02/04/2013

Quand le peuple se mettra en colère, il sera trop tard !

Alors que Chypre vient d’être aidée mais pas sauvée, alors que la Slovénie pourrait être le prochain État à faire face à une crise financière majeure d’ici la fin de l’année, alors que la Croatie s’apprête à entrer dans l’UE, alors que selon les derniers sondages le peuple polonais refuserait lui de souscrire à une telle adhésion, je me pose une simple question ce matin.  

 

Où va l’UE,  sous quelle forme une grande crise économique majeure, sociale et humaine va-t-elle enflammer la zone euro ?

 

Alors que bien des États tentent de relancer la croissance économique, la population ne suit pas, n’adhère plus à cette politique d’augmentation des dépenses publiques, prétexte à une quelconque relance.

 

Selon Barry Eichegreen, professeur d’économie et de sciences politiques à l’université de Berkeley, nous ne pouvons pas prédire quand ni où, mais tôt ou tard, face au chômage entre autre, il y aura une explosion de protestations, que ce soit sous forme violente ou sous celle d’un soutien organisé à des partis politiques épousant des politiques radicalement différentes.

 

Devons-nous avoir des craintes face à cette instabilité européenne ? La réponse est oui, car nous ne pouvons nous permettre, à travers des demi-mesures, de miser sur le temps.  Les prévisions de croissance en demi-teinte, dans les pays phares comme dans le monde, ne laissent envisager rien de bon. La peur, les craintes, l’instabilité économique et sociale seront les fers de lances d’une révolution de printemps où l’Europe sera au centre de toutes les attentions.

 

Mais d’ici là, l’été va être chaud, pour les banques espagnoles en premier lieu, pour le tissu social en second, en France, en Italie, au Portugal, pour la stabilité européenne enfin, car quand un système démocratique en vient à sauver ses banques pour éviter des banqueroutes étatiques, c’est le peuple qui ne comprend pas, qui ne comprend plus, et qui gronde avant d'hurler sa colère, soit aux barricades, soit aux urnes.  

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de La Croix-de-Rozon. 

Commentaires

Aube dorée.... cela vous dit certainement quelque chose. Ce groupuscule fasciste est la seule réponse que le peuple grec a pu balancer à la face du Monde, afin d'exprimer son désespoir. Groupuscule, qui a nettoyer certains parcs et quartiers d'Athène grouillant de racailles. Là où la police grecque laissait faire, tiens cela me rappel des situations genevoises.

Dans chaque coins d'Europe des groupuscules fascistes existent et ont des liens entre-eux. Et comme dans les mouvements de foule, il suffit de quelques meneurs pour faire déraper les choses. Les politiques n'ont plus aucun crédit. Comment pourraient-il donner des illusions aux gens? En France, on a Hollande dans le genre illusionniste... puis aussi Mélanchon... après ce sera qui? Le français, l'espagnol, l'allemand ou l'italien moyen voit quoi? Moins de travail, plus de chômage et plus d'immigrés.... y'a comme un problème dans l'équation. A noter que ces groupuscules axent leur développement vers des situations de chaos urbains, choses tout à fait plausibles dans les grandes villes européennes. Londres à vécu l'été derniers des émeutes, la banlieue parisienne est souvent le théâtre de petites émeutes locales. Et il est à noter qu'en la matière, la Suisse est extrêmement vulnérable. Car elle ne possède pas force de police antiémeute spécialisée.

Il y a aussi les tentations indépendantistes en Ecosse, Catalogne, Belgique,.... entretenues par l'UE. Mais irréalisable, car l'UE est financée par les grands pays qui n'ont aucun intérêts dans ce genre de crise indépendantiste.

Écrit par : Riro | 02/04/2013

Une implosion est souhaitable et proche, à mon humble avis.

Écrit par : Victor Winteregg | 02/04/2013

@Riro, et vous ne parlez pas de la Finlande qui songe peut-être à quitter l'euro:

http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/06/finlande-zone-euro-jutta-urpilainen_n_1653805.html

Les européen ont été habitué ces 15 dernièpre année à tout avoir et cela payer par de la'rgent tombé du ciel. Ce que l'Europe connait n'est pas une crise, c'est juste un retour à la réalité. A force de croire au père Noel trop longtemps, on fini par être surpris...

