07/07/2010

Première note de Minet libre-penseur, une nouvelle policière pour l'été, sous le titre : Les brumes scintillantes.

"J'ai le plaisir de vous faire partager sur quatre jours une nouvelle policière écrite il y a peu pour un concours. Cette fiction est toute simple, mais tel est le but d'une nouvelle."

Les brumes scintillantes !

Acte I

Genève, premier lundi de novembre 1989, onze heures du matin. Il fait froid. Le brouillard qui s’est installé durant la nuit sur la ville n’arrive pas à se lever. Il est à "couper au couteau" comme l’on dit chez nous. Il faut dire que ce phénomène météorologique ne dispose d’aucune porte de sortie naturelle, la cité de Calvin étant coincée entre le lac Léman et un cul de sac montagneux en forme de V. Celui-ci est constitué du Salève,  un gros rocher gris dont le point culminant est à 1380 mètre, le goulet du Rhône dominé par un ouvrage militaire fortifié, construit à flanc de montagne et désaffecté depuis 1956 par l’armée française, Fort l’Écluse, et enfin la longue chaîne du Jura, frontière naturelle entre la Suisse et la France. Et comme souvent à Genève, prendre de la hauteur n’est pas chose facile. Certains, comme Philibert Berthelier, en ont perdu la tête.

C’est un peu comme Jean-Claude Saudan, inspecteur à la police judiciaire, qui ce matin n’arrive pas à sortir de son brouillard synthétisé la veille par un pur malt de 12 ans d’âge, une migraine liée à ses insomnies récurrentes et les deux aspirines avalées avec ses trois premiers cafés du matin. Pourtant, c’est au volant de sa petite Opel Corsa grise, un véhicule  de service sans âge, dont le compteur ne fonctionne plus depuis bien trop longtemps,  tout comme les freins, qu’il va devoir se frayer un chemin dans ces brumes pour se rendre à la réquisition surprenante qui vient de lui être attribuée. 

Une heure avant, un opérateur de la centrale d’urgence police venait de recevoir un appel troublant. Un jogger, un des ces fous furieux qui participent en décembre à la Course de l’Escalade, 12 ème édition cette année, vient de signaler au moyen de la cabine publique située devant la buvette du stade de Frontenex, une vielle bâtisse classée qui garde tout son charme à proximité des nouveaux bâtiments huppés de la région, qu’un "crâne de singe" se balançait au bout d’une corde, dans le sous-bois situé dans le prolongement du chemin de Grange-Canal, le long du ruisseau.

(la suite demain)

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24/06/2010

Constituante, ne pas confondre parité et égalité des sexes en nombre au sujet des droits politiques, voire professionnels ou civils !

Vers quel débat de fond se dirige la Constituante sur la thématique de la parité ?

En suivant la commission thématique 2 "Les droits politiques (y compris les révisions de la Constitution)" et à la lecture de la note de synthèse no 2 "La parité, un outil de réalisation de l'égalité des sexes sur le plan des droits politiques ?", on peut légitimement se poser la question.

Lors de ses travaux, la commission a décidé de faire de la question de l'égalité des sexes sur le plan politique un thème important de ses travaux.

http://www.ge.ch/constituante/doc/presse/AC_CoT2_121109.pdf

Si l'égalité des sexes en droits doit demeurer un combat quotidien pour que celle-ci soit appliquée, applicable, réalisée dans tous les domaines, le débat qui nous mène sur la parité en nombre de l'égalité des sexes est une erreur qui risque bien de déservir la femme en lieu et place de l'asseoir sur l'équité des droits, car :

- C'est aussi ouvrir la porte aux calculs en nombre dans l'égalité des sexes lors des promotions ;

- C'est aussi ouvrir la porte aux calculs en nombre dans l'égalité des sexes lors les décisions de justice de paix lors de l'attribution des gardes d'enfants ;

- C'est aussi ouvrir la porte aux calculs en nombre dans l'égalité des sexes lors d'engagement de personnels ;

- C'est aussi ouvrir la porte aux calculs en nombre dans l'égalité des sexes durant les inscriptions dans les grandes écoles ;

et bien d'autres thèmes où les quotas deviendraient la valeur absolue, au détriement de la proportionnalité naturelle issue des engagements individuels et personnels dans notre société.

Car le véritable problème se situe là : dans quelle société voulons-nous vivre demain, dans quelle société les femmes veulent-elles évoluer, dans quelle société les femmes veulent-elles être participatives, quels moyens offrir pour nourrir l'égalité en droit dans les chemins de vie des femmes ?

