14/10/2012

Hommage à Gilles Duchoud, dit "Gillou"

Gillou, mon Gillou, toi le dernier flic à l'ancienne, le poète du bitume, l'ours au grand coeur, toi qui donnais des baffes à la vie et des noms d'oiseux aux cons, là tu ne nous fais plus rire, bien au contraire. Ton départ est prématuré et le fruit d'une grande injustice. 

 

Dans la vie, il y a ceux dont on se souviendra, et il y a ceux que l'on n'oubliera jamais. Toi, tu fais partie des deux car on se souviendra de toi éternellement et jamais nous n'oublierons tous les bons moments partagés, en rue ou à table. 

 

Tu soignais rarement la présentation, mais tu accordais énormément de valeur à la qualité des produits, au goût et aux saveurs de la vie. Tu auras été mon dernier chef de groupe à Rive, que de souvenirs engendrés, que de rires partagés, que de soucis éliminés, que d’histoires de comptoir échangées.  

 

Tu étais devenu une légende urbaine. Un homme brut de décoffrage mais doté d’une très grande sensibilité envers tes amis, tes collègues et tes proches. Ceux qui se faisaient appeler « sculpteur de nuages, marchand de brouillard, professeur de chant pour oiseaux » sont orphelins ce matin, et nous en deuil.

 

Alors, mon Gillou, quand au détour d’un songe tu reviendras nous voir, peux-tu s’il te plaît distribuer quelques tirades aux vivants qui nous pourrissent la vie, juste pour qu’ils se souviennent que Gillou veille sur nous, juste pour tes anecdotes continuent à nous faire dire que tu étais un type incroyable.

 

Là, nous sommes tristes à cause de toi, je te déteste ce matin, même si je sais que tu as bouffé la vie comme on dévore un succulent repas, sans en perdre une miette. Visiblement, tu n'avais plus la place pour le dessert de la retraite. 

 

C’est à son épouse, à ses enfants, à ses proches, à ses amis, à ses collègues dans la peine et la douleur que je souhaite faire savoir que mon amitié vous accompagne dans cette épreuve. Du fond du cœur, je vous exprime mes plus sincères condoléances.

 

A toi Gillou, je te dis adieu mon ami.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon

 

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16:22 Publié dans Amis - Amies, Genève, Lettres, Police, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook

Commentaires

Je n'oublierai pas la rencontre avec cet homme. Un grand coeur. Sa gentillesse va me manquer. Merci d'avoir écrit un aussi bel hommage.

Écrit par : Floriane | 14/10/2012

Mon Cher « DUCHOUD »,

Même si au fil du temps, nos choix de vie et nos différents parcours nous ont éloignés de notre école de gendarmerie et de nos formidables sorties ensemble, les souvenirs que tu m’en as laissé restent aujourd’hui définitivement marqués dans ma mémoire.

C’est vrai, ta spontanéité, tes expressions, tes gestes, tes mimiques et tous nos nombreux éclats de rires partagés sont de précieux moments de ma vie.

Alors pour tout cela et bien d’autres choses encore, tu vas me manquer et me laisser un grand vide, mais je peux t'assurer que la place qui t'es réservée dans mon cœur restera à jamais remplie de tous ces merveilleux souvenirs de toi.

A toute ta famille et à tous tes amis, je leur adresse ma profonde sympathie.

Merci à toi « DUCHOUD », part en paix.

Écrit par : BEGUELIN Laurent | 14/10/2012

Très joli hommage.

Écrit par : Jean Romain | 14/10/2012

Gilles, je viens d'apprendre la mauvaise nouvelle, je suis triste je me souviens des moments, ou nous avons joué dans notre enfance toi et moi après l'école, et maintenant, je suis triste car j'ai perdu un copain d'enfance.


