03/10/2012

Un projet sans capitale n'est pas un projet constitutionnel.

Ce soir j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai tenté de lire le projet de constitution soumis à votation cantonale le 14 octobre 2012. Malheureusement, j'ai échoué dans cet exercice laborieux mais ma conviction est fondée. Je partage donc avec vous les premières flammes qui m'ont brûlé les yeux : 


Dispositions générales

 

Il n’y est pas mentionné que la capitale du Canton est la Ville de Genève.

 

Il n’y est pas mentionné que la cohésion cantonale est menée dans le respect de la diversité culturelle.

 

Il n’est pas mentionné que toute personne est tenue d’accomplir les devoirs que lui imposent la Constitution et la législation, ni qu’elle doit assumer sa part de responsabilité envers sa famille et l’environnement.

 

 

Droits fondamentaux

 

La dignité humaine est inviolable alors qu’elle se devrait d’être intangible.

 

Garantir constitutionnellement l’accès des personnes handicapées aux bâtiments, installations et équipements, est un mandat qui ne pourra jamais pleinement être respecté à travers toutes les constructions existantes, il aurait été préférable que l’Etat et les communes prennent des mesures en vue de compenser les inégalités qui frappent les handicapés et de favoriser leur autonomie et leur intégration économique et sociale.

 

Le libre choix du domicile et du lieu de séjour n’y est pas garanti.

 

Droits politiques

 

Le syndrome de la parité, qui n’ose pas porter son nom, s’exclame à travers un Etat qui promeut une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des autorités, alors que le coefficient de calcul de cet équilibre n’est pas mentionné (candidats-élus-parité simple).

 

* * *

 

J’arrête là, sachant que cette proposition de constitution est trop lourde, trop longue, elle comporte 237 articles, alors que la constitution fribourgeoise en a 153 et la vaudoise 180, allez comprendre. 

 

Je vous souhaite néanmoins une bonne lecture du projet de constitution de la République et canton de Genève, sachant que pour ma part je le refuserai lors de la votation du 14 octobre 2012. 

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

21:02 Publié dans Genève, Histoire, Politique, Région, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Bien vu!
sauf pour les élus des 74 et 01 et autres pdts des qq 36'000 agences & groupements de développements transfrontaliers (co-financés par la CH & GE!),
pour qui grâce à ce texte, Gve s'inscrit en capitale de leur grand-Genève, où tout y est pré-cuit:
- Principe: GE collabore avec la Confédération, mais tout autant et encore mieux avec ses voisins hors CH, art. 145.2 (relations extérieures: art. 144-145-146)
- Droits fondamentaux: art 15, "toutes personnes sont égales en droit".. quelles personnes? parce que: rien n'est précisé sur la citoyenneté, ni sur la souveraineté (et ni capitale):
- art. 2: "la souveraineté réside dans le peuple".. et non dans la CH? sans définir qui constitue ce peuple!

donc en bref: ni capitale, ni citoyen, ni souveraineté!

sauf à faire prévaloir le droit fédéral en les matières: ce qui n'est possible que là où ce texte ne précise rien: mais ce texte précise, bien au contraire, que ces droits souverains, citoyens, sont octroyés à "toute personne", ou "au peuple", ajoutant que l'action privée prime sur celle de l'Etat.

donc rebref: plus d'Etat, mais de l'action privée en premières lignes!
suis pas spécialiste ni juriste constit, mais eux, qu'ont-ils fait des 15 mios que ce texte a coûté?

Écrit par : Pierre à feu | 04/10/2012

Les commentaires sont fermés.