05/01/2011

Suicide et armes à feu, le faux débat !

Depuis le début de l'année un débat est lancé autour des armes à feu, du suicide et des violences conjugales, dans le cadre des prochaines votations populaires du 13 février, motivées par un seul objet ;  

Acceptez-vous l’initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» ?

Ce qui me surprend, ce n'est pas tant l'initiative et les buts recherchés, mais c'est l'amalgame qui est systématiquement fait entre les armes à feu et le suicide, voire les violences conjugales.
A étudier ces deux fléaux de notre société, pour lesquels nous ne pouvons nier que les armes à feu sont parfois le moyen ultime utilisé, ce dont nous devons combattre et nous en prémunir, nous ne pouvons pas accepter, sous cette image tronquée et irresponsable de l'usage des armes, de se laisser manipuler pour croire que c'est la solution première pour résoudre ces deux problèmes sociétaux.

Car ce débat ainsi mené par les initiants sonne faux, il est tronqué et n'apportera en tout cas pas les solutions attendues. A ce jour, les personne irresponsables ou à responsabilité restreinte ne peuvent pas détenir personnellement des armes, ou seulement par le biais d'une acquisition illégale.

Après, avec la législation en place, où la responsabilité de l'Etat doit aussi être engagée comme organe de contrôle (ceux-ci doivent être améliorés, multipliés), il en va de la responsabilité des détenteurs et propriétaires d'armes à feu. Un sportif, un militaire, un policier, un agent de sécurité, un collectionneur ou une personne ayant eu la possibilité légale d'acquérir ou de détenir une arme, se doit de prendre toutes les dispositions nécessaires individuelles, personnelles et sécuritaires pour garantir le non détournent de son bien. La négligence tue bien souvent par accident.
Dans le cadre d'un acte volontaire, portant atteinte à autrui ou à soi-même, ce n'est pas le fait de détenir une arme à feu qui va être prépondérant, mais bien l'état d'esprit dans lequel se trouvera l'individu au moment des faits. La fureur, la folie, la colère, la haine, l'amour ou bien plus souvent l'égoïsme ne doivent pas servir d'alibis à l'usage de l'arme, mais rester la malsaine détermination de l'acte.
Le problème du suicide et des violences conjugales sont connus et reconnus en Suisse. Le suicide est même un fléaux dont la Suisse détient un triste record, celui du plus haut taux par nombre d'habitant, et les jeunes sont plus particulièrement touchés.
En s'attaquant aux armes à feu, les initiants devront alors aussi s'en prendre aux produits toxiques, aux médicament et à l'alcool, aux ponts non protégés, à la vitesse des locomotives, ainsi qu'aux cordes, lanières et ceintures, tous ayant été détournés de leur usage premier.
Ces votations doivent nous permettre de nous réveiller. Il est temps de s'attaquer aux véritables questions, d'analyser les véritables problèmes de notre société pour trouver enfin des remèdes à ces maux qui rongent l'humain, car à trop vouloir stigmatiser l'objet de l'acte, on en oublie d'en rechercher la cause. Et là, la responsabilité de tous est engagée.

Commentaires

le gène du suicide collectif a la vie dure lui aussi,et non sans raison combien de parents morts maintenant qui eurent envie de se supprimer voyant les endroits ou avaient été déportés les leurs, les récits de l'horreur en période de grossesse ,transmettant ainsi à leur descendance cet honneur infime de mourir pour quelque chose qui n'a pas de nom,malheureusement ce qui fut compris par de nombreuses personnes nées fin 45 et en 46,mais souvent trop tard pour la paix de leur esprit!et surtout pour ceux qui les aimait vraiment!raison qui fait dire aux psy discutez avec les vivants pendant qu'ils sont encore en vie,l'anamnése outil instructif pour qui veut vraiment soigner un mal souvent lui aussi mal perçu par ceux préférant critiquer qu'aider!
bien à vous et bonne journée

