10/06/2012

Interpellation urgente écrite au Grand Conseil - IUE 1966

"Exercice de style"


Secrétariat du Grand Conseil                 IUE 1966

 

Interpellation présentée par un habitant de la Croix-de-Rozon :

M. Walter Schlechten

Date de dépôt : 10 juin 2012

Interpellation urgente écrite

Stationnement sauvage des deux-roues, ces usagers de la route ont-ils tous les droits, doit-on laisser l'anarchie du stationnement urbain se poursuivre ?

 

Mesdames et

Messieurs les députés,

 

La politique menée par le Conseil d'Etat en matière de mobilité douce, soutenue par le Parlement, aspire à une diminution du parc automobile en Ville de Genève pour le trafic pendulaire et usuel.

 

L'amélioration, toute relative, des prestations des TPG s'en veut la preuve, l'augmentation du nombre de passager dans les tramways des lignes 14 et 15 le résultat. Cette incitation à se déplacer autrement, sans voiture, a également provoqué une modification importante des comportements, des habitudes, des usages à travers les moyens utilisés.

 

Ainsi, le marché des deux-roues, motorisés ou pas, a explosé. Conséquences, l'offre de stationnement ne correspond déjà plus à cette mutation durable. Motos, scooters et cycles parsèment sur nos trottoirs.

 

Peu ou prou de places ont été aménagées pour les cycles, dont plus de trois cents à travers une vélostation payante qui ne rencontre pas le succès espéré derrière la gare de Cornavin. Insuffisant quand même comme projet pour répondre à la demande alors que le parcage sauvage est devenu la norme. Barrières, poteaux, tuyaux, grillage, tout est bon pour y accrocher son vélo, bien souvent au détriment des piétons qui se voient gênés par la présence incommodante de ces arbres à cycles. Plus aucun objet législatif contraignant n'existe contre le stationnement des vélos sur les trottoirs, la notion de gêne étant subjective dans bien des cas. Restait la vignette et des véhicules non-assurés qui traînaient en rue que nos pandores pouvaient enlever, mais aujourd'hui cette base légale n'est plus et rien n'autorise l'enlèvement, sauf en cas d'épave.

 

En ce qui concerne les cases deux-roues prévues pour les engins motorisés, elles disparaissent en lieu et place d'augmenter afin de répondre à la demande, aux modifications de comportement de déplacement des usagers. De ce fait, de nombreux trottoirs sont occupés par des scooters et des motos. La base légale existe pour sanctionner ces stationnements illicites, mais sans notion de gêne aucun enlèvement n'est envisageable. Faut-il donc demander à nos argoulets de verbaliser à tout va tout en sachant que la possibilité légale de stationner ces deux-roues n'existe pas, que l'offre ne correspond pas à la demande, aux nécessités ?

 

A défaut, je souhaiterais savoir si le canton et les communes envisagent enfin d'adopter une politique commune et responsable en matière de mobilité, de déplacement, de stationnement, si la cohérence peut dépasser les idéaux dogmatiques et si pour nos députés les problèmes de stationnement ne concernent que la rue de l'Hôtel-de-Ville ?

 

 

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Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

Commentaires

C'es effectivement une vraie question. Qui mériterait de vraies réponses. Si possible dans le sens d'aménagements permettant aux deux roues d'exister. Aujourd'hui il s'agit essentiellement de 4 temps, voire d'hybrides, qui consomment 3 fois moins qu'une voiture et tiennent 5 fois moins de place. En termes d'écologie et d'utlisation de l'espace public, il n'y a pas photo. Alors si le dogme vert voulait bien devenir de l'écologie intelligente, on pourrait vraiment faire avancer Genève, avec les Velib, nous allons avoir besoin de davantage d'espaces pour les deux roues. Tous les deux roues.

Écrit par : Philippe Souaille | 10/06/2012

Bonsoir Monsieur,

Effectivement vous soulevez un problème bien réel. Il y a une quinzaine de jours je me suis blessée à la jambe en heurtant la pédale (noir mat) d'un vélo garé sur un trottoir, un soir. Je n'imagine pas le tort que cela cause à nos aînés (vous me direz qu'ils n'ont rien à faire sur les trottoirs) et je ne vous cache pas que des fois, l'envie me prend de balancer ces bécanes sur la route, tellement elles encombrent le trottoir. Je me retiens, car je suis cycliste.

Une autre absurdité: la suppression de la vignette. On payait 5 CHF par année, en réalité pour dire la vérité c'était pendant 6 - 7 mois qu'on circulait réellement en vélo, le reste du temps, pluie ou neige, on oublie.

Maintenant, il faut contracter une assurance RC privée ou une assurance ménage. Quelle belle aubaine pour ces assureurs-voleurs! de 5 CHF par an, ça passe à 75.- CHF par an (tarif minimum, SMILE DIRECT, le top, c'est GENERALI à + de 120 CHF).

Franchement, si on devait faire les choses comme il faut : je serai d'accord que la circulation automobile en centre-ville de Genève soit PAYANTE (comme c'est le cas à Londres), et cela permettrait de libérer toutes les places de parking "bleue" en surface. Vous voulez vraiment utiliser votre voiture au Centre-Ville? Payez le passage et payez le parking en sous-sol au prix fort.

C'est à mon avis la seule façon de rendre à Genève un aspect moins bruyant, moins pollué, moins dangereux.

Et pour une autre motion, celle de proposer une loi pour punir par une grosse amende ceux qui jettent des objets sur la voie publique. Je suis passée ce matin dimanche vers Plainpalais, quel gâchis, quel horreur! Mégots, canettes vides, bouteilles vides, etc. Encore une fois je vais citer une autre ville : Los Angeles: "Fine for littering : 1'000 dollars".

Et ça marche!

Écrit par : denise | 10/06/2012

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