07/01/2016

L'Europe, la fin des rêves, le début des cauchemars !

"La crise sociétale, sournoise, poursuit son chemin, accompli petit à petit son œuvre, ronge l'Europe.

Grèce, Portugal, Espagne, Italie ont été les premières victimes. Malgré des sursauts populaires de consciences politiques, ces pays luttent pour ne pas sombrer, dépendants qu'ils sont d'un système économique en lien avec un Euro lourd, pesant, écrasant.

La France elle aussi s'enfonce, tente de sauver les apparences avec une union nationale de circonstance, valable contre l'obscurantisme mais totalement inefficace face aux restructurations institutionnelles nécessaires.

L'Allemagne enfin, pilier économique, modèle social, source de valeurs issues du travail, d'un développement industriel réussi, tombe elle aussi face à une mondialisation morale qui efface les frontières, gomme les identités en tentant d'annihiler les différences, brûlant sur le bûcher de ces vanités nos valeurs, nos coutumes, nos croyances, notre histoire souvent, notre futur indéniablement.

Les pays nordiques suivront, sombreront eux aussi ou résisteront mais à l'Est se dessine déjà une autre migration, une de plus qui nous conforte pour affirmer que l'aide au développement, dans tous ces pays où l'on rêve de l'Europe tel un Eldorado nouveau, doit être la première des solutions.

Face à un mouvement migratoire sans précédent, mais déjà orphelin car dépourvu d'un baromètre économique fiable, de structures d'accueil valables dans un système social pas pérenne pour tous, ce sont nos institutions qui se retrouvent en danger."

Minet

20:33 Publié dans Culture, Développement durable, Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : europe | |  Facebook

Commentaires

On ne nous a toujours pas expliqué de manière convaincante, à nous autres habitants d'un Occident riche et prospère, de quelle manière la mondialisation allait nous éviter de rejoindre, petit à petit, le sort des pays les plus pauvres avec lesquels nous sommes maintenant en concurrence directe.
Peut-être n'aurais-je pas dû écrire "de quelle manière", mais "dans quels délais".
J'ai, en effet, peine à imaginer qu'un équilibre puisse s'établir à un niveau qui nous éviterait une désastreuse perte de bien-être économique, avec toutes les conséquences culturelles que cela suppose. Que les plus riches et le plus puissants, parmi lesquels nos dirigeants politiques, s'en tirent sans trop de mal, dans un premier temps du moins, je le comprends aisément, qu'il faille absolument cacher la réalité aux autres, je le comprendrais (utilisons un conditionnel pour éviter d'énoncer avec certitude une situation qui ne l'est pas) sans l'accepter.

Écrit par : Mère-Grand | 08/01/2016

L'Europe n'assume pas réellement ses valeurs, tendant à l'agnosticisme elle ne les voit que comme des productions plus ou moins raisonnées du cerveau humain, en Asie et en Amérique on dispose de mythologies qui relient les valeurs aux principes mêmes du cosmos.

Il faut donc que l'Europe crée une mythologie, qu'elle ose affirmer que la liberté, l'égalité, la fraternité sont des principes inscrits dans l'ordre de l'univers lui-même.

Écrit par : Rémi Mogenet | 08/01/2016

Les commentaires sont fermés.