11/02/2013

Le bruit, une pollution urbaine qui exige une solution humaine !

La République est en effervescence depuis quatre jours, la révolte gronde, la résistance d’organise. Erreur judiciaire, injustice sociale, mensonge politique où bavure administrative, nul ne sait ? Pourtant, la presse s’en est fait l’écho et des personnalités de la place montent aux barricades.

 

Sur des centaines de bistrots, vingt neuf n’auraient pas reçu l’autorisation de prolongation d’horaire sollicitée auprès du Scom. Une fermeture à minuit est donc exigée, comme la loi le prévoit au-delà des exceptions qui étaient devenues la règle.

 

Nuisances, le mot est lâché et la sanction est tombée. Elle est administrative, elle est instinctive, elle est motivée et notifiée. Depuis de nombreuses années on nous parle du bruit, du fait qu’il représente une pollution, probablement la première en milieu urbain. Nos Autorités se devaient donc d’agir les exploitants n’ayant pas su réagir.

 

Si les réactions sont aussi vives c’est que l’objectif visé est atteint, la prévention globale par la sanction administrative, sachant que la réponse pénale est inefficace. Ce coup de semonce aura le don de remettre en question des fondamentaux qui guident le monde de la nuit et une certaine économie.

 

Le mieux vivre ensemble passe aussi par le respect et ce ne sont pas les habitants d’une rue, d’un quartier, qui ne s’investissent plus dans la vie active de ces bars branchés et qui attirent une clientèle suburbaine, qui vont s’en plaindre. Dans le pire des cas, ils pourraient retrouver le calme peu après minuit, et enfin dormir.

 

Tous les arguments des fêtards urbains ne tiennent pas la route, ce n’est pas parce que l’on habite en ville que l’on doit tout accepter ou subir. Reste une question, la clause du besoin ne devrait-elle pas être instaurée en nos rues lors de l’installation ou la reprise d’un établissement public ?

 

Au fait, ils ont fait comment tous les bistrots qui ont obtenu ladite prolongation ?  

 

Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

Commentaires

Bien sûr que les nuisances sonores d'origine humaine - même avant minuit - sont insupportables pour les voisins.

Mais n'oublions pas qu'il s'agit d'une conséquence directe de la Néo-Prohibiton, instrument de la guerre anti-fumeurs. Cet inconvénient prévisible majeur avait été évoqué à maintes reprises par des députés MCG, UDC, libéraux et (un) radical (Michel Ducret) lors des débats sur la LIF dès 2007. Une majorité a préféré croire à la doxa purificatrice de Rielle & Consorts, désireux d'éradiquer la prétendue "fumée passive létale" (Passivrauch) concept inventé et mis en oeuvre sous le IIIe Reich (Dr Lickint, Goebbels).

Jadis, on buvait et fumait à Genève dans des cafés conviviaux, sans déranger quiconque.

Le taux de mortalité en Suisse n'a pas diminué d'un iota pour autant !

Aujourd'hui les fumeurs parias chassés sur les trottoirs, sont encore plus stigmatisés et ostracisés au motif qu'outre la pratique de leur "vice", ils osent parler à haute voix entre eux:-)

Les semeurs de discorde se situent donc en amont.

Le problème est loin d'être réglé, je le crains.

jaw

Écrit par : J.-A. Widmer | 11/02/2013

Réduire le problème des nuisances liés au bruit norcturne à l'interdiction faite aux fumeurs de ne plus pouvoir assouvir leur vice dans les lieux publics, est petit et médiocre. Ou alors d'une parfaite ignorance du fléau par manque de solidarité et égoïsme. L'analyse faite par WS est excellente par sa juste vision des faits.

Écrit par : Pierre-Alain LAURENT | 13/02/2013

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