01/09/2011

La sécurité doit vaincre l'insécurité !

Il y a bientôt 17 mois, un blogueur déposait ce texte sur cette plate-forme. Je suis certain que "Minet" ne m'en voudra pas de reprendre ses écrits, juste pour nous souvenir des interpellations d'alors !

Walter SCHLECHTEN, habitant La Croix-de-Rozon.

* * *

(11.04.2010)

L’insécurité, les véritables questions qu’il faut encore se poser !

J’aime le sujet de l’insécurité, car il est d’actualité, il représente une crainte profonde de la population, de notre société et l’aborder c’est vouloir y trouver des solutions pour apporter des réponses aux attentes de nos concitoyens.

 

J’aime le sujet de la sécurité, car il doit devenir une véritable actualité, il représente l’avenir de notre population, de nos enfants, de notre société à travers les solutions qui seront proposées.

 

Ce qui a changé à Genève depuis septembre 2009, c’est que le thème de l’insécurité n’est plus seulement évoqué comme un sentiment, mais bien comme une réalité. Si les dernières élections municipales avaient effleuré le sujet, notamment pas Pierre Maudet, le renouvellement du Grand Conseil, puis du Conseil d’Etat genevois a clairement donné forme à cette insécurité. Il était temps, l’on ne pouvait pas rester plus longtemps dans le déni.

 

Lucidité ou courage politique, l’on ne saura jamais ?

 

Par contre, après avoir réussi à franchir ce pas, nos politiques doivent encore avancer, franchir un cap nouveau et poser les questions qui demeurent en veille.

 

Le devoir de réserve ne m’autorise pas à répondre ici aux interrogations déposées ci-dessous et qui m’ont été rapportées par mes amis, mais libre à vous de nourrir ce débat. Elles ne sont pas exhaustives, mais elles ont le mérite d’approfondir le thème choisi.

 

 

La sécurité qui doit vaincre l’insécurité :

 

1) A défaut de moyens en personnels policiers suffisants, ce qui est reconnu, ne faut-il pas un message politique global beaucoup plus fort, qui se devrait d’aller bien au-delà d’une opération de terrain ciblée et restrictive ?

2) Quelles sont les véritables priorités cantonales dans la politique choisie par nos élus et les hiérarchies ?

3) Les cambriolages, les vols à la tire, les délits et crimes avec violence ne doivent-ils pas aussi devenir des thèmes principaux pour restaurer la confiance de nos citoyens ?

4) Au delà de la prévention et des actions policières, qui ne seront jamais la solution entière aux problèmes existants car trop dépendantes d’une doctrine judiciaire insuffisamment déterminante actuellement, la sécurité globale ne doit-elle pas devenir un sujet prioritaire et parlementaire à la Berne fédérale ?

5) L’éducation et l’enseignement ne doivent-ils pas reprendre une place prépondérante dans la diffusion de nos valeurs historiques auprès d’une jeunesse déjà perdue dans une violence banalisée, voire normalisée par les médias et autres vecteurs, à travers le respect de l’humain, de la vie, du droit d’exister, de vivre en sécurité, en dénonçant à travers l’analyse et la compréhension les comportements illicites et répréhensibles ?

6) La première des solutions n’est-elle pas d’offrir une très grande visibilité policière et cantonale, sans parler de répression mais bien de prévention, comme il en avait été le cas à Genève lors des engagements policiers au déclenchement de la guerre du Golf (1990), puis durant l’Euro08, avec une présence policière générale en nos rues ?

7) L’îlotage individuel tel qu’il est conceptualisé depuis 2003 n’est-il pas un échec qui n’a fait qu’éloigner les policiers de base de la rue, du citoyen, de la population, des commerçants, du rapport humain ?

 

Manque d’effectifs :

 

1) A travers les modifications législatives apportées, soit une augmentation de la classe d’engagement des policiers, êtes-vous certains que les autres modifications apportées ne portent pas atteinte à un métier hiérarchisé organisationnellement dans l’ordre du commandement, comme par exemple la mise en application de la grille salariale étatique et son système rétrograde de promotion qui ne sert qu’à couler ce métier dans la fonction publique, elle-même sans grandes ambitions ?

2) Le manque d’effectifs à la police genevoise est-il une raison suffisante pour limiter le champ d’action de nos pandores au seul centre-ville ?

3) Est-ce un choix politique que de ne cibler que la ville de Genève à travers l’opération Figaro ?

4) A quand une véritable redistribution des tâches avec les personnels à disposition et les partenaires liés à la sécurité, ce qui en toute logique est le premier pas vers l’optimisation des moyens humains ?

 

Et après :

 

1) Ne doit-on pas réfléchir aujourd’hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée à l’avenir, à travers un véritable programme d’éducation, de prévention, de responsabilisation civique ?

2) Ne doit-on pas réfléchir aujourd’hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée pour l’avenir, à travers une véritable volonté de maîtriser, d’anticiper l’éclosion de violences nouvelles, de délits sectoriels liés aux déplacements économiques des peuples, dans une société globalisante qui prône une ouverture des frontières, portes également ouvertes à l’arrivée de valeurs et de comportements aggravants qui ne doivent pas devenir les nôtres ?

