28/10/2012

La Cour des contes !

Souvent, le soir, la petite n’arrive pas à s’endormir. Elle me réclame alors parfois un conte, juste pour s’assoupir sagement et entrer dans le pays des rêves. Ce soir, c’est auprès de la Cour que mon imagination débordante ira  chercher refuge pour nourrir le compte des moutons d’une petite fille.

 

« Il était une fois, une très belle et très jolie Chancelière. Elle était au service du Roi Pierre-François et du Prince François, accompagnés de cinq sages.

 

Un jour, la Cour des contes, constituée de nobles chargés de veiller au grain, à son usage et à sa valeur, fut décapitée par un scandale, un sceau de trop au pays des sots. Des sacs de grains n’avaient pas été appréciés à leur juste valeur et le Roi y aurait perdu de l’argent, du temps et la confiance du peuple.

 

Il fut alors décidé de renouveler la Cour des contes. Peu ou prou de candidats se précipitèrent, juste quelques notables qui désiraient moudre le grain pour éviter famine.

 

Triste fin pour une faim, car le peuple n’y retrouva aucun héros connus pour se régaler. Point de Grisélidis, de Peau d’Âne, de Belle au bois dormant, de Chat botté, de Cendrillon, de Riquet à la houppe ou de Barbe bleue, même au-delà de sept lieues. Pas de quoi faire rêver les foules, ni une petite fille. 

 

La populace dû se contenter des choix proposés par la Chancelière, qui se fit fort mais avec quelques difficultés de battre le pavé pour répandre les noms des postulants. Le peuple, pris par la famine démocratique, n’accorda pourtant que peu d’importance à ce devoir et préféra concentrer ses efforts à compter les quelques grains de patience qu’il lui restait en attendant l’année des hannetons, synonyme de moissons de promesses et de renouveau.

 

A la lueur du jour, lors d'un dimanche hivernal, la Cour des contes fut pourtant élue, sans tenir compte des comptes des voix, tant l’écho de la parole du peuple fut faible. »

 

La petite dort, heureusement, ainsi je n’aurai pas de compte à lui rendre en explications perdues ni en supputations farfelues.

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon.  

 

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16/10/2012

Interpellation urgente écrite au Grand Conseil - IUE 1966 / 1


"Exercice de style"

 

Secrétariat du Grand Conseil           IUE 1966/1

 

Interpellation présentée par un habitant de la Croix-de-Rozon :

M. Walter Schlechten

 

Date de dépôt : 16 octobre 2012

 

 

Interpellation urgente écrite

Sécurité routière, il devient urgent de rendre obligatoire le port du gilet jaune pour les cyclistes, usagers de la route qui se retrouvent en danger des aurores à l’aube.  

 

 

Mesdames et

Messieurs les députés,

 

La politique menée par le Conseil d’Etat en matière de mobilité douce, soutenue par le Parlement, aspire à une diminution du parc automobile en Ville de Genève pour le trafic pendulaire et usuel.

 

On devine une ambition toute relative afin d’améliorer les prestations des TPG, et une autre incitative auprès de la population pour qu’elle adopte le cycle comme principal article de la mobilité douce préconisée.

 

Ainsi, le marché des deux-roues, motorisés ou pas, a explosé. Conséquences, l’offre de stationnement ne correspond déjà plus à cette mutation durable. Motos, scooters et cycles parsèment nos trottoirs. Les modifications comportementales attendues à travers l’abandon de la voiture se dessinent. Elles ont aussi des répercutions sur nos routes.

 

Pistes et bandes cyclables fleurissent, mais elles demeurent insuffisantes pour assurer la sécurité espérée aux cyclistes, usagers qui bien souvent ignorent l’obligation d’utilisation de ses sites.

 

Le véritable problème sécuritaire, soulevé par cette motion, est celui de la visibilité des deux-roues non motorisé et des cyclistes, surtout de nuit ou par mauvaise visibilité. Si les lois, les règlements et les ordonnances régissent l’équipement des cycles, les usagers eux ne sont soumis à aucune contrainte.

