29/08/2012

Quelle société laisserons-nous à nos enfants, mais quels enfants laisserons-nous à cette société ?

Il y a des jours où je préférerais ne pas me réveiller pour prendre connaissance des dernières informations. Il y a des jours où je me demande si les experts de ce monde ont une quelle conque expérience humaine des sujets dont ils traitent. 

(Reprise partielle de mes billets d'octobre 2011)

 

Ainsi donc Jean-Félix Savary, secrétaire général du Groupement romand d'études des addictions (GREA) sollicite ce matin une dépénalisation de la drogue ; 

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

 

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Ce sont donc notamment ces raisons qui poussent ces "experts" à tenir un discours aussi ouvert, aussi permissif, aussi irresponsable car ne tenant pas compte des réalités de la toxicomanie, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

 

Ma colère est grande face à l'irresponsabilité des hommes et des femmes qui préconisent la dépénalisation des drogues, sachant que si la politique des quatre piliers n'est pas aboutie à travers ses priorités, elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant. Je vous en rappelle les fondamentaux :

 

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la con sommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

La dépénalisation ne représenterait qu'un désastre humain de plus, un signe fort de la perte des valeurs de notre société, de nos repères, dans une société justement à la recherche de celles-ci car disparues à travers une vision du monde utopique de nos politiques de gauche. Mais si la droite veux si mettre aussi, pas de problème, après il faudra en assumer les conséquences mais je ne suis pas certain que nos aînés suivent sur ce chemin là.


Pour ceux qui comme moi ont des connaissances plongées dans la toxicomanie, posez cette simple question : "d'homme à homme, et pour l'avenir de nos enfants, êtes-vous pour la dépénalisation des drogues ?"

 

Les réponses seront franches, sans équivoque et unanimes : "NON".

Il en va de l'avenir de nos enfants et mes convictions sont grandes sur ce thème ! 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

25/08/2012

Varone, la lapidation continue !

Commandant de la police cantonale du Valais, candidat à l’élection au Conseil d’Etat, père de famille, homme libre, Christian Varone est une personnalité reconnue en Valais.

 

C’est le 27 juillet 2012 qu’il est pourtant arrêté tel un gredin en Turquie, à l’aéroport d’Antalya, alors qu’il s’apprête à quitter ce pays de villégiature. Sa faute, son erreur, le délit commis, avoir ramassé une pierre peu ordinaire en bordure de route et vouloir ramener ce caillou de 12 centimètres au domicile familial comme souvenir. Le problème c’est que ce morceau de roche est taillé, ou tout du moins travaillé, et qu’il devient de ce fait un objet archéologique historique et protégé.

 

C’est après cinq jours de prison qu’il sera libéré et qu’il pourra regagner sa terre natale, non sans être inculpé de tentative de vol de biens culturels turcs. Cette affaire, saisie très rapidement par toute la presse, va prendre de proportions incroyables.

 

En effet, c’est l’intégrité complète et totale de cet homme qui va être remise en cause, c’est son image publique qui va être salie, c’est son parcours professionnel exemplaire qui va être effacé, c’est son avenir politique qui va être remis en question. 

 

La proportionnalité et la présomption d’innocence n’ont jamais été l’apanage de la presse, alors en période estivale où le poisson est rare et la pêche infructueuse certains journalistes n’ont pas hésité à plonger dans l’indécence, histoire de lancer une pierre dans le jardin encensé. 

 

Le mal était fait et d’autres se sont engouffrés dans cette chasse aux sorcières. Bien des personnes ont apporté leur soutien à l’homme blessé, mais comme toujours ces marques de reconnaissances ne sont rien face à l’opprobre déversé.  

 

Aujourd’hui encore c’est une « nouvelle » photo de l’objet du délit qui est publiée, anonymement et sur un blog controversé, information reprise par les médias officiels, comme si la séance de lapidation n’était pas terminée.

 

Honte au traitement de l’information, honte à la valorisation de l’information, honte au devoir de service public que représentent les médias, honte aux attaques sournoises qui cachent des intérêts sans lien avec l’affaire. Un problème privé qui se devait d’être porté à la connaissance du public, certes mais un problème qui ne devrait en aucun cas être jugé sur la scène publique. 

