30/01/2011

A lire, ou comment une socialisation impossible d'un individu déraciné et violent n'est pas un échec des institutions mais une incapacité humaine à répondre aux nécessités d'une vie en communauté !

La véritable histoire de Skander Vogt

Il est si rare de trouver des enquêtes sérieuses, transparentes et intéressantes dans la presse écrite, sans qu'un article ne soit manipulé ou gâché par un édito à sensation, que je me devais de vous inviter à lire l'article de Dominique Botti, paru ce jour dans Le Matin Dimanche.

Grand bravo pour cette information de qualité, où chaque lecteur pourra se faire sa propre opinion, en ayant accès à des informations de qualité.

Bonne lecture à vous !

 http://www.lematin.ch/actu/suisse/veritable-histoire-skan...

ou comment une socialisation impossible d'un individu déraciné et violent n'est pas un échec des institutions mais une incapacité humaine à répondre aux nécessités d'une vie en communauté !!! 

Minet

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28/01/2011

Indignons nous, révoltons nous !

Après l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte et bientôt le Yémen, la Suisse va-t-elle aussi connaître une révolte populaire en rue ?

Certes, ce n'est ni le pain, ni le blé, ni le lait, ni l'eau, ni l'électricité, ni les soins, ni l'écolage, ni la liberté de culte, ni la liberté d'expression qui sont en jeux, ils ne manquent pas au quotidien, mais c'est simplement le coût de la vie qui nous attaque, avec la menace du chômage et de la précarité du logement. Beaucoup sont au bord de ce précipice, un gouffre dans lequel de plus en plus de citoyens risquent de tomber.

Si tous les habitants en révolte dans ces pays tiers ont des raisons de vouloir sortir du marasme dans lequel ils se trouvent, en bousculant les pouvoirs en place, en tentant d'introduire une certaine démocratie, il m'est insupportable de voir que le peuple suisse, certes nanti parmi les nantis, se contente d'accepter sans cesse des hausses de prix, de tarifs, d'impôts et de coûts divers sans s'indigner.

Par peur de perdre l'accessibilité à des prestations que bien d'autres nous envient, probablement, mais à quel prix !

En passant par le coûts de produits de base aux prestations de service, tout augmente et bien souvent sous le prétexte de réserves qui se devraient d'assurer la pérennité des dites prestations.

Assurances maladies, cotisations sociales, loyers, prix des transports (TPG et CFF), Billag, téléphonie, imposition fédérale, taxations cantonales, vignette autoroutière, panier de la ménagère, même le prix de l'argent augmente.

Le suisse est bon payeur, mais il se demande depuis peu s'il est normal de voir tous ses coûts augmenter alors que les prestations diminuent, deviennent restrictives ou coûteuses à travers un développement pas toujours compris par le citoyen.

Ce mot se veut provoquant, on ne peut pas comparer des situations géopolitiques qui ne sont pas comparables, mais l'on peut comparer les prix, ceux d'il y a dix ans en arrière et ceux du jour, et là il y a de quoi se révolter.

Minet.

 

26/01/2011

"L'opération Figaro n'a pas généré de déplacement de la délinquance citée supra dans les quartiers voisins en Ville de Genève."

C'est donc cette petite phrase qui a mis le feu aux poudres dans nos médias et au quartier de Plainpalais depuis hier soir.

Tirée du communiqué de presse émis pour la conférence de presse du 25 courant du DSPE, cette affirmation accentuée par le soulignement (pas généré de déplacement ), ce qui ne pouvait pas l'être sans intention de la faire ressortir du texte, est forte en significations.

http://www.ge.ch/dspe/doc/news/communique-cp-2011-01-25.pdf

Premièrement on y devine le fait de vouloir rassurer.

- Rassurer la population et les habitants de la Ville de Genève, tout au moins les quartiers voisins à l'opération Figaro.

- Rassurer le monde politique de la Genève internationale et autres lobbies installés en Ville de Genève.

- Rassurer un parlement qui a voté de gros budgets pour les années à venir et qui reste en attente de résultats.

- Rassurer un pouvoir législatif qui se rend probablement compte de l'ampleur de la tâche qui l'attend.

