15/09/2013

"Hommage à Adeline"

Croire en l’humain est probablement une richesse, une grandeur d’esprit qui doit nous ouvrir sur le monde.

 

Croire en l’humain est sûrement un don, une qualité qui nous investi d’une mission sociétale, d’un sacerdoce.

 

Croire en l’humain est évidement une utopie, une vision du monde qui se veut rassurante pour nous-mêmes, pour nos proches, pour nos enfants.

 

Croire en l’humain c’est aussi s’abandonner un peu plus, offrir un respect et une confiance à celui qui les avait bafoués.

 

Croire en l’humain c’est également fermer les yeux sur les horreurs commises par l’homme, à travers ses actes, ses gestes, ses mots, ses choix, ses décisions, ses sacrifices, ses intérêts.

 

Croire en l’humain c’est s’offrir un peu, c’est donner de son temps à celui qui n’en a pas, c’est donner de son âme à celui qui n’en a plus.

 

Croire en l’humain c’est avoir confiance en soit, en l’autre, c’est se convaincre que l’homme peut changer, devenir meilleur.

 

Croire en l’humain c’est mener un combat contre une société qui n’aime pas la différence, qui n’aime plus l’indifférence, qui vit de convictions, d'idéaux préconstruits. 

 

Croire en l’humain, c'est observer pour ne pas devenir comme eux, comme ceux qui condamnent à mort, comme ceux qui donnent la mort.

 

Croire en l’humain, c’est mourir un peu, c’est rendre orphelins les préjugés, ceux qui guident le bien et le mal.

 

Croire en l’humain, c’est prendre le risque de se tromper, pas sur ses choix, pas sur ses croyances, mais sur la possibilité que l’homme sache évoluer, se reconstruire, se réinsérer.

 

Ces gens qui, au quotidien, travaillent et vivent avec cet espoir fou, cette vision humaniste d’un monde meilleur, ces gens là méritent tout notre respect car ils sont rares. Ils entretiennent une lueur d’espoir qui doit nous laisser croire que fondamentalement l’homme est bon, que nos enfants ont un avenir dans une société qui pourtant tous les jours assassine un peu plus nos fondamentaux.

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

 

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06/08/2013

Pas de vacance pour les hannetons !

 

Alors que les vacances régissent nos journées pour le plus grand nombre, la vie tourne au ralenti. L’économie, les problèmes de transports, la culture, l’éducation, même la délinquance ne sont plus de véritables préoccupations, un calme précaire règne doucettement dans la République.  

 

Pourtant, cette année, il y a une branche qui ne chôme pas, qui n’est pas en vacance, qui n’a pas cessé son activité, elle s’est même démultipliée pour se répandre en rue et bientôt en nos boîtes-aux-lettres, c’est la politique.

 

Année des hannetons oblige vous me direz. Sachant que les places sont limitées et que là les heureux élus vont en prendre pour cinq ans, il est normal que tous se bousculent déjà au portillon. Le plus impressionnant est la participation des ténors et de leurs lieutenants fidèles aux diverses manifestations. On les voit partout et ils ne se privent pas de répercuter l’information via les réseaux sociaux, le nouvel outil électoral.

 

Ce que je regrette, c’est que cet investissement populaire apprécié laissera dès novembre place aux commissions, aux débats, aux travaux politiques, ceux-là même qui pourtant intéressent le peuple. Nos élus s’éloigneront alors de la rue, laissant la place à la vindicte médiatique et aux foudres partisanes qui apprécieront leurs actes. Il est malheureux que cette scission se produise, car le terreau du politique c’est justement la rue, le peuple, le contact, l’échange d’idées à travers le dialogue.

 

Certes ils ne peuvent pas tout faire et le travail ne manque pas une fois élu. Il suffit de compter le nombre de démissions en cours de mandat pour se rendre compte de la complexité de la tâche qui les attend, mais il serait heureux que durant son mandat l’élu politique garde ce lien privilégié avec la population.

 

Battre le pavé pour être élu est une bonne chose, garder pieds sur ces mêmes pavés serait le gage que nos élus nous représentent au plus près de nos besoins, de nos réalités.  

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

 

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03/07/2013

Usagers motorisés de la route, les nouveaux contribuables désignés !

 

Normalement, tout roule, mais là nous sommes en temps de crise et visiblement l’on cherche à mettre des bâtons dans les roues des usagers de la route motorisés.

 

La Suisse dispose d’un parc de véhicules motorisés très important. Il est principalement constitué de voitures et deux-roues récents, bien entretenus et utilisés au quotidien. La politique forcée et menée pour imposer la mobilité douce ne répond pas aux attentes de ces  usagers suburbains. La plupart des trajets ne se résumant plus à aller du point A au point B, il leur est nécessaire de garder une certaine liberté de mouvement, sachant que le temps de déplacement se gère dorénavant autrement face aux contraintes sociétales.

 

L’explosion des deux-roues motorisés en Suisse est la preuve de ces modifications de comportements en lien avec les déplacements. Par exemple, il y avait 12’370 scooters sur nos routes en 1990, il y en a aujourd’hui 260'000.

