25/05/2012

L’élection complémentaire du 17 juin 2012 ne changera rien, ne soyons pas naïfs !

Alors que nous avons reçu le matériel nécessaire aux votations prochaines, nous restons en attente de l'enveloppe consacrée à l'élection complémentaire d'un-e membre du Conseil d'Etat.

Ce scrutin fait suite à la démission, effective depuis le 29 février dernier, de M. Mark Muller, conseiller d'Etat chargé du département des constructions et des technologies de l'information (DCTI).

Je ne suis pas certain que cette élection rencontre un engouement populaire retentissant, tant aujourd'hui les enjeux ne sont assimilables qu'à un conflit de personnes, de partis, d'idéaux mais en aucun cas basés sur un programme envisageable à court terme.

Certes, les principaux candidats mènent campagne en nous proposant leurs engagements pour Genève, leurs désidératas managériaux ou encore leurs visions d'un monde nouveau. Affiches, tous ménages, flyers, beaux discours et sourires aux lèvres en battant le pavé, l'investissement minimum pour briguer un poste complémentaire mais sans envergure possible pour cette fin de législature.

Car l'intérêt principal de ce scrutin n'est pas là, sachant que l'élu-e n'aura en aucun cas le temps ni la possibilité de mettre en œuvre une quelconque politique novatrice. Le budget 2013 est d'ailleurs probablement sous clef dans ses grandes lignes, en lien avec le plan quadriennal et la crise économique que nous côtoyons, alors les beaux discours d'un jouvenceau ou d'une jouvencelle élu-e n'y changeront rien durant dix-huit mois.

Ce petit tour de chauffe ne fait partie que des préliminaires à l'année des hannetons que l'on devine au-delà de la fin du calendrier Mayas. Les véritables enjeux sont connus et nos politiques seront alors attendus au tournant dans un an, à travers leur bilan, à travers leur projet, à travers leur programme.

Et là, ni Nostradamus ni le calendrier Mayas ne peuvent prédire à qui appartiendra le nouveau monde.

 

 

urne1.jpg

 

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

Commentaires

Ce n'est pas faux Minet, mais ce n'est pas forcément vrai. L'enjeu principal est certes l'an prochain et l'impact des politiques sur notre quotidien est heureusement limité. La force et la faiblesse de nos institutions résident aussi dans la permanence et la toute puissance de nos administrations. Sans doute un peu trop puissantes parfois d'ailleurs, car c'est là une puissance qui échappe au contrôle des citoyens. Mais enfin en un peu plus d'un an, on peut tout de même faire bouger les lignes. C'est bien l'intention du jouvenceau, qui ne l'est plus tant que cela d'ailleurs: 34 ans, c'était l'âge auquel mourrait la plupart de nos ancêtres il y a quelques siècles et ils avaient fait leur vie avant... C'est aussi l'âge auquel, personnellement j'ai produit mon long-métrage de fiction, en Afrique, dans des conditions de difficultés épouvantables. Ce que je n'aurai plus l'énergie de faire 20 ans plus tard, à l'âge de la jouvencelle... l'âge auquel on soulève des montagnes.
Les impulsions qui seront données durant cette année seront autant de signes et celui qui gagnera le 17 aura donné le la du grand rendez-vous de l'année suivante.

Écrit par : Philippe Souaille | 25/05/2012

C'est une plaisanterie ? Je vous rappelle que le département en charge du logement était dirigé par l'ancien directeur de la CGI !!!! (*) Si par hasard à la place venait à y être élue une représentante socialiste, bien plus proche des locataires (qui constitue l'écrasante majorité à genève), il est clair que l'intérêt général saura être mieux préservé par cette dernière.


(*) Relisez bien cela, c'est juste à peine croyable : et bien évidemment, le principal intéressé jure qu'il faisait son travail sans conflit d'intérêt ...

Écrit par : Djinus | 25/05/2012

Les commentaires sont fermés.