 

Pourtant, en matière de prévention et de conseils, il existe bien des artifices pour améliorer la visibilité des cyclistes ou de leur engin, mais nous nous devons d’admettre que seul le port du gilet jaune fluorescent représente une garantie suffisante. 

 

En effet, trop de citoyens, enfant ou adulte, circulent des aurores à l’aube sans prendre soin de s’assurer qu’ils sont visibles. Pire encore, nombreux sont ceux qui trouvent moyen d’être vêtus de sombre. Une mise en danger dont on ne saurait faire porter la responsabilité aux autres usagers de la route. Ceux-ci se doivent certes d’être prudents, d’être attentif, de faire preuve d’égards, mais pour cela faut il encore que le danger éventuel soit visible, identifiable.

 

Les amoureux de la petite reine, dont ceux qui ne voudront pas s’encombrer ou s’accoutrer d’un gilet jaune, argumenteront que l’amélioration des éclairages publics se doit d’être la première mesure entreprise. Celle-ci est complémentaire et fait déjà partie des aménagements envisagés, mais la responsabilisation de l’humain passe par l’acte personnel, individuel, sécuritaire et pratique.


Dans le mieux vivre ensemble il y a aussi le mieux circuler ensemble. Afin de réaliser cet objectif, chacun doit prendre ses responsabilités, l’Etat, les usagers motorisés de la route et les cyclistes.

 

Afin d’assurer la sécurité des cyclistes, il devient urgent, au niveau cantonal, de rendre obligatoire le port du gilet jaune fluorescent pour cette catégorie d’usager, de la tombée de la nuit au levé du jour, ainsi que par conditions météorologiques engendrant une mauvaise visibilité. Nos élus, à qui s’adresse cette interpellation, sauront-t-il prendre toute la mesure de cette urgence ?

14/10/2012

Hommage à Gilles Duchoud, dit "Gillou"

Gillou, mon Gillou, toi le dernier flic à l'ancienne, le poète du bitume, l'ours au grand coeur, toi qui donnais des baffes à la vie et des noms d'oiseux aux cons, là tu ne nous fais plus rire, bien au contraire. Ton départ est prématuré et le fruit d'une grande injustice. 

 

Dans la vie, il y a ceux dont on se souviendra, et il y a ceux que l'on n'oubliera jamais. Toi, tu fais partie des deux car on se souviendra de toi éternellement et jamais nous n'oublierons tous les bons moments partagés, en rue ou à table. 

 

Tu soignais rarement la présentation, mais tu accordais énormément de valeur à la qualité des produits, au goût et aux saveurs de la vie. Tu auras été mon dernier chef de groupe à Rive, que de souvenirs engendrés, que de rires partagés, que de soucis éliminés, que d’histoires de comptoir échangées.  

 

Tu étais devenu une légende urbaine. Un homme brut de décoffrage mais doté d’une très grande sensibilité envers tes amis, tes collègues et tes proches. Ceux qui se faisaient appeler « sculpteur de nuages, marchand de brouillard, professeur de chant pour oiseaux » sont orphelins ce matin, et nous en deuil.

 

Alors, mon Gillou, quand au détour d’un songe tu reviendras nous voir, peux-tu s’il te plaît distribuer quelques tirades aux vivants qui nous pourrissent la vie, juste pour qu’ils se souviennent que Gillou veille sur nous, juste pour tes anecdotes continuent à nous faire dire que tu étais un type incroyable.

 

Là, nous sommes tristes à cause de toi, je te déteste ce matin, même si je sais que tu as bouffé la vie comme on dévore un succulent repas, sans en perdre une miette. Visiblement, tu n'avais plus la place pour le dessert de la retraite. 

 

C’est à son épouse, à ses enfants, à ses proches, à ses amis, à ses collègues dans la peine et la douleur que je souhaite faire savoir que mon amitié vous accompagne dans cette épreuve. Du fond du cœur, je vous exprime mes plus sincères condoléances.

