20/10/2011

Pourquoi la dépénalisation des stupéfiants est une hérésie !

Que la commission mondiale pour la politique des drogues préconise la dépénalisation des drogues par la voix de Mme Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la Confédération suisse, est une chose. Que cette instance se base sur son rapport de juin 2011 en est une autre, mais que le bon sens ne vienne pas nourrir les fondamentaux de cette analyse est inquiétant pour l'avenir de notre société et de nos enfants.

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

- La guerre mondiale contre les drogues, ah bon. J'ignorais qu'un tel combat, digne d'une bataille universelle que l'on veut gagner, avait été mené au plan mondial. J'ignorais aussi que la gagne passait pas une victoire totale, alors que bien des petits combats sont vainqueurs au quotidien dans cette lutte menée par les soldats de nos valeurs.

- Rendre les armes ainsi, sans vouloir combattre plus en avant, plus loin, plus profondément, en usant de stratégies nouvelles mais sans reddition, c'est donner gain de cause à l'adversaire, c'est le renforcer dans ses convictions profondes que le crime paie, que la drogue fait vivre et que les valeurs de ces grandes mafias sont plus fortes que celles de notre société.

- Jamais notre population ne devrait avoir l'ombre d'un doute au sujet de cette guerre qui doit être menée contre les stupéfiants, contre ceux qui cultivent, contre ceux qui fournissent, contre ceux qui trafiquent, contre ceux qui sont corrompus par ce fléau, contre ceux qui sont dépendants de ce vice, car la drogue est la gangrène sociétale de ce siècle.

- Il est "heureux" dans ce malheur de se rendre compte que les conséquences sont dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier, mais ce n'est pas cet embryon de guerre qui en est la cause, mais bien la drogue et tous ses dommages collatéraux. Il ne faut pas lutter contre la guerre, mais contre la drogue. Aucun combat n'est simple à gagner, mais se rendre sans y avoir mis toutes ses forces, c'est mourir en léguant une société sans avenir à nos enfants.

 

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

- A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou, celui de vaincre la drogue et ne plus nuire à son entourage, à ses proches surtouts, à sa famille en premier bien souvent.

- La marginalisation et la stigmatisation ne proviennent en aucun cas de la criminalisation de la consommation de drogue, mais bien de la consommation de ces substances illicites qui engendrent une désocialisation totale de l'être, une perte des valeurs et du respect de soi-même. Seul le produit compte et induit des comportements stigmatisant, puis la marginalisation au regard d'une société où le consommateur ne s'implique plus.

- Une aide, un accompagnement, un suivi avec des objectifs qui passent par la revalorisation de l'humain, de ses valeurs, des ses repères est le minimum que l'on puisse offrir à tout consommateur qui fait vœux de sortir de cette déchéance humaine. Un appui thérapeutique devient alors souffle de vie avec des produits de substitutions adéquats.

- Malheureusement, bien souvent l'appel du manque demeure plus fort que la cure, et le toxicomane replonge de plus haut pour s'évader un peu plus dans ses nébuleuses. Les marchés parallèles sont ainsi alimentés pour répondre à cette demande, avec un trafic sans cesse innovant, dans les moyens, dans les produits proposés et avec l'avènement des drogues de synthèse.

 

 

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

- Une énumération de ces idées préconçues serait intéressante, même si le nerf de la guerre n'est pas là. Peu importe l'idée, elle germe de nos valeurs, de nos repères, de notre vision du monde qui en seront les guides. C'est bien là qu'il faut travailler en amont, retrouver des valeurs qui ont su, par le passé, faire avancer notre société en luttant contre les fléaux dévastateurs qui se sont succédés.

- Quelles valeurs accordons-nous à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et de la dépendance qui en résulte inévitablement pour les drogues dures ?

- Quels repères sociétaux prêtons-nous à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et de la dépendance qui en résulte inévitablement ?

- Quelle vision du monde offrons-nous face à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et à la dépendance qui en résulte ?

- Les solutions pour une approche nouvelle passent indéniablement par les réponses obtenues à ces questions. Il en va de l'avenir de notre société.

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

- Quelle naïveté que celle de croire que qu'un modèle de régulation légal et gouvernemental viendrait réduire le pouvoir du crime organisé et qui plus est protéger la santé et la sécurité des citoyens.

- Le crime organisé se réorganisera avec des substances nouvelles, dont l'attrait et probablement la spécificité feront que le marché parallèle, le trafic, demeureront avec le risque que la rareté des produits illicites proposés fasse grimper les prix de ceux-ci.