 

Malheureusement, les infrastructures routières n’ont pas suivi, priorité étant accordée aux transports publics et à une mobilité douce urbaine. Il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons ignorer les usagers motorisés. D’ailleurs, nous remarquons que ceux-ci sont devenus une cible économique, un contribuable supplémentaire désigné, culpabilisé et stigmatisé.

 

En Suisse, les frais d’entretien et les primes d’assurances des véhicules sont élevés, même si les prestations sont de qualité. L’impôt plaque a été augmenté et selon la cylindrée le montant est parfois exorbitant. Les possibilités de parcage ont été restreintes en milieu urbain. Le macaron Zone Bleue payant est alors devenu indispensable pour les habitants des quartiers urbains, alors que les localités suburbaines y viennent aussi. A Genève, la fondation des Parking est devenue la bête noire des automobilistes, le stationnement limité étant sujet à un contrôle strict et immédiatement sanctionné en cas de dépassement.

 

L’augmentation du prix de la vignette autoroutière n’est plus taboue, elle viendra s’ajouter à la longue liste des frais nécessaires à l’usage d’un véhicule à moteur. Et comme cela ne suffisait pas, voilà que les deux-roues motorisés vont devoir se soumettre au stationnement payant, le parcomètre devenant une nouvelle tirelire des finances cantonales.

 

Est-il judicieux de l’envisager, sachant que cette catégorie d’usagers de la route a été totalement délaissée dans les projets de réhabilitation du centre-ville. Les motards et autres scootéristes doivent subir les modifications de tracés qui privilégient la mobilité douce, les transports en commun, alors qu’aucun aménagement digne de se nom n’a été prévu pour le stationnement de leurs engins.

 

Certes le parking sauvage des deux-roues, y compris les cycles, est devenu un véritable problème sur nos trottoirs, mais l’Etat a-t’il joué son rôle en n’étant pas prévoyant dans ses projections en lien avec la mobilité et les modifications de comportements ?

 

A trop avoir voulu chasser du centre-ville les voitures, nos politiques et autres ingénieurs en circulation ont créé un engouement pour le deux-roues motorisé, notamment le scooter. Aujourd’hui, nos centres urbains se retrouvent confrontés à des problèmes qui n’ont pas été anticipés.

 

Et comme on ne change pas une politique qui ne fonctionne pas, la mise en place de stationnements payants sur la voie publique (mais l’est-elle encore), pour chasser les envahisseurs qui chevauchent leurs bécanes agiles et parfois bruyantes, sera la solution proposée.

 

Ecœurant, et ce n’est pas la création d’un certain nombre de places deux-roues dans les parkings souterrains publics qui vont apporter une solution équitable, sachant qu’elles seront insuffisantes en quantité pour absorber le flux et surtout qu'elles seront créées au détriment des automobilistes, ceux-là même qui ont dû quitter la voie publique à grands frais d’abonnements de parking.  

 

Dans notre société qui s’égare à travers des dogmes, les usagers motorisés de la route sont donc devenus une nouvelle source de revenus, un contribuable de plus qui va devoir passer à la caisse. Et le pire est à venir, car l’argument du pollueur payeur n’a pas encore été abordé, ce qui laisse entrevoir encore bien des tracas pour les finances des usagers concernés.

 

Walter Schlechten, motard, automobiliste et habitant de Perly-Certoux. 

02/04/2013

Quand le peuple se mettra en colère, il sera trop tard !

Alors que Chypre vient d’être aidée mais pas sauvée, alors que la Slovénie pourrait être le prochain État à faire face à une crise financière majeure d’ici la fin de l’année, alors que la Croatie s’apprête à entrer dans l’UE, alors que selon les derniers sondages le peuple polonais refuserait lui de souscrire à une telle adhésion, je me pose une simple question ce matin.  

 

Où va l’UE,  sous quelle forme une grande crise économique majeure, sociale et humaine va-t-elle enflammer la zone euro ?

 

Alors que bien des États tentent de relancer la croissance économique, la population ne suit pas, n’adhère plus à cette politique d’augmentation des dépenses publiques, prétexte à une quelconque relance.

 

Selon Barry Eichegreen, professeur d’économie et de sciences politiques à l’université de Berkeley, nous ne pouvons pas prédire quand ni où, mais tôt ou tard, face au chômage entre autre, il y aura une explosion de protestations, que ce soit sous forme violente ou sous celle d’un soutien organisé à des partis politiques épousant des politiques radicalement différentes.

 

Devons-nous avoir des craintes face à cette instabilité européenne ? La réponse est oui, car nous ne pouvons nous permettre, à travers des demi-mesures, de miser sur le temps.  Les prévisions de croissance en demi-teinte, dans les pays phares comme dans le monde, ne laissent envisager rien de bon. La peur, les craintes, l’instabilité économique et sociale seront les fers de lances d’une révolution de printemps où l’Europe sera au centre de toutes les attentions.

 

Mais d’ici là, l’été va être chaud, pour les banques espagnoles en premier lieu, pour le tissu social en second, en France, en Italie, au Portugal, pour la stabilité européenne enfin, car quand un système démocratique en vient à sauver ses banques pour éviter des banqueroutes étatiques, c’est le peuple qui ne comprend pas, qui ne comprend plus, et qui gronde avant d'hurler sa colère, soit aux barricades, soit aux urnes.  

