26/02/2013

Fusion des caisses de pension, avons-nous le choix ? La réponse est non!

Le droit fédéral est suprême, il dicte des obligations aux cantons, aux institutions, au peuple. L’assainissement des caisses de pension, avec comme objectif de pouvoir en assurer la pérennité, est le défi que la Confédération a lancé aux élus de notre République. Devant cet état de crise, deux éléments apparaissent comme probants.

 

1) En aucun cas les assurés/pensionnés des caisses CIA et CEH ne sont responsables de ce qui arrive aujourd’hui. L’autorité de surveillance était la même que celle qui se portait garante de la solvabilité des prestations nécessaires et celles envisagées. L’Etat n’a pas su, n’a pas vu, n’a pas anticipé, n’a pas capitalisé, n’a pas restructuré à temps afin d’éviter ce défaut de couverture qui fait foi aujourd’hui. Certes les assurés/pensionnés devront participer à l’effort, il en va de la survie des caisses de pensions et du versement des rentes. D’ici six ans (fin de la prochaine législature), voire plus tôt, un allongement de la durée des cotisations et une redistribution de la quote-part de ce financement seront nécessaires, ils devront garantir la pérennité des prestations. Mais à ce jour, c’est la survie de ces deux caisses qui est en jeu, et là nous n’avons pas le choix. La fusion proposée est la seule alternative, le premier maillon d’une chaîne qui nous conduira au sauvetage des-dites caisses, tout en évitant une faillite étatique dont le canton ne se remettrait pas.

 

2) La fusion est la première des solutions, n’en déplaise à certains, elle aura un coût et notamment celui des errances du passé, de la gestion calamiteuse des fonds, des placements, des biens immobilier, de la structure même de fonctionnement. Certes, deux krachs boursiers sont passés par là, mais des placements à risque ont probablement plongé les finances des caisses dans les chiffres rouges. Il faut aujourd’hui en assumé les pertes. Le mode de financement est à revoir, les assurés/pensionnés devront participer à l’effort demandé pour sauver les fondamentaux des prestations attendues. Elles seront modifiées, mais garanties.

 

Pour toutes ces raisons et afin de garantir le bon fonctionnement des institutions, car elles s’effondreraient en cas de dissolution des caisses, nous n’avons pas le choix lors de la prochaine votation et il nous faudra accepter la fusion proposée, une première pierre à la réorganisation de notre système de retraites, une première diminution des coûts de gestion mais aussi un premier caillou dans la marre du prochain gouvernement qui entamera une nouvelle législature, car nous sommes aussi en année des hannetons, ne l’oublions pas.   

 

Walter Schlechten, habitant du Grand-Lancy. 

Commentaires

Cher Monsieur,
Vous savez sans doute, même si vous ne voulez pas l'avouer, que le projet soumis au vote populaire ne garantit aucunement la pérennité de la nouvelle caisse de pension. Il porte ne lui le même déséquilibre que celui qui a conduit la CIA et la CEH à leur perte, à savoir que les cotisations prélevées ne suffisent pas à couvrir le versement des généreuse prestations promises. A moyen terme donc la sous-capitalisation est programmée.
C'est un des deux motifs de rejeter le projet. Le second motif réside dans l'injustice de la loi de fusion : toute la charge financière à fonds perdus de l'assainissement provisoire qui nous est proposé est mis sur le dos des contribuables, soit 6,4 milliards, les fonctionnaires, qui conservent la quasi totalité de leurs avantages, n'étant appelés qu'à contribuer pour 1 % de cotisation supplémentaire, étant entendu qu'ils récupéreront intégralement cette épargne lors de leur entrée en retraite.

Écrit par : Pierre Kunz | 26/02/2013

Cher Monsieur,

La fusion proposée est structurelle, au lieu de deux, un seul comité de direction, un seul président, un seul parc immobilier, un seul service comptable, un seul secrétariat, rien que là, l'efficacité à travers la gestion en sera améliorée avec des moindres coûts.

La suite, nous la connaissons tous, et le projet proposé ne place pas toutes les charges sur l'Etat, donc les contribuables, c'est faux. Les assurés, eux, devront aussi faire un effort, allongement de la durée des cotisations, quote-part revisité, ces mesure, qui ne figurent certes pas dans ce projet, seront inévitables pour assuré la pérennité de la nouvelle caisse, et des prestations revues à la baisse !

W.S.

Écrit par : Walter Schlechten | 27/02/2013

Cette fusion est indispensable. Mais ce ne peut etre qu'une étape. par definition, un primauté des prestations n'est pas viable dans le temps.
D'autant plus que le n° d'actifs ne cesse de s'effondrer par rapport aux rentiers. Une 2e loi sur la caisse de pension de l'Etat devra de toute facon se faire: 1/3 2/3 conserver, mais passage à la primauté des cotisations et nul doute que l'Etat et les affiliés devront une fois de plus passer à la caisse (dans une moindre mesure que ce qu'on doit voter dans quelques jours). Et c'est un affilié actif qui vous le dit...

Écrit par : Pierre Roche | 27/02/2013

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