26/12/2010

Le candidat !

La fête de Noël est terminée, il n'y aura plus de cadeau, surtout au lendemain du réveillon et dans le cadre d'une année électorale. Nos communes vont se réveiller les premières et nos politiques sortir leurs arguments de choix pour passer, pour obtenir le droit de nous représenter, de jongler avec notre avenir, de décider de qui de quoi, juste pour nous laisser croire qu'un mieux vivre ici existe.

 

Car ce qui va être intéressant pour les municipales à venir, c'est que le candidat, s'il veut être présent le 17 avril, devra s'inquiéter avant le 13 mars des petites gens, du peuple, des pauvres, des familles à bas revenus, des personnes désocialisées, des jeunes sans avenir ou des vieux sans revenu, et de tous les autres qui ne veulent pas tomber dans ces problèmes où des gens aisés qui eux veulent des garanties politiques sur l'avenir du mieux vivre ici.

 

Le candidat devra donc aussi traiter de la mobilité privée et publique, de l'insécurité, de la violence, de la pollution urbaine, des nuisances suburbaines, du sport, des loisirs, des arts et des lettres, de l'environnement, des espaces verts, de l'avenir du mieux vivre ici.

 

Le candidat devra aussi parler argent, budgets, coûts, subventions, aides, salaires, loyers, dettes et investissements.

 

Le candidat pourra se frotter aux problèmes nationaux, comme le chômage, la hausse des coûts de la santé ou la diminution des prestations remboursées, de la monnaie euro qui dégringole et du franc suisse qui poursuit son envol, sujet pourtant hors compétences, même si une aide sociale communale de-ci de-là peut aider, voire tenter de compenser les carences cantonales ou nationales.

 

Le candidat devra surtout se battre contre ses adversaires, issus du peuple mais qui, par définition, auront l'obligation d'aborder les mêmes thèmes et qui, par convictions, devront les approcher autrement.

 

Ce sont ces rivalités là qui risquent de faire passer nos problèmes et nos soucis au deuxième plan, car cette campagne municipale sera probablement animée d'une lutte farouche, avec des attaques idéologiques mais probablement également personnelles, juste pour nuire, pour détruire, pour discréditer, combat interpartis qui risque aussi de se produire dans les sections, prémisses aux élections fédérales du 23 octobre 2011.

 

Les années électorales sont des années de promesses, les autres des saisons où les électeurs se retrouvent bien souvent seuls face à leurs problèmes, dans une société où le mieux vivre ici est devenu une utopie. L'avenir appartient à ceux qui sauront s'adapter, pas à celui qui veut revenir en arrière pour mieux sauter, car le développement durable, qu'il soit économique, écologique, sécuritaire, professionnel, familial ou personnel passe par une responsabilité individuelle, celle de voter pour des idées issues d'une analyse des erreurs du passé et créatrice d'un élan nouveau pour le développement sociétal.  

Commentaires

Il faudrait m'expliquer en quoi les "luttes idéologiques" font passer les soucis de la population au 2ème plan?

Quand quelqu'un souhaite régler les problèmes de sécurité avec des caméras dans les rues et/ou quelques flics armés de Taser, des baisses d'impôts, un démantèlement de l'Etat social, etc.

...alors qu'en face, on sait que ce ne sont pas les armes, les machines et la course au profit qui résolvent ces problèmes mais une politique de prévention, de lien social, de lutte contre les inégalités sociales, d'intégration, de solidarité...

??

Il y a là des visions du monde idéologiquement incompatibles, et il est dans l'intérêt de tous qu'on les confronte, non?

Ou alors on ferait mieux de faire semblant d'être tous d'accord?

Ce serait plus honnête de faire croire qu'on peut diminuer la pollution et les bouchons en hurlant au scandale dès qu'une rue est rendue piétonne? Qu'on peut améliorer la qualité de vie des citadins en continuant à promouvoir le modèle de la bagnole? Qu'on peut à la fois dire que "le vélo c'est super" mais refuser obstinément de construire des pistes cyclables aux endroits dangereux?

Je continue?

Oui il y a des luttes idéologiques et des désaccords profonds sur la manière dont nous devrions vivre en société. Certains veulent, sous couvert de "libertés" et de "responsabilité", le "tout pour ma gueule" et le "chacun pour soi". D'autres souhaitent plus de solidarité, d'entraide, de lien social, de partage des richesses et de l'espace public pour donner un place à chacun-e. N'est-il pas naturel de nous confronter? De nous battre pour défendre nos idéaux?

Bref, je ne vois pas en quoi cela nuirait à l'intérêt public.

Écrit par : Sandro Minimo | 26/12/2010

Pas sérieux...
Le candidat idéal devra exceller dans l’art de joueur de la flûte à coulisse histoire d’entuber à la perfection les citoyens et citoyennes de Piogre.

Écrit par : Hypolithe | 26/12/2010

Les commentaires sont fermés.