17/11/2014

En attendant la grève des TPG, pourquoi la manifestation de la fonction publique a-t-elle été un succès !

 

Ils ont été patients, ils ont tenté de négocier, ils ont écouté, ils ont attendu, là ils agissent. Eux, ce sont les fonctionnaires qui se sont retrouvés en rue pour manifester leur désarroi, leur mécontentement, leur colère pas encore mais elle gronde sournoisement.

 

Certains esprits chagrins libéraux ont rit jaune, affirmant que les manifestants n’étaient que 200, 400, voire 1000. En fait ce sont 2000 employés et divers syndicats qui se sont mobilisés pour représenter toute la fonction publique. Si ce nombre peut laisser croire à une précoce démobilisation, l’important était ailleurs lors de ce défilé contestataire.

 

L’union, le rassemblement, la cohésion, tous enfin réunis solidairement contre la même cause, pour une même cause, l’abandon du projet SCORE. Tous les métiers, toutes les professions, sans clivage et derrière des bannières explicitent étaient au rendez-vous. Un signe fort.

 

Au-delà des discours syndicaux, c’est cette révolte commune qui a résonné place de Neuve. En quittant la table des consultations, le Cartel et autres syndicats ont adressé un message clair au Conseil d’Etat. Ni le projet SCORE, ni la méthodologie de concertation ne sont satisfaisants ou convaincants pour aboutir à un consensus. On peut d’ailleurs à ce stade se demander si celui-ci est véritablement recherché par les antagonistes. En effet, le rejet est total, telle une évidence il est issu de la politique du secret et du fait accompli.

 

Défendre les intérêts des employés, les statuts de fonctions et la qualité des prestations n’est pas un choix, mais une réelle nécessité. Imposer drastiquement ses vues structurelles, économiques, c’est un choix politique qui ruine de facto l’avenir d’un projet qui se devrait d'être négociable. 

 

Étonnamment, cette politique de consultation menée par le pouvoir exécutif a également été récemment dénoncée par l’association des communes genevoises (ACG), des élus en attente de négociations qui se sont retrouvés eux aussi avec ce fort sentiment d’être mis devant le fait accompli.

 

Tout comme les représentants de la fonction publique, ces représentants des communes ne se sont pas reconnus comme des partenaires à part entière dans un projet  étatique, tout comme les syndicats, ils ont rejeté logiquement les premières propositions du Conseil d’Etat.

 

La solution à ces conflits passera par la discussion, le dialogue, l’échange, la négociation, la transparence, le retour de la confiance. Malheureusement, en ma qualité d’électeur, je ne suis pas certain qu’un quinquennat suffise à réunir toutes ces qualités.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

21:57 Publié dans Associations, Culture, Economie, Genève, Médias, Politique, Région, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Ces grèves de la fonction publique commencent à me rendre dingue.

Il y a eu les policiers. Puis d'autres, et demain les TPG.

Tous ces gens gagnent des salaires astronomiques, ou en tout cas bien supérieurs aux autres. Et les finances sont dans un état catastrophique.

Dans d'autres pays d'Europe, il a fallu diminuer des salaires de 5 à 20%, supprimer les rares 13ème payés. Il y a eu des manifs, ça se comprend.

Ici, ça ne se comprend pas. Ce fichu concept de "grève préventive" est en train de nous affecter tous ici; vous verrez le jour où les boites en auront marre d'avoir de plus en plus de problèmes à gérer.

Si ce jour arrive, les salaires des fonctionnaires devront aussi être diminués dans les tranches similaires à celles précitées. Je ne le souhaite pas, mais ça fera autrement plus mal que d'éventuels projets "Score" ou autres.

Écrit par : JDJ | 17/11/2014

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