06/02/2011

L'avenir de Genève devra se jouer d'ici 2018, après le sablier ne se retournera plus ... !

Nous avons tous souvenir du symbole qui avait été érigé à Genève pour le passage au XXIème siècle, un sablier géant.

Ironie du sort, cette notion du temps qui passe mais qui ne se rattrape pas, sauf si l'on retourne la situation, est à l'image de Genève après une décennie écoulée dans le nouveau siècle.

Genève n'a pas su entrer dans le XXIème siècle avec une vision d'avenir issue d'idées avant-gardistes. Genève est restée à quai, à regarder le train du développement passer et d'autres grandes cité débouler devant elle.

Trop sûre de ses atouts, n'ayant pas conscience que d'autres ville nous envient et cherchent à récupérer nos institutions internationales si fragiles, Genève s'est endormie sur ses lauriers.

Certes depuis trois ans des "grands projets" voient le jour, soutenus financièrement, mais ils ne sont que la finalité de ce qui aurait dû clore le XXème siècle. Ce n'est donc que le retard accumulé que nous tentons de combler aujourd'hui, la politique des transports en est l'exemple concret, mais en aucun cas je ne devine une vision novatrice qui serait issue d'idées avant-gardistes.

Genève reste sobre, neutre, tente de redevenir propre, pratique, usuelle, radieuse, mais elle est si peu moderne qu'elle en demeure triste.

Le made in Swizerland est encore une valeur sûre, mais le made in Geneva n'est plus la représentation d'une ville, d'un canton, qui savait, qui voulait recevoir les hôtes du monde entier pour offrir une terre d'accueil, de négociation, de traité, d'amitié, dans le règlement des conflits, fussent ils politiques, économiques ou sociaux.

Pire encore, écologiquement elle n'a pas saisi sa chance de devenir une référence pour l'avenir du développement durable, avec pourtant une politique "cantonale" efficace mais qui n'a pas de résonance internationale.

Pour que Genève reste le pool d'attraction des institutions internationales, et une référence mondiale, il faudra autre chose que l'écriture d'une Constitution genevoise qui n'a rien d'ambitieuse, car démuni de positions avant-gardistes.

Sans une réaction avant 2018, qui sortirait notre canton de son nombrilisme, afin de ressembler à une cité du XXIème siècle, Genève n'aura pas, n'aura plus les capacités de ses ambitions, au demeurant minimalistes car pleines de certitudes inachevées.

Et si j'écris ce mot aujourd'hui, c'est que j'aime ma ville, ce canton, mais je souffre de les voir s'asphyxier à travers des nébuleuses politiques.

Genève, un monde en soi, comme ils l'ont si bien écrit !  

Commentaires

Genève est comme Bâle, une ville frontière mais cette dernière est depuis longtemps fort bien organisée en transports publics. D'ailleurs, au niveau logement, des zones entières récupérées aux CFF font l'objet de projet comme celui de faire revenir les familles et habitants en ville, même projet à Zurich. Genève s'est endormie car depuis 20 ans, tous les politiciens et députés envoyés à Berne pour faire du lobbying n'ont pas fait ce travail de fourmi, personne a cru au développement de la région. Ce manque de confiance en nous, fait que les habitants ne trouvent pas de logements, ne peuvent plus circuler, n'ont pas d'infrastructures en nombre et rapides, etc..... nous en payons le prix fort depuis que le boom économique de la région métropole lémanique s'est renforcé et a créé des milliers d'emplois et ceci en quelques années.
Sur le plan de la sécurité les Accords de Schengen ont été tout bénéfice mais aussi à cause de notre justice indulgente, du manque de places dans les prisons (manque d'anticipation), du manque de procédures rapides de renvois des faux requérants d'asile, d'une frontière fantôme et d'une manque de coordination avec les administrations, polices et élus de France voisine, notre territoire est laissé aux mains de seulement quelques milliers de SDF, toxicomanes français et confédérés, mendiants et arnaqueurs et cambrioleurs de l'Est européen, voleurs, dealers du Maghreb et d'Afrique de l'Ouest, bandes des banlieues lyonnaises et marseillaises... qui se maintiennent ou font leurs trafic et casses sur le Canton de manière si facile (ou presque). Peut-être 1000 personnes qui perturbent notre quotidien.... pour combien d'habitants ? Renforcement des procédures et surtout rapidité de décision de renvoi des criminels et prise d'action sur le terrain quotidiennement, visibilité jour et surtout de nuit de la police et des gardes frontières en doublant au moins le nombre. Quitte à payer des impôts autant que ces derniers rendent à notre ville, un caractère convivial et accueillant ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

Écrit par : sirène | 07/02/2011

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