 

«C’est en cherchant à briser les hommes de bonne volonté que notre société se retrouve dirigée par la mauvaise volonté. »

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 


La Lapidation de saint Etienne.jpg

 

(Lapidation de saint Étienne)

Vitore Carpaccio

21/08/2012

Responsabilité des baigneurs en aval, responsabilités politiques en amont !

 

L'été et les grandes chaleurs sont propices à la baignade.  Que ce soit en piscine, en lac, en fleuve ou en rivière, un danger permanent demeure, celui de la noyade, de l'accident.

 

Bains des Pâquis, Baby Plage, pont Sous-Terre ou pointe de la Jonction, l'eau y est rafraîchissante, l'ambiance y est festive mais l'inconscience y est perceptible.

 

En rentrant ce soir, comme usager de la route j'ai descendu le pont de Sous-Terre. Comme tous les jours, des dizaines de jeunes gens, et des moins jeunes, sautaient ou plongeaient du pont. Comme tous les jours, des dizaines de curieux ou des adeptes du bronzage en ponton regardaient ces plaisanciers agir.

 

Et pourtant, chaque fois que je passe là je regarde au loin ces corps gesticulants être emportés en aval par le courant, tel un jeu, tel un rituel. Je ne peux alors m'empêcher de me dire qu'un jour, une fois de plus, accident il y aura et que ce jour là nos élus, responsables de la sécurité de tous, se déchargeront à nouveau sur un règlement, une mise en garde, une parution dans la FAO prônant la responsabilisation des nageurs.

 

Mais ce soir par exemple, de nombreux jeunes sautaient en amont du pont, ce qui est interdit, et pire encore je devinais les sauts de ceux qui, accrochés à la rambarde en aval, se lançaient dans l'eau, sans visibilité, sans appréhender l'arrivée de leurs copains emportés sous le pont.

 

J'ai même vu trois gamins s'enfiler entre les rails de sécurité, écarter le filet de protection en place, et se laisser tomber à l'eau à travers cette ouverture inappropriée et sans visibilité. Tous les éléments étaient ce soir réunis pour qu'une catastrophe se produise, pour qu'une famille se retrouve plongée dans le malheur, avec un proche disparu ou un enfant polytraumatisé.

 

Pas de policier en vue, pas d'agent de la police municipale en vue, pas de travailleur sociaux hors mur en vue, pas de garde faune en vue. Alors, soit il est autorisé de sauter, de plonger, de nager en aval du pont Sous-Terre, soit c'est interdit, mais si autorisation tacite il y a nos autorités doivent alors sérieusement envisager d'y aménager un poste de secours et d'y placer du personnel formé pour une surveillance qui devient obligatoire dans ces circonstances.

 

Mon père, en 1955, sautait déjà de la passerelle qui a précédé la construction du pont, il aimait à nager jusqu'à la pointe de la Jonction. Les enfants du quartier ont tous connu ce grand frison, cette fraicheur des eaux et ce sentiment d'être libre, comme emporté par la nature.

 

Je ne voudrais pas que ce lieu devienne le sanctuaire des souvenirs pour une génération qui n'a plus peur de rien, qui n'a plus le même sens des valeurs que nous, qui joue innocemment avec sa vie sans prendre conscience que nous ne sommes pas dans un jeu vidéo. Je ne voudrais pas que ces eaux fraîches deviennent la dernière demeure d'un ado qui voulait juste faire comme les autres.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

GHI Pont Sous-Terre.jpg

(Photo : archives GHI)

 

 

 

11/08/2012

Exclusion sociétale des Roms, un problème européen ou un problème comportemental d'une communauté marginalisée ?

Un des problèmes rencontrés par les Roms est la non reconnaissance de leurs droits, ils demeurent aux yeux du plus grand nombre comme des citoyens européens de seconde zone.

 

Si l'opinion publique se forge une idée sur la base de préjugés, il n'en demeure pas moins que les faits rejoignent nos réalités.

 

Le niveau élevé de pauvreté ainsi que le manque de socialisation de la population Rom font que le degré de délinquance y est important, voire très visible. Mendicité, vol, prostitution, cambriolage, recel. Ajoutez à ceci une stigmatisation politique et médiatique, il n'en faut pas plus pour que ces gens soient rejetés.