 

Deuxièmement on y voit la volonté d'informer. 

- Informer la population des quartiers voisins, comme si cette précision se devait indispensable.

- Informer à quelques semaines d'élections municipales en ville de Genève où la droite à tout à y gagner, même sur le thème de la sécurité.

- Informer pour ne pas laisser croire que la désinformation existe, sous la bannière de cette transparence adoptée par le pouvoir législatif.

 

Troisièmement on y devine une justification.

- Justifier un engagement sans précédant sur la durée du personnel policier.

- Justifier l'action policière.

- Justifier le choix sectoriel de Figaro et ses priorités.

- Enfin justifier la fin de Figaro et l'ouverture d'un poste de police intégré.

 

Moi, comme citoyen du canton, je me suis aussi perdu à travers la lecture de cette petite phrase et de cette accentuation trop prononcée.

Elle sonnait faux, elle résonnait comme un prétexte pour éviter un aveu d'échec et de faiblesse face à la pauvreté des résultats obtenus, voire sur des dégâts collatéraux.

Elle a aussi interpellé rapidement les citoyens et les élus des communes suburbaines, qui eux ne peuvent pas s'imprégner des bénéfices de cette opération de police qu'ils craignaient à sa mise en oeuvre.

Elle a surtout réveillé une presse qui s'est précipitée sur cette petite phrase soulignée, qui ne demandait ainsi qu'à être surlignée en première lecture.

Walter Schlechten, habitant d'une commune suburbaine.

 

 

 

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25/01/2011

Si Figaro a été le remède d'urgence apporté pour répondre à la hausse de la criminalité en ville de Genève, reste à trouver un remède de cheval pour sécuriser le canton, voire la région.

L'opération Figaro est donc une réussite, avec une baisse globale des vols et déprédations de 6,5 % en moyenne sur le canton. Par contre, si les cambriolages sont en baisse de 5,3 % sur Figaro, ils sont en augmentation de 12 % dans les communes suburbaines.

 

Ce chiffre est à mettre en lien avec un autre communiqué, celui des statistiques dans le Genevois français, où là les cambriolages ont augmenté de 41 % en Haute-Savoie.

 

A l'heure de la région Franco-Valdo-Genevoise, on peut se demander si cette politique des petits pas est en adéquation avec les véritables problèmes rencontrés et liés,  n'en déplaise aux statistiques sectorielles, à une augmentation de la violence et de la criminalité, ceci à partir du moment où un jour l'on nous présentera tous les chiffres, sans utiliser des raccourcis pour rassurer une population lucide des comportements sociétaux des crapules qui rongent nos terres.

 

Mais dans l'urgence, on peut aussi se demander pour quelles raisons l'opération Figaro, qui s'est achevée au 31 décembre 2010, n'a pas été reconduite dans la durée. Car sachant que, selon le communiqué de ce jour, l'opération Figaro n'a pas généré de déplacement de la délinquance, elle a probablement généré le déplacement des délinquants.

Pourtant, si j'ai bonne mémoire sur ce que les journaux nous avaient présenté sur l'opération Figaro, elle se devait de lutter contre deux fléaux qui rongeaient les Pâquis ; les vols à la Zizou, tenus par des maghrébins et le trafic de cocaïne en rue tenu par des africain.

Ce qui est surprenant aujourd'hui, c'est que les chiffres stigmatisent les vols et ne parlent pas, ou plus, des trafics de drogues en rue !

Surprenant, non ?

Alors pourquoi il y a peu Mme Rochat déclarait au GHI : "Ma priorité, c'est Plainpalais".

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

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19/01/2011

La difficile mue des "flics municipaux" présentée par le GHI.

IMG_0994.jpg

Il est consternant de se rendre compte que M. Pierre Maudet a visiblement en politique deux façons de voir les choses.

 

Lorsqu'il observe de l'œil droit l'armée suisse et la politique d'Ueli Maurer, Pierre Maudet, membre de l'exécutif de la ville de Genève, se fend d'un document qui se veut visionnaire, "Le vrai rapport", en rupture totale avec le système en place. Il se veut rassembleur et propose la création d'un Département fédéral de la Sécurité et la création d'une réserve fédérale de police. On peut aimer, mais on peut aussi rester sur la réserve face à ce fédéralisme exacerbé.