3) Ne doit-on pas réfléchir aujourd’hui, pour ne pas rester sur le quai une fois de plus, dans quelle société de demain nous voulons vivre, sécuritairement, environnementallement, économiquement, civiquement, humainement ?

 

Autant de questions pour lesquelles j'espère vous aurez quelques réponses.

 

Minet

Commentaires

Certain(e)s connaissent la fameuse taca taca tac tac tiqu' du gendarme :
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Pour le texte : http://www.greatsong.net/PAROLES-BOURVIL,LA-TACTIQUE-DU-GENDARME,104619847.html

Pour la séquence vidéo avec Bourvil : http://www.youtube.com/watch?v=QSMVDK56Nt8

Voici la tactique de notre Procureur Général pour scier le moral de nos gendarmes.

Les gendarmes risquent parfois leur vie - et trop souvent leur intégrité corporelle ou leur santé - pour arrêter des suspects (présumés innocents), mais aussi des délinquants surpris en flagrant délit.

Ils ont trop souvent la très mauvaise surprise de retrouver ces personnes dans la rue les jours suivants, parfois dès le lendemain de leur arrestation.

En procédant ainsi, le pouvoir judiciaire (PG ou autre membre du Parquet) viole plusieurs principes fondamentaux :

- La Justice doit être rendue en public (sauf exceptions à huis clos) ;

- Les victimes ont le droit d’être entendues ;

- Le justiciable lui-même doit bien sûr connaître son sort.

Voici comment les condamnés ci-dessous sont censés avoir pris connaissance du jugement rendu à leur encontre : en lisant la Feuille d’Avis ! La lisez-vous ?


Feuille d’Avis Officielle du Canton de Genève

Par publication en janvier 2011, des justiciables « sans domicile connu » , sont informés qu’une ordonnance de condamnation a été prononcée à leur encontre par le procureur général :

M. José D. S., 1974-Brésil, en date du 20 août 2010.
M. Agif K., 1984-Albanie, en date du 3 septembre 2010.
M. Walid R., 1991-Tunisie, en date du 3 septembre 2010.
M. Salvatore L., 1961-Italie, en date du 14 septembre 2010.
M. Rahman R., 1970-Kosovo, en date du 21 septembre 2010.
M. Melci M., 1982-Albanie, en date du 23 septembre 2010.
M. Elmir N., 1988-Albanie, en date du 24 septembre 2010.
M. Arsen N., 1985-Albanie, en date du 24 septembre 2010.
M. Aleks K., 1987-Albanie, en date du 29 septembre 2010.

M. Jamel B., 1985-Irak, en date du 6 octobre 2010.
M. Aladji S. 1989-Sénégal, en date du 8 octobre 2010.
M. Gabriel A. 1991-Nigéria, en date du 11 octobre 2010.
M. Nekoub H. 1992-Algérie, en date du 11 octobre 2010.
M. Ali A. 1985-Palestine, en date du 12 octobre 2010.
M. Abdulhakim A. 1983-Libye, en date du 12 octobre 2010.
M. Ibrahima S. 1990-Guinée, en date du 14 octobre 2010.
M. Younes K. 1992-Maroc, en date du 15 octobre 2010.
M. Ibrahimi A. 1971-Maroc, en date du 16 octobre 2010.
M. Arsim S. 1980-Kosovo, en date du 18 octobre 2010.
M. François C. 1972-France, en date du 18 octobre 2010.
M. Gazment F. 1978-Serbie, en date du 19 octobre 2010.
M. Amadou S. 1992-Guinée, en date du 19 octobre 2010.
M. Yassine D. 1990-Algérie, en date du 19 octobre 2010.
M. Ali R. 1984-Tunisie, en date du 21 octobre 2010.

M. Sacha B. 1982-Russie, en date du 1er novembre 2010.
M. Umar B. 1984-Sierra Leone, en date du 2 novembre 2010.
M. Zeqirija A. 1989-Kosovo, en date du 3 novembre 2010.
Mme Violeta J. 1982-Serbie, en date du 3 novembre 2010.
M. Sunija M. 1989-Mali, en date du 8 novembre 2010.
M. Modou N. 1991-Sénégal, en date du 8 novembre 2010.
M. Perparim A. 1976-Albanie, en date du 12 novembre 2010.
M. Nolbert Q. I., 1969-Bolivie, en date du 23 novembre 2010.
M. Zurab G. 1984-Géorgie, en date du 30 novembre 2010.
M. Frédéric E. 1972-France, en date du 23 décembre 2010.

NB :
- La FAO indique en plus le patronyme et la date de naissance complète.
- Il semble normal de ne trouver aucun Suisse dans cette liste puisque leur adresse est connue. Mais cela n’est pas toujours le cas.

Source :
http://www.ge.ch/fao/archives.asp

C’est la même chose les mois suivants.

Écrit par : Lyonnais du 69 | 02/09/2011

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