- La libéralisation à travers une distribution étatique, pharmaceutique, médicale a déjà été testée avec la méthadone. Ce produit est une aubaine lors d'un traitement, mais il est bien souvent détourné de l'usage personnel et individuel prévu, pour réapparaitre sur le marché parallèle. Il en va de même avec de nombreux médicaments prescrits, tel le Dormicum. C'est alors l'Etat, les pharmaciens et les médecins qui alimentent ce marché parallèle de substitution, un comble pour qui veut contrôler ladite distribution.

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

- Si indéniablement le "gigantesque marché noir criminel" diminuerait à l'aube d'une légalisation, les drogues nouvelles et alors illicites, de synthèse probablement, viendraient rapidement inonder un nouveau marché gris criminel.

- La satisfaction de la demande internationale en drogues n'est que la résultante du marché, de l'offre et de la demande. La question ne se pose pas en capacité de fournir étatiquement le produit, mais bien de déterminer les conditions et les habitudes des consommateurs. Le malaise sociétal est une des causes importantes de l'augmentation des abus, il faut là aussi rechercher les causes de ces addictions.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

- La répression contre ce marché criminel a un prix, mais il est aussi possible d'envisager autrement le financement de cette lutte, les saisies judiciaires pourraient par exemple venir financer ce combat. L'argent de la drogue contre la drogue.

- C'est un faux débat, les premières économies ne doivent pas venir aider à une augmentation de l'insécurité en attaquant les budgets de la sécurité.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

- Les mesures répressives contre les régions de production, alors que nous savons tous que ce sont les gouvernements de ces pays qu'ils faut mettre au pas, devant le fait accompli des décisions issues de nos valeurs, de nos repères sociétaux, de notre vision du monde. Le trafic de drogue doit être poursuivi dans l'ensemble de son œuvre, la corruption aussi.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

- C'est bien là que se trouve le problème sociétal actuel rencontré en occident, mais ce n'est pas les mesures répressives qui en sont la cause majeure, mais bien l'augmentation de l'offre, des produits, des mélanges possibles, du détournement de médicaments de leur usage premier à l'arrivée de nouvelles drogues de synthèse.

- C'est là aussi les véritables raisons de ce comportement en toxicomanie qui doit être analysé, car si mélange il y a, la désintoxication deviendra quasi impossible.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

- A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou, celui de vaincre la drogue et ne plus nuire à autrui, à ses proches surtouts, à sa famille en premier bien souvent.

- La marginalisation et la stigmatisation ne proviennent en aucun cas de la criminalisation de la consommation de drogue, mais bien de la consommation de ces substances illicites qui engendrent une désocialisation totales de l'être, une perte des valeurs et du respect de soi-même. Seul le produit compte et induit des comportements stigmatisant, puis la marginalisation au regard d'une société ou le consommateur ne s'implique plus.

- Une aide, un accompagnement, un suivi avec des objectifs qui passent par la revalorisation de l'être, de ses valeurs, des ses repères est le minimum que l'on doit offrir à tout consommateur qui fait vœux de sortir de cette déchéance humaine. Un appui thérapeutique devient alors souffle de vie avec des produits de substitutions adéquats.

- Malheureusement, bien souvent l'appel du produit demeure plus fort que la cure, et le toxicomane replonge de plus haut pour s'évader un peu plus. Les marchés parallèles sont ainsi alimentés pour répondre à cette demande, avec des trafiquants sans cesse innovant, dans les moyens, dans les produits proposés avec l'avènement des drogues de synthèse.

 

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Les réalités de la toxicomanie sont bien complexe, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

Pour moi, la politique des quatre piliers n'est pas aboutie en Suisse à travers ses priorités, mais elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant.

Malheureusement et à ce jour, l'encadrement sanitaire par la réduction des risque est insuffisant - La prévention est inadaptée aux réalités - Les thérapies sont souvent incontrôlées, ouvrant ainsi le marché gris - La répression est sans effet sachant que les peines encourues demeurent minimes et donc en aucun cas dissuasive. Mais tous ces éléments sont issus de choix politiques. S'il le faut, j'y reviendrai dans un prochain texte. 

Je vous en rappelle les fondamentaux des quatre piliers :

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la consommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

La dépénalisation ne représenterait qu'un désastre humain de plus, un signe fort de la perte des valeurs de notre société, de nos repères, dans une société justement à la recherche de celles-ci car disparues à travers une vision du monde utopique de nos politiques de gauche. Mais si la droite veux si mettre aussi, pas de problème, après il faudra en assumer les conséquences mais je ne suis pas certain que nos aînés la suive sur ce chemin là. Par contre, ce jour lors de ma pause de midi, je me suis rendu vers la gare de Cornavin auprès d'une demi-douzaine de toxicomanes qui ont touché à toutes les drogues de la place de Genève ces dix dernières années, et je leur ai posé cette simple question : "d'homme à homme, et pour l'avenir de nos enfants, êtes-vous pour la dépénalisation des drogues dures ?"