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de La Croix-de-Rozon. 

20/03/2013

L'Ami Norbert

Ainsi donc tu nous as quittés, fidèle à toi-même, discrètement, lentement, paisiblement je l'espère.

Toi qui dévorais la vie comme un jeune homme, toi qui étais amoureux fou du football, de celui pratiqué par les anciens, dont tu nous parlais tant au détour d'une histoire, d'un souvenir, d'un instant partagé lors de nos retrouvailles. Tu aimais les "Belli-Facchinetti-Tamini-Pasteur-Fatton - Barlie - Bosson - Meylan - Heuri - Pazmandy - Nemeth - Hamberg - Barberis - Schnyder - Neuville - Sinval - Anderson - Pédat - Favre ou Fournier, sans compter les Rappan - Snella - Petkovic - Castella - Lucien Favre" et j'en oublie.

Tu aimais les techniciens, mais aussi les hommes qui mouillaient leur maillot. Tu aimais les gens de cœur, tu étais un clubiste, un homme simple et discret mais qui avait toujours le petit mot sympathique pour soutenir les joueurs du club, les entraineurs aussi, parfois. 

Cher Norbert, aux côtés d'Irma ton épouse, de tes enfants Valérie et Éric, tu m'as vu grandir, moi le mioche d'Onex, le gamin des Racettes. Tu étais pour moi l'un des ces vieux grognards qui avait connu le bon vieux temps, celui ou le gendarme était craint mais respecté.

Plus tard, c'est à travers les périples du FC Police que nous nous sommes retrouvés, côtoyés. Voyages, championnats Suisses, matchs corporatifs, soirées choucroute, lotos, souvent accompagné de ton épouse tu étais de toutes ces manifestations, présent, disponible, clubiste, amoureux du football tout simplement.

Tu as aimé ton métier, tu as choyé ta famille, mais tu as adoré le football et toutes les amitiés sportives qui en sont nées. Pour tous ces instants partagés avec toi, je tenais, à titre personnel, à te dire merci Norbert, tout en sachant que là déjà tu discutes ballon rond avec ces anciens dont tu nous parlais tant.

Chère farmille, Irma, Valérie, Éric, à vos proches et amis, je vous présente mes condoléances pour ce deuil qui nous touche … A toi, Norbert, je te dis simplement "Au Revoir l'Ami".

 

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

26/02/2013

Fusion des caisses de pension, avons-nous le choix ? La réponse est non!

Le droit fédéral est suprême, il dicte des obligations aux cantons, aux institutions, au peuple. L’assainissement des caisses de pension, avec comme objectif de pouvoir en assurer la pérennité, est le défi que la Confédération a lancé aux élus de notre République. Devant cet état de crise, deux éléments apparaissent comme probants.

 

1) En aucun cas les assurés/pensionnés des caisses CIA et CEH ne sont responsables de ce qui arrive aujourd’hui. L’autorité de surveillance était la même que celle qui se portait garante de la solvabilité des prestations nécessaires et celles envisagées. L’Etat n’a pas su, n’a pas vu, n’a pas anticipé, n’a pas capitalisé, n’a pas restructuré à temps afin d’éviter ce défaut de couverture qui fait foi aujourd’hui. Certes les assurés/pensionnés devront participer à l’effort, il en va de la survie des caisses de pensions et du versement des rentes. D’ici six ans (fin de la prochaine législature), voire plus tôt, un allongement de la durée des cotisations et une redistribution de la quote-part de ce financement seront nécessaires, ils devront garantir la pérennité des prestations. Mais à ce jour, c’est la survie de ces deux caisses qui est en jeu, et là nous n’avons pas le choix. La fusion proposée est la seule alternative, le premier maillon d’une chaîne qui nous conduira au sauvetage des-dites caisses, tout en évitant une faillite étatique dont le canton ne se remettrait pas.

 

2) La fusion est la première des solutions, n’en déplaise à certains, elle aura un coût et notamment celui des errances du passé, de la gestion calamiteuse des fonds, des placements, des biens immobilier, de la structure même de fonctionnement. Certes, deux krachs boursiers sont passés par là, mais des placements à risque ont probablement plongé les finances des caisses dans les chiffres rouges. Il faut aujourd’hui en assumé les pertes. Le mode de financement est à revoir, les assurés/pensionnés devront participer à l’effort demandé pour sauver les fondamentaux des prestations attendues. Elles seront modifiées, mais garanties.

 

Pour toutes ces raisons et afin de garantir le bon fonctionnement des institutions, car elles s’effondreraient en cas de dissolution des caisses, nous n’avons pas le choix lors de la prochaine votation et il nous faudra accepter la fusion proposée, une première pierre à la réorganisation de notre système de retraites, une première diminution des coûts de gestion mais aussi un premier caillou dans la marre du prochain gouvernement qui entamera une nouvelle législature, car nous sommes aussi en année des hannetons, ne l’oublions pas.   

 

Walter Schlechten, habitant du Grand-Lancy. 