 

Par contre, lorsqu'il se retourne et regarde de l'œil gauche sa police municipale, sa rétine se veut oscillante, sa vue se trouble et il n'arrive pas à la rupture attendue par ses hommes. Il tire même un bilan satisfaisant un an après l'entrée en fonction de la police municipale. Et pourtant !

 

Premièrement si la loi a donné un nom à la sécurité municipale, devenue la police municipale, elle a oublié de remettre l'ouvrage sur le métier. Pas ou peu de policiers dans cette entité, mais des agents de la police municipale (APM).

 

Dans la précédente législature, un Conseil d'Etat si peu collégial n'a pas osé, par manque de moyens, de vision d'avenir ou de crédibilité face aux « très puissants » syndicats de polices et aux Maires de communes qui veulent garder leur sécurité municipale, a proposé une Loi qui demeure inachevée. Elle a été acceptée par un Grand Conseil qui ne devait pas avoir connaissance de la faible portée du Rapm.

 

La frustration est grande chez les agents de la police municipale, on peut la comprendre. Une autorité retrouvée par une terminologie qui n'accorde pas tous les pouvoirs usuels à la fonction espérée. Mais savons-nous, encore aujourd'hui, quels étaient les buts recherchés par le pouvoir exécutif ?

 

Vendre du rêve et une sécurité cosmétique ? Ce qui est certain que que Genève va mal.

 

La ville, poumon commercial de la région et carte postale de la Genève internationale, sombre sous les faits divers et l'incapacité de tenir la rue, de garantir une sécurité durable.

 

Le canton, poumon économique de la région et image politique de la Genève internationale, s'écroule sous les contradictions des choix des priorités. Il abandonne la rue pour reprendre une plaine, mais il devra bien reprendre cette même rue pour garantir ce que tout citoyen est en droit d'attendre d'un pouvoir exécutif, qui se devrait d'être réveillé prochainement par le pouvoir législatif, à savoir la garantie de vivre en sécurité sur sol genevois.

Donner des armes aux APM, le certificat de policier et les lâcher en rue. Ils sombreraient immédiatement sous le poids du travail judiciaire comme le subissent actuellement les policiers genevois. Il y aurait alors abandon de la police de proximité, une catastrophe de plus au détriment des habitants de notre canton.

La solution ne passe pas par là.

 

Demain, mais il faudrait pouvoir déjà dire aujourd'hui, qui fera quoi ?

 

Police municipale, de proximité, îlotage, prévention, répression, représentativité et manifestation ludiques dans un cahier des charges composé d'un début et d'une fin. Un métier redessiné pour lui donner une valeur ajoutée, celle de la confiance obtenue par les citoyens, tel des gardiens de la paix.

 

Police urgence, prévention, enquête, intervention, dissuasion, proximité par l'occupation du terrain, maintien de l'ordre et de la paix par l'anticipation, la réaction, et l'adaptation des besoins. Un métier de policier où l'analyse, la réflexion et la médiation auraient leur place au quotidien comme fil rouge en lieu et place des tâches sociales et administratives qui se devraient d'être occupées par d'autres. Une autorité retrouvée, bras armé du pouvoir judiciaire, à travers un cahier des charges adaptés aux modifications sociétales. Des flics de rue d'une grande humanité mais avec un seul objectif, garantir la sécurité exigée par la population. La Genève internationale s'en retrouverait également grandie, comme New-York a su le faire en s'en donnant les moyens. Et à défaut de millions de dollars, une volonté politique affirmée serait un bon détonateur.

 

Police internationale, sécurité du monde diplomatique, aéroportuaire et aux frontières, mais toutes les frontières, en appuis des Cgfr. Il faut sortir cette police de ses contraintes financières et fédérale pour pouvoir enfin en disposer sur l'entier du sol genevois, mais ceci a un coût.

 

Mais comme l'avait écrit un ancien président d'un syndicat de police, la sécurité à un prix, ce n'est pas aux policiers à en payer les coûts. Les APM ont raison de ne pas être satisfait de la situation, le peuple aussi. Heureusement les élection municipales arrivent à grands pas, et le débat va renaître, avec ou sans agent de sécurité préventive. Les erreurs du passé d'une gauche probablement trop frileuse ne doivent pas laisser la droite se satisfaire de grandes idées, il faudra aussi des résultats.