 

A toi Gillou, je te dis adieu mon ami.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon

 

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08/10/2012

Hommage à Monique Stadlmayer

Mon cœur est triste ce soir, cette saloperie de maladie a emporté une belle personne. Une injustice de plus qui a frappé une femme souriante, dévouée, engagée et courageuse. Ta lutte contre la maladie a été longue, si longue. De plus, tu n’as pas été épargnée par les embûches de la vie, ton compagnon t’ayant été arraché sans prévenir. Ce soir je sais que tu as rejoins l’homme que tu aimais, ce soir je sais que tu ne souffres plus, ce soir je te sais sereine. 

C’est à mon arrivée à l’UPCP que nous avons fait connaissance, toi la grande et moi le petit. Tu avais l’expérience du comité, l’expérience des négociations contractuelles, l’expérience de la vie aussi. Ton parcours professionnel n’a pas été simple car tu en voulais, comme si tu avais perpétuellement cherché à être l’égal de l’homme dans cette profession masculine. Pourtant, à travers tes combats, tous tes combats, tu as été bien plus forte que bien des hommes.

C’est souvent une leçon de vie que tu nous donnais en nous rappelant des principes élémentaires. Tu n’oubliais jamais les malades et ceux touchés par le malheur dans nos corporations. Nombreux sont ceux et celles qui ont reçu ta visite, avec cette empathie et ce sourire qui te caractérisaient si bien. Tu savais aussi remettre les chics-molles en place, avec toi il ne fallait pas se plaindre pour rien, il fallait lutter, il fallait avancer sans rien attendre des autres.

Tu n’étais pas religieusement croyante, il me semble, mais tu aimais à croire que l’esprit humain avait la force de, le pouvoir de, si la volonté était là. Je me rappelle de cette discussion où nous avions parlé de ta maladie, je t'avais offert mon écoute mais tu avais déjà cette conviction profonde que la solution était là, juste au dessus de ta tête, à travers cet esprit, cette âme, telle une présence, une puissance capable de tout qui émane de nous et qui ne vient pas d’ailleurs.

Ton sourire et ton regard pétillant étaient une lumière perpétuelle pour nous, tout comme tes coups de gueule étaient redoutables, redoutés. Tu es la première femme que j’ai connue qui voulait se battre comme un homme, avec les mots, avec force, avec une présence physique qui démontrait ton engagement, tout en gardant cette sensibilité féminine. 

Pour ces quelques années partagées avec toi, pas toujours dans la bonne humeur mais noyées dans la franchise, je te dis merci ce soir. Tu sais, je ne savais pas que tu étais au Chuv, sinon je serais venu te dire au revoir, comme toi tu l'as fait pour bon nombre de nos malades à qui tu rendais visite. Tu méritais mon amitié, tu méritais cet au revoir. 

Repose en paix Monique, toi qui pensais qu'il y avait quelque chose de positif qui émanait de l'humain, une force sans nom, sans visage, et bien elle est  si présente en ce jour de deuil qu’elle nous accompagne à travers notre chagrin, comme si tu étais encore là. 

Tu resteras à jamais en nos cœurs, comme une femme d’exception qui voulait aller au bout de ses rêves. Que ceux-ci soient exhaussés là où tu reposes, car la souffrance n’est plus ton quotidien, car la maladie n’est plus le seul chemin, car la paix est en toi revenue.

 

Avec sincérité et toute mon amitié, je te dis adieu Monique.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon

Ancien président de l’UPCP

 

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07/10/2012

Constitution : dire non serait un acte profondément démocratique !

Depuis quelques jours, des citoyens influents favorables au projet de constitution sortent du bois. Il faut dire qu’ils ont vu de quel bois se chauffent les opposants, décriant le projet de toutes flammes, arguments révélateurs pointés au tisonnier.