11/02/2013

Le bruit, une pollution urbaine qui exige une solution humaine !

La République est en effervescence depuis quatre jours, la révolte gronde, la résistance d’organise. Erreur judiciaire, injustice sociale, mensonge politique où bavure administrative, nul ne sait ? Pourtant, la presse s’en est fait l’écho et des personnalités de la place montent aux barricades.

 

Sur des centaines de bistrots, vingt neuf n’auraient pas reçu l’autorisation de prolongation d’horaire sollicitée auprès du Scom. Une fermeture à minuit est donc exigée, comme la loi le prévoit au-delà des exceptions qui étaient devenues la règle.

 

Nuisances, le mot est lâché et la sanction est tombée. Elle est administrative, elle est instinctive, elle est motivée et notifiée. Depuis de nombreuses années on nous parle du bruit, du fait qu’il représente une pollution, probablement la première en milieu urbain. Nos Autorités se devaient donc d’agir les exploitants n’ayant pas su réagir.

 

Si les réactions sont aussi vives c’est que l’objectif visé est atteint, la prévention globale par la sanction administrative, sachant que la réponse pénale est inefficace. Ce coup de semonce aura le don de remettre en question des fondamentaux qui guident le monde de la nuit et une certaine économie.

 

Le mieux vivre ensemble passe aussi par le respect et ce ne sont pas les habitants d’une rue, d’un quartier, qui ne s’investissent plus dans la vie active de ces bars branchés et qui attirent une clientèle suburbaine, qui vont s’en plaindre. Dans le pire des cas, ils pourraient retrouver le calme peu après minuit, et enfin dormir.

 

Tous les arguments des fêtards urbains ne tiennent pas la route, ce n’est pas parce que l’on habite en ville que l’on doit tout accepter ou subir. Reste une question, la clause du besoin ne devrait-elle pas être instaurée en nos rues lors de l’installation ou la reprise d’un établissement public ?

 

Au fait, ils ont fait comment tous les bistrots qui ont obtenu ladite prolongation ?  

 

Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

09/02/2013

De la fusion à l'érosion il n'y a qu'un temps, même en amour !

 

Il y a quatre ans, j'ai rencontré une jeune femme, très belle mais inaccessible selon moi. Trois morceaux de fromage et un peu d'humour m'ont permis de tisser un lien avec elle. Immédiatement, cette attache a été fusionnelle, émotionnelle, irrationnelle, comme si le temps nous avait rattrapés pour nous unir, comme si le destin nous avait désignés.

 

La communion fut grande, presque indescriptible, comme lorsque vous rencontrez une personne et que vous la considérez comme votre moitié, un morceau de vous mais dans un miroir féminin.

 

Les deux années qui suivirent furent magnifiques, seuls nos sangs n’étaient pas unis ou mélangés, car sinon nous étions en osmose, en harmonie, tout en complicité. L’amour guidait nos pas, nos mots, nos actes et nos sentiments. Il ne laissait pas de place à l’ennemi, à l’ennui, à autrui. Ce même amour nous guidait pour le partager avec une petite fille qui avait sa place dans le coeur de sa maman et qui devait trouver la sienne dans le miens. Rapidement elle entra dans ma vie, rapidement elle entra dans mon coeur, tel l'enfant que je n'avais pas eu, que je regrettais. 

 

Puis vint la routine, puis vint le temps où l’enfant devient adolescent, puis vint le temps où les minutes comptes et les heures passent. Les éléments du triangle infernal s'étaient installés, les rôles furent bouleversés. Tour à tour sauveur, victime ou bourreau, le cycle de la vie nous donna des rôles bien différents. Et comme si cela ne suffisait pas, la mort et le désarroi vinrent se rajouter à la turbulence des sentiments.

 

Ajoutons à ça les turpitudes du monde du travail, les animosités qui détruisent car sournoises, les éléments extérieurs qui pénètrent le couple de l’intérieur, et il n’en fallait pas plus pour que l’amour s’envole. 

 

Trop de larmes pour les autres, pas assez de joie pour nous, trop de misère à partager et pas assez d’amour à échanger. Le couple se meurt, l’enfant roi grandi et s’impose, l’adulte se cache et cherche sa place, l’amour lui disparaît.

 

L’attente, l’espoir, la rébellion et le refus feront le reste par manque de dialogue. La séparation envisagée laisse alors place à l’opportunité, celle qui redonne du goût à la vie, à l’amour.

 

Une rupture n’est pas un échec, l’échec aurait été de ne pas vivre cette histoire. Une fin où la haine remplace l’amour, comme pour mieux se séparer, comme pour mieux éviter les folles explications, comme pour dire que jamais nous nous retrouverons.

 

Je ne garde alors ce soir que les bons souvenirs, des instants merveilleux, des mots lumineux, un amour respectueux, un projet de vie heureux. Je chasse les mauvais moments, les cris et les larmes, je ne garde pas les doutes et les explications manquées, ni les excuses élaborées, car l’échec de cette histoire est constitué par de multiples éléments qui nous ont échappés, qui libres comme l’air sont venus ronger les liens tissés.