Mais la gronde des APM sera probablement suivie de celle des policiers, désabusés et médusés face à un NCPP qui les confine à un travail judiciaire administratif bien trop lourd, sclérosant les objectifs sécuritaires qui avaient été fixés, et encore attendus par la population.

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon, lecteur du GHI, de la TDG et du mémorial du Grand-Conseil.

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11/01/2011

Eric Zemmour est-il coupable de diffamation et de discrimination raciale, ou est-il la victime d’une France politiquement trop correcte qui n’ose pas se retourner sur ses erreurs dans le domaine de la naturalisation et du droit du sol ?

Célèbre journaliste et chroniqueur de Laurent Ruquier, Eric Zemmour, qui ne laisse personne indifférent, passe depuis ce jour devant le tribunal correctionnel de Paris. Pas de jeu de scène ou de grande envolée lyrique, juste un homme qui confirme ses propos, qui lui valent aujourd'hui les foudres et les plaintes des associations anti-racistes.

Il y a quelques mois, lors d'un débat télévisé mené face à Rokhaya Diallo, une militante anti-raciste et présidente de l'association Les invisibles, il avait déclaré : "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs et arabes... c'est un fait."

Selon lui, il n'y a pas eu dérapage et il a la ferme intention de se battre face à ses détracteurs en justice. Connaissant sa verve, nous ne doutons pas qu'il le fera avec éloquence. Mais il pourrait bien que ce trublion de la libre pensée devienne la « victime » d'une France politiquement trop correcte qui n'ose pas se retourner sur sa politique de naturalisation et du droit du sol appliqué, qui dit ceci : « Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s'il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d'au moins cinq ans, depuis l'âge de onze ans. »

En Suisse, cette possibilité « directe » n'existe pas. La naturalisation facilitée est possible si l'un des parents est suisse (art. 25 à 31 et 58 RS 141.0) et il est dit ceci :

La naturalisation facilitée est accordée à condition que le requérant :

  • se soit intégré en Suisse;
  • se conforme à la législation suisse;
  • ne compromette pas la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse.

La naturalisation ordinaire existe aussi. Quiconque est résident en Suisse depuis douze ans peut dépooser une demande d'autorisation fédérale de naturalisation (art. 12 à 16 RS 141.0) et il est dit ceci :

Le candidat à la nationalité suisse doit déposer une demande auprès du canton ou de la commune. La nationalité suisse ne s'acquiert que par celui qui, après obtention de l'autorisation fédérale de naturalisation, est admis dans le droit de cité de la commune et du canton. La naturalisation n'est pas un droit : les cantons et les communes sont libres de fixer des conditions supplémentaires.

La naturalisation ordinaire est accordée à condition que le requérant :

  • réside depuis douze ans en Suisse (entre 10 et 20 ans, les années comptent double) dont trois au cours de cinq années qui précèdent la requête;
  • est intégré à la communauté suisse;
  • est accoutumé aux mœurs et aux usages suisses;
  • se conforme à l'ordre juridique suisse;
  • ne compromet pas la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse.

A ces donditions fédérales s'ajoutent les conditions cantonales et communales :

  • conditions de résidence;
  • conditions d'aptitude.

Il y a donc des différences importantes entre la France et la Suisse (réf ; Wikipédia).

On peut se demander ce qu'il adviendrait, si en Suisse, lors d'une émission telle qu'Infrarouge, un invité s'exclamait : « Les Suisses issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe et albanais .. c'est un fait ».

Mais ces propos ne seront jamais tenus ainsi, car ce n'est pas, en Suisse, le reflet des réalités.

Par contre, qu'adviendrait-il si ce même invité déclarait : « Certaines ethnies  issues de l'immigration sont plus contrôlées que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe ou albanais .. c'est un fait » ?

Je pose juste la question ?

21:41 Publié dans Culture, France, Histoire, Médias, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

10/01/2011

Elections : Souvenirs d'une provocation, petit bilan !

