31/10/2013

Tristes élections, la politique genevoise s’est aseptisée constitutionnellement !

 

Tristes élections, issues d’une nouvelle constitution qui souhaitait améliorer la démocratie.

 

Tristes élections, où des listes électorales dissimulent les véritables enjeux sociétaux.

 

Tristes élections, où les qualités individuelles sont noyées dans des stratégies de partis.

 

Tristes élections, où aucun programme politique n’est proposé pour un avenir incertain.

 

Tristes élections, où le choix proposé en candidats est insuffisant, partisan, sclérosé.

 

Tristes élections, où la proximité politique furtive des stands vend un rêve utopique.

 

Tristes élections, où personne ne prend le taureau par les cornes pour guider Genève.

 

Tristes élections, où aucun n’ose peindre le diable économique sur la muraille.

 

Tristes élections, où les tissus sociaux sont délaissés  par la gauche des bobos.

 

Tristes élections, où aucune pression syndicale n’a émergé par manque de courage.

 

Tristes élections, où les conflits de personnes gagnent sur les conflits d’idéaux.

 

Tristes élections, où  le peuple sait que, peu importe les élus, rien ne changera durant cinqu ans, la conjoncture ne se prêtant pas à d’éventuelles améliorations, la crise étant encore bien présente alors que la relance attendue ne point pas à l’horizon.

 

Tristes élections, où j’ai voté pour :

 

Pierre Maudet pour son intelligence et sa véritable stature d’homme politique ;

 

Luc Barthassat pour son expérience fédérale et son approche agraire de la politique ;

 

Mauro Poggia pour son combat fédéral et son pragmatisme verbal politique ;

 

Serge Dal Busco pour sa force d’analyse et sa proximité politique avec les communes ;

 

François Longchamp pour son expérience des institutions et ses repères politiques ;

 

Anne Emery-Torracinta pour son combat de gauche et son courage politique ;

 

Eric Stauffer pour sa persévérance politique et son combat inégal face aux dogmes.

 

Tristes élections, où je n’ai pas voté pour :

 

Thierry Apotheloz qui n’a pas l’envergure, doit siéger au Grand Conseil pour s’aguerrir ;  

 

Antonio Hodgers qui abuse des dogmes et est profondément un gauchiste écologiste ;

 

Céline Amaudruz qui n’est pas prête, devrait siéger au Grand Conseil quelques années ;

 

Isabel Rochat qui n’a aucun bilan, néophyte elle a été broyée par la machine étatique.

 

Tristes élections, et pourtant, j’ai voté en mon âme et conscience en espérant un monde meilleur pour demain, tout en croyant que le Parlement sera lui travailler dans un seul but, éviter que Genève ne sombre économiquement, socialement, écologiquement, internationalement, politiquement.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly.   

 

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08/10/2013

Le diable est sur la muraille, et maintenant on fait comment ?

Tout comme la population genevoise, j’ai accordé 20 % de mes voix au MCG. Comme la plupart de ces électeurs mon vote était un acte de protestation. Il était dirigé contre les partis gouvernementaux qui n’ont pas su trouver des solutions aux problèmes des résidents genevois.  

 

La dernière législature a en effet été marquée par les affaires, les "genfereï", et l’incurie du Conseil d’Etat, alors qu'une crise économique s'abattait sur l'Europe. Dans ce pouvoir exécutif, seul David Hiler a su tenir la baraque en tentant de juguler la dette étatique avec des budgets maîtrisés. Certes, la dernière année fut marquée par la présence emblématique de Pierre Maudet, fraîchement élu Conseiller d’Etat, mais cela est totalement insuffisant pour tirer un bilan positif des mandats écoulés.

 

Le Parlement, lui, s’est noyé tout seul au regard de la multitude des dossiers et la charge insurmontable des modifications législatives, ceci sans parler des travaux de la Constituante qui n’a pas osé déposer une véritable vision d’avenir constitutionnelle, se contentant de se satisfaire d'une vision du monde actuelle, mais si consensuelle.

 

Reste qu’un quinquennat va débuter avec une structure parlementaire inédite, constituée de sept partis qui pourraient représenter trois blocs, et encore rien n’est aussi certain tant la balance penche à droite. 

 

Aujourd’hui, les partis gouvernementaux genevois classiques doivent se rendre compte que l’émergence du MCG et la consolidation de l’UDC ne sont pas des épiphénomènes en lien avec la crise, mais bien de nouveaux outils politiques avec lesquels il faudra travailler.

 

Demeure que si la législature précédente n’a pas su trouver les solutions aux problèmes soulevés par la population genevoise, dans celle qui s’ouvre nos élus n'auront pas droit à l’erreur sachant que tous les partis doivent retrouver le bon sens politique nécessaire pour défendre leurs idées tout en ravalant leurs idéaux, leurs dogmes. C’est le prix à payer pour que des projets politiques aboutissent au profil d’une population qui ne se contentera plus de slogans ou de tronches de gendres idéaux.

 

La politique c’est avant tout avoir une véritable vision d’avenir pour la génération future, tout en améliorant aujourd’hui les problèmes structuraux reconnus, en instaurant les projets évolutifs nécessaires au mieux vivre ensemble.

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly.

 

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