19/10/2011

Dépénalisation des drogues, ou comment des experts de la commission mondiale pour la politique des drogues, dont Mme Ruth Dreifuss, vont assassiner l'avenir de nos enfants !

Il y a des jours où je préférerais ne pas me réveiller pour prendre connaissance des dernières informations. Il y a des jours où je me demande si les décideurs de ce monde ont une quelle conque expérience humaine des sujets dont ils traitent.

 

Ainsi donc la commission mondiale pour la politique des drogues préconise la dépénalisation des drogues par la voix de Mme Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la confédération suisse ;

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

 

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Ce sont donc notamment ces raisons qui poussent ces "experts" à tenir un discours aussi ouvert, aussi permissif, aussi irresponsable car ne tenant pas compte des réalités de la toxicomanie, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

 

Je vous laisse à vos réflexions chers lecteurs, la mienne sera publiée dans mon prochain billet, car là ma colère est grande face à l'irresponsabilité des hommes et des femmes qui préconisent la dépénalisation des drogues, sachant que si la politique des quatre piliers n'est pas aboutie à travers ses priorités, elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant. Je vous en rappelle les fondamentaux :

 

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la con sommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

 

Commentaires

Merci Walter !

Et surtout n'oublions pas d'interdire et de poursuivre l'alcool, le tabac, et une bonne partie des médicaments. Tous responsables de la majeure partie des addictions et aux coûts astronomiques pour la communauté.

Ps: attention ce commentaire peut contenir des traces d'ironie !

Écrit par : Nico | 19/10/2011

Comme ça les flics comme Neyret pourrons continuer de se faire des millions !

Écrit par : Corto | 19/10/2011

quand on ne sait pas de quoi on parle on a au moins la décence de se taire

Écrit par : Dr.No | 19/10/2011

et c'est de toi que je parlais, Walter...

Écrit par : Dr.No | 19/10/2011

M. Schlechten, permettez-moi de m'offusquer à la lecture de votre article - à tout le moins de son titre puisque le développement n'apporte rien.

Vous parlez de l'assassinat de nos enfants par les experts de la Commission mondiale pour la politique des drogues. Mais, cher M. Schlechten, c'est bien des gens comme vous qui à force de vous voiler la face êtes devenus responsable du désastre actuel qui nous a amené à l'un des taux de consommateurs les plus élevés au monde. C'est bien sous la politique de prohibition actuelle que tant de drames se déroulent sous nos yeux. Peut-être vos yeux sont-ils trop bandés par des illusions bien-pensantes pour que vous puissiez constater la réalité telle qu'elle se présente à nous. La prohibition et la répression sont en faillite; il est tant de le reconnaître et d'ouvrir de nouvelles voies si notre souci est véritablement celui de la protection des mineurs, d'un meilleur encadrement sanitaire ainsi que d'une meilleure sécurité dans nos rues. La politique de prohibition a démontré ses limites et son maintien serait irresponsable!

J'invite tous ceux que des réflexions d'un niveau supérieur intéresseraient, à prendre connaissance de la prise de position des Jeunes PLR en faveur de la dépénalisation des stupéfiants.
http://www.jlrg.ch/pour-une-politique-pragmatique-en-matiere-de-stupefiant/

Je vous invite également jeter un oeil à mon article à le même sujet:
http://parolesdanslevide.blog.tdg.ch/archive/2011/09/29/la-guerre-contre-la-drogue-a-echoue.html

Écrit par : Alexandre Jöhl | 20/10/2011

Et pourtant Madame Dreyfuss savait confectionner de si beaux pullovers,le manque de laine lui aurait-il fait perdre la mémoire,c'est vrai qu'en vieillissant même en étant Docteur Honoris Causa on peut être amené à tenir des propos dépassant parfois la pensée ou complètement contradictoires à sa décharge tout de même ,si l'on sait que ses neveux devenus adules n'ont plus besoin de ses conseils!

Écrit par : lovsmeralda | 20/10/2011

Et pourtant Madame Dreyfuss savait confectionner de si beaux pullovers,le manque de laine lui aurait-il fait perdre la mémoire,c'est vrai qu'en vieillissant même en étant Docteur Honoris Causa on peut être amené à tenir des propos dépassant parfois la pensée ou complètement contradictoires à sa décharge tout de même ,si l'on sait que ses neveux devenus adultes n'ont sans doute plus besoin de ses conseils!

Écrit par : lovsmeralda | 20/10/2011

Commentaire décevant sur ce sujet. Que la guerre contre les drogues est un échec est un fait patent. Qu'elle engendre des activités criminelles et de nombreux autres méfaits est un fait également. Personnellement j'ai une horreur profonde contre l'usage des drogues: toutes les drogues, et notamment l'alcool, cause d'innombrables destins mis à mal dans nos sociétés. Cela ne m'empêche pas de faire un effort pour rester lucide face au problème de leur usage, aussi répandu dans presque toutes les sociétés que les croyances religieuses, que je ne partage pas non plus. Il ne suffit pas de condamner ce que l'on n'aime pas, mais de trouver le meilleur moyen pour limiter les effets néfastes de ce que l'on ne peut pas éradiquer de toute manière.

Écrit par : Mère-Grand | 20/10/2011

Et dire que le fait que l'on puisse consommer raisonnablement "de la drogue" (substance psychoactive interdite par l'état bienveillant pour des raisons subjectives d'origine économiques [pour ce qui est du cannabis tout du moins]) tout en travaillant (je suis ingénieur logiciel en ce qui me concerne), payant des impôts et en gardant un casier blanc comme neige n'effleure l'esprit de personne.