Vous souvenez-vous du candidat virtuel et du programme de Walter Schlechten ?

(texte du 7 octobre 2009, Blog Minet)

http://minet.blog.tdg.ch/archive/2009/10/07/candidat-virt...

A l'époque, sur le ton de la provocation, j'avais voulu à travers quelques lignes vous donner la possibilité de vous faire une idée sur les choix qui sont les miens en politique pour une « Genève autrement  ».

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08:01 Publié dans Culture, Fiction, Genève, Humour, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

09/01/2011

Circulation routière et modification des comportements, comment en sommes-nous arrivés là ?

Il y a 20 ans on disait qu'à Rome ou Paris ils roulaient comme des fous, qu'il ne fallait surtout pas y aller en voiture ; Aujourd'hui Genève se retrouve dans la même situation.

 

Les comportements ont changé.

 

Premièrement, le respect des règles de la route, des autres usagers, de la vie en communauté n'est plus présent. En quelques années, tout comme dans notre société, l'individualisme a fait son trou. C'est un peu chacun pour soi, dans la vie comme sur la route, c'est à celui qui passera le premier, à celui qui arrivera en tête, qui dépassera ses objectifs et bientôt à celui qui écrasera l'autre. Pour arriver à de tels buts égoïstes, il n'y a qu'une seule solution, tricher, déroger aux lois, heurter, provoquer, s'imposer. Le respect a donc disparu sur nos routes et de notre comportement quotidien, et ce constat est de plus en plus criant au regard de la mutation de notre société en proie aux doutes.

 

Avant, les anciens, les parents, les enseignants, les policiers, et parfois les hommes d'Eglise étaient là pour inculquer le respect. Aujourd'hui, ils n'ont plus de temps de s'y consacrer, ou tout simplement ils ne perdent plus de temps pour tenter d'éduquer, ils ont baissé les bras, la cause étant visiblement perdue depuis quelques années. Il faut dire que l'autorité naturelle de ces repères de l'éducation est elle aussi morte des conséquences d'une politique libertaire portée par des idées post-soixante-huitardes.  

 

Les élèves répondent aux professeurs, les piétons traversent au rouge devant un flic, les enfants agressent leurs parents, les vieux ne sont plus écoutés et l'Eglise n'a presque plus sa place dans une société où la mort est devenue virtuelle pour une jeunesse athée nourrie par l'ésotérisme (littérature - média - cinéma - mode).  

 

Deuxièmement, le stress sociétal sera le cancer du XXIe siècle. Alimenté par la peur du chômage et rendu nécessaire financièrement pour vivre et survivre, le travail est devenu le fil rouge de notre société qui se mondialise trop vite. Perdre un emploi peut être le début d'une rapide descente en enfer. Il faut donc convaincre, être productif, être proactif, sacrifier sa famille et son temps pour gagner cet argent qui nous autorise pour l'instant à ne pas basculer, à ne pas tomber en bas, à devenir un indigent.

Je m'égare me direz vous, et pourtant. Regardons qui sont tous ces bipèdes qui prennent la route ou les transports publics, des travailleurs dans la grande majorité. Certes il reste bien quelques ménagères qui vont simplement déposer les enfants à l'école, avant de retourner s'occuper du foyer familial, mais c'est devenu une exception, un luxe car la plupart des mamans vont travailler, doivent travailler. Il y a quinze ans c'était par émancipation dans le cadre d'un développement personnel, aujourd'hui c'est par obligation, juste pour garder un niveau de vie (je ne parle pas de qualité de vie là) adéquat.

 

Ne pas arriver en retard au travail, constater que la durée des trajets s'allonge avec le développement de la région, trouver une place en zone urbaine, se savoir otage de travaux sans fin, d'une ingénierie de la mobilité incompréhensible et du comportement des autres usagers de la route, ne pas concevoir les priorités politiques en matière de transports publics déjà engorgés, pour une mobilité qui n'a que de douce le nom, avoir la crainte qu'un simple accident sur un grand axe ne bouche tout durant une heure. Un stress que l'on retrouve en fin de journée, pour le chemin du retour, aller chercher les enfants, faire les course, s'occuper d'un ménage et des devoirs, sans prendre le temps pour soi, pour l'autre, on fini aussi par devenir égoïste.

