04/08/2014

Derrière l'antisionisme se cachent parfois les germes de l'antisémitisme, parfois seulement !

Alors que M. Ban Ki-moon s’inquiète de la montée de l’antisémitisme en Europe, ceci dans le cadre des manifestations menées pour protester contre l’offensive israélienne à Gaza, j’ai envie à mon tour de vous présenter mes craintes.

 

En Occident, les attaquent militaires israéliennes sont actuellement assimilées à des massacres, un début d’extermination d’un peuple, d’une société civile prise en otage entre un blocus sournois et des actions militaires dignes d’une sale guerre.

 

Au regard de la disproportion des forces en présence, avec d’un côté un Hamas qui prône la terreur avec des roquettes imprécises et des actions commandos ciblées, et de l’autre une armée israélienne moderne, suréquipée, disposant d’une puissance de feu impressionnante, qui pratique elle aussi la terreur par des actions militaires de destruction massive, nous nous devons de relever les violences de cette guerre mais aussi la disproportion des frappes menées par Israël. Cette escalade de l’activité militaire israélienne serait presque encore compréhensible si de nombreux combattants du Hamas tombaient seuls sous les bombes, mais il n’en est rien.

 

A Gaza, la population civile, dont de très nombreux enfants, demeure la principale victime des frappes militaires de l’Etat hébreu. La lutte contre le terrorisme palestinien n’est qu’un prétexte qui sert les idéaux d’un sionisme qui ne cache plus ses ambitions.

 

Vu d’ailleurs, la non réaction des institutions internationales et des gouvernements demeure un mystère. Si l’histoire de l’humanité a une dette face au peuple juif, et envers d’autres aussi, sachant que la Société des Nations n’a pas su éviter l’éclosion de la dernière guerre mondiale, nous pouvons nous demander pourquoi aujourd'hui l’ONU ne prend pas toutes ses responsabilités alors que dans ce conflit israélo-palestinien, les combats qui nous préoccupent à Gaza sont les plus meurtriers de tous les temps entre ces antagonistes.

 

Selon les services d’urgences de Gaza, en plus des 8’300 blessés, au moins 1’450 Palestiniens ont péri depuis le début de l’opération, soit le 8 juillet. Côté israélien, 56 soldats sont tombés au front ou lors d’attaques du Hamas. Désormais, plus de 230'000 réfugiés palestiniens s’entassent dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza, sans électricité et avec très peu d’eau et de vivres (sources : Le Soir).

 

L’Europe réagi et les protestations pacifistes menées en rue sont légitimes face au silence, face aux massacres perpétrés, face à la détresse d’un peuple et aux craintes d’un autre.

 

Et si demain cette guerre venait à cesser, je crains fortement que si l’Etat d’Israël a probablement fragilisé opérationnellement le Hamas, il aura par contre par ses actes activé une montée indirecte de l'antisionisme, et deuxièmement engendré une génération palestinienne d’enfants de la guerre qui eux n’auront sans aucun doute pas la place dans leur cœur pour respecter un Etat Hébreu génocidaire.

 

Face à une guerre qui semble éternelle entre deux peuples qui devront coûte que coûte vivre sur un même sol, l’Europe impuissante se réveille, se révolte. Malheureusement, face aux images insoutenables de ce conflit, la haine remplace parfois la colère, et ce sont effectivement des cris antisémites qui montent aux barricades derrière le voile de l'antisionisme. Ceux-ci rappellent aussi aux grands de ce monde que la paix sociale mondiale est bien fragile.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

Commentaires

Vous ne pensez pas que vous confondez "palestinien" et "hamas" ?

Vous déclarez "alors que dans ce conflit israélo-palestinien, les combats qui nous préoccupent sont les plus meurtriers de tous les temps."

Vous plaisantez ?

En 6 mois de conflit en Syrie il y a eu plus de victimes que dans le conflit palestino-israélien, vous pouvez vérifier les chiffres, ce serait préférable !

Et avez-vous fait un décompte et pris en compte l'accélération des morts en France impliquant des armes de guerre ?

Au fait, vous êtes-vous demandez comment ces "victimes" ont accumulés et financés plus de 10'000 missiles munis de charges à fragmentations dont 3'000 furent tirées et plus de 5'000 détruites par Tsahal, et les tunnels renforcés avec des armatures en béton dont le parcours kilométrique dépasse de 3 fois nouveau tunnel du Gothard ?

Tous ça accompagné d'une charte du hamas affichant clairement la volonté de tuer tous les juifs d'Israël et d'ailleurs !

Et que dites-vous des trois écoles remplies de missiles découvertes par Tsahal et vis-à-vis desquelles Ban Ki Moon s'est excusé publiquement ?

Vous parlez de l'armement israélien, mais savez-vous que dans ce conflit, 90% des équipements hightech servaient à neutraliser les missiles du hamas de manière unique au monde, pensez-vous qu'Israël dépense autant de génie dans des missiles antimissiles dans le but de tuer les gazaouis ?

Que ferait une autre armée confrontée à une telle pluie de missiles afin de protéger sa population ?

