23/10/2011

Le temps de retrouver un travail, je compte les minutes à l'OCE !

Ceci n'est qu'une fiction, à la recherche du temps perdu, des minutes nécessaires, des secondes attendues, des espoirs intemporels, celui de trouver un emploi.

 

Le 12 août 2012, environ 18'000 personnes (une moyenne entre les 20'833 demandeurs d'emploi et les 15'095 chômeurs) devront se rendre rue de Montbrillant, derrière la gare de Cornavin, pour bénéficier des prestations de l'Office Cantonal de l'Emploi (OCE). Pour désengorger le centre-ville, c'est pas la meilleurs des idées que nos élus ont eu là, mais bon, passons, l'important est ailleurs.

 

En comptant 22 jours ouvrables par mois et un passage à l'agence mensuel par bénéficiaire des prestations, nous arrivons à 818 personnes jours. Sachant que les agences, généralistes dans le traitement des dossiers, seront au nombre de 4 en ce lieu, avec une dizaine de conseillers en personnel prévus pour chacune, nous arrivons à 20,45 dossiers jour par conseiller.

 

En divisant les huit heures de travail à disposition par ce nombre, nous arrivons à 23 minutes par personne, soit 1'380 secondes mensuelles pour aider un citoyen dans ses démarches, soit pour bénéficier d'une allocation, soit pour un retour à l'emploi, voire bien souvent les deux en ouverture de dossier.

 

C'est déjà court, sachant qu'il ne faut pas oublier un conseiller en vacances par groupe et un malade ou en formation continue, et nous tombons à huit collaborateurs par entité, soit une augmentation des dossiers par employé. Nous arrivons alors à 25,5 suivis jour par conseiller, soit 18 minutes et donc 1'080 secondes par mois pour accompagner le chômeur.

 

Là, c'est très court, tout comme la politique genevoise menée depuis des années envers les chômeurs non qualifiés ou ne bénéficiant pas d'un profil adéquat pour un retour à l'emploi. C'est la loi du marché qui dicte ses règles, probablement, mais c'est l'humain qui reste sur le bord de la route, à compter les secondes qui le séparent d'un prochain entretien, en espérant ne pas arriver en fin de droits et finir à l'Hospice général, car là c'est une autre calcul qui débute, en dehors de toutes statistiques.

http://www.geneve.ch/oce/doc/2010-cdp-novembre.pdf

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

09:49 Publié dans Culture, Economie, Fiction, Formation, Genève, Politique, Région, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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