05/03/2011

Les résultats des élections municipales auront-ils un véritable impact sur la sécurité des genevois ?

A huit jours des résultats des élections municipales genevoises, le thème de la sécurité demeure un sujet incontournable. Même les socialistes sortent enfin du bois. Si le chômage, la crise du logement, les coûts des assurances sociales et de la santé demeurent des préoccupations majeures, le débat sécuritaire correspond aussi à une réelle attente populaire.

 

Dans le cadre de ces élections, il faut se demander si la véritable solution passe par les municipalités. En effet, la sécurité cantonale se doit d’être assurée et préservée  par le pouvoir exécutif cantonal. Il est le fer de lance de la doctrine politique qui se doit d’être appliquée, en accord avec les communes.

 

Pourtant, l’individualisation communale de la sécurité publique démontre néanmoins que cette collaboration cantonale est soit incohérente, soit inopérante. Certes, il y a bien l’Association des Communes Genevoises (ACG) et sa commission consultative de sécurité municipale, mais les problèmes, les cahiers des charges, les missions, les attentes sont bien différentes de Dardagny à Chêne-Bougeries, de Vernier à Anières.

 

Donc, au final peu importe les résultats de dimanche prochain, car au plan cantonal les volontés des uns n’apporteraont pas la solution des autres. Et à bien y regarder, à écouter et à lire les candidats, la diversité des idées, qui va d’une augmentation drastique des agents de la police municipale, à l’armement de ceux-ci, en passant par une plus grande proximité en rue et un véritable îlotage, on devine bien que le cahier des charges et les missions attendues sont hétéroclites et demeurent du ressort et de la volonté du Conseil administratif en charge dans une commune.

 

Ceci démontre que les attentes des uns ne sont pas les priorités des autres. Ceci confirme aussi que le pouvoir exécutif cantonal se doit d’être le fer de lance d’une véritable politique sécuritaire cantonale, en partenariat avec l’AGC, mais surtout à l’écoute des préoccupations sectorielles et cantonales de la population, voire des policiers et de leurs partenaires qui restent néanmoins les témoins privilégiés des modifications sociétales qui s’opèrent aux carrefours de notre République.    

 

Minet, habitant la Croix-de-Rozon.

15:46 Publié dans Culture, Genève, Médias, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

Cher Minet,

Bien d'accord avec vous, comme souvent.

On peut toutefois rester songeur lorsqu'on voit ceux-là même qui ont obtenu des baisses d'impôts plutôt lourdes et contenir ainsi les effectifs de la police en dessous du nécessaire déposer des initiatives pour renforcer la police municipale...

(ce qui n'absout en rien la gôche pour son angélisme paroissial)

Écrit par : yves scheller | 05/03/2011

Minet,

Bien d'accord avec vous, comme cela n'est pas toujours.

S'il est indubitable que certaines tâches pertinentes à la sécurité peuvent être exercées par des fonctionnaires qui n'ont pas toutes les qualifications requises pour être gendarme -et qui ne doivent ni être armés ni avoir des fonctions de police judiciaire- cela ne veut pas dire que leurs activités doivent échapper au contrôle cantonal.

Bien à vous.

Écrit par : CEDH | 05/03/2011

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