Autre déclaration douteuse, "serait presque encore compréhensible si de nombreux combattants du Hamas tombaient seuls sous les bombes", qu'en savez-vous ?

Par contre, savez-vous combien de gamins à partir de 13 ans étaient aux premières lignes et se sont rendus aux forces israéliennes, des gamins qui n'ont pas fuit du coté du hamas, mais bien vers les soldats de Tsahal !

Plus de 2'000 "combattants" du hamas ont été fait prisonniers ou plutôt se sont rendu à la premières occasion, parmi eux des combattants plus ou moins entrainés peut être, mais combien de gamins forcés d'aller se battre ?

Tout ça, pendant qu'une centaine de dirigeants du hamas, eux sont au Qatar dans des palaces et font de la gym dans leurs sales de luxe, avez-vous vu les photos de khaled Mashaal à Doha avec un grand sourire sur son pédaleur tout neuf ?

Etc.. etc...

Bien à vous !

Écrit par : Corto | 05/08/2014

On comprend l'Etat d'Israël qui lutte pour sa sécurité.
Mais si pour ce faire, en ce dessein, on en arrive à massacrer civils, enfants innocents... n'y a-t-il pas lieu de se poser la question concernant la démarche même? Comment ne pas comprendre que cette démarche engendre condamnation publique?

Villages rasés
Colonisations sauvages:

Peuple "élu": quel "Dieu"?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/08/2014

Myriam,
Je comprends votre façon de raisonner dans un référentiel de valeurs judéo-chrétien. Toutefois, dans un conflit, quel qu'il soit, il est nécessaire de tenir compte aussi du référentiel de l'adversaire ou de l'ennemi.

Son référentiel déterminera son interprétation des faits, ses décisions et ses actions. Pour l'influencer, il est nécessaire de "parler son langage"; c'est-à-dire de fonctionner dans son référentiel.

Par ailleurs et parlant des palestiniens en général et surtout du Hamas pour les événements les plus récents, il est nécessaire de se rappeler qu'ils prennent aussi des décisions, que chacune des parties prend des décisions visant à atteindre des objectifs tactiques (intermédiaires) ou stratégiques (globaux). C'est très complexe...

Juste un exemple. L'utilisation des civils comme boucliers humains est fondée sur la confiance que le Hamas porte à Israël qu'ils n'oseront pas tirer... étonnant, non ? Et cette tactique a été associée à la maîtrise absolue de tous les médias de Gaza ainsi qu'en témoignent les journalistes qui en sont sortis et le fait qu'il n'existe aucune photo des combattants du Hamas en action. Israël, de son côté filme et publie des images prises par les drones. Comme dit précédemment, c'est très complexe...

J'ajoute encore un exemple. Il s'agit à tout prix pour les deux parties de faire en sorte que l'autre ne remporte aucune victoire et que soi-même ne subisse aucune défaite. Ainsi, lorsqu'un soldat israélien a été tué dans une embuscade peu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de 3 jours et son corps enlevé,
1) le Hamas a immédiatement revendiqué (grande victoire) l'enlèvement en donnant le nom du soldat alors qu'il n'avait été publié nulle part (preuve que l'enlèvement a bien eu lieu),
2) les israéliens ont d'abord parlé d'un enlèvement (otage-défaite), puis ont changé de langage pour parler d'une capture de soldat en uniforme auquel s'applique le droit de la guerre (banaliser la défaite comme une simple capture). A ce moment également, les israéliens ont caché qu'il s'agissait du neveu du ministre de la défense dans le même but de minimiser la défaite.
3) simultanément, les israéliens ont considéré que ce casus belli rompait le cessez-le-feu et lancé une immense opération pour le retrouver. Ils ont apparemment ont récupéré le corps (annulation de la victoire du Hamas et de sa propre défaite)
4) le Hamas a ensuite dénié l'enlèvement (rendre Israël coupable de la rupture de cessez-le-feu; ce qui est une victoire)
5) Israël a alors affirmé que le soldat est mort au combat (ne pas donner victoire de l'enlèvement au Hamas et ne pas reconnaître sa propre défaillance/défaite) et a reconnu à ce moment qu'il s'agissait du neveu du ministre
6) le Hamas a ensuite accusé Israël d'avoir inventé un prétexte pour rompre le cessez-le-feu (infliger une défaite)

C'est vraiment très complexe et on ne peut aborder une telle bataille avec juste des bons sentiments

Écrit par : archi-bald | 05/08/2014

Oui mais... archi-bald , en repartant aux sources, en amont, (si cela me chatouille à l'oreille je ne me gratte pas à l'orteil): les uns se disent élus de droit divin et les autres savent que l'islam est religion vraie et vraie religion.

L'héritage judéo-chrétien?

De bonnes idées, de la gentillesse, n'y en a-t-il pas partout (pour le meilleur de cet héritage)

Sens du PARTAGE? déjà infiniment plus délicat... à part partage du pain et vin, juste une goutte! au temple, hosties industrielles à l'église ou lectures publiques de versets sacrés...

A part cela, comme partout: calculs, cupidité, mensonges, tortures, martyts: tout sauf entreprise de "conception immaculée"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/08/2014

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