 

Les réponses ont été franches, sans équivoque et unanimes : "NON"

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

Commentaires

Le peuple suisse s'est exprimé CONTRE la dépénalisation du cannabis, cela démontre bien l'avis des suisses.

Au pire, refaire une telle votation dans 10 ans, mais ne plus en parler pendant un petit moment me semble opportun :)

Écrit par : ReverendPere | 20/10/2011

Tout à fait d'accord avec vous !

La dépénalisation de la drogue, est une démission. C'est une reddition avec armes et bagages en rase campagne. Elle n'est pas digne d'un Etat de droit !

Il serait vain de dépénaliser ici en Suisse, alors que la drogue serait pénalisée chez nos voisins. Une telle stratégie provoquerait immédiatement un appel d'air chez les drogués de toute l'Europe. C'est donc une stratégie commune et coordonnée sur l'ensemble de l'Europe qu'il faudrait mener et ceci sur tous les fronts, démanteler les réseaux financiers et harmonisation des codes pénaux notamment.

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 20/10/2011

"A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou..."

1. Selon vous, donc, un alcoolique au dernier degré est quelqu'un de génial et épanoui.
2. Vous ne connaissez visiblement pas grand monde ou plus vraisemblablement que des gens de votre microcosme. J'en connais beaucoup qui fument du cannabis occasionnellement ou quotidiennement et qui sont actifs, paient leurs impôt, sont socialisés, etc.
3. Certainement pareil pour la cocaïne, sauf que n'étant pas du merveilleux microcosme bourgeois, je ne les connais pas directement.

Concernant l'offre et la demande, vous avez raison de rappeler cette loi économique. Sauf que vous semblez penser qu'un (sale) drogué est toujours prêt à avaler n'importe quoi, pourvu que ce soit nouveau. Je ne doute pas que ce soit effectivement le cas de certains. Mais la très grande majorité des consommateurs est plus rationnelle: quand ils sont contents d'un produit, ils ne veulent pas en changer. Un peu comme un amateur de machin-cola n’achèterait pas autre chose ou comme un amateur de bière XXXX ne changera pas de crèmerie. Donc, en reprenant avec rigueur cette loi économique, une légalisation, avec production contrôlée, de certaines substances bien précises feraient chuter le marché noir et couperait les vivres au crime organisé.

Écrit par : Georges-André Bitoniaux | 21/10/2011

"A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou..."
Et bien maintenant vous en connaissez un. De plus, si vous preniez la peine de retirer vos œillères de gendarme au regard biaisé par la propagande anti-drogue, vous en connaitriez bien d'autres.

A moins que le fait de travailler, payer ses impôts, ne pas commettre le moindre délit, respecter sa vie sociale et professionnelle ainsi que son concitoyen, ne pas inciter qui que ce soit à consommer etc etc porte préjudice à la société (tout comme le fait quelqu'un qui boit un verre de temps en temps, finalement). Dans ce cas je vous prie de bien vouloir m'excuser de ne pas parasiter l'aide sociale et de ne pas piller mon assurance maladie en ne restant pas oisif toute la journée.

M. Schlechten, les consommateurs de stupéfiants (qui, je le rappelle, sont des produits psychotropes au même titre que l'alcool ou les médicaments à la différence qu'ils sont interdits par l'état) intégrés ne s'affichent pas. Et d'ailleurs je me demande encore pourquoi je perds encore mon temps à essayer de faire boire un âne qui n'a pas soif alors que je me complaît dans ma vie de "sale drogué" et que je n'ai finalement de comptes à rendre à personne si ce n'est à moi-même.

La vision biaisée de la société en générale par rapport aux stupéfiants vient du fait que la minorité de consommateurs à problèmes fait bien plus parler d'elle que la majorité des consommateurs intégrés et intègres. Ne dit-on pas "Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse." ?

L'abus de tabac détruit les poumons, le système cardio-vasculaire et mène à l'addiction.
L'abus d'alcool détruit le foie, le cerveau, les familles et mène à l'addiction.
L'abus de médicament détruit divers organes dont le cerveau, les familles et mène à l'addiction.

Au nom de quelle morale, une personne consommant raisonnablement de la drogue devrait être considérée comme un pariât et une menace pour la société alors qu'une personne qui se détruit elle-même, ainsi que son entourage, par des moyens légaux ne le devrait pas ?

Merci de m'expliquer en quoi une personne qui consomme des stupéfiants (peu importe sa raison et sa façon de le faire) est de facto un préjudice à la société. Votre affirmation est choquante.

Cordialement.

Écrit par : Nom/Prénom | 21/10/2011

Visiblement le sujet intéresse et chacun à son avis, mais Messieurs ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit. Quelques réponses, juste pour finir la semaine par un échange courtois.