La parité en nombre dans l'égalité des sexes est une profonde erreur de calcul. Le combat légitime pour l'égalité des sexes en droits lui ne doit pas devenir le leitmotiv à une mise en place d'un système discriminatoire, il en va justement de la crédibilité de la parité en droit, ainsi que celle de nos institutions.

 

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23/06/2010

Les maux bleus !

22 juin 2010 - STOP - France éliminée - STOP - Aucune victoire - STOP - Équipe à la dérive - STOP - Pays humilié - STOP - Domenech lâché par la FFF - STOP - Avion de retour annoncé - STOP - Paris reste attentive - STOP - Bachelot noyée dans la masse média - STOP - Les joueurs vont balancer - STOP - La presse va se déchaîner - STOP - Bloemfontein 22h47 - STOP.

Et après, ils vont parler alors que l'on sait tous ce qu'ils vont dire haut et fort, car personne ne voudra payer le prix de cette débâcle sportive, mais surtout nationale. 

Pourtant, vu de loin, il est évident que l'équipe nationale française de football a été assassinée, un petit meurtre entre amis !

Les responsables ;

1) Les politiques, à trop vouloir surfer sur le succès de 1998, l'image de la France et l'usage répétitif des vainqueurs de cette fameuse coupe du monde, ont sabordé le navire France sur la distance. D'ailleurs, "les bleus" n'étaient plus une équipe, mais une marque, un sigle, un étendard national. On se souvient tous du fameux "black, blanc, bleu". À vouloir porter trop haut ce symbole, il ne pouvait que redescendre très vite, trop vite, loin des illusions perdues.

2) Certains vainqueurs de 98, une génération qui certes avait du talent, mais qui a eu la chance de devenir championne du monde. Aujourd'hui, ces icônes du foot français sont devenues intouchables, des repères sportifs, voire même de la société, des hommes qui pourtant manquent terriblement d'humilité dans leurs analyses devenues journalistiques, sur fond de polémiques.

3) La presse, trop fière de ces champions du monde, d'un foot français qui pourtant depuis n'a rien gagné. Une presse exigeante, comme dans tous les pays, mais une presse poubelle, à scandale, où la vente d'un torchon est devenue bien plus importante qu'une analyse, sportive ou de société. Le quatrième pouvoir a aussi le pouvoir de nuire, ne l'oubliez jamais.

4) Le staff et Domenech, indéniable, indiscutable, une évidence qui pourtant n'a pas engendré la décision nécessaire il y a 4 ans. Un navire France sans gouvernail, c'était la garantie d'échouer rapidement, sans convaincre, sans séduire, sans l'évolution nécessaire pour guider le groupe.

5) Les joueurs, pas pour leur révolte, que je peux comprendre, mais pour le star système dans lequel ils sont presque tous entrés. L'agent, la pub, le luxe, les défilés de mode, les soirées VIP, et surtout des salaires honteux dans de grands clubs. Ils en oublient le sport, les valeurs de celui-ci et celles de la nation. Ils privilégient des carrières personnelles à la place du groupe, probablement aussi par un manque de reconnaissance en cette nation qui n'a plus d'identité car à la dérive politiquement.

6) La FFF, une fédération qui est tombée dans les travers de l'argent, de la gloire, de la vanité aussi. Une fédération qui doit oublier 98 et partir sur une éthique nouvelle, la jeunesse, le sport, le développement de soi-même et d'une société à la recherche de repères où l'individualisme n'a pas raison dêtre, où la solidarité et l'humilité doivent régner.

C'est un petit joueur de 4e ligue qui écrit tout ça, mais c'est surtout un amoureux du foot, et là le football a été sali, bafoué, et j'ai honte pour eux, pour le peuple français qui devrait crier à sa jeunesse "Aux armes", car l'avenir lui appartient depuis hier soir.

 

21/05/2010

Suis-je Franco-Valdo-Genevois ?

Je ne sais pas vous, mais depuis quelques semaines j'ai l'impression de perdre mon identité, que l'on tente de me déraciner, tel un vieil arbre qui ne se trouve plus au bon endroit dans un verger, qui après avoir fait trop d'ombre à ses voisins les empêchent visiblement maintenant d'envahir le territoire des autres. Pourtant, les fruits de ce vieux végétal ligneux sont encore nobles, frais, vitaminés et sucrés, mais cette abondance ne suffit plus.