Écrit par : lovsmeralda | 06/01/2011

On connait quels sont les éléments étrangers à la tradition et culture de la Suisse et qui s’opposent à la détention d’armes à feu chez soit, des femmes socialiste à la double nationalité franco-suisse comme la vaudoise Géraldine Savary. C’est bien drôle, on n’a pas encore entendu la socialiste genevoise Maria Roth-Bernasconi, elle qui est toujours prête à ramener sa fraise dans ce genre de débat alors qu’elle fera mieux de quitter la scène politique et d’entrer dans un ouvroir.

Par tradition et respect pour mon grand père je détiens un mousqueton de 1911 calibre 7,5 mm une arme très précise que j’utilise encore de même que le mousqueton 1931 appartenant à mon père.

Pour la chasse au sanglier je garde précieusement un fusil produit par Piotti à Brescia et un autre par Granger à Saint Etienne. Ce sont des armes de très grandes valeurs dont la Granger fut confectionnée sur mesure pour mon père.

Lors de mes voyages en Autriche j’ai eu le plaisir de pouvoir acquérir un pistolet Glock 18 chambré en 9 mm parabellum que j’utilise principalement dans un stand de tir.

Ainsi on peut posséder des armes chez soit, bien entendu sous clef, les culasses rangées séparément de l’arme sans devoir être taxé de criminel par des éléments qui détestent l’armée suisse et les armes en particulier.
Ils appartiennent à cette catégorie de gauchiste qui préfère dilapider notre fric au Burkina Faso comme ce fut le cas pendant de longues années pour certains enseignants genevois.

Écrit par : Hypolithe | 06/01/2011

Je respecte les collectionneurs qui gardent des armes chez eux pour l'histoire et les symboles qu'elles représentent. Cependant, il n'en reste pas moins que le fait que tout citoyen suisse en âge d'être soldat possède une arme chez lui et que cela se sache par delà nos frontières constitue une menace potentielle pour notre société.

J'ai fait mon école de recrue en 1965 et on nous disait que l'arme et ses munitions serviraient à nous défendre sur le chemin nous menant à notre emplacement de mobilisation. On sait aujourd'hui que cette précaution ne correspond plus à l'éventuelle réalité d'un conflit. Il faut donc laisser les armes à l'arsenal afin de nous épargner d'un risque inutile !

Écrit par : Jean-Bernard Busset | 06/01/2011

J'ai un 45 de Smith&Wesson (SW1911PD), un 9mm de Sphinx (2000S), un 6mm de concours Benelli (95E), une petite Winchester 22 (sorte de souvenir d'enfance), le tout dans un coffre. Plus d'armes militaires. Je regrette l'absence de la possibilité d'obtenir un permis de port d'armes pour tous les citoyens honnêtes et instruits, l'interdiction de munitions plus efficaces pour la protection personnelle ainsi que des lasers et des silencieux.

C'est en connaissant les armes qu'on se protège le mieux des dangers qu'elles représentent.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 06/01/2011

Ce genre d'initiatives qui vise à désarmer le peuple suisse ne date pas d'hier.
Et plus que ça continue et continuerais à voter NON !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06/01/2011

touours aussi classe les débats... entre celui qui voit en tout double national un traitre à la patrie... (en zone frontalière il faudrait pourtant s'y habitué... le sexe n'est pas patriote!) et celui qui relève la consonnance étrangère du patronyme de l'opposantpour lui nier le droit de donner une opinion... c'est parfait!

pour ce qui est du fond... pour ma part il me semblerait évidemment souhaitable de résorber, autant que faire se peut, les causes du suicide... cela implique un renforcement des centres de soins, et un vrai effort budgétaire..., pour ce qui est de l'utilisation des armes cela induit aussi un renforcement de l'éducation...

mais pendant ce temps là... dans la mesure où le maintient des armes à domicile ne revêt plus qu'un caractère symbolique si ce n'est pour les tenants de la liberté individuelle absolue... je préfère limiter les risques...

ne pouvant interdir les médicaments, les couteaux de cuisine, les fenêtres, les cordes, les trains, les ponts, les voitures, les fleuves,... dont je rappelle que la première fonction, à la différence des armes à feu, n'est pas de tuer... je voterai pour supprimer une option... celle de l'arme à feu.