Sans compter notre jeunesse qui elle souffre du chômage. Ce stress pour réaliser cette obligation sociétale, trouver du travail et ne plus se réfugier derrière de trop longues études pourtant encore nécessaire dans l'obtention d'un Bachelor ou d'un Master, reconnaissance unique d'une certaine élite. Pour les autres, l'appât du gain est devenu une nécessité existentielle, une reconnaissance sociale, car l'argent rapidement gagné apporte une stature sociale et a remplacé les diplômes, les titres et la réussite de la quarantaine.

 

Mon analyse est naïve, mais si vous vous retrouvez dans mes propos, en ayant l'impression d'avoir perdu certaines valeurs, c'est que nous vivons naïvement, sans ne plus se poser les élémentaires questions existentielles, laissant ainsi nos comportements être guidés par de mauvais indices, dont le stress.

Genève il y a vingt ans, on y circulait très bien, sauf aux heures de pointes sur les pénétrantes et les sortantes en périphérie de la ville. Le pont du Mont-Blanc était alors déjà saturé et la traversée de la rade envisagée venait d'être acceptée par le peuple (1988). Relevons que les heures de pointes étaient concentrées sur des pics et fortement liées au transit des travailleurs. Notons aussi que la volonté du peuple n'a pas été réalisée par le Conseil d'Etat dans les années qui suivirent.

 

Genève il y a dix ans, on n'y circulait pas très bien, les heures de pointes s'étant allongées dans le temps et le flux des véhicules ayant augmenté rapidement en dix ans. La votation attendue pour la traversée de la rade pont / tunnel ayant été refusée par le peuple, à cause des coûts élevés (1996), la priorité est donnée aux transports publics. L'émergence des scooters devenait elle la solution simple pour le citoyen. Le retour du cycle suivra avec l'arrivée des Verts en politique.

 

Genève aujourd'hui, on y circule très mal. Pour moi, tout a commencé par des erreurs politiques, d'investissements et de grands projets. Un manque d'ambition que Genève paie le prix fort aujourd'hui.

Sinon, le citoyen s'est adapté, avec l'arrivée des scooters justement, ces conducteurs de deux-roues, pressés, stressés, n'ayant pas le code de conduite du motard. De véritables dangers qui retrouvaient au guidon de leur machine un semblant de liberté.

 

Puis les automobilistes, pris dans les embouteillages, ont commencé par de petites infractions, dont les fameuses entraves sur la route et les empoignades et autres insultes à côté.

 

Sont alors arrivés les cyclistes, pris eux aussi dans les bouchons et qui se sont alors autorisés dans un premier temps de passer tous les feux au rouge, avant de devenir de véritables cycloterroristes.

 

On alors suivi les motards, statufiés dans le trafic, qui ne se gênent plus, double ligne de sécurité et ils remontent la file, suivis des automobilistes, pris eux aussi en otage sur nos routes, qui s'autorisent des lignes doubles, demi-tour sur route, feux rouge, refus de priorité.

 

Pire encore, les conducteurs TPG (tramway et Bus) commettent aujourd'hui eux aussi des infractions, non respect de la phase du feu, entraves, venant ainsi scléroser la mobilité urbaine et suburbaine.

On se demande alors pour quelles raisons une fois piétons, à qui l'on a accordé toutes les priorités, tous ces usagers de la route respecteraient encore les règles.

Dans cette société qui ne se pose plus les bonnes questions, le manque de respect et le stress, aidés par tous les travaux en place qui paralysent Genève pour une restructuration d'avenir (?), ont été selon moi les générateurs de ces modifications de comportement !

 

"Genève, un monde en soie"

11:29 Publié dans Culture, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

08/01/2011

Émeutes en Afrique du Nord, c'est aussi de là que reviendront les vieux démons européens !

A trop vouloir ignorer les incidences de l'immigration clandestine et économique, l'UE va se retrouver avec un énorme problème sur le dos. Et ce ne sont pas les accords de Schengen et la libre circulation des personnes qui vont aider l'Europe à garantir l'inviolabilité de ses frontières extracommunautaires.