Entre la mondialisation, et ses fruits et légumes qui arrivent par avions entiers, entre l'eurocompatibilité et ses marchandises et denrées qui arrivent pas camions entiers, entre cette régionalisation et ses produits cuisinés qui arrivent par cabas entiers, je ne sais bientôt plus quel goût a le produit de mon vieil arbre, pourtant si simple à cueillir car à portée de main. 

J'ai bien envie de me retrouver sur un étal avec mes compatriotes, produits du canton et reconnus de qualité. Certains l'ont bien compris, cette identité a une valeur, est une valeur, car elle a une histoire. Des hommes et des femmes ont saigné pour l'ériger, mais voilà, à force de laisser l'argent et l'appât du gain devenir roi, c'est notre âme que nous abandonnons, tout comme vous avez déjà abandonnez ce vieil arbre au centre de votre verger.

Walter SCHLECHTEN

 

 

 

23/02/2010

Permis de tuer international !

Mahmoud Abou Al-Mabhouh, l'un des principaux responsables militaires du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a été assassiné le 20 janvier dernier dans une chambre d'hôtel à Dubay.

Signe particulier de ce crime ; il ne dérange personne. Enfin, la mort avec violence et par préméditation de cet homme ne dérange personne, malgré l'aspect international de cette affaire.

Quelques pays de l'UE se font bien un peu de soucis, mais en aucun cas pour l'assassinat en lui même, juste du fait des modalités d'exécution de celui-ci, probablement organisé par les services secrets d'un pays "ami". Si des diplomates britannique, irlandais, allemand et français s'inquiètent, c'est qu'ils souhaitent obtenir des explications quant à l’utilisation de passeports de leurs pays lors de cette mission, qui demeure un assassinat.

Dans cette société où l'on ne condamne plus assez sévèrement par voies judiciaires, où d'un côté l'on se bat pour que les investigations longues et périeuses du Tribunal International de la Haye aboutissent à la justice des hommes, face à des crimes contre l'humanité, là on banalise le meurtre, l'assassinat, les délits avec violence.

Les assassinats politiquement dirigés ont toujours existé, mais en ne dénonçant pas ceux-ci, notre civilisation se rend coupable d'un délit moral, car à travers ce comportement d'acceptation l'on détruit nos valeurs, les mêmes qui nous ont fait avoir honte des atrocités commises par l'homme par le passé, dans le cadre de conflits armés, de guerres et/ou de génocides.

La justice pénale des hommes doit être respectée, à travers les décisions de ses tribunaux, car même si elle est faible et présente des failles, cette institution reste une valeur importante et nécessaire de notre société, celle de rendre la justice et non pas de se faire justice.

Je finirai ce papier par un mot de Georges Courteline ; "un jour les gens nerveux s'en mêleront, lassés de n'avoir pour les défendre contre les hommes sans justice qu'une justice sans équité, toujours prête à immoler le bon droit au droit légal et en proie à l'idée fixe de ménager les crapules."

Un jour, les gens nerveux s'en mêleront, du chef d'Etat au simple citoyen, malheureusement !

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01/12/2009

Votation anti-minaret, ville et campagne, une approche différente de la peur de l'étranger, de l'inconnu, de la religion, de l'autre !

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(infographie Microgis - Le Temps)

Genève, Lausanne, Neuchâtel, Fribourg, Berne, Sion, Delémont, Bâle, Aarau, Lucerne, Zurich, Frauenfeld, Coire, Zoug ; Les habitants des principales villes de notre pays, sauf au Tessin et dans le haut Valais, ont voté Non à l'initiative Anti-Minaret dimanche dernier (voir infographie), ce qui est heureux.

Pourtant, c'est bien la population de nos campagnes qui a fait la différence pour le résultat final, et la victoire du Oui à cette initiative honteuse.

D'importantes réflexions me viennent à l'esprit ;

Premièrement, nous avons tous compris que ce vote a été influencé, voire guidé, par la peur de l'autre, de l'inconnu, de l'étranger, d'une religion, de l'islam et de ses coutumes. Nous pouvons donc légitimement déterminer que ces sentiments d'insécurité populistes sont omniprésents dans nos campagnes, et amenuisés en nos villes. Ce n'est plus une supposition, c'est un fait.

