08/11/2011

Genève doit entrer en guerre contre l'insécurité, la criminalité, les incivilités, afin que nos valeurs redeviennent les piliers de notre société.

« Encore un fait-divers à Genève, un de plus. A travers une banalisation de la violence, des statistiques, des victimes, des effets collatéraux, des craintes et des inquiétudes réelles des citoyens de ce canton, c'est notre société qui meurt à petit feu.

 

Ce soir, un homme va probablement mourir, pour avoir reçu une balle dans la tête à la sortie d'une Migros. Règlement de compte, jalousie, mafia, drogue, argent, acte gratuit et crapuleux ou meurtre banal dans une société qui a perdu tous ses repères à travers la disparition de ses valeurs ?

 

Nous ne pouvons plus continuer ainsi, l'indolence politique doit cesser et les responsabilités ayant engendré ce chaos doivent être mises en évidence. Il faut oser, il faut dénoncer, il faut critiquer, il faut changer, il faut se révolter et dire stop à la violence, à l'insécurtié.

 

- Oser relever l'indolence politique sur les véritables problèmes liés à l'insécurité.

 

- Dénoncer les incompétences stratégiques à travers les priorités accordées.

 

- Critiquer l'insouciance de nos élus qui s'endorment une fois certaines élections passées.

 

- Changer de ton, de comportement, d'attitude, de méthode, de vision d'avenir pour redonner vie à notre canton.

 

- Se révolter car il n'est plus admissible que la population de cette ville, de ce canton, aie peur d'envoyer son enfant faire une course dans un supermarché sans craindre pour sa sécurité, son intégrité, sa vie.

 

- Se révolter encore car il n'est plus tolérable que nos hôtes se fassent détrousser, voler, spolier, abuser.

 

- Se révolter ensuite car il n'est plus acceptable d'entendre dire que nous ne pourrons jamais revenir en arrière, que c'est la société qui change, que dans d'autres grandes villes c'est pire, que c'est la faute de l'autre.

 

- Se révolter toujours car les responsables de cette catastrophe sociétale sont les mêmes qui décident de quoi demain sera fait, alors qu'aujourd'hui est déjà un gouffre ce qui nous est insupportable.

 

- Se révolter enfin car il n'est pas envisageable d'imaginer que la sécurité de demain puisse être menée par des milices, privées ou citoyennes, en lieu et place d'une police forte, déterminée et déterminante. Il en va de la survie de la démocratie.

 

Mais pour cela il faut du courage ;

 

-         Courage politique d'admettre ses erreurs

-         Courage judiciaire d'entendre les clameurs

-         Courage hiérarchique d'écouter les acteurs

-         Courage citoyen de dire « stop à la violence » et de se révolter

 

Le canton de Genève doit entrer ne guerre contre l'insécurité, contre la criminalité, contre les incivilités, contre la perte par assassinat de nos valeurs qui ont pourtant fondé cette société, par devoir de mémoire envers nos anciens qui ont lutter pour la sauvegarde de nos libertés, par instinct de survie pour que nos familles puissent vivre en paix et par respect pour l'avenir de nos enfants, car demain peut être un jour nouveau si volonté il y a de se révolter, et d'oser enfin. »

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

« N'est-il pas étrange de nous voir défendre plus farouchement nos erreurs que nos valeurs ? »

Khalil Gibran

 

 

Commentaires

INDIGNONS NOUS pour nous faire entendre !!!!

Écrit par : MojitoPower | 08/11/2011

Seule la peur d'une sanction terrifiante peut être utile.

Ainsi que l'expulsion des délinquants étrangers qui sont derrière la majorité des délits.

Le moindre pet de travers et la règle doit être le catapultage hors de notre Sainte terre.

Écrit par : anonyme | 08/11/2011

Préambule à des mesures concrètes. Lesquelles ? Rien d'ironique dans cette question. Nous ne somme pas toujours d'accord. Mais je crois que nous avons le même but.