 

Ce fut une belle rencontre, une belle histoire, un amour sincère et profond, ce fut irrationnel aussi car intemporel, mais je l’ai vécu, je l’ai partagé, je l’ai aujourd’hui abandonné, pour mieux me reconstruire, pour vivre tout simplement car il n’y a pas plus grande souffrance que celle de la solitude vécue dans un couple. Être seul n’est pas une souffrance, c’est un choix, et il ouvre la porte à l’espoir, l’amitié, l’amour et le partage. De la revoir revivre, heureuse presque, est aussi le signe que le moment était venu de fermer la dernière page de ce beau livre. 

 

Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

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06/01/2013

L'année des hannetons !

«Observant le grand bain de la politique genevoise avec un certain recul, peut-être avant d’y plonger un jour, la réflexion suivante me vient à l’esprit.

 

Dans quelques semaines les partis politiques vont déposer les listes de leurs candidats en vue des prochaines élections. Au grand jeu des alliances et des querelles de clocher il y aura des gagnants, mais aussi des perdants.

 

Si pour moi il devient une évidence que l’Entente devra compter sur une liste PLR-PDC équitable pour garder la majorité au Conseil d'Etat, il apparaît aussi à mes yeux comme indispensable que le MCG et l’UDC poursuive leur alliance. Pas de fusion, pas de grand mot ou de gros mot, juste une liste commune à travers une politique commune (chômage – immigration – sécurité). Pour le reste, le poumon gauche du MCG doit vivre à travers un projet politique, le poumon droit de l’UDC doit lui survivre à Genève en reprenant son souffle auprès des instances nationales du parti.

 

Autre évidence, et ce n’est en aucun cas une attaque personnelle, il serait souhaitable qu’Eric STAUFFER ne se présente pas au Conseil d’Etat. Une liste à quatre POGGIA – AMAUDRUZ – GOLAY – LEYVRAZ aurait bien plus de chance sans la présence du volubile STAUFFER. Cet homme reste l’un des moteurs du parti, mais il devrait en demeurer le guide emblématique, le symbole d’une révolte dont la réussite politique se doit maintenant d’être incarnée par d’autres moins exposés.

 

La gauche va devoir se battre face à ces adversaires, le risque est grand de voir les Verts perdre un siège au Conseil d’Etat et il n’est pas certain aujourd’hui que le parti Socialiste soit prêt à saisir la place libérée. En effet, il doit d’abord penser à repourvoir sa place laisée vacante tout en évitant une crise interne entre les candidats à la candidature.

 

L’année 2013 va être guidée par ces élections sauf que là nos élus doivent en priorité adopter un budget, puis gagner des votations importantes pour envisager de faire passer l’intérêt partisan ou dogmatique avant les réalités sociétales. L'année des hannetons vient de prendre du retard.»

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon !

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02/01/2013

Putain de vie !

« Putain de soirée de ouff que je viens de passer. Alors que je me dirige vers le parking, la musique résonne encore en moi, mon cœur bat aux rythmes des basses qui ne me quittent plus. Les shoots de Tequila absorbés n’y sont probablement pas pour rien non plus, boum, boum, boum … Faut dire qu’on n’a pas bu que du petit lait ce soir avec mes potes. Les pires ce sont les gonzesses, elles ne savent pas s’arrêter avec les petits verres, l’ivresse à en vomir, comme Coralie tout à l’heure. Elles provoquent mais ne supportent pas aussi bien que nous, les mecs.

 

Putain, je me les caille sur ce parking et je ne trouve plus mes clefs qui étaient dans la poche de mon blazer. Déjà que la tête me tourne, je n’aurais pas dû mélanger, ni fumer ce joint qui tournait et là faudrait pas que je prenne froid. Mais bon, c’est la fête, ce n’est pas tous les samedis soir comme ça, heureusement pour mes finances et mon pauvre foie. Je crois même que je vais dégueuler si je ne me retrouve pas très vite assis dans ma bagnole. Ah voilà, la clef magique de Titine qui va me ramener à la maison, sans passer par le Start j’espère. Soirée de ouff mais je rentre seul, la Nadia n’a rien voulu entendre, elle n’était pas chaude, pas autant que moi. 

 

Putain, je ne sais pas comment je vais rentrer, mais c’est exclu que je laisse ma tire sur ce parking de loosers. Et hop, Titine démarre toujours du premier coup, magnifique. Faut dire qu’avec ses jantes sport et son kit avant, elle en a de la gueule Titine. Je vais la faire rugir un peu d’ailleurs, même à froid elle supporte. En plus, avec elle je vais ouvrir et mettre moins de quinze minutes pour arriver à la casa, trop cool ma bagnole.

 

Putain de nuit, demain ça va être bain chaud et thé froid pour faire passer tout ça, et après dans le canapé et devant la télé. Je ne sort pas, même si mes loosers de potes m’appellent. De toute façon ils sont aussi déchirés que moi. Même Julien a pris une mine, il est parti avant tout le monde, tout juste s’il n’a pas appelé maman à la place de Nez Rouge. Looser, on ne laisse pas sa caisse dans un parking, moi Titine c’est sacré et personne d’autre n’en prend le volant.   