S'il nous faut en trouver la cause, nous devons constater que la population musulmane est principalement installée en ville, ses lieux de cultes aussi, ses associations également. De ce fait, la peur de l'autre et de l'inconnu est considérablement atténuée en nos cités. Les relations humaines, les échanges culturels entre les habitants, les sociétés, les association, les autorités sont une réalité citadine.

Les choix et les regards de nos campagnes, emplis de préjugés contre l'islam et nourris par la presse, l'actualité, les affiches électorales, les discours populistes, ne sont que les résultats d'une méconnaissance, d'un manque d'informations, d'échanges culturels. Il y a aussi probablement un déficit d'ouverture d'esprit sur l'autre, sur l'étranger, sur une religion plus crainte qu'étudiée, le tout dans un mode catholique et protestant bien ancré loin des agglomérations, où les valeurs religieuses ont été remplacées par la valeur de l'argent, de la réussite.

Mais cela ne suffi pas à expliquer le "succès" de cette initiative qui vient de jeter l'opprobre sur le peuple suisse, sur notre pays, sur nos valeurs universelles. Les suffisances des partis politiques traditionnels dans cette campagne, ainsi que la naïveté du Conseil Fédéral, ont permis aux initiant de convaincre par la peur et la désinformation une population suburbaine et campagnarde que l'islam est un danger pour nos démocraties.

Sans une réaction très vives de nos Autorités, des partis politique vaincus, des communautés religieuses, de la population émue par ce résultat indigne, nous allons plonger la Suisse dans une spirale qui pourrait amener rapidement une peste brune, face à laquelle la N1N1 ne serait qu'une maladie bénigne et en aucun cas honteuse, au contraire du fléau qui pourrait nous atteindre.

Walter SCHLECHTEN

 

 

 

 

 

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19/11/2009

La Main

Tous les journaux en parlent ce jour.

Mais non, je ne fais pas allusion à la grippe H1N1, mais bien à la main. Qu'elle soit de dieu ou pas, elle n'est pas celle qui obstrue la bouche de nos citoyens pour ne pas propager cette toux contagieuse, mais celle d’un footballeur, qui, du bout des doigts, vient de transporter un peuple entier au paradis du ballon rond. Cette même main a sauvé un sélectionneur, une équipe, un étendard, une marseillaise bien pâle. Un petit geste pour un homme, qui a eu le courage de l'assumer, mais un acte répréhensible dans le monde du sport, et pourtant.

Dans notre civilisation, la main demeure un organe important, un signe fort, un symbole pour nos croyances, capable du meilleur comme du pire dans une vie et qui a donné bien des déclinaisons. Ce ne sont pas les larmes des Irlandais qui nous ont démontré le contraire, la joie toute en retenue du joueur français l'ayant confirmé !

Thierry Henry : quand le capitaine fait une faute...

Petit lexique de la Main ;