J'invite toutes et tous à faire part des mesures qu'ils proposent.


1. Je milite depuis longtemps pour la création d'une circonstance aggravante : celle pour un non résident de commettre un crime ou un délit intentionnel en Suisse. Circonstance aggravante devant se traduire par :

- Le doublement de la peine menace. La création d'une peine plancher sérieuse. Le doublement de la peine effective.

- En matière de crimes et délits : la suppression des sanctions pécuniaires comme peine principale, sauf exception.

- En matière de contravention : le rétablissement des peines d'arrêt à côté de l'amende.

- En matière de circulation routière. L'application de la loi sur les amendes d'ordre. Des garanties doivent être, comme la loi le prescrit, exigées des personnes résident à l'étranger. La LAO doit être coordonnée avec le NCPP.


2. La construction de prisons.


3. Plus de policiers. J'ai déjà fait part de mes observations quant à l'impasse du processus de recrutement actuel, qui ne permet pas de recruter assez de policier, notamment de gendarmes. Les solutions que j'ai proposé vous font doucement marrer, minet. Quelles sont les vôtres ?

4. Une force de police intercantonale/fédérale des manifestations de masse.

5. Pas de territoire de non droit.

Écrit par : CEDH | 08/11/2011

@ anonyme

Mais avant tout ils doivent expier dans nos prisons. L'expulsion, même effective, sans punition n'a aucun effet dissuasif.

Écrit par : CEDH | 09/11/2011

A côté de la plaque et antidémocratique :

4. Une force de police intercantonale/fédérale des manifestations de masse

CEDH j'ai assisté avec mon grand père à plusieurs manifestations de masse organisée par les paysans suisses.
Les seuls policiers qui avaient tenté de nous empêcher de protester furent les Bernois sur la Place fédérale. En face de nous nous avions cru avoir à faire à des fauves lâchés dans l'arène. Il fallait lire sur leur visage toute la frustration et la haine qui les animait. Il ne manquait plus que la bave.
Pauvres détritus incapables de dominer leurs pulsions !

Ruhe und Ordnung voilà un slogan propre aux fascistes et autres néonazis
Minet ce commentaire ne vous concerne en aucun point. Je désire juste relativiser ce genre de déclarations propres aux populistes qui foisonnent entre l’Arve et le Rhône !

Écrit par : Hypolithe | 09/11/2011

"- En matière de circulation routière. L'application de la loi sur les amendes d'ordre. Des garanties doivent être, comme la loi le prescrit, exigées des personnes résident à l'étranger. La LAO doit être coordonnée avec le NCPP."

La confiscation du véhicule, par exemple pour tout dépassement de 30km/h de la vitesse limite. Plus moyen de dire : ce n'est pas moi qui conduisais!


"3. Plus de policiers. J'ai déjà fait part de mes observations quant à l'impasse du processus de recrutement actuel, qui ne permet pas de recruter assez de policier, notamment de gendarmes."

Pour cela il faudrait mieux les payer. Mais comme la droite veut moins d'Etat.


"4. Une force de police intercantonale/fédérale des manifestations de masse."

Tant qu'on y est, pourquoi pas faire appel à l'armée comme en 1932... n'est-ce pas?

Écrit par : Johann | 09/11/2011

@ Hypolite

Je crois que je ne me suis pas bien fait comprendre.

Est-ce que les manifs auxquels vous avez participé avec votre grand père étaient autorisées ? Sinon, contestez-vous le principe même de l'intervention policière ? Force doit rester à la loi. La place fédérale ne doit pas être, elle non plus, une zone de non droit. Ce qui ne veut pas dire que les manifs ne doivent pas y être largement autorisées et qu'en cas d'absence d'autorisation la répression doit être adaptée.

Cela étant, pour autoriser des manifs, il faut pouvoir en assurer la sécurité. Et pour cela il faut des forces de police suffisantes. Et tel n'est plus le cas. Il n'est plus possible de mobiliser sans cesse nos polices cantonales pour des manifs, qu'il s'agisse de manifs politiques ou sportives, voire commerciales.

