La gueule de bois

Ce matin, nombreux sont ceux qui se réveilleront avec la gueule de bois. D’abord il y a ceux qui auront trop fêté à la Coupole une victoire sans prestige, sans relief, sans véritable gagnant, un vote de confiance qui n’aura rassuré personne au regard des abstentions. Puis, il y a ceux qui, hier soir déjà, avaient pris immédiatement conscience du séisme qui venait de scinder en deux le PLR genevois, voire pire encore. Parmi ces élus, ces élites, ces gens en devenir, ces membres d’un parti pour lequel ils s’investissent eux aussi et avec rigueur au jour le jour, il y a surtout des gens de valeurs, nos valeurs. Car en effet, loin de tout engagement politique, c’est en premier lieu le sens des valeurs de chacun qui a été attaqué, agressé, meurtri hier soir par ce grand concours d’éloquence. Difficile alors de rester debout, de poursuivre le chemin, de montrer la voie quand la cohésion morale n’existe plus. Demeure l’avenir, individuel et pluriel, électif ou subjectif, participatif ou castrateur, idéaliste ou pragmatique, un avenir sombre c’est certain pour une institution politique où le soleil qui brillait au-dessus des pyramides vient d’ouvrir un nouveau tombeau, celui de nos croyances. 

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