La révolte qui gronde actuellement en Afrique du Nord n'est que le premier signe de ce qui va se passer. Tous ces jeunes gens, entre 15 et 30 ans, n'ont pas d'avenir, n'ont plus d'avenir dans leur pays. Si nombreux sont ceux qui ont déjà fait la grande traversée, ils seront encore plus une fois les événements en cours terminés. Le chaos qui régnera, et à n'en pas douter une certaine répression, n'apporteront pas les solutions attendues, du travail, des emplois, une stabilité sociale, un avenir. La politique de mondialisation est un échec dans les pays du tiers monde.

Le flux migratoire va donc augmenter dans les mois à venir. Certains fuiront la répression, la prison ou voire pire, mais d'autre auront simplement pris la décision d'enfin abandonner le pays pour la terre promise, le "Vieux Continent".

Ce qu'il faut savoir c'est que cette terre promise n'est pas plus accueillante, n'est plus l'eldorado espéré. Elle n'offre plus des conditions facilitées à l'obtention d'un permis humanitaire, elle n'offre plus du travail au noir à tour de bras, elle n'offre plus l'assistance attendue, elle n'offre plus cette sécurité face à la violence contre l'autre, contre l'étranger, contre celui qui ne s'adaptera pas.

L'Europe se réveillera alors, et certains démons injustifiés reviendront à la surface, donc ceux de la peur de l'autre et de la haine de l'étranger, responsable de tous les maux.

Il y a urgence, l'UE doit intervenir et faire preuve d'ingérence en Tunisie et en Algérie, avant que tout le nord de l'Afrique ne s'embrase au profit de certains extrémistes, islamistes en Afrique, ségrégationnistes en Europe.   

Ce mot est un appel à la paix, il doit aussi rappeler que la mondialisation n'est pas une réussite et que jamais les laissés-pour-compte resteront les bras croisé sur le bas de route. Ne l'oublions jamais.

Minet.

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07/01/2011

En cette année d'élections, la campagne est lancée !

En cette année d'élections, la campagne est lancée. Le PLR sort du bois sur la thématique de l'immigration, pourtant fer de lance de l'UDC. Mais le PLR ne passe pas la ligne rouge du politiquement incorrect, il joue dessus en s'exprimant «pour un contrôle pragmatique de l’immigration, en adéquation avec les besoins de la Suisse».

En gros, l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE est un succès, mais ce parti veut toutefois poser «des garde-fous». Je vous passe les détails, l'important n'est pas là, et vous les trouverez sur ce lien :

http://www.einwanderung-steuern.ch/fr

Nous allons avoir droit à une année animée en débats de tous genres. Ces discussions, accompagnées des nécessaires positions des uns et propositions des autres, devraient permettre de faire avancer le thèmes récurrents qui sont devenus des préoccupations pour notre société.

Chômage 76% +10
Prévoyance vieillesse 45% +9
Système de santé 41% +5
Protection sociale 37% +6
Etrangers 31% +8
Sécurité personnelle 28% +3
UE/Accords bilatéraux 23% +11
Réfugiés 19% +2
Nouvelle pauvreté 18% -4
Environnement 18% +1
Inflation 15% +1
Mondialisation 14% +3
Crise financière 13% -16
Crise économique 12% -15
Energie 11% +2
Réforme de l'Etat 10% +3
Finances fédérales 10% -2
Drogue 8% -1
Armée 7% +1
Salaires 7% -9

(Réf : Enquête 2010 du Crédit Suisse ; https://emagazine.credit-suisse.com/app/article/index.cfm...

Bien sûr, il y a des thèmes qui sont porteurs, qui parlent aux citoyens, qui interpellent, qui seront mis en avant politiquement et dans les médias, mais qui sortira vainqueur de cette folle année de débats ;

Le chômage, les assurances sociales, la santé, l'immigration, la sécurité, le développement durable, l'UE ou tout simplement le citoyen ?

Ce qui est certain, c'est que les politiques ne peuvent plus, aujourd'hui et comme par le passé, se contente d'effleurer ces sujets avec quelques diatribes lors des campagnes électorales. Ils devront prendre position et émettre des propositions, sans omettre de réaliser celles-ci une fois les élections terminées. En Suisse, l'immobilisme n'est plus politiquement correct.