Écrit par : DdD | 02/04/2013

Vous avez raison. L'explosion est proche dès lors que des gouvernements, prétendument élus démocratiquement, se moquent des votes du peuple. En France, le passé-outre du référendum sur l'Europe débouchant sur un non, n'a pas fini de faire des vagues et revient en boomerang contre les partis UMPS ne représentant ensemble à peine plus de 40% des électeurs.
En Italie, les journalistes et autres crypto-gaucho-communistes européens ne jurent que par M. Bersani, un ancien communiste pur et dur ayant défendu les brigades rouges s'en prenant aux élus de droite; comment voulez-vous comprendre la politique italienne sans admettre que le PD de ce Monsieur, grâce aux lois de proportionnalité, est majoritaire à la Chambre du peuple mais n'aura jamais la majorité au Sénat, où les électeurs ne veulent pas d'un communiste au pouvoir suprême.
Espérons que la coalition de Mme Merkel (ce que je crois)remporte les élections allemandes cet automne; rappelons-nous que ce sont toujours des régimes socialistes et gauchistes qui ont mis le feu aux poudres en Europe!!
Bonne journée.

Écrit par : simonius | 02/04/2013

Bonjour à toutes et à tous,

excellent blog.

La crise actuelle, si elle était expliquée, apparaitrait pour ce qu'elle est : une escroquerie monumentale résultant de la technocratie européenne qui a réussi l'impensable : faire que les Etats membres n'empruntent plus à leur banque nationale, mais à des structures privées auxquelles les pays endettés versent des intérêts faramineux.

Ce système est importé des US où la Fédéral Bank, sous un air très étatique, n'est qu'une banque privée qui gère, notamment, l'impression des billets en circulation. Le dollars n'ayant pas de "contre valeur or" réelle, cette même entité privée impriment ( et donc endette ) les américains.

Cela fonctionne exactement de la même manière dans l'Europe de Bruxelles, à une différence prêt : les billets sont imprimés par les banques nationales, mais cet argent ne reposant sur aucune contre valeur réelle, les banques nationales elles, paient les créances à des entités privées en or sonnant et trébuchant.

Ce que nous avons fait lorsque nous avons renfloué l'UBS...

60 milliards de dette papier ont été remboursés en or par notre BNS.

Si nous continuons ainsi, les banques US auront vidé les coffres de l'ensemble de l'Europe et de la Suisse dans 10 ans.

D'ailleurs on ne s'étonnera pas de retrouver les signataires de l'audit sur l'entrée de le Grèce n'étaient autres que les analystes de Goldmann Sachs.

L'une des "majors" à siéger au Conseil d'administration de la...?

Fédéral Bank...

Et la boucle est bouclée.

De ce constat, il manque une petite lueur d'espoir à votre billet... celle que le peuple commence à comprendre les rouages d'un système mis en place pour asservir des nations entières.

Et de là, peut être que le soulèvement populaire qui gronde, en effet, aura l'arrière goût de la prise de conscience générale.

Le peuple n'est plus aussi désinformé qu'il le fut par le passé.

Bien à vous Walter, merci pour ce billet,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 02/04/2013

@DdD,cela fait plusieurs années déjà que la Finande parle de sa sortie de l'UE avec cette forme de chantage qui malheureusement à trop tendance à se généraliser.Sans doute un nouveau jeu :comment précher le faux pour savoir le vrai,et beaucoup d'internautes foncent tête baissée dans le piège

Écrit par : lovsmeralda | 02/04/2013

Intéressant.

Cela pousse à développer des stratégies de "survie" et essayer de s'accommoder à ce système si mal fichu pour se protéger ainsi que ses proches.

On ne peut pas compter sur l'Etat alors il faut se contenter de soi.

Écrit par : anonyme | 04/04/2013

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