 

Certes, nous nous devons d'être ouverts, d'accueillir l'autre, l'étranger, d'offrir les même chances à un Rom qu'à un Espagnol ou un Italien. Certes, nous nous devons de respecter les conventions européennes et la libre circulation des personnes. Certes, la discrimination demeure intolérable, mais à bien y regarder on peut aussi se demander ce que fait la communauté Rom pour s'adapter à notre société.

 

Hygiène corporelle déplorable, comportement antisocial, agressivité verbale, non respect des biens et des personnes, ces gens mènent une vie communautaire différente de la nôtre, ils restent en marge des normes et de nos règles sociétales, ils les repoussent parfois.

 

Difficile alors de demander à la communauté européenne de prendre à bras le corps ce problème humanitaire, car il en est un. Difficile alors d'estimer légitime que les droits acquis se doivent d'être respectés sachant qu'aucune intégration n'est actuellement envisageable pour la plus grande partie des Roms, fuyant eux-mêmes une socialisation qu'ils n'envisagent pas, leurs normes et leurs repères n'étant pas en adéquation avec les nôtres.

 

La problématique rencontrée par la communauté Rom est donc avant tout une question de comportement, en lien avec un mode vie inadéquat en nos cités, en nos rues, en nos campagnes.

 

Peuple persécuté à travers les temps, soumis à l'esclavage, massacré, déporté, stérilisé, humilié, mais aujourd'hui si les Roms veulent entrer en société, il leur faudra d'abord s'adapter à nos repères, à nos normes, à nos valeurs. Toutes les tentatives de sédentarisation ont été un échec, même si toutes les conditions cadres n'y ont jamais été apportées à travers des choix politiques douteux.

 

Ces nomades ont probablement des richesses à nous apporter, à travers leur musique ou la valeur accordée à la famille, mais pour l'instant ils ne récoltent que discrimination et rejet, des outils sociétaux qui surgissent comme pour mieux nous protéger, d'une misère que l'on devine, de comportements inadéquats que l'on subit.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

 

sept_millions_de_roms-81852.jpg

 

 

10:24 Publié dans Culture, Histoire, Images, Médias, Monde, Politique, Spiritualités, Voyages | Lien permanent | Commentaires (25) | |  Facebook

05/08/2012

Hommage !

 

En ce 5 août, déjà six mois que tu nous as quittés. Pourtant, hier soir tu es venue me rejoindre dans mon rêve, et pour la première fois nous nous sommes parlés, nous avons échangé, nous nous sommes regardés puis nous nous sommes séparés, à nouveau.

 

La douleur est perpétuelle, elle est terrible, elle nous brûle, elle nous consume, elle nous ronge. Tu nous manques, tu nourris nos larmes et donnes libre court à notre désespoir. Le plus dur est pour ceux qui restent dit on, c'est un fait que nous pouvons tous confirmer.

 

Faire notre deuil, impossible, improbable, insupportable, chacun dans la famille le vit différemment mais se confronte au mur des souvenirs. Il n'y a que nos larmes discrètes qui pensent dissimuler nos peines, en vain.

 

A jamais tu restes en nos cœur, à jamais tu seras là, à nos côtés. D'ailleurs, je compte sur toi pour venir nous aider, nous guider, nous gronder, nous secouer parfois, toi qui a été si forte, si courageuse, tu es l'image même d'un courage que nous n'avons pas.

 

Reste à délivrer papa d'un lien tissé par amour et noué par le désespoir,  reste à tes enfants à grandir sans toi, reste à tes proches à oublier les mauvais instants pour ne garder que tes sourires, reste que la vie continue même si elle n'a plus le même goût, la même saveur, les mêmes couleurs.

 

On t'aime maman, repose en paix et apporte nous celle-ci car on en a tous besoin.

 

Walter.

 

IMG_1424.jpg

Andrée SCHLECHTEN

(05.02 / 05.08 / 2012)

 

 

22:23 Publié dans Amis - Amies, Femmes, Histoire, Solidarité, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook