06/08/2010

Petit jeu, l'enseignement c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce vendredi 6 août pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur l'enseignement :

L'enseignement c'est ... !

 

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05/08/2010

Petit jeu, les vacances c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce jeudi 5 août pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur les vacances :

Les vacances c'est ... !

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04/08/2010

Petit jeu, l'alcool c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce mercredi 4 août pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur l'alcool :

L'alcool c'est ... !

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03/08/2010

Petit jeu, l'argent c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce mardi 3 août pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur l'argent :

L'argent c'est ... !

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02/08/2010

Petit jeu, le sexe c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce lundi 2 août pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur le sexe :

Le sexe c'est ... !

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01/08/2010

Petit jeu, l'iPhone c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce dimanche 1er août pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur l'iPhone :

L'iPhone c'est ... !

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31/07/2010

Petit jeu, la politique c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce samedi 31 juillet pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur la politique :

La politique c'est ... !

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30/07/2010

Petit jeu, la police c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce vendredi 30 juillet pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur la police :

La police c'est ... !

 

 

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28/07/2010

Grenoble, quand la réalité dépasse la fiction !

Grenoble, les nuits d'émeutes se suivent mais ne se ressemblent pas, la violence étant en pleine ascension.

La veille du 17 juillet, un jeune malfrat, Karim Boudouda, 27 ans, est tué lors d'un échange de tir avec la police suite au braquage d'un casino.

Le quartier de La Villeneuve échappe depuis à toute autorité, le chaos y règne, la violence gratuite aussi. La colère a vite fait place à la haine, une haine du flic, une haine qui crie vengeance mais qui rend aveugle cette jeunesse désoeuvrée.

Ces enfants perdus dans une société sans repère, sans valeur, sans espoir, où seul un grand frère violent, un Lieutenant chef de bande impose son respect, à travers une vie de malfaiteur mais sans les règles qu'un certain grand banditisme savait respecter.

Tuer du flics, un jeu, un passe-temps, une normalité auprès d'une jeunesse désespérée et noyée dans la violence des jeux vidéo et autres films d'action. Sortir un gun pour plomber un bleu, c'est même parfois un batême du feu pour certain, juste pour entrer dans la bande, devenir grand. On parle même de vengeance et de contrats mis sur la tête de policiers de la BAC, une réalité qui dépasse la fiction. Mais où va-t-on ?

Mais cette jeunesse là ne grandira jamais, car elle va mourir dans une société qui ne sait plus l'écouter et qu'elle brûle au quotidien à travers ses violences, sans oser croire qu'il n'y a pas que le feu pour sortir de là. Le rap et la musique ont été un rêve d'un monde meilleurs pour certains, même si les paroles blessent autant que les armes, mais sans travail, sans argent, ces jeunes là vont devenir des malfrats, à n'en pas douter.

C'est toute la société qui doit retrouver des valeurs auxquelles s'accrocher à nouveau, des repères et des jalons, comme ceux que nos profs, nos parents, nos grands frères ont apportés à notre génération. Il est encore temps pour ne pas voir la démocratie mourir sur une place de cité, il est encore temps pour que l'Etat se réveille et s'occupe des enfants de la République, il est encore temps pour que la force reste à la loi, mais pour ça il faut déposer les armes et là, Grenoble n'est pas prête.

Genève et l'Europe devront se souvenir de ces événements, de cette histoire d'une ville et d'un pays qui part à la dérive, car chez nous aussi il faut poser des limite à la tolérance des actes, maintenant et pas dans dix ans, sinon ...

Minet.

 

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25/07/2010

Le Paléo, c'est aussi ça !

Le Paléo touche à sa fin, moi je ne reste pas sur ma faim.

En effet, ce fut un festival de musique, un voyage sonore et visuel, mais aussi culinaire, car le Paléo, c'est aussi ça.

Souvenir d'adolescent, première visite au Paléo. Je me souviens alors de deux zones "stands" bien séparées. L'une avec les vendeurs en tous genres, de la statue en bois aux lunettes à dix balles, du collier coquillage au bandana griffé au nom de l'artiste, des autocollants love & peace à la feuille de marijuana, sans oublier l'indispensable t-shirt du Paléo.

Dans un autre coin, le carré bouffe du monde. A l'époque, il y avait déjà l'exotisme au rendez-vous, car en évitant le hot-dog et le burger, on y trouvais déjà d'autres saveurs. Le Paléo, dans mes souvenirs, c'est ça. Venir écouter des artistes que l'on aime et découvrir une nourriture différente.

Eh bien cette année, pour mon grand retour, ayant même pris l'abo pour la semaine, mes papilles n'ont pas été déçues par mes doux mélanges, ces saveurs différentes saisies l'une derrière l'autre, juste pour le plaisir. Petit voyage culinaire :

  • Quartier Latin, Ici c'est le Pérou : Empanadas - Anticuchos soit des brochettes de coeur de boeuf - Papa à la Huancaina - Tamales de maïs piquant.
  • Quartier Latin, Backed Potatoes : Pommes de terre garnies au four, et ses sauces.
  • Quartier La Terrasse, Plancha canadienne : Une brochette torsade de Wapiti
  • Quartier La Terrasse, Au coin du Wiking, Suède :  Köttbullar ou boulettes de viandes et sa sauce d'airelles - Warp au saumon
  • Village du Monde, Afrique australe, Insinde Africa : brochettes d'autruche - banane plantain
  • Quartier des Alpes, Le petit château : Malakoffs

Sachant qu'il nous reste encore dimanche soir et son grand final, je crois bien que je vais craquer car depuis 4 jours je louche sur :

  • Le Hot Fondue, qui porte bien son nom dans le Quartier des Alpes
  • L'Oiseau des Îles, cuisine mauricienne dans le Quartier du Midi.

Le plaisir passe aussi en bouche au Paléo, et il en est heureux ainsi, car pour moi il vaut mieux manger en écoutant de la musique, que d'écouter de la musique avant d'aller manger, les plaisirs sont ainsi partagés, un doux mélange, musicale, culinaire, humain qui reste la marque du Paléo.

Minet.

http://yeah.paleo.ch/sites/default/files/attached_files/c...

 

 

14:06 Publié dans Commerce, Culture, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

24/07/2010

Le bleu vous va si bien !

Il n'y a pas si longtemps que ça, je discutais avec une jeune élue qui me demandait pour quelles raisons l'imge de la police n'était pas bonne !

Je lui ai offert mes explications, et des solutions.

Depuis, la Lake est passée par là, Loué aussi, car visiblement il y a deux façons de passer l'été en batterie pour les bleus de la gendarmerie.

En batterie, dans un fourgon à Loué :

DR

(photo TDG / DR)

Ou au son des batteries à Genève :

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photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

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photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

 

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photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

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photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

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photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

Car pour le poulet, être élevé en batterie ne suffit pas, il faut aussi lui donner le sens du rythme, de l'image, de la proximité, juste pour offrir des ailes à une image bien souvent négative, et ce n'est pas à Loué que l'on nous dira le contraire !

Vive la police de proximité !

11:20 Publié dans Culture, Genève, Humour, Images, Musique, Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/07/2010

Bernard Rappaz a-t-il coupé l'herbe sous le pied aux limites d'un système carcéral en proie aux doutes politiques ?

Il est fêté comme un héros qui, après 110 jours de jeûne, vient de faire plier l'autorité. Lui, c'est Bernard Rappaz, chanvrier valaisan, dernier des Mohicans, prophête dans son pays tel que le fût José Bové en France, symbole de la résistance paysanne et rurale, et pourtant.

Ils ont aussi comme points communs une chevelure grisonnante en bataille et une moustache dignes de Vercingétorix.

Fichier:Statue Vercingetorix Alesia.jpg

Rappaz - Bové - Vercingétorix, mêmes combats ?

Et pourtant disais-je, en appliquant un "réaménagement des modalités d’exécution de la sanction", le Département valaisan de la sécurité vient de donner un signal fort à tous les agitateurs et autres insoumis, celui d'une justice qui ne s'applique pas, qui s'arrête face à la provocation, à la manipulation, face au chantage humain. Certes l'intégrité corporelle de cet homme devait être préservée, mais rompre sa détention c'est simplement supprimer encore un peu plus les repères et les valeurs de notre société. C'est aussi ne pas maintenir une corde raide, un fil rouge qu'il ne faut pas franchir sous peine de sanction. En supprimant ainsi ces limites, les décideurs politiques démontrent leurs faiblesses face à un système carcéral dépassé, mais ils renoncent aussi à imposer ces fameuses limites.

Reste que probablement retournement de situation il y aura, mais le mal sera fait et seul le souvenir de cette victoire contre l'état de droit subsistera, avec l'image d'une justice et d'une politique à deux vitesses. Il faudra alors avoir le courage de se prononcer sur la demande de grâce déposée, et là il ne faudra pas se tromper d'objectif.

Nul doute, Bernard Rappaz vient de couper l'herbe sous le pied à un pouvoir politique qui lui aussi perd ses repères et ses valeurs, sans lutter, sans combattre, sans assumer juste pour assurer l'avenir d'une société déjà à la dérive.

Minet.

 

00:02 Publié dans Culture, Histoire, Résistance, Société - People, Suisse | Lien permanent | Commentaires (43) | |  Facebook

10/07/2010

Brumes scintillantes, acte IV et Fin

"J'ai le plaisir de vous faire partager sur quatre jours une nouvelle policière écrite il y a peu pour un concours. Cette fiction est toute simple, mais tel est le but d'une nouvelle."

Les brumes scintillantes !

Acte IV et Fin.

 

L'urgence devient plus grande devant la monstruosité de cet acte. Il décide de ne plus perdre de temps et retourne à sa voiture pour aviser sa centrale des faits. L'enquête de police criminelle doit débuter sans retard, même si l'inconnu est mort depuis au moins 4 semaines. En effet, nous avons eu un bel été indien début octobre, et la chaleur a du facilité la putréfaction qui a entrainé la désolidarisation du corps et de la tête.

En moins de 30 minutes les "casquettes" sont là, sitôt suivies d'un Brigadier bedonnant, un vieux de la vieille comme l'on dit dans la "Grande Maison". La brigade criminelle a été avisée, mais il faudra du temps avant que deux de ses hommes arrivent, tout comme l'Officier de police. Le substitut du Procureur de la République qui a été nanti des faits attend la suite avant de se déplacer.

Dans l'attente J.-C.-S fait part de ses constations. Il a découvert le corps d'un type qui est décédé dans des circonstances incroyables. Un meurtre, un assassina crapuleux probablement. Il a du se voir mourir, il a du souffrir terriblement. La ou les personnes qui ont fait ça sont inhumaines déclare t'il. Ses collègues le regarde un peu penaud tout en jetant un œil furtif au cadavre encore en contrebas. Pas joli joli pense le plus jeune des argoulets.  

Derrière, le vieux briscard qui détourne son chemin. Il recule, non il descend à proximité du cadavre. Faut dire que le Brigadier n'a pas la réputation d'être un doux, un tendre. C'est donc pas un cadavre qui pue qui va l'impressionner.

Du haut du ravin, tous l'observent. J.-C.S lui lance même une requête pour qu'il ne touche à rien. Le Brigadier relève furtivement la tête et lui lance un regard de braise comme toute réponse. Il se dirige d'un pas décidé sur la gauche du corps et sans hésiter se penche sur la manche droite de la veste du défunt. A son extrémité, dissimulée sous des feuilles, la deuxième main de malheureux, semi décomposée mais qui tient encore un Opinel, lame ouverte, lui-même retenu par une dragonne attachée au poignet. C'est l'extrémité de cette lame que le vieux briscard avait  vu briller de loin. Il saisi ce couteau et relevant une seconde fois la tête invectiva l'inspecteur ;

"Il s'est pendu tout seul ton gaillard. Sa corde qui le retenait assis, il l'a sectionnée lui-même pour se balancer dans le vide. Ce n'est pas un meurtre, encore moins un assassina. Juste un pauvre type qui devait en avoir marre de vivre et qui est venu crever ici. Il en a même fini par perdre définitivement la tête". 

Les regards désapprobateurs des "casquettes" fustigèrent J.-C-S, qui chercha bien vite à se dissimuler derrière son pardessus souillé. Il fini par se retrourner en jurant une dernière fois ; "quelle journée de merde".

J.-C.-S n'en revenait pas, alors qu'il pensait enfin être tombé sur une grosse affaire, il se devait de constater qu'il venait de subir les déductions tortueuses d'un esprit fatigué, malade probablement, le sien.

L'assassin est en nous, il est dans toutes les têtes, tout comme l'esprit meurtrier ou le désespoir, mais de l'inconscience à l'acte, il n'y a bien souvent que quelques brumes matinales.

Minet

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09/07/2010

Brumes scintillantes, acte III

"J'ai le plaisir de vous faire partager sur quatre jours une nouvelle policière écrite il y a peu pour un concours. Cette fiction est toute simple, mais tel est le but d'une nouvelle."

Les brumes scintillantes !

Acte III

 

Il lui faut rapidement retrouver ses esprits. Il doit joindre sa centrale par radio, impossible pourtant. Ces radios portables, c'est comme les préservatifs, c'est toujours quand on en a besoin que l'on en a pas sur soi, comme aimait à le lui répéter son supérieur, et là il a oublié la sienne sur le siège de sa voiture.

La raison le rappelle à l'ordre et les repères professionnels prennent le dessus. Une tête, mais pas de corps. Pourtant il y a cette forte odeur. Un coup d'œil rapide dans le dévers du sous-bois en direction du ruisseau, et il y devine dans la pente la partie manquante. Un jeans surmonté d'une veste rouge, le corps d'un homme visiblement, couché sur le ventre. La main droite, décomposée, est visible à l'extrémité d'une manche.  Logiquement, il n'y a pas de tête au dessus du col de la veste. Malgré les effluves pestilentiels du cadavre, il s'en approche. Les premières investigations sont souvent les plus importantes. Alors qu'il se penche pour mieux voir, il retient brusquement son souffle. Les chevilles, les genoux, la taille et les bras à la hauteur des coudes sont attachés au moyen de cordelettes, pas les poignets. Des liens serrés, avec des nœuds de marin. Une autre corde, très courte, fait le lien entre l'attache de la taille et les genoux, et c'est visiblement la même corde de lin qui a été utilisée.

La déduction est rapide, le constat aussi. Ce type a été pendu attaché et sous l'effet de la putréfaction le corps s'est détaché de la tête pour retomber en contrebas. Sans encore retourner le cadavre, il lui faudra aviser l'officier de service et attendre la criminelle, la médecine légale  et les pompes funèbres avant de toucher au corps. Là, il remarque un autre bout de cordelette, rattachée aux liens de la taille. Elle est sectionnée, un coup net donné par une lame d'un couteau probablement ou d'un objet très tranchant.  Mais où est l'autre bout de cette attache ?

Il relève la tête et observe le crâne figé au dessus du ravin.  Sur la même branche qui retient le nœud de pendu, il y devine une seconde attache. Il lui faut remonter la pente glissante pour observer ceci de plus prêt. Sans tomber il y arrive, aidé de quelques jurons. Au regard de ce deuxième indice, il est évident qu'il tient là la deuxième partie de la corde sectionnée. Et là le schéma change radicalement. Ce type qui se décompose dans l'oubli de tous n'était pas simplement pendu, il était avant tout suspendu. En effet, la nature des liens et la présence de deux cordes de suspension laissent deviner la scène. Ce mec était en position assise, dans le vide, tel un parapentiste, attaché et retenu ainsi par la première corde, alors qu'une seconde avec un nœud de pendu lui avait été passée autour du cou.  

A-t-on torturé ce pauvre gars en l'attachant suspendu dans le vide, pour le faire parler, voire pour le faire taire en sectionnant cette attache, ce qui précipita son corps dans le vide telle l'ouverture de la trappe sous une potence ? 

(la suite demain)

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08/07/2010

Brumes scintillantes, acte II

"J'ai le plaisir de vous faire partager sur quatre jours une nouvelle policière écrite il y a peu pour un concours. Cette fiction est toute simple, mais tel est le but d'une nouvelle."

Les brumes scintillantes !

Acte II

 

Notre inspecteur situe bien le cours d’eau, il a joué au foot étant gamin sur le stade attenant, et bien souvent le ballon a fini sa course dans ce filet d’eau aux émanations repoussantes. Notre limier a du arrêter ce sport il y a quelques années, ses genoux n’ayant plus vingt ans, et bien plus du double même. C’est un aussi à cause de ses ménisques douloureux qu’il a été rattaché au service du Commissariat, à l’Hôtel de Police, populairement nommé Carl-Vogt, du nom du boulevard qu’il domine dans le vieux quartier populaire de la Jonction. Être encore inspecteur, à son âge c’est déjà une tare, deux promotions bloquées suite à ses problèmes d’alcool et aux rapports du médecin conseil de l’Etat. Un vieux toubib surnommé Dr Pilule, un adepte des antibiotiques, pour soigner un rhume, une hernie ou un eczéma.

Comme personne n'était libre au bureau des enquêtes générales en ce lundi matin, il a décidé de se rendre seul sur les lieux. Après vingt longues minutes de trajet, son mal de tête n’est pas passé, mais il est enfin sur place. Il stationne son « container », comme il aime à la surnommer, sur le trottoir étroit du chemin. En s’éloignant de sa voiture il se rend compte qu’il n’a pas déposé la pancarte cartonnée « Police » sur le tableau de bord. Demi-tour pour corriger cet oubli. Il passerait pour un con s’il était amené à devoir récupérer cette épave à la fourrière, les « casquettes » passant souvent dans le secteur pour aller boire l’apéro en campagne. Se faire enlever la voiture par des collègues, tout, mais pas ça.

Revenu à l’affaire, Jean-Claude Saudan, surnommé J.-C.-S, pour Jésus-Christ-Superstar dans la bouche de ses collègues, enjambe la barrière en bois qui délimite le coin du bois. La lisière du ruisseau n'est pas très longue, mais avec le froid de canard qui s’est abattu cette nuit et ce brouillard qui réduit énormément la visibilité, pas simple d’aller de l’avant pour trouver quelque chose. Il glisse même sur la glaise humide. Le cul par terre, c’est un juron grossier qui l’aide à se relever. La boue n’ést pas la meilleure amie de son unique costume deux pièces. Heureusement, son manteau de pluie vert-bouteille a joué son rôle protecteur et son blazer n’est pas souillé. Le joggeur n’étant resté sur place, le civisme à des limites que le froid délimite bien vite, J.-C.-S. va au feeling. De toute façon, c’est probablement une blague des gamins des Eaux-Vives, un morceau de corde, un nœud de pendu et un bout de bois accroché, juste pour rire. Lui ne rigole pas, il est frigorifié, sa tête sonne le glas et l'odeur des eaux usées du ruisseau viennent se mélanger aux relents d'un café trop fort et d’une haleine fétide.  

Mais la chance est avec lui. Il distingue soudainement, à une dizaine de mètres, une corde suspendue dans le vide, avec quelque chose d’accroché à son extrémité. Une "tête de singe" songe-t-il, ridicule, ce n'est qu'un morceau de bois. Mais brusquement il se fige, se raidi et écarquille grand les yeux. Alors qu'il n'est plus qu'a deux mètres, il devine une oreille, puis un crâne issu d’une décomposition. C'est en effet une tête qui se balance au bout de cette corde de lin. Une tête humaine, osseuse, avec encore quelques lambeaux de peau et des cheveux parsemés. 

Afin de ne pas effacer les traces, J.-C.-S contourne l'arbre qui se dresse devant lui. Trois pas sur sa gauche, mais là il se retrouve soudainement face au vent. Un pas de trop c'est certain. Une forte odeur de putréfaction lui agresse les narines. Comme souvent dans ce cas, les yeux piquent et la nausée est immédiate. Cette odeur il la connaît, tous les flics connaissent cette puanteur. Notre enquêteur n'avait pas besoin de ça ce matin, son estomac étant déjà bien chahuté. Trop tard, penché devant un buisson, il se vide de son petit déjeuner, les trois cafés avalés trop vite, avant de s'essuyer du revers de son pardessus. "Matinée de merde" jure-t-il.

(la suite demain)

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