Le peuple suisse n'est plus le gentil pigeon qui se contentait de manger les miettes d'un système qui, s'il a fonctionné durant de nombreuses années, est arrivé à l'extrémité de ses limites face aux problèmes sociétaux.

Le peuple suisse pourrait alors s'indigner !

http://indigene-editions.blogspot.com/2010/10/indignez-vo...

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05/01/2011

Suicide et armes à feu, le faux débat !

Depuis le début de l'année un débat est lancé autour des armes à feu, du suicide et des violences conjugales, dans le cadre des prochaines votations populaires du 13 février, motivées par un seul objet ;  

Acceptez-vous l’initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» ?

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Ce monde qui ne change pas !

La société, les lois, les valeurs, les préjugés, les pouvoirs, les politiques, les médias, les écrits, les technologies et surtout les puissances économiques ont changé en quarante ans. De ce fait, bien des choses ont évolué avec le temps, mais si certains spectres ont disparu de notre quotidien, ils demeurent dans nos mémoires, pour ne pas oublier, pour enseigner, pour éviter que cela ne se reproduise, pour l'avenir de nos enfants et de notre civilisation. Il en va de même avec certains comportements humains, motivés par l'argent, le pouvoir, la puissance, la guerre, la religion, la vengeance, la haine, la colère, l'orgueil, l'envie ou tout simplement l'ignorance et/ou la tolérance des autres. Mais ces derniers demeurent bien plus difficiles à éradiquer.

Les droits humains, individuels ou ethniques, n'ont probablement jamais progressé autant que depuis la dernière guerre mondiale, et une véritable prise de conscience collective des horreurs des ségrégations commises par l'homme, contre l'homme.

Pourtant, alors que nous entrons dans la deuxième décennie du XXIe siècle, je n'ai pas l'impression que notre société progresse sur ce chemin, je trouve même qu'elle régresse.

J'en veux pour preuve qu'il n'est visiblement pas possible pour les instances mondiales, pourtant reconnues comme organes de surveillance et de dénonciation, tels que l'ONU, le CICR, les ONG accréditées par l'ECOSOC, de faire reculer, de faire cesser un conflit, voire même de l'empêcher.

J'en veux pour preuve l'incapacité, voire l'impuissance, de ces institutions de faire progresser les droits des nations sans qu'un conflit armé ne se soit produit avant. Il faudra une guerre, bien souvent qui impliquera des nations extérieures, et de trop nombreux morts, civils ou militaires, pour qu'enfin les belligérants prennent conscience que la solution ne passe pas par les armes, et que de grandes puissances s'imposent comme médiateurs alors qu'elles étaient bien souvent initiatrices de rivalités économiques guerrières.

- Pour quelles raisons avons-nous réussi à donner des droits individuels ou ethniques, sans réussir à les accorder aux nations et aux peuples ?

Et dans ce cadre là ;

- Est-il plus simple de supprimer le mot nègre du vocabulaire populaire que d'accorder aux peuples africains le droit à la démocratie directe ?

- Est-il plus simple de supprimer la ségrégation mondiale contre les juifs que de donner des terres équitables aux palestiniens et au peuple d'Israël ?

- Est-il plus simple de donner le droit de vote à la femme sans lui accorder l'égalité ?

- Est-il plus simple de laisser l'immigration clandestine envahir l'Europe que de venir en aide structurellement, économiquement, socialement aux pays d'origines de ces laissés pour compte de la mondialisation ?

- Est-il plus simple de lier des accords économiques avec la Chine et l'Iran que de dénoncer les violations des droits humains répertoriées dans ce pays ou reconnues comme telles ?

- Est-il plus simple d'obéir aux États-Unis d'Amérique que de condamner ses interventions militaires reconnues comme disproportionnées, voire avérées comme injustifiées ou injustifiables ?

- Est-il plus simple de se poser ces questions que d'y répondre ?

Il faut croire que oui, car le monde dans lequel nous vivons ne change fondamentalement pas !

 

 

 

01:08 Publié dans Culture, Histoire, Lettres, Médias, Monde, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook