16/11/2011

Procureur général, pourquoi Olivier Jornot sera l'élu !

Le Parlement va prochainement procéder à l'élection du futur Procureur général de la République et canton de Genève. A ce jour trois candidats sont confirmés, Christian Coquoz (PDC), Yves Schifferli (UDC) et Olivier Jornot (PLR), même si l'on peut encore supposer que le parti socialiste se lance dans la course avec Yves Bertossa (PS).

 

L'évidence pourtant est là, comme le nez au milieu du visage, et pour moi aucun doute n'est possible devant la structure proposée, Olivier Jornot sera l'élu et en voici les raisons :

 

-         Olivier Jornot, député emblématique du Parlement, jouit de la reconnaissance unanime des ses pairs dans l'hémicycle, il est l'homme des compétences et des connaissances, il est un leader et un chef naturel, il est un politicien reconnu même si son caractère bien trempé lui joue des tours et qui n'inspire pas toujours à la sympathie.

 

-         Olivier Jornot, avocat de la place, est un défenseur reconnu qui dispose, tout comme au Parlement, d'un grand sens des joutes oratoires, il sait se faire entendre, il sait se faire comprendre, il sait être écouté.

 

-         Olivier Jornot peut devenir Procureur général et guider le Ministère public d'une main ferme et nouvelle. N'oublions par qu'il a été le seul élu à pouvoir adapter les écrits législatifs aux modifications nécessaires à l'arrivée du NCPP. Il maîtrise le sujet, il maîtrise le droit et si son caractère peut le desservir, son autorité naturelle l'appuiera.

 

-         Olivier Jornot, membre du PLR, est un libéral à forte personnalité, arriviste certes mais capable. Il a cependant été évincé du Conseil d'Etat il y a deux ans, suite à des luttes intestines propres aux libéraux, au profit de Mme Rochat, avec les conséquences que l'on connaît, que l'on devine. Il demeure pourtant un leader charismatique même s'il se fait oublier depuis. Ses supporters demeurent nombreux dans ce parti, mais ses adversaires aussi. Le résultat de la délibération de la commission judiciaire du PLR en est la preuve. L'éviction du Juge Louis Peila peut paraître comme une surprise au sein du parti, mais les raisons ne tiennent pas du déni de ses qualités, elles sont toutes autres. Les antagonismes humains durent au PLR et en plaçant Olivier Jornot à la tête du Pouvoir judiciaire c'est s'assurer qu'il ne sera pas candidat au Conseil d'Etat dans deux ans, ou comment éloigné son meilleur ennemi d'une évidence politique. Il en va de même pour la gauche genevoise qui a tout intérêt à voir disparaître de la liste des papables au Conseil d'Etat un candidat aussi sérieux que lui.

 

-         Enfin et surtout Olivier Jornot peut se permettre d'accepter ce challenge, même sur la durée, car s'il semble improbable de voir un jour un ancien Conseiller d'Etat devenir Procureur général, il n'est pas impossible d'imaginer que dans quelques années un ancien Procureur général devienne pour la première fois Conseiller d'Etat. La porte et la voie pour un parcours politique brillant restent donc ouvertes, même si en mettant les deux pieds dans le Pouvoir judiciaire cet élu s'en éloignerait momentanément, mais pour en revenir plus fort probablement.

 

Et comme dirait un élu que je ne citerai pas : « Ave Moi »

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

 

21:14 Publié dans Culture, Genève, Histoire, Médias, Police, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

Commentaires

La question de cette engouement soudain pour le chef Jornot, cher voisin en mal de gouvernance, m'incite à vous poser la question: Christian Coquoz, évincé de la tête de la police pour une balle traçante perdue, n'était donc pas un fusible, mais bien un piètre patron? Au plaisir de vous lire.

Écrit par : JF Mabut | 16/11/2011

La question, y a t-il assez de flics pour défendre le proc ?

Écrit par : Corto | 17/11/2011

Aussi, tout le monde se presse dans une de ces diversion bien recouvrante, pour trouver un tout nouveau clampin de service, il serait peut être raisonnable de connaitre les raisons ayant poussé le précédant dans le fossé !!

Outre le fossé et nettement au dessus, il y a trop de chuchotements qui flottent autour du 5ème entresol de Bourg-de-four !

En Grèce, en Italie et en Espagne, ce sont les premiers ministres ou présidents qui tombent comme des mouches, en Suisse et à Genève ça ne risque pas d'être des politiques au gouvernement qui tomberons, mais bizarrement les procureurs, comme si les politiques internationaux avaient comme unique homonyme le procureur genevois !

Quoi qu'il en soit, ça ne semble pas se bousculer au portillon, comme quoi ce n'est si politique que ça, du moins de ce qu'il se dit dans les milieux informés !

Écrit par : Corto | 17/11/2011

Olivier Jornot ex-Vigilance...

Écrit par : Riro | 17/11/2011

Je ne vois guère d'autre choix que des ex-vigilances à ce poste !

qui d'autre est assez suicidaire pour s'y risquer ???

Écrit par : Corto | 17/11/2011

JF Mabut ;

Cher voisin, je ne sais que vous répondre, mais ce que je sais c'est que si fusible il y a eu, résistance je n'ai pas constaté. Certes la place était un siège éjectable, mais avant de sauter il me semble qu'un homme d'autorité, de conviction, de courage, aurait sauvé son honneur en luttant.

Pour le poste de Procureur général, non seulement il faut avoir le cuir solide, tel une carapace, mais il faut également savoir contrer, lutter, se battre, se défendre parfois, juste pour exister et faire vivre le Ministère public et le droit de représenter la justice des hommes !

Minet.

Écrit par : Minet | 17/11/2011

Minet, vous semblez donner une explication, ne serions nous pas plutôt d'obtenir certaines explications, d'abord ?

Écrit par : Corto | 18/11/2011

Christian COQUOZ a la tête de la police n'a pas été un piètre patron, bien au contraire !

Il a bel et bien été un fusible.

Le fusil utilisé lors de cette manifestation était en test et annoncé comme tirant des "balles marquantes". Cependant, une analyse balistique, commandée par son successeur, démontrera que si les projectiles contenaient effectivement un produit de marquage, leurs capacités balistiques étaient proches des balles en caoutchouc et possédaient un pouvoir de pénétration non négligeable. On était loin du "paintball" imaginé !

Dans la tourmente que provoqua cette "affaire", Christian COQUOZ, n'obtenant pas le soutien politique qu'il attendait, a démissioné et servi de fusible.

Christian COQUOZ souhaitait profondément moderniser la police et sa vision de l'avenir déplaisait à certains, notamment le syndicat de la gendarmerie qui ne fût pas mécontent de le voir s'en aller ...

Écrit par : Clyde | 19/11/2011

Mon cher Clyde,

J'abonde en votre sens. Une histoire de tiroir-caisse.

Pas de Coquoz, nous font savoir les vrais gendarmes.

Jornot ne tiendra pas deux ans. Son élection même sera contestée. Chienlit et bavures garanties.

Pauvre République.

Pauvres habitants.

Écrit par : CEDH | 19/11/2011

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