1) Je ne vois pas où j'ai soutenu la thèse qu'un alcoolique gravement malade était génial et épanoui. Si le fait de différencier l'addiction à l'alcool et la toxicomanie liée aux drogues dures est pour vous aussi choquant, c'est qu'il vous faut vous replonger dans le parcours de ces gens devenus dépendants.

2) Oser croire que je ne connais pas grand monde touché par ces fléaux est bien mal me connaitre et préjuger de mon parcours de vie. En général, je ne m'exprime pas sur des sujets que je ne connais pas. Pour moi le toxicomane attaché aux drogues dures est un malade, un patient, il doit être pris en charge ainsi, ce qui n'enlève rien à la problématique de l'illégalité du produit sur la place publique, par prévention, par interdiction, par protection des mineurs aussi. La dépénalisation serait un acte irresponsable qui éloignerait encore un peu plus notre société des valeurs qui ont su jadis la construire, mais actuellement attaquée par ces fléaux.

La problématique du cannabis est différente, sachant que les effets sont variables : légère euphorie, accompagnée d'un sentiment d'apaisement et d'une envie spontanée de rire, légère somnolence. Les usagers de tous âges consomment généralement pour le plaisir et la détente. Des doses fortes entraînent rapidement des difficultés à accomplir une tâche, perturbent la perception du temps, la perception visuelle et la mémoire immédiate, et provoquent une léthargie. Ces effets peuvent être dangereux si l'on conduit une voiture, si l'on utilise certaines machines.

Les principaux effets physiques du cannabis peuvent provoquer, selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit :

* une augmentation du rythme du pouls (palpitations);
* une diminution de la salivation (bouche sèche);
* un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges);
* parfois une sensation de nausée.

Même si les effets nocifs du cannabis sur la santé sont, à certains égards, moins importants que ceux d'autres substances psychoactives, l'appareil respiratoire est exposé aux risques du tabac (nicotine et goudrons toxiques), car le joint est composé d'un mélange de tabac et de cannabis. Les risques respiratoires sont amplifiés dans certaines conditions d'inhalation, pipes à eau par exemple.

Certains effets, souvent mal perçus par la population et les consommateurs, ont des conséquences importantes et révèlent l'existence d'un usage à problème, donc nocif :

- Difficultés de concentration, difficultés scolaires.

- Dépendance psychique parfois constatée lors d'une consommation régulière et fréquente : réoccupations centrées sur l'obtention du produit;

- Risques sociaux pour l'usager et son entourage liés aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit;
- Chez certaines personnes plus fragiles, le cannabis peut déclencher des hallucinations ou des modifications de perception et de prise de conscience d'elles-mêmes : dédoublement de la personnalité, sentiment de persécution. Ces effets peuvent se traduire par une forte anxiété.

Une dépendance psychique est parfois constatée lors d'une consommation régulière et fréquente : les préoccupations sont centrées sur l'obtention du produit. Un usage nocif de cannabis peut favoriser la survenue de troubles psychiques.

Cannabis et dépendance

L'usage répété et l'abus de cannabis entraînent une dépendance psychique moyenne à forte selon les individus. En revanche, les experts s'accordent à dire que la dépendance physique est minime. Toutefois, un usage régulier, souvent révélateur de problèmes, est préoccupant, surtout lorsqu'il s'agit de très jeunes usagers.

Le cannabis et l'alcool ont donc des points communs, mais les rituels de consommation sont très différents, le cannabis pouvant très bien à un certain moment remplacer la consommation de tabac, la cigarette.

Reste les effets thérapeutiques du cannabis, ils sont reconnus et je trouve très bien qu'il soit utilisé à ces fins en médecine.

3) Enfin, pout tout ceux qui osent encore croire que l'on peut consommer de la cocaïne ou d'autres drogues en maîtrisant sa consommation, et les effets idoines à risque, c'est prendre un pari sur votre santé, sur votre vie sociale, sur votre vie professionnelle et surtout sur votre vie familiale. C'est aussi pour ces raisons préventives que les interdits existent.

L'humain se met en danger par des consommations excessives, tabac, alcool, médicaments, cannabis, en croyant réguler sa consommation, ce qui n'est pas reconnu pour ces addictions.

La société ne doit pas permettre à l'humain de se mettre en danger, raison pour laquelle les drogues dures doivent demeurer interdites, alors que les suivis thérapeutiques doivent être améliorés pour toutes personnes touchées pas les addictions, la toxicomanie.

La commission mondiale pour la politique des drogues ne parle pas simplement de dépénaliser le cannabis, mais bien de toutes les drogues, et là c'est grave, avec le risque énorme, je le répète, d'assassiner l'avenir de nos enfants.

Walter Schlechten.

Écrit par : Walter Schlechten | 21/10/2011

Les commentaires sont fermés.