 

La crainte, la peur, de voir échouer ce projet est grande. A travers un tel échec, que de gens d’esprits remis en cause, que d’heures gaspillées pour des consensus, que d’agent dépensé pour un projet sans ambition, sans mémoire, sans fondamentaux surtout.

 

Un refus, un rejet du projet de constitution serait une "Genfereï" de plus, certes mais il serait surtout un échec individuel, personnel, démocratique de la Constituante. J’y devine alors une mauvaise lecture qui a été faite de l’environnement sociétal qui nous accompagne, qui nous guide, qui nous fait avancer, et  une méconnaissance des responsabilités fondamentales qui sont les nôtres, qui sont les vôtres face à l’avenir.

 

Lors de l’élection des membres qui composent celle-ci, j’avais pourtant pris le soin de panacher mon bulletin de vote. Des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, de gauche, du centre, de droite, décelant des jeunes loups innovants et téméraires où des chefs de meute, mémoires vivantes et garants de nos valeurs, de nos repères sociétaux, de notre histoire. Un espoir fou que ces générations sauraient se rencontrer, fusionner. 

 

Le résultat est tout autre. Un report massif des responsabilités sur l’Etat à travers un catalogue démuni de nos valeurs et de nos repères historiques, démuni d’ambition et du mieux vivre ensemble, une énumération des différences qui ne fait que les stigmatiser, comme si justification il devait y avoir pour les valoriser.

 

La constitution doit représenter les droits et les devoirs fondamentaux et élémentaires de tous, des personnes morales et physiques, de la population comme des voyageurs, de l’Etat et des institutions.

 

La constitution c’est le livre de chevet de la démocratie, celle-là même qui nous offre la richesse humaine de se prononcer et d’oser dire non.

 "Dire non ce n'est pas refuser, c'est demander une autre vision du monde"

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

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04/10/2012

La citation est un devoir d'écriture, bonne ou mauvaise, parfois elle demeure dans les mémoires.

« Aucun Prophète au monde ne saurait justifier toute cette violence ; aucun Dieu au monde ne saurait tolérer toute cette haine ; aucune homme au monde ne devrait accepter d'être soumis »

 

« Ce soir une étoile de plus brillera dans le ciel, un ange ce matin a rejoint les lumières éternelles, car ni l'amour, ni le courage, n'auront suffi à vaincre la maladie. Je te sais maintenant en paix et libérée de la souffrance »

 

 

« Confondre le développement durable et l'écologie des transports, c'est se tromper d'objectif et tuer la mobilité douce »

 

 

« En politique il n'y a ni perdant ni gagnant, même si les dés sont pipés »

 

 

« En religion, les hommes ont rarement le même Dieu mais ont souvent les mêmes croyances. En politique, c'est le contraire » 

 

 

« Faut-il choisir ses cadres pour être certain d'être bien encadré, ou faut-il bien encadrer pour choisir ses cadres »

 

 

« Hier j'ai partagé un instant de vie avec un homme mourant, rongé par la maladie. Les quelques mots échangés ont été d'une grande richesse, pour moi, pour lui. J'ai deviné un sourire sur son visage marqué, il a deviné une larme sur le mien heureux. Il nous reste tous un chemin à parcourir, mais seul l'instant présent compte, car il restera unique en nos vies »

  

 

«Il y a des métiers où l'horaire dicte la durée de votre travail et il y a des professions où le travail dicte la durée de vos horaires » 

 

 

« La Constitution est la bible moderne du peuple, il recherche dedans des écrits du passé qui lui parlent de son avenir »

 

 

« La croissance est comme la gourmandise, elle fait grossir mais n'est pas garante d'un développement durable »

 

 

« La grande différence entre faire de la politique et s'engager en politique, dans le premier cas on défend les idéaux d'un parti, dans le deuxième cas on défend les intérêts du peuple »

 

 

 « La lutte contre la maladie est un chemin plein d'embûches, qui ne réserve pas souvent de bonne surprise, même si à la lisière d'un tournant on ose y deviner l'espoir, celui du vivre mieux, de ne pas souffrir, de ne plus souffrir »