 

Putain de fiesta, faudra que je la raconte à Miguel, ce con à la grippe et n’a pas voulu sortir, il a tout raté. Quand je pense à la troisième alignée de Tequila boum boum, dix petits verres qui nous attendaient pour une nuit de ouff, on est des Kings. La dernière mine que j’ai pris comme ça c’était à l’anni de Fred, tout à la Vodka pomme, du délire aussi. Faut dire que mes potes et moi on est les rois des bottelons improvisés. Tiens, hier soir avant d’arriver à la boîte c’était à la Super Boc qu’on s’est chauffés. Deux packs de six et des culs secs du diable, Pedro est le plus rapide à ce petit jeu, pas une goutte à côté. Si demain matin j’ai pas mal à la tronche, c’est un miracle.

 

Putain de route, pas un chat, trois voies pour moi, ouvre Titine, ouvre, la musique à fond, c’est un rodéo à la Gangnam Style qui commence, c’est une soirée de ouff.

 

Putain de vie, à moi ce soir il ne peut rien m’arriver ... Gen'vois staïle.»

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

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01/01/2013

La mort des dogmes politiques ouvrirait la porte à la démocratie directe !

Depuis de nombreuses années nous avons la chance démocratique de pouvoir élire les représentants du peuple auprès du Grand Conseil et au Conseil d’Etat. Depuis des années, un équilibre « naturel » droite-gauche au gauche-droite se dessine dans la République, la Ville de Genève servant de contrepoids institutionnel.

 

Malheureusement, depuis des années nous nous plaignons des bilans de nos élus, ne pouvant que constater les manquements structurels qui s’accumulent, bloqués par des dogmes, des idéaux, des intérêts privés privilégiés ou tout simplement des blocages politiques improductifs. N’en demeure pas moins que depuis quelques temps se sont des questions budgétaires qui enraient un système qui se devrait évolutif, démocratique et ambitieux. Le Ceva a été le dernier grand chantier utopique qui aura su provoquer un investissement conséquent, mais qui ne sera pas sans conséquences pour la dette de la dette.

 

A ne pas avoir su, à ne pas avoir voulu, à ne pas avoir vu, à ne pas avoir anticipé, nos élus ont créé une machine à perdre, un outil qui ne devient productif et créatif politiquement qu’en période préélectorale, mais c’est tout.

 

Je crois qu’il est grand temps que nous changions tout cela, je crois qu’il est grand temps que le peuple ne se rende plus aux urnes pour élire un homme, une femme, représentant un parti, des idéaux politiques ou un programme constitué de promesses et d’utopie. Je crois que le temps est venu de relever la tête et d’exiger des personnes qui ont le courage de s’engager en politique de venir devant nous avec des projets, constitués des points majeurs pour lesquels nous restons en attente de solutions d’une vision novatrice basée sur un plan de financement, un échéancier, un évaluation des coûts, des contraintes mais aussi des plus-values attendues.

 

La réduction de la dette, une gestion plus rationnelle du budget, un développement défini et durable pour les transports, une position claire et déterminée pour la sécurité, une articulation pragmatique et basée sur la mutualité pour gérer les coûts de la santé, une responsabilisation des familles pour l’éducation face à l’instruction publique, etc.

 

Ne plus colmater, ne plus rapiécer, ne plus improviser, ne plus éclairer notre république à coût/coup de bouts de chandelles. Un budget de plus de sept milliards ne doit plus être dilapidé à travers la résultante d'additions de subventions, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être le poumon social d’une administration trop gourmande car omniprésente, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être envisagé comme une béquille à la dette mais bien comme une solution à la réduction de celle-ci.

 

La faillite étatique qui nous guette est économique, politique, humaine, sociale, sécuritaire, urbaine et suburbaine, la banqueroute qui nous attend sera elle irréversible.

 

Gérer économiquement la République et canton de Genève c’est aussi faire de la politique autrement, à travers le mieux vivre ensemble, à travers des projets électifs que la Constituante n’a pas osé entrevoir à cause de conflits d’intérêts, politiquement incorrects pour être bousculés.

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

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PS: en ce premier jour de l'An, un grand merci à tous les lecteurs-blogueurs qui me suivent, à qui je présente mes meilleurs voeux à travers notre bogosphère, de celle qui apporte une ouverture d'esprit et un regard différents sur l'actualité. 

24/12/2012

Prendre le temps de vivre autrement !

En ce jour de Noël, où une certaine magie opère, où la joie nous habite, où  l’égoïsme s’efface au profit du don de soi, où la paix gagne les hommes face aux combats, je n’aurai qu’un souhait mais il est destiné à nous tous.

 

Que ce jour heureux puisse se reproduire tous les jours, sans artifice, sans motivation mesquine ni commerciale, sans gêne de paraître faible, trop gentil, trop aimable, trop sincère.

 

Que cette magie d’un jour perdure en nos cœurs, en nos esprits. Avoir la chance de se dire je t’aime, de se revoir, de se retrouver, de se rendre compte que ceux qui sont loin de nous sont pourtant souvent si proches.

