce que c'est pour vous une incivilité qui ne soit pas une infraction (crime, délit, contravention fédérale ou cantonale) ?

Écrit par : CEDH | 12/12/2010

CEDH :

Pour moi, au sens socioculturel, l'incivilité est le non respect des règles et des règlements. Elle peut être commise par la parole, le geste ou l'acte.

Dans les règles, il y a la politesse, la courtoisie, le respect, le comportement.

Pour les règlements, ils peuvent être administratifs ou pénaux, privés ou législatifs. A travers le règlement d'application, on y trouvera bien souvent motif à sanction. La contravention, la sanction ou la punition seront alors utilisées pour corriger, punir, et rétablir la règle.

En amont, la prévention, l'éducation et l'exemple serviront à prévenir les incivilités.

Ce sont des bases de la vie en communauté, elles se doivent d'être respectées.

Minet.

Écrit par : Minet | 12/12/2010

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