Main droite, gauche, préhensible - Main baguée, gantée, baladeuse, bandée, crispée, dégantée - Main secourable, leste, lourde - Main difficile à ganter - Main gantée de noir - Main courante, commune - Main chaude - Main fixe, pendante (d'un tiroir) - Mains calleuses, moites, sales, vides, pleines, propres - Mains libres, liées, poisseuses, engourdies, gelées, gercées - Mains manucurées - Mains crevassées (par le froid) - Main de Dieu - Main de justice, de Fatma - Main de ressort - Main du destin, de la fatalité - Main d'un tiroir - Mains d'un tiers - La main dans la main - Main de fer dans un gant de velours - Les mains dans les poches - Les mains en l'air ! Main qui se crispe, se ferme, se referme, s'ouvre, tremble - Main qui saisit, empoigne, étreint, serre, tient quelque chose - Main qui retient, prend, exécute quelque chose - Mains qui se gercent, se lèvent, s'ouvrent, se tendent - Mains qui tâtent, massent, palpent quelque chose - La main passe (aux cartes) - La main lui démange, lui fourmille - Petite main - Grosses, petites mains - Sous-main - Poignée, serrement de main - Revers, coup de main - Hommes de main d'un parti, d'un gang - Jeux de mains, jeux de vilains - Rame de papier de vingt mains - Information, érudition, ouvrage de première main - Voiture de première, seconde main - Signe, geste de la main - Creux, dos, paume, plat, revers de la main - Squelette, cinq doigts de la main - Politique de la main tendue - Autographe, page de la main de quelqu'un - Imposition des mains - Sac, levier, frein à main - Attaque à main armée - Dessin, vote à main levée - Mammifère à main préhensible - Broderie à la main - Morceau de musique à quatre mains - Homme à toutes mains - Clés en main - à main droite, gauche - à main levée - à mains nues - à la main - à pleine(s) main(s) - à portée de (la) main - De main de maître - De main en main(s) - De la main à la main - De première, seconde main - D'une main rapide, ferme - D'une main de maître - En un tour de main - Haut la main - Haut les mains ! Que personne ne bouge ! Rien dans les mains, rien dans les poches - Aux innocents les mains pleines - J'en mettrais ma main au feu - En voilà deux qui peuvent se donner la main - En donner sa main à couper - En venir aux mains - Il y a main ! (au football) - Il l'a emporté haut la main - Accepter la main de quelqu'un - Accepter quelque chose de la main de quelqu'un - Accorder la main de sa fille - Accorder sa main à quelqu'un - Aller de main en main - Amputer une main - Appesantir sa main sur quelqu'un - Applaudir des deux mains - Arracher quelque chose des mains de quelqu'un - Arriver quelque part les mains vides - Aspirer à la main d'une femme - Attacher les mains de quelqu'un - Attaquer à main armée - Avancer sa (ou la) main - Avoir la main (aux cartes) - Avoir la main ouverte - Avoir la main verte - Avoir la main leste, lourde - Avoir la main heureuse, malheureuse - Avoir la haute main sur quelque chose - Avoir une bonne main gauche (pour un pianiste) - Avoir une belle main (pour un écrivain, aux cartes) - Avoir les mains sales, propres, libres, liées - Avoir les mains dans ses (ou les) poches - Avoir les mains qui collent - Avoir de grosses mains - Avoir de la main (pour un papier) - Avoir des mains de beurre - Avoir des mains en or - Avoir quelque chose en main - Avoir quelque chose entre les mains - Avoir un poil dans la main - Avoir une affaire en main - Avoir la situation (bien) en main - Avoir quelque chose sous la main - Avoir le cœur sur la main - Baiser la main de quelqu'un - Bander la main de quelqu'un - Battre des mains - Broyer la main de quelqu'un - Cacher les mains derrière son dos - Caresser quelqu'un de la main - Caresser avec la main - Céder la main (aux cartes) - Changer de main (lors d'un travail manuel) - Changer de mains (pour une propriété) - Charger ses mains de bagues - Circuler de main en mains - Concentrer quelque chose entre les mains de quelqu'un - Conduire la main d'un enfant - Confectionner quelque chose à la main - Conquérir la main de quelqu'un - Coudre à la main - Couper une main - Dégager sa main dans une poignée de mains - Déganter une main, puis l'autre - Délier les mains d'un prisonnier - Demander la main de quelqu'un - Déposer quelque chose entre les mains de quelqu'un - Désigner quelque chose de la main - Disjoindre les mains - Donner la main (aux cartes) - Donner la main à quelqu'un - Donner la dernière main à quelque chose - Donner la main à quelqu'un pour faire quelque chose - Donner la main pour traverser - Donner d'une main et retenir (ou reprendre) de l'autre - Donner quelque chose de la main à la main - Donner un coup de main à quelqu'un - échapper des mains de quelqu'un - échapper des mains de ses gardiens - écraser la main de quelqu'un - écrire (quelque chose) à la main - Effleurer quelque chose ou quelqu'un de la main - élire quelqu'un à main levée - Enlever une main - Envoyer (une balle) avec la main - Essuyer ses mains - étendre la main - étendre sa main vers quelqu'un ou quelque chose - étrangler de (ou avec) ses mains - Etre à la main (aux cartes) - Etre en (de) bonnes mains - Etre fait, cousu main - Etre pris la main dans le sac - Etre habile de la main gauche, droite - Etre écrit de la main de l'auteur, de quelqu'un - Etre habile, adroit, maladroit de ses mains - Etre habile des deux mains - Etre perceptible à la main - Etre suspendu par les mains - Exécuter quelque chose à la main - Fabriquer quelque chose de ses propres mains - Fabriquer quelque chose à la main - Faire main basse sur quelque chose - Faire la main (aux cartes) - Faire les mains de quelqu'un (pour une manucure) - Faire quelque chose de main de maître - Faire quelque chose de ses (propres) mains - Faire quelque chose à la main - Faire quelque chose avec ses mains - Faire un signe de la main - Faire des pieds et des mains - Fermer la (ou sa) main - Fermer la main sur quelque chose - Fermer ses mains - Flanquer sa main sur la figure de quelqu'un - Fonctionner à la main - Forcer la main à quelqu'un - Fourrer ses mains dans ses poches - Frapper la main de quelqu'un - Frapper dans ses mains - Gagner haut la main - Gérer quelque chose d'une main de maître - Glisser des mains de quelqu'un - Glisser quelque chose dans la main de quelqu'un - Haler (un cordage) à la main - Imposer les mains (pour bénir) - Joindre les mains - Jouer à la main chaude - Laisser les mains libres à quelqu'un - Laver ses mains - Lever la main pour demander la parole, se prononcer, prêter serment - Lever la main sur quelqu'un - Lier les mains de (ou à) quelqu'un - Manger dans la main de (ou à) quelqu'un - Manier quelque chose d'une (seule) main - Manier quelque chose à deux mains - Marcher la main dans la main - Marcher sur les mains - Menacer quelqu'un de la main - Mettre la main à la pâte - Mettre la main au cul, au panier - Mettre la dernière main à un travail - Mettre la (ou sa) main sur quelque chose ou sur quelqu'un - Mettre la main sur son cœur - Mettre ses mains derrière le dos - Mettre quelque chose dans les mains de quelqu'un - Mettre à quelqu'un quelque chose en mains - Modeler avec la (ou les) mains - Négocier (en) sous main - Ne pas y aller de main morte - Ne pas arriver à mettre la main sur quelque chose - Noircir les mains de quelqu'un (pour le charbon) - Obtenir la main de quelqu'un - Offrir un coup de main à quelqu'un - Oindre les mains pour bénir, sacrer - Oindre ses mains de quelque chose - Oser lever la main sur quelqu'un - ôter quelque chose des mains de quelqu'un - Ouvrir la (ou sa) main - Ouvrir ses mains - Palper avec la main - Panser la main de quelqu'un - Parler avec les mains - Passer la main - Passer la main (aux cartes) - Passer la main quelque part - Passer la main dans le dos - Passer (quelque chose) de main en main - Perdre la main - Piquer (des étoffes) à la main - Porter la (ou sa) main à la tempe, à la coiffure - Porter la main sur quelqu'un - Poser la (ou sa) main sur quelque chose ou quelqu'un - Prendre la main de quelqu'un - Prendre quelque chose d'une (seule) main - Prendre quelque chose des deux mains - Prendre quelque chose dans la (ou sa) main - Prendre quelque chose en main - Prendre quelqu'un par la main - Prendre (sa tête) entre (ou dans) ses mains - Prendre son courage à deux mains - Préparer quelque chose de sa blanche main - Préparer un ouvrage de longue main - Presser quelque chose avec les mains – Prêter main forte à quelqu'un - Prêter la main à un travail, à un projet, à un crime - Proposer un coup de main à quelqu'un - Puiser à pleines mains - Recevoir quelque chose de la main de quelqu'un - Recevoir quelque chose de première main - Reconnaître en quelque chose la main du destin - Refuser la main de quelqu'un à quelqu'un - Remettre quelque chose en main(s) propre(s) - Remettre quelque chose entre les mains de quelqu'un - Remettre un coupable entre les mains de la justice - Rentrer les mains vides - Renvoyer (une balle) avec la main - Retirer quelque chose d'une main ce qu'on a concédé de l'autre - Réussir haut la main - S'agripper d'une main - S'aider des (ou avec les) mains pour faire quelque chose - Saisir quelque chose à pleine(s) main(s) - Salir les mains de quelqu'un (pour le charbon) - Saluer quelqu'un de la main - Se couper à la main - Se donner la main - Se faire la main - Se faire faire les mains par une manucure - Se frotter les mains (de contentement) - Se laver les mains - Se laver les mains de quelque chose - Se permettre de lever la main sur quelqu'un - Se prendre en main - Se prendre par la main - Se présenter quelque part les mains vides - S'érafler la main avec quelque chose - Serrer la main à quelqu'un - Serrer quelque chose dans sa main - Se salir les mains - Se sécher les mains - Se serrer la main - S'essuyer les mains - Se tenir par la main (pour des amoureux) - Se tordre les mains de désespoir - Se trouver entre les mains de quelqu'un - Taper dans ses mains - Tâter avec la main - Tendre la main - Tendre la main à quelqu'un - Tendre une main secourable - Tenir quelque chose de première main - Tenir quelque chose à la main - Tenir quelque chose à pleine(s) main(s) - Tenir quelque chose dans la main - Tenir une affaire en main - Tenir quelqu'un par la main - Tenir quelqu'un par une main - Tenir (sa tête) entre (ou dans) ses mains - Tomber des mains - Tomber aux mains de quelqu'un - Tomber dans (ou entre) les mains de quelqu'un - Tomber sous la main de quelqu'un - Toucher avec la main - Travailler de ses mains - Utiliser quelque chose avec les mains - Venir manger dans la main de quelqu'un - Verser de l'argent de la main à la main - Voter à main levée (réf : Le Site des Mains)

Comme premier article, ce n’est pas le pied, mais c’est touchant.

Walter SCHLECHTEN

 

 

 

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Blog et liberté d'expression !

Hello, étant un nouveau venu, avec ce blog personnel, je tenais à vous faire partager un article intitulé "Blog et liberté d'expression", publié par Kalvin Whiteoak dans Médias le 5.10.2007.

BLOG ET LIBERTE D'EXPRESSION !

Il peut arriver que se pose dans notre brave petit pays la question des limites de la liberté d’expression pour un blog. Il peut arriver aussi que se pose la question de son statut juridique face aux dispositions constitutionnelles suisses. Un petit rappel s’impose donc, histoire de rafraîchir les mémoires.

Dans sa dernière mouture, notre constitution fédérale protège évidemment les droits fondamentaux. Parmi ceux-ci figurent notamment la liberté d’opinion et d’information.

Il n’est pas inutile de rappeler le texte même de l’article 16 : 1) La liberté d’opinion et la liberté d’information sont garanties. 2 )Toute personne a le droit de former, d’exprimer et de répandre librement son opinion. 3) Toute personne a le droit de recevoir librement des informations, de se les procurer aux sources généralement accessibles et de les diffuser.


La position du blogueur est donc clairement protégée par cette disposition ô combien importante. Ca veut dire qu’on ne saurait critiquer ses articles au seul motif qu’ils existent et sont éventuellement dérangeants dans leur ton ou leur fond. Le blogueur a le droit de penser ce qu’il veut du sujet qu’il veut et des personnes qu’il veut et de répandre cette opinion, il s’agit d’un droit fondamental inviolable. Bien sûr ce droit s’accompagne des limites de la décence et de l’injure, qui peuvent être des délits si on attaque des individus uniquement pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils pensent, écrivent ou soutiennent. Critiquer les idées, le manque d’idées ou la faiblesse d’une argumentation ou encore la fausseté ou le vide de cette dernière est donc parfaitement protégé. Dire par exemple que tel ou tel raisonne comme une vieille casserole et dire aussi pourquoi est parfaitement licite.

Maintenant la question du statut du blog.

L’article 17 consacre la liberté des médias. Il n’est pas douteux qu’un blog est un média, bon ou mauvais. Les journaux, bons ou mauvais ou même franchement nuls ont tous leur site internet, bons, mauvais ou franchement nuls. A ce titre le blog bénéficie donc de la protection que lui accorde la constitution à son article 17 qui dit ceci: 1) La liberté de la presse, de la radio et de la télévision, ainsi que des autres formes de diffusion de productions et d’informations ressortissant aux télécommunications publiques est garantie. 2) La censure est interdite. 3) Le secret de rédaction est garanti.

Sur ce point, l’élément intéressant est certainement le point 3: on doit en effet considérer que les sources d’information du blogueur sont constitutionnellement protégées et qu’il ne peut donc être tenu de les divulguer, au même titre qu’un journaliste professionnel. A ce sujet on rappellera aussi et enfin qu’au dessus de la Constitution figure la Convention européenne des droits de l’homme signée et ratifiée par la Suisse qui sur-protège encore à son article 10 la liberté d’expression. Dans l’affaire Stoll, la Cour européenne des droits de l’homme a conclu que la Suisse avait violé dite convention en condamnant un journaliste ayant publié des informations confidentielles. A noter encore que l’on peut clairement douter que certaines des dispositions restrictives du droit de refuser de citer ses sources de l’article 28a CPS soient entièrement constitutionnelles.

C’est donc dire que le blogueur jouit d’un droit d’expression extrêmement large et plus que constitutionnellement protégé.

http://www.admin.ch/ch/f/rs/1/101.fr.pdf

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