 

 

« La richesse en politique c'est de pouvoir y exposer des idées nouvelles, la pauvreté en politique c'est de se retrouver dans la minorité »

 

 

« L'avenir politique de l'homme, c'est aujourd'hui déjà, car demain ne sera en réalité que le reflet des erreurs d'hier » 

 

 

« Le jour où un politicien dira ce qu'il pense et pas seulement ce que le peuple veut entendre, alors je croirai en la politique évolutive, en l'indépendance des idées face aux dogmes, en la démocratie participative »

 

 

« Le labeur, le beurre, l'argent du beurre et les indemnités. Stop, la Suisse ne doit plus se laisser dicter la loi par nos amis européens »

 

 

« Léger, le peuple se plaît dans la mobilité ; les élus, dans la gravité »

 

 

« La politique n'est pas une maladie, elle n'est qu'un symptôme de l'homme »

 

 

« Les vraies fausses idées ne sont pas des idées »

 

 

« Le triomphe de la morale sur la politique fera que l'intérêt du plus grand nombre redeviendra un pilier de la démocratie » 

 

 

« Le véritable problème des votations, c'est que le plus grand nombre vote pour un intérêt personnel qui est celui de la stabilité sociale, juste pour se rassurer et effacer les craintes du lendemain, alors que l'avenir c'est justement l'évolution positive de la société sous le signe de l'intérêt public général » 

 

 

« Mieux vivre ensemble, voilà ma position politique »

 

 

« Une zone d'ombre parvient à noyer mon écriture, telle une sanction qui tomberait du ciel, des cieux, des Dieux, les seuls à détenir le pouvoir de la pensée unique, de la lecture divine et du pouvoir du silence »

 

 

« Vivre avec une Constitution qui a construit nos fondamentaux ou mourir avec une Constitution qui veut sacraliser la pensée bienveillante pour sauver nos consciences, mon choix est fait » 

 

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

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03/10/2012

Un projet sans capitale n'est pas un projet constitutionnel.

Ce soir j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai tenté de lire le projet de constitution soumis à votation cantonale le 14 octobre 2012. Malheureusement, j'ai échoué dans cet exercice laborieux mais ma conviction est fondée. Je partage donc avec vous les premières flammes qui m'ont brûlé les yeux : 


Dispositions générales

 

Il n’y est pas mentionné que la capitale du Canton est la Ville de Genève.

 

Il n’y est pas mentionné que la cohésion cantonale est menée dans le respect de la diversité culturelle.

 

Il n’est pas mentionné que toute personne est tenue d’accomplir les devoirs que lui imposent la Constitution et la législation, ni qu’elle doit assumer sa part de responsabilité envers sa famille et l’environnement.

 

 

Droits fondamentaux

 

La dignité humaine est inviolable alors qu’elle se devrait d’être intangible.

 

Garantir constitutionnellement l’accès des personnes handicapées aux bâtiments, installations et équipements, est un mandat qui ne pourra jamais pleinement être respecté à travers toutes les constructions existantes, il aurait été préférable que l’Etat et les communes prennent des mesures en vue de compenser les inégalités qui frappent les handicapés et de favoriser leur autonomie et leur intégration économique et sociale.

 

Le libre choix du domicile et du lieu de séjour n’y est pas garanti.

 

Droits politiques

 

Le syndrome de la parité, qui n’ose pas porter son nom, s’exclame à travers un Etat qui promeut une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des autorités, alors que le coefficient de calcul de cet équilibre n’est pas mentionné (candidats-élus-parité simple).

 

* * *

 

J’arrête là, sachant que cette proposition de constitution est trop lourde, trop longue, elle comporte 237 articles, alors que la constitution fribourgeoise en a 153 et la vaudoise 180, allez comprendre. 

 

Je vous souhaite néanmoins une bonne lecture du projet de constitution de la République et canton de Genève, sachant que pour ma part je le refuserai lors de la votation du 14 octobre 2012. 

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

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