 

Que cette explosion de bons sentiments, ce sens du partage, ces preuves d’amour, d’amitié, puissent occuper nos esprits au quotidien. Prendre le temps et penser d’abord aux autres, prendre le temps et vivre en harmonie avec les siens, prendre le temps et devenir plus fort ensemble.

 

L’homme n’est violent, méchant, arrogant que par crainte de l’autre, de celui qui affiche sa cupidité. L’homme vit en se protégeant, en agressant, alors qu’il devrait exister à travers le mieux vivre ensemble.  

 

Demain sera un autre jour, mais demain, mis à part les décors, rien n’aura changé dans nos cœurs, dans nos vies, dans cet esprit qui à su nous habiter un jour et qui se doit d’être au quotidien notre vision du monde.

 

Je vous souhaite donc, en ce jour heureux, qu’il se reproduise toute l’année, que tous les hommes de bonnes volonté réalisent que la vie n’a pas de prix, pas de valeur, que la vie est magique et qu’elle ne nourri l’homme qu’à travers la joie et la paix qui habitent nos cœurs et que nous partageons aujourd'hui. 

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon.  

 

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25/11/2012

Petite leçon d'humilité

« Ce matin, le docteur m’a expliqué que ma maladie était très grave, que ni lui ni la médecine ne pouvaient lutter contre et que le temps ne jouait pas en ma faveur. Il m’a encore raconté, en me parlant très doucement, comment cette même maladie allait m’enlever la vie dans les semaines qui arrivent.

 

Moi, je n’ai que huit ans, je ne suis qu’une petite fille qui n’a jamais demandé à tomber malade, je ne l’ai pas fait exprès d’ailleurs. Je n’ai rien fait pour et mes parents m’ont même dit que ce n’était de la faute à personne, que cette maladie était juste sournoise.

 

Je ne sais pas ce que veut dire sournoise, mais ce que je sais c’est que mon ventre et mon dos me font mal, que j’ai des migraines toutes les nuits, que je ne peux plus manger ce que je veux et que les repas qui me sont destinés à l’hôpital des enfants ne sont pas terribles. Je sais aussi que je maigris, que je perds du poids et que cela va continuer. Je risque même de perdre mes cheveux dans quelque temps selon la petite fille qui partage ma chambre.

 

L’autre jour, j’ai vu ma maman pleurer alors que les visites se terminaient. Elle venait de m’offrir les plus beaux sourires, les plus beaux je t’aime, les plus belles caresses. Elle voulait me rassurer et m'offrir tout son amour m’a expliqué le docteur mais moi je crois que c’est elle qu’elle voulait rassurer. Je ne veux pas voir mes parents tristes, je ne veux plus voir de larmes sur leurs joues, je ne veux plus qu’ils souffrent à cause de ma maladie et chaque fois qu’ils discutent avec les médecins.

 

Ce n’est pas simple pour eux de venir tous les jours à l’hôpital, papa travaille toute la journée et maman garde d'autres enfants à la maison, elle est maman de jour. C’est le métier que je rêvais de faire. Ils font tous les efforts du monde pour ne pas me laisser seule, ils veulent me montrer qu’ils ne m’abandonneront jamais. Je me rends bien compte que c’est très difficile pour eux, moi je suis malade, c’est normale que je souffre, mais eux ils ne méritent pas ça.

 

Dimanche papa m’a raconté une histoire avec un ange, un petit garçon qui est monté au ciel après un accident et qui est devenu le plus beau des anges gardiens. Je ne me souviens plus de la fin, mais je sais que moi aussi je veux suivre ce chemin, devenir un ange gardien pour aider, accompagner, surveiller, veiller sur mes parents et mes amis d’école. Depuis, je pense parfois que cette maladie est un miracle, elle va me permettre de monter au ciel et de devenir la plus belle des preuves d’amour, un ange de l’amour.

 

L’infirmière de nuit m’a aussi parlé de toi, ce Dieu que l’on ne voit jamais et qui ne répond pas à nos questions. Elle m’a affirmé que tu étais la solution à presque tous les problèmes et que bien souvent il suffisait de croire en cette possibilité pour que nos vœux se réalisent, avec la force de l’âme m’a-t-elle dit.

 

Alors ce soir, Dieu, je voudrais que tu arrêtes de faire souffrir mes parents, que tu stoppes la maladie qui me ronge, que tu nous libères tous de ce cauchemar qui fait pleurer les gens que j’aime. Donc ce soir, Dieu, je veux du plus profond de mon cœur que tu m’enlèves la vie, que tu me laisses m’envoler vers le ciel, te rencontrer peut-être mais surtout devenir cet ange gardien qui protègera mes parents, ma famille, mes amis, mes copains et copines d’école.   

 

Maintenant, je vais fermer les yeux de mon âme, m’endormir doucement et j’espère bien que tu seras alors plus fort que la maladie pour que tu puisses m’emporter et ainsi libérer des gens qui souffrent.