NB: pour les histériques, attention... mon prénom n'a pas de consonnance particulière mais je suis double national... franco-suisse... alors je sais... je suis discrédité d'office... mais je vote.

Écrit par : matthieu | 06/01/2011

"dont je rappelle que la première fonction, à la différence des armes à feu, n'est pas de tuer..."

La première fonction d'une arme dépend de son utilisateur. Si vous choisissez d'en faire un moyen de protection, vous pouvez sauver des vies avec une arme. Et, selon votre choix, vous pouvez tuer des gens avec des médicaments.

Mais beaucoup de gens ont été drillés, semble-t-il, hélas, à penser que les armes sont intrinsèquement agressives:
http://www.amazon.com/Bias-Against-Guns-Everything-Control/dp/0895261146/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1294326502&sr=8-1

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 06/01/2011

@Alain Jean-Mairet: ... je pense que c'est une plaisanterie... s'il s'agit d'utiliser une arme à titre de dissuasion... il existe de super fausses armes... copie crachée! pour le reste je suis désolé mais l'objet même d'une arme à feu est tout de même de tuer ou de blesser...

pour les médicaments on est entierement d'accord... on peut tuer des gens avec... comme avec un couteau de cuisine une corde, un foulard... la différence est que ces objets ont aussi, et surtout, une autre utilité...

Écrit par : matthieu | 06/01/2011

Oui, mais aucun médicament ne protège votre fille d'un violeur, ou votre grand-mère d'un cambrioleur allumé. Rien d'autre qu'une arme ne peut protéger une telle personne de la violence criminelle. Rien d'autre qu'une arme ne peut stopper un criminel armé. Et toutes ces lois ont hélas pour effet de supprimer (ou de rendre moins accessibles) les armes exclusivement pour les gens honnêtes.

Et je vous mets au défi de m'inquiéter avec une arme factice.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 06/01/2011

non mais vous... vous êtes un surhomme tout plein d'hormones alors forcément on ne vous la fait pas avec un pistolet factice...

mais ledit violeur ou cambrioleur... oui... parce que pour l'instant, fort heureusement, vous n'avez pas encore à faire à des bandes armées de kalchnikov (vous corrigerez sans doute l'orthographe... je ne suis pas pour ma part docteur ès armes à feu) lesquelles se concentrent plutot sur les banques...

en ce qui concerne le violeur ou le cambrioleur... sans munitions... cela va pas aller très très loin...

Écrit par : matthieu | 06/01/2011

@ Matthieu, Je vous prie de me pardonner si je vous ai troublé avec ça, ce n'était pas mon intention.

Ce que je voulais dire, c'est que les gens qui utilisent des armes, volontairement, par goût, ne s'y trompent pas si facilement. Vous ne pouvez pas espérer inquiéter un habitué avec ça, pas sérieusement. Mieux vaut un spray au poivre, alors, ou un "jet protector": l'authenticité est toujours plus convaincante.

Et puis il ne s'agit de donner des armes à feu à toutes les jeunes filles et toutes les grands-mères. Mais si celles qui s'en sentent le goût en ont la possibilité, à condition de s'instruire et de s'exercer, bien sûr, et que tout le monde le sait pertinemment, la société devient plus... civile.

Et inversement lorsque les gens qui ont des idées criminelles sont sûrs de pouvoir rudoyer impunément leurs semblables dès lors qu'ils ont plus de force (ou d'hormones) qu'eux.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 06/01/2011

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