26/10/2011

Demain, il nous faudra sortir des ténèbres !

Si au lendemain des élections fédérales certain partis politiques se sont réveillés avec la gueule de bois, pour des raisons diverses, c'est ce matin que je m'éveille. Depuis quatre ans les cauchemars et les rêves de notre société nous accompagnent, guidés par les pouvoirs législatifs.

 

Genève, elle, se trouve dans les ténèbres depuis trop longtemps, chômage, logement, sécurité, mobilité, coûts de la santé publique, coûts de la vie, image et Esprit de Genève. Il est temps d'en sortir, mais ce n'est pas les dernières élections fédérales qui changeront quelque chose. Les élus genevois reconnus dimanche vont bien tenter d'apporter une pierre à l'édifice de la reconstruction de Genève, mais ce rêve demeure une utopie si tous nos représentants ne vont pas unis au combat en montant à la Berne fédérale pour défendre les intérêts de la République et de sa population.

 

Placer trop d'espoirs autour de la fosse aux ours, ce serait faire preuve d'une grande naïveté politique en nos qualités d'électeurs. Certes les troisièmes voies, routières et CFF, ainsi que la traversée de la rade dépendent d'une décision fédérale au sujet du financement de ces ouvrages, mais aussi de la vision d'avenir que la Confédération envisage au sujet de la mobilité urbaine et suburbaine. Reste les problèmes des assurances sociales ou celui des montants des primes de l'assurance-maladie obligatoire, dont les variations entres les cantons sont devenues inacceptables. De vastes sujets avec des enjeux économiques importants, « garanties » de débats longs et incertains sous la Coupole fédérale.

 

C'est là où nous devons prendre conscience que si Genève veut sortir rapidement des ténèbres qui l'habitent, c'est en premier lieux en nos terres et en nos murs que nous devons trouver les premières solutions, notamment sur les thèmes du logement, du chômage, de la sécurité, de la mobilité, de l'image et de l'Esprit de Genève.

 

Seul un pouvoir législatif cantonal possédant une vision du monde nouvelle pour Genève, en sortant du carcan institutionnel politique en place depuis trop longtemps et qui nourri simplement les oppositions, pourra trouver des solutions cantonales aux problèmes relevés qui sont depuis devenus des défis.

 

Dans deux ans, il faudra une nouvelle fois aller voter dans le cadre d'élections. Dans deux ans, nous serons une nouvelle fois inondés d'affiches aux slogans substantiels et aux sourires artificiels. Dans deux ans, nous devrons enfin faire comprendre de quel avenir nous voulons pour Genève, pour notre population, pour nos enfants.

 

Dans deux ans, il faudra s'indigner, et aller voter pour les consciences qui se seront depuis réveillées.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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12:03 Publié dans Culture, Economie, Genève, Histoire, Médias, Politique, Région, Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Vous n'êtes pas le seul à vous réveiller avec la gueule de bois si bien décrite ici; "ça ne change rien!" me direz-vous, et puis, on est toujours seul avec sa souffrance, ses angoisses, le dépit, etc. Les ténèbres ne sont pas près de se dissiper, hélas! Quant aux différentes techniques de "solutionner" les problèmes graves, parfois tus, leur rhétorique en devient lassante.
Bien à vous!

Écrit par : Roxane | 26/10/2011

"Genève, elle, se trouve dans les ténèbres depuis trop longtemps, chômage, logement, sécurité, mobilité, coûts de la santé publique, coûts de la vie, image et Esprit de Genève. "

Tant qu'à vous réveiller, allumez votre télévision et regardez ce qu'il se passe en dehors de Genève. Oh je ne parle pas des rediffusions d'Heidi mais plutôt de ce qu'il se passe dans les villes de plus de 300 000 habitants... Et venez donc nous reparler du chomage et de l'insécurité.
Vous vous rendrez surement compte de la chance qu'était la votre aujourd'hui une fois que le double Tsunami de la dette Européenne et Américaine nous aura mouillé les pieds.

Écrit par : antoine | 26/10/2011

Cher Antoine,

Sachez que je suis totalement réveillé, ce qui aiguise la pertinence de mon analyse, au contraire de gens comme vous, ou comme certain élus actuellement au pouvoir qui se sont endormis sur les lauriers du passé, qui se contentent de dire comme vous que c'est pire ailleurs, que l'on arrivera jamais à revenir en arrière, qu'il faut faire avec.

Des discours insupportables pour qui croit encore en la force de notre démocratie, en ses valeurs, en ses repères, en ses droits.

Demain sera probablement pire, partout et surtout en Europe, mais ce n'est en aucun cas une bonne raison pour baisser les bras aujourd'hui, en attendant les Tsunamis prévus, sans déjà sortir la tête de l'eau et répondre ainsi aux préoccupations actuelles de la population.

Minet.

Écrit par : Walter Schlechten | 26/10/2011

Le poisson pourrit par la tête !!!

Écrit par : Corto | 27/10/2011

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