 

PS : Si par hasard tu n’as pas le temps cette nuit de t’occuper de moi, on peut réessayer demain soir, je pense que je dois pouvoir faire tourner en bourrique la maladie quelques heures de plus. »  

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

20:02 Publié dans Culture, Femmes, Fiction, Histoire, Images, Lettres, Solidarité, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

10/11/2012

"L'urgentiste anonyme"

"Nouvel appel, c’est le troisième accident de la route de la soirée. En ces nuits de pluie on sait que le risque est plus grand, que nous aurons plus de travail. Il nous est précisé qu’un scootériste est gravement blessé suite à une collision avec une voiture.

 

Sirène alternée et feu bleu, je fonce avec mon véhicule jaune fluorescent à travers la ville. L’important est d’arriver sur les lieux, pas de faire la course avec les secondes, donc je reste prudent. Ne pas avoir d’accident est ma priorité lors de ces conduites en urgence. Le toubib assis à mes côtés prend des informations par téléphone auprès du 117. Une patrouille de police est déjà sur place, elle sécurise les lieux et donne des informations utiles. La Brigade de sécurité routière a elle aussi été requise.

 

Nous y arrivons. En bas de la rue je devine tour à tour le feu bleu des gendarmes, des badauds trop curieux, une voiture accidentée, un deux-roues endommagé couché sur le flanc, un corps étendu, deux policiers qui tentent tant bien que mal de lui porter secours.

 

L’ambulance nous suivait, nous aurons ainsi tout sur place rapidement. C’est l’avantage du cardiomobile, une unité d’urgence indispensable pour tenter de sauver des vies.

 

Le stresse de la conduite laisse place aux gestes appris, aux réflex connus, au travail en équipe, au calme pour ne pas faire d’erreur. Le médecin prend les choses en main, avec sobriété, avec sérénité même. Il le faut, pour ne pas perdre de temps, pour ne pas perdre une vie. 

 

C’est un vilain trauma même si pas une goute de sang n’est visible. Le corps du blessé est secoué par des spasmes après être resté inanimé plusieurs minutes. Les policiers lui maintiennent les jambes et les bras. Etat de choc, réactions d’un système nerveux qui ne maitrise plus les gestes face à des douleurs inconnues. Première piqure pour le calmer, sinon nous n’arriverons pas à poser une perf, ni à l'intuber au moyen de la canule oro-pharyngée. Pour l'instant, je le ventile au moyen d'un masque avec Ambu. 

 

Tout est important pour nous, du bilan du médecin aux circonstances de l’accident, le lieu du choc, le point de chute, les dégâts sur le scooter, les dommages sur les vêtements du blessé ou sur son casque. On ne reconstitue pas un accident, on en constate les conséquences pour agir au plus près des nécessités. L’urgence ne laisse pas de répit, pas de seconde chance.

 

Quarante minutes d’un protocole qui se doit de s’adapter à l’imprévu, aux circonstances, aux besoins. Chacun sait ce qu’il doit faire, des gestes appris et répétés. Stabiliser un patient pour en assurer le transport au service des urgences. Ce soir encore nous y arriverons, sans certitude d’avoir sauvé une vie, juste celle d’avoir rendu réalisable cette possibilité.

 

Je suis infirmier, ambulancier spécialisé dans la médecine d’urgence, je suis conducteur du cardiomobile, je suis un urgentiste qui travaille au carrefour de la détresse humaine et qui aime la vie."

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

06/11/2012

Equilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions provocantes de Minet !

La situation étant grave, nous ne pouvons plus nous permettre de supputer que, de croire que, d'espérer que. Si les recettes sont incertaines, les dépenses sont contrôlables, tel dans un ménage en proie à des difficultés financières.

Il nous faut agir, vite, avec fermeté et conviction. Il nous faut réagir, avec détermination et solidarité. Des mesures déplaisantes mais indispensables à une maîtrise des coûts, à la stabilisation de la dette et au redressement réclamé, car devenu indispensable. 

 

Équilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions de Minet :

 

1. En 2013, baisse de 3 % des subventions dont le montant dépasse  CHF 1'000'000.-

 

2. En 2013, baisse de 2 % des subventions contenues entre CHF 100'000.- et 1'000'000.-

 

3. En 2013, baisse de 0,5% de la masse salariale des employés d’Etat, imputée au 13ème salaire.

 

4. A Partir de 2013, instauration d’une taxe personnelle « anti-déficit » de CHF 200.- à tous les contribuables enregistrés du canton.

 

5. A Partir de 2014, blocage des subventions, au niveau de la baisse précitée, durant 3 ans pour tous les bénéficiaires (cas particuliers d’investissement sur présentation d’un projet validé par la Cour des comptes).

 

6. A Partir de 2013, blocage de l’annuité durant 3 ans pour tous les employés d’Etat.

 

7. A Partir de 2014, baisse du nombre de cadres supérieurs dans les départements par le non remplacement des départs naturels.

 

8. A Partir de 2014, baisse de 2 % des budgets de fonctionnement du pouvoir exécutif et législatif à travers une maîtrise des dépenses et/ou la baisse de la valeur du jeton de présence.

 

9. A Partir de 2014, privatisation de l’OCAN et du SCOT.

 

10. A partir de 2014, contrôle systématique par la Cour des comptes de l’usage des crédits d’études accordés par le Parlement. 

 

Walter Schelchten, un habitant de La Croix-de-Rozon.