Il n'y a pas plus de problèmes avec "la drogue" qu'avec l'alcool, le tabac ou les médicaments. La seule différence entre ces produits ce situe à la façon dont la LStup les considère et les taxes que l'état perçoit sur leur vente.

En ce qui concerne la lutte contre "la drogue", elle me fait gentiment rigoler. Je ne sais pas comment cela se passe sur Genève, mais dans le canton de Vaud, seuls les petits consommateurs (de cannabis de préférence) sont systématiquement traqués en réprimés.

Pour l'anecdote, j'ai "l'honneur" de faire partie des 80 "trafiquants" arrêtés sur le canton de Vaud l'an passé. Je n'ai jamais vendu un gramme de quoi que ce soit, j'ai juste commis le délit de figurer dans le répertoire d'une personne qui a mal tourné (une bonne partie de ces 80 "trafiquants", que je connais également, ont commis le même "délit"); ce qui m'a valu un coup de fil un beau matin et une convocation de la part d'un certain Cpl S. (Je vous rassure, je me suis bien marré durant l'interrogatoire et n'ai pas été condamné pour "achat et consommation" faute de preuves, que je n'ai pas voulu leur donner sur un plateau).

D'ailleurs, le couple en question est libre et continue joyeusement son trafic. Les dealers qui vendent des produits dits durs coupés avec des substances plus que douteuses (pour ne pas dire dangereuses) ne sont jamais inquiétés faute de coopération et de rentabilité. Seuls les consommateurs, en général intégrés, sont sanctionnés systématiquement.

Cette prétendue lutte contre la drogue est donc, tout comme la prétendue prévention routière, d'une hypocrisie crasse et n'est qu'un vague prétexte pour remplir les caisses de l'état dans le mépris total des 3 autres piliers de notre politique de "la drogue".

Mes excuses pour le pâté, c'est la matin et je crois que je vais devoir reprendre un café (qui est une drogue également puisque la caféine est une substance psychoactive).

Je dois dire que ça me met assez hors de moi de lire sans arrêt le même discours partial venant de personnes qui n'ont pas la moindre idée de quoi ils parlent et prétendant le contraire. Je suppose que vous avez de solides notions en chimie organique, en biochimie et en addictologie pour affirmer que la drogue c'est de la merde et qu'elle ravage tous ces utilisateurs sans exception ?!

Pour faire bref, il n'y a pas de mauvaises drogues (ou alors que de mauvaises drogues, alcool & co inclus), mais que des mauvais usages.

Cordialement,
- Un consommateur raisonnable de tout et n'importe quoi (excepté l'alcool, le tabac et les opiacés en général) qui travaille et paie ses impôts comme un bon pilier de bar pas encore trop cirrhosé.

Écrit par : Nom/Prénom | 20/10/2011

La prohibition contre l'alcool dans les années 1920 aux USA ont été organisées par le gouvernement américain, uniquement dans le but de permettre à la minorité italienne, extrêmement pauvre, de s'intégrer socialement, ceci est prouvé par des actes écrits dans les archives des services secrets du FBI et des minutes du congrès !!!!

Écrit par : Corto | 20/10/2011

@Mère-Grand,plus ou moins de votre avis cependant si vous espérez un monde sans tache il faut supprimer toutes publicités à commencer par tous les spots TV quand à vouloir plus blanc que le blanc au enzimes liés à la noirceur d'esprit de gens ne sachant plus gérer comment gérer leurs émotions là faudra attendre encore un moment surtout si l'on sait le nombre de jeunes préférant voyager et rechercher le danger car vivre en Europe et même en Suisse disent-ils :c'est rasure on s'ennuie,autant être aux premières loges pour assister à un tsunami ou conflit.C'est qu'à force d'avoir oublier leur propre jeunesse certains ringards de 40 ans souffrent d'un trop plein de puritanisme

Écrit par : lovsmeralda | 20/10/2011

M.Schlechten, on attend avec impatience votre analyse sur le fond et la forme.

@lovsmeralda: My God! une virgule, un point et même deux point: j'ai souvent cru que votre clavier en était dépourvu. ;)

Écrit par : Georges-André Bitoniaux | 20/10/2011

Walter, est ce que le nom de Louis Demartin vous interpelle ???

Écrit par : Corto | 20/10/2011

Pour le 1), ce n'est pas le développement d'un "« gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites" mais bien un recul non négligeable du marché noir concernant le cannabis qu'on est en droit d'attendre d'une telle mesure.

C'est entre autres voix, par la voix de Mme Dreyfuss, ancienne Présidente de la confédération suisse. Et non pas simplement " par la voix de Mme Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la confédération suisse". Merci pour la nuance.

Pour le 2)... c'est en centaines de milliards d'euros dont on parle ici : les budgets alloués au combat contre la drogue ont explosé, et se sont multiplié afin de faire face à un phénomène toujours s'amplifiant. Et cette amplification a pour origine ces politiques répressives au sujet des drogues. Les utiliser autrement solutionnerait énormément de choses.

Pour le 4) Non. Sérieusement comment peut-on à la fois se dire sérieux et en même temps prendre comme argument la "théorie de l'escalade" ? Aucune donnée scientifique, ou effective ne confirme cette théorie. Ce n'est que des "on dits", et aucune étude n'est en accord avec ça.

L'expression employée "discours aussi irresponsable" montre à quel point l'auteur de ce papier s'estime au dessus des 19 personnalités composant la commission globale sur la politique des drogues... Oui monsieur Walter Schlechten, vous savez tout, et vous êtes un phoenix au dessus des hommes, et qui plus est votre façon de voir excelle toutes celles jamais exprimées... Quelle blague !

Écrit par : cynoque | 20/10/2011

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