Gilles Demierre

Écrit par : Gilles Demierre | 14/10/2012

Je suis encore sous le choc, et je n'arrive toujours pas à accepter.
Je tenais à rendre un hommage à mon ami biker qui va beaucoup me manquer.
Généreux et authentique, mais pas seulement. Tu vas laisser un grand vide derrière toi.
Je garde une place dans mon cœur pour toi.

Écrit par : Christian RYSKALA | 14/10/2012

Gilou,

On ne te connaissait que depuis environ 1 an, mais tu faisais partie de ces amis qu'on ne pourra jamais oublier.

Ta bonhommie, ta gentillesse et ta joie de vivre étaient contagieuses et ton "Salut les costauds" va nous manquer cruellement au sein de notre amicale de motards.

Tu nous organisais les haltes culinaires lors de nos virées et on a bien ri lorsque j'ai voulu t'aider et t'ai induit en erreur en te donnant un resto qui n'était pas sur l'itinéraire prévu...

Pourquoi si tôt, on avait encore tant de moments à partager ? C'est la vie, mais elle est souvent injuste.

Veille sur tous ceux que tu aimais et particulièrement ta femme et tes enfants auxquels nous pensons très forts dans ces terribles moments.

Salut l'ami, on t'aime.

Anne-Laure Bonny-Délez

Écrit par : Bonny-Délez Anne-Laure | 15/10/2012

A notre ami Gilou
Un homme si gentil, si sympatique et si plein de vie, nous avons peine à imaginer notre vie sans toi.
Tu vas laissé un vide immense dans nos vies mais pas dans nos coeurs car tu y resteras à jamais! Tu nous manques déjà!

Gaby et Sandra

Écrit par : gaby et sandra | 15/10/2012

Gilou,

quelle tristesse quand j'ai su la nouvelle.Tu était un très bon vivant, un nounours sur sa grosse Harley, toujours partant pour l'apéro... Je te conaissait depuis que j'était gamine, tu venais souvant au café à ma mère. C'est toi qui m'avais donné l'envie de postuler chez vous. Un soir, tu es arrivé avec un de tes collègue au café et je venais de me faire recaler aux examens d'entrée. J'était furieuse et tu m'as redonné courage pour me relancer dans cette voix. Quelques années plus tard, je t'ai annoncé que j'allais tenter à nouveau ma chance et tu t'étais proposé de m'aider. C'est à partir de là que nous avopns décidé de faire les fameux footings. Je me souviendrai toujours de nos footings.... moi qui pensais que j'allais te foutre des raclées et finalement à chaque fois c'était moi qui étais à la traine. Tes potes de la seymaz qui n'en revenaient pas de tes performances sportives... et moi non plus.... Que de fous rires.
Tu vas vraiment me manquer... tu étais pour moi un très grand ami qui savait donner de très bons conseils.
Repose en paix Gilou.

Une pensée pour ta famille qui te pleure...

Écrit par : Fabienne | 15/10/2012

Merci ;

Merci à toi Gillou pour tout ce que tu nous as donné ;

Merci à ta famille pour la leçon de courage et de dignité ;

Merci aux cordons de poêle d'avoir honoré leur camarade ;

Merci aux collègues en tenue de représentation pour le service rendu ;

Merci aux porte-drapeaux pour leur dignité ;

Merci à la musique de la police pour sa prestation magnifique ;

Merci aux Autorités, à l'église et aux pompes funèbres ;

Merci à l'EMP et l'EMG ;

Merci à ses amis et ses proches pour l'instant partagé ;

Merci à mes collègues, uniformés, anonymes ou retraités présents dans la foule ;

Merci à mes amis retrouvés ce jour en ces circonstances malheureuses ;

Merci à la vie de nous rappeler que chaque jour est une richesse, un bien précieux qu'il faut savoir partager pour être heureux ;

Merci !

Écrit par : Walter Schlechten | 17/10/2012

Nous avons perdu au fond de notre blède St-Gingolph qu'il adorait tant un ami, un danseur de carnaval, un homme simple mais bien de chez nous..

Écrit par : Chaperon Joëlle | 18/10/2012

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