28/01/2011

Indignons nous, révoltons nous !

Après l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte et bientôt le Yémen, la Suisse va-t-elle aussi connaître une révolte populaire en rue ?

Certes, ce n'est ni le pain, ni le blé, ni le lait, ni l'eau, ni l'électricité, ni les soins, ni l'écolage, ni la liberté de culte, ni la liberté d'expression qui sont en jeux, ils ne manquent pas au quotidien, mais c'est simplement le coût de la vie qui nous attaque, avec la menace du chômage et de la précarité du logement. Beaucoup sont au bord de ce précipice, un gouffre dans lequel de plus en plus de citoyens risquent de tomber.

Si tous les habitants en révolte dans ces pays tiers ont des raisons de vouloir sortir du marasme dans lequel ils se trouvent, en bousculant les pouvoirs en place, en tentant d'introduire une certaine démocratie, il m'est insupportable de voir que le peuple suisse, certes nanti parmi les nantis, se contente d'accepter sans cesse des hausses de prix, de tarifs, d'impôts et de coûts divers sans s'indigner.

Par peur de perdre l'accessibilité à des prestations que bien d'autres nous envient, probablement, mais à quel prix !

En passant par le coûts de produits de base aux prestations de service, tout augmente et bien souvent sous le prétexte de réserves qui se devraient d'assurer la pérennité des dites prestations.

Assurances maladies, cotisations sociales, loyers, prix des transports (TPG et CFF), Billag, téléphonie, imposition fédérale, taxations cantonales, vignette autoroutière, panier de la ménagère, même le prix de l'argent augmente.

Le suisse est bon payeur, mais il se demande depuis peu s'il est normal de voir tous ses coûts augmenter alors que les prestations diminuent, deviennent restrictives ou coûteuses à travers un développement pas toujours compris par le citoyen.

Ce mot se veut provoquant, on ne peut pas comparer des situations géopolitiques qui ne sont pas comparables, mais l'on peut comparer les prix, ceux d'il y a dix ans en arrière et ceux du jour, et là il y a de quoi se révolter.

Minet.

 

Commentaires

Je n'ai jamais compris pourquoi les chômeurs genevois ne se révoltent pas contre la situation qui fait que les frontaliers trouvent des emplois et pas eux !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 28/01/2011

C'est vrai que l'on ne peut pas se permettre de descendre dans la rue, nos misères sont de loin -infimes- par rapport à ce qui se passe en Afrique du nord!
La mondialisation est faite pour ça. Il a été clairement dit à l'époque que le nivellement se ferait vers le bas, maintenant on en voit l'émergence!

Notre destin nous l'avons dans nos mains, avant de faire des révolutions avec des morts, nous pourrions penser à changer individuellement notre manière de vivre. Ca demande un certain courage, mais c'est le petit prix du bonheur.....et au final l'état n'est pas gagnant. Il n'aura plus ses petites fourmies travailleuses qui alimentent les caisses pour les élus nantis qui en profitent -grassement-!

Écrit par : Corélande | 28/01/2011

@victor: peut etre parce que genève est une démocratie...

Écrit par : matthieu | 28/01/2011

Ce que trouve révoltant c'est de ne plus trouver de destination pour mes vacances de Pâques avec soleil et plage à moins de 5 heures de vol depuis Genève...

Écrit par : Riro | 28/01/2011

Nos gouvernements et leur parlement y travaillent à la fomentation naturelle de cette future révolte. Certes, cette révolte ne prendra pas la même forme que dans les anciennes colonies occidentales.
Les citoyens exprimeront leur indignation par du sabotage à tous les niveaux. Les hiérarchies népotiques en donnent l'exemple par leurs cupidité et appétit aux gros salaires.
L'auto-freinage des travailleurs à leur poste de travail est la première expression d'auto-protection contre les représailles et les sanctions passées sous justification de réorganisation perpétuelle.

Écrit par : Nepotin | 29/01/2011

Les commentaires sont fermés.