Ruhe und Ordnung, voilà un précepte qui ne s'applique pas à celui qui veut se donner les moyens de permettre les manifs. Moins de moyens, plus de dérapages, restriction des manifs. A Genève ou à Berne. Contrairement à ce que vous pensez, l'exercice des droits fondamentaux nécessite une police.

Écrit par : CEDH | 09/11/2011

@ Johann

""3. Plus de policiers. J'ai déjà fait part de mes observations quant à l'impasse du processus de recrutement actuel, qui ne permet pas de recruter assez de policier, notamment de gendarmes."

Pour cela il faudrait mieux les payer. Mais comme la droite veut moins d'Etat."

Non, johann, le problème n'est pas la rémunération. Minet nous l'a affirmé. Le problème est qu'une fois qu'on a fait le tri parmi les candidats, il ne reste plus assez de monde. En d'autres termes, on se bouscule au portillon pour être gendarme, mais ceux qui se bousculent n'ont que trop rarement les aptitudes requises.

Écrit par : CEDH | 09/11/2011

Que dire, il semble malheureusement que la politique de nos élus est plus centrée sur leurs propres intérets que sur ceux de la société, de nos citoyens..
Que dire... des décennies pour une traversée de la rade, des écoutilles fermées contre l'appel des syndicats policiers qui hurlent l'augmentation de la criminalité, une ingérence de la politique dans l'opérationnel à un point tel que tout est bloqué, des réorganisations sans consultation sans budget avec des acteurs qui ne cherchent qu'à sauver leur poste, des coupes budgétaires insensées, bref.... j'arrête je vais déprimer...
A cela s'ajoute une crise qui ne fait que montrer le bout de son nez, des loyers exorbitants, des primes d'assurance maladie plus proches du vol que du service, des impôts, bref... je m'arrête je vais déprimer... et je n'aurai bientôt plus les moyens de me payer les anti dépresseurs...
Il faut, à l'instar des indignés, une conscience collective.... c'est pas gagné...

Écrit par : Déçu | 11/11/2011

6. Pour agir rapidement, nous devons obtenir la présence de l'armée à Genève. Présence statique en appui des forces de police pour la protection de la Genève internationale et en appui des gardes frontières aux frontières.


7. Pour agir rapidement, il est urgent de former des personnes aptes au contrôle passeport à l'aéroport. Les gardes-frontières doivent aller sur le terrain.


8. Pour agir rapidement, nous devons modifier la procédure pénale pour les infractions prévues par le droit pénal cantonal genevois. En effet, le canton n'a nulle obligation, pour ces infractions, de reprendre le NCPP. Par exemple, les amendes doivent, pour ces infractions cantonales, pouvoir être infligées par un chef de poste ou son remplaçant.


9. Usage de toute la latitude du canton en matière de droit pénal
cantonal. Si les cantons sont limités à l'amende en matière de
contraventions de police, ils ne le sont pas en matière d'infractions
fiscales ou de procédure. Eriger le bonnetau et la vente de stupéfiant, par
exemple, en infractions fiscales cantonales est très faisable. Ces comportements seraient alors sanctionnées comme un délit avec peine de prison à la clef. Et détention préventive si nécessaire. Les conditions d'octroi du sursis doivent être restrictives.


10. Violation de domicile. Le fait de pénétrer dans un immeuble locatif
sans y être autorisé est une violation de domicile. Les propriétaires doivent systématiquement déposer plainte.

Le fait de pénétrer dans un espace délimité par une clôture adjacente à une maison d'habitation est aussi une violation de domicile. Le dépôt de plainte doit, là aussi, prévaloir.

Cas échéant, il faut compléter les clôtures, qui pour avoir un effet juridique doivent à peine être plus que symbolique.


11. Obligation d'un service de conciergerie dans les immeubles d'une
certaine importance.

Écrit par : CEDH | 14/11/2011

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