06/08/2013

Pas de vacance pour les hannetons !

 

Alors que les vacances régissent nos journées pour le plus grand nombre, la vie tourne au ralenti. L’économie, les problèmes de transports, la culture, l’éducation, même la délinquance ne sont plus de véritables préoccupations, un calme précaire règne doucettement dans la République.  

 

Pourtant, cette année, il y a une branche qui ne chôme pas, qui n’est pas en vacance, qui n’a pas cessé son activité, elle s’est même démultipliée pour se répandre en rue et bientôt en nos boîtes-aux-lettres, c’est la politique.

 

Année des hannetons oblige vous me direz. Sachant que les places sont limitées et que là les heureux élus vont en prendre pour cinq ans, il est normal que tous se bousculent déjà au portillon. Le plus impressionnant est la participation des ténors et de leurs lieutenants fidèles aux diverses manifestations. On les voit partout et ils ne se privent pas de répercuter l’information via les réseaux sociaux, le nouvel outil électoral.

 

Ce que je regrette, c’est que cet investissement populaire apprécié laissera dès novembre place aux commissions, aux débats, aux travaux politiques, ceux-là même qui pourtant intéressent le peuple. Nos élus s’éloigneront alors de la rue, laissant la place à la vindicte médiatique et aux foudres partisanes qui apprécieront leurs actes. Il est malheureux que cette scission se produise, car le terreau du politique c’est justement la rue, le peuple, le contact, l’échange d’idées à travers le dialogue.

 

Certes ils ne peuvent pas tout faire et le travail ne manque pas une fois élu. Il suffit de compter le nombre de démissions en cours de mandat pour se rendre compte de la complexité de la tâche qui les attend, mais il serait heureux que durant son mandat l’élu politique garde ce lien privilégié avec la population.

 

Battre le pavé pour être élu est une bonne chose, garder pieds sur ces mêmes pavés serait le gage que nos élus nous représentent au plus près de nos besoins, de nos réalités.  

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

 

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14:15 Publié dans Culture, Economie, Genève, Histoire, Médias, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

excellent ! et combien réaliste. Mais surveillez vos boites aux lettres tout soudain vous recevrez comme d'autres sans doute de gentils messages pour défendre une initiative avec ô sublime hommage ,un bulletin de versement.Ou est-ce en réponse à la phrase, mais ou sont donc les hommes? Il faudra vraiment que le mouvement Scout se réveille, ça devrait leur donner des idées,rire

Écrit par : lovsmeralda | 06/08/2013

La seule chose que je considère en vacance depuis belle lurette, c'est l'imagination du blogueur Schlechten, grand moralisateur devant l'Eternel et petit frustré qui n'a toujours pas trouvé où se loger dans un groupe politique. Quand il aura trouvé, il deviendra comme toutes celles et ceux qu'il dénigre à longueur d'année : un politicien qui quittera la rue pour s'enfermer dans cette sphère de privilégiés-profiteurs. Dont acte !

Écrit par : Sérial | 07/08/2013

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