21/12/2011

Sécurité : 744 jours après !

L'avantage quand on aime écrire, c'est qu'on aime lire les autres. Il y a les essais, les romans, les sciences, les polars, les historiques et les drôles. Mais il y a aussi de petits cahiers, des bulletins, des parutions confidentielles que l'on garde et qui, un beau soir d'hiver, ressortent de nos tiroirs sans prévenir, nous rapportant le souvenir d'une lecture, le passé d'un écrit, la mémoire de maux retranscrits.

 

Et là, en triant, je garde, je jette, je classe, je garde, je jette, je classe, je me retrouve avec une parution dont les élus Mark Muller et Isabel Rochat en font la couverture, sourire aux lèvres, la belle Genève et sa cathédrale en toile de fond.

 

Morceaux choisis des réponses données par Madame Isabel Rochat lors de cette interview parue en avril 2010 dans le no 186 du feuillet "Le Nouveau LIBERAL ", ceci à l'issue de ses cent premiers jours à la tête du DSPE  :

 

Comment avez-vous été accueillie au sein du Conseil d'Etat ?

 

-         J'ai été très bien accueillie. Un certain nombre de dossiers dont j'ai la charge nécessitent une approche transversale des problématiques, raison pour laquelle il est pour moi primordial de travailler dans un esprit de grande collégialité ... ... ... Par  rapport à la politique pénitentiaire, nous sommes dans une législature charnière. Nous avons aujourd'hui une politique commune avec le pouvoir judiciaire, ce qui n'était pas le cas auparavant....

 

Et à la police genevoise ? Vous savez que les policiers ont placé beaucoup d'attente en vous !

 

-         J'en suis pleinement consciente et j'ai moi-même beaucoup d'attente envers eux : ensemble nous avons pour objectif de rétablir le lien de confiance avec la population et, pour ma part, de revaloriser la profession dans le sens large du terme. A ce titre, j'en profite pour dire que j'ai rencontré à la police des gens formidables. Je sens une réelle détermination à faire changer la situation dans le canton.

 

Cela fait cent jours que vous avez pris la tête du DSPE. Votre premier bilan ?

 

-         Il s'agit pour l'instant davantage de constats que de bilan : mes premiers cent jours m'auront permis de faire le « tour de la maison » ... Nous avons également rapidement avancé dans des domaines concrets avec l'accord signé avec la police le 16 décembre 2009 réglant la question des horaires et de la rémunération des policiers.

 

Quelles sont les difficultés actuelles de la police genevoise ?

 

-         Les difficultés principales se concentrent autour du problème des effectifs et du recrutement. En effet, nous nous retrouvons face au défi d'engager rapidement des personnes de qualité ... ... ...  De manière générale, il faut enfin améliorer l'engagement opérationnel des policiers, d'entente avec celui des APM, afin de réellement créer une police de proximité et d'appliquer une politique de « tolérance zéro »

 

Les genevois sont effrayés, les policiers parfois découragés. Comment remonter le moral des troupes et de la population ?

 

-         Il faut rétablir un climat de confiance entre le policier et le citoyen. Motiver les troupes en revalorisant la profession est une de mes priorités ... ... ... De manière plus large, tant la police que la population ont besoin de sentir que nous savons où nous allons, que nous sommes déterminés et, surtout, que nous sommes pressés.

 

Lecture et relecture de ce fascicule me procurent certaines interpellations, ou si les mêmes questions étaient posées aujourd'hui dans "Le Nouveau GENEVOIS", quelles réponses aurions-nous ?

Je garde, je jette, je classe !

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

Les commentaires sont fermés.