17/06/2012

Election complémentaire au Conseil d'Etat, Pierre Maudet une évidence du vote utile !

Au-delà de la victoire écrasante que personne n'avait osé prédire avec une telle différence de voix, l'élection de Pierre Maudet n'est pas une surprise. Si ce magistrat ne pouvait pas se permettre de rater la marche qui se présentait à lui et offerte par le PLR, le canton de Genève ne pouvait lui pas ignorer qu'il avait besoin de Pierre Maudet, maintenant, aujourd'hui et pour demain, telle une évidence !

 

En effet, l'électeur genevois sait voter utile quand il le faut, l'électeur genevois sait reconnaître une bête politique quand elle se présente devant lui, l'électeur genevois sait savoir raison garder quand la situation l'exige.

 

En ce dimanche, il ne pouvait en être autrement car nous n'aurons pas souvent l'occasion d'avoir un candidat de cette qualité. Enfant de la politique, Pierre Maudet a su dessiner son parcours avec patience, avec pertinence. Il cueille aujourd'hui les fruits de ses investissements politiques, personnels, familiaux, radicaux.

 

Certes, il vient aussi de se barrer momentanément la route qui le conduisait à la Berne fédérale, mais le temps joue pour lui, pour autant qu'il ne se brûle pas les doigts au Conseil d'Etat genevois, car le bail qu'il vient de signer est assurément et tacitement pour plus de dix-huit mois.

 

Reste pour lui à imposer ses idées à travers une majorité dont il ne disposait pas au Conseil Administratif de la Ville de Genève. Reste pour lui à prouver tout le bien que l'on peut penser de lui. Reste pour lui à avancer, encore un peu plus.

 

Sauveur du PLR, il demeure une marque de fabrique des Radicaux, tout un symbole en soi, comme Genève !

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

(photo Keystone)

 

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10/06/2012

Interpellation urgente écrite au Grand Conseil - IUE 1966

"Exercice de style"


Secrétariat du Grand Conseil                 IUE 1966

 

Interpellation présentée par un habitant de la Croix-de-Rozon :

M. Walter Schlechten

Date de dépôt : 10 juin 2012

Interpellation urgente écrite

Stationnement sauvage des deux-roues, ces usagers de la route ont-ils tous les droits, doit-on laisser l'anarchie du stationnement urbain se poursuivre ?

 

Mesdames et

Messieurs les députés,

 

La politique menée par le Conseil d'Etat en matière de mobilité douce, soutenue par le Parlement, aspire à une diminution du parc automobile en Ville de Genève pour le trafic pendulaire et usuel.

 

L'amélioration, toute relative, des prestations des TPG s'en veut la preuve, l'augmentation du nombre de passager dans les tramways des lignes 14 et 15 le résultat. Cette incitation à se déplacer autrement, sans voiture, a également provoqué une modification importante des comportements, des habitudes, des usages à travers les moyens utilisés.

 

Ainsi, le marché des deux-roues, motorisés ou pas, a explosé. Conséquences, l'offre de stationnement ne correspond déjà plus à cette mutation durable. Motos, scooters et cycles parsèment sur nos trottoirs.

 

Peu ou prou de places ont été aménagées pour les cycles, dont plus de trois cents à travers une vélostation payante qui ne rencontre pas le succès espéré derrière la gare de Cornavin. Insuffisant quand même comme projet pour répondre à la demande alors que le parcage sauvage est devenu la norme. Barrières, poteaux, tuyaux, grillage, tout est bon pour y accrocher son vélo, bien souvent au détriment des piétons qui se voient gênés par la présence incommodante de ces arbres à cycles. Plus aucun objet législatif contraignant n'existe contre le stationnement des vélos sur les trottoirs, la notion de gêne étant subjective dans bien des cas. Restait la vignette et des véhicules non-assurés qui traînaient en rue que nos pandores pouvaient enlever, mais aujourd'hui cette base légale n'est plus et rien n'autorise l'enlèvement, sauf en cas d'épave.

 

En ce qui concerne les cases deux-roues prévues pour les engins motorisés, elles disparaissent en lieu et place d'augmenter afin de répondre à la demande, aux modifications de comportement de déplacement des usagers. De ce fait, de nombreux trottoirs sont occupés par des scooters et des motos. La base légale existe pour sanctionner ces stationnements illicites, mais sans notion de gêne aucun enlèvement n'est envisageable. Faut-il donc demander à nos argoulets de verbaliser à tout va tout en sachant que la possibilité légale de stationner ces deux-roues n'existe pas, que l'offre ne correspond pas à la demande, aux nécessités ?

 

A défaut, je souhaiterais savoir si le canton et les communes envisagent enfin d'adopter une politique commune et responsable en matière de mobilité, de déplacement, de stationnement, si la cohérence peut dépasser les idéaux dogmatiques et si pour nos députés les problèmes de stationnement ne concernent que la rue de l'Hôtel-de-Ville ?

 

 

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Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

04/06/2012

Journal La Cité, no 18 du 25 mai 2012 et « Comment la police genevoise trouble l’ordre politique »

Article très intéressant paru dans le bimensuel précité, il m'interpelle.

En première lecture, j'y devine un billet rédigé par une journaliste qui avait décidé de prendre du recul, une analyse honnête sur le conflit qui oppose depuis plusieurs années le Conseil d'Etat et les syndicats de polices.

Des sources diverses et des prises de positions qui permettent de dessiner le tableau des relations engagées entre un employeur et les représentants des personnels policiers.

Un historique important qui détermine la nature des relations antagonistes qui nourrissent aujourd'hui encore les débats.

Seule ombre au tableau, l'investigatrice se perd et s'éloigne de son analyse initiale, pourtant la première à ma connaissance qui cherchait à comprendre sur quelles bases s'étaient construites les relations entre le Conseil d'Etat et les syndicats de polices. Elle ne va pas au bout des choses et ne découvre ni les explications causales, ni les comportements, les attitudes et les préjugés qui encore aujourd'hui nourrissent ce conflit. Dommage, elle n'était pas si loin des réponses.  

Par contre, elle dessine un rapprochement analytique qui lie les syndicats de polices et le MCG, comme une évidence, comme un leitmotiv, comme si la véritable thématique de son article était en finalité celle-ci. Dommage encore, car en liant le politique au syndicalisme elle fait fausse route.

Si convergences ils y a, elles portent sur une amélioration de la sécurité et le nombre nécessaire de policiers, voire des personnels administratif, mais les discours ne sont pas les mêmes.

Le premier, politique, se veut provoquant et réactif, populiste parfois mais correspondant probablement au ras-le-bol de la population genevoise, et de nos policiers. Trop de cambriolages, trop de vols, trop de délits impunis, trop de récidive, trop d'insécurité. Une démarche politicienne et électoraliste, certes mais une démarche qui n'implique que le parti qui revendique ce discours. Libre à lui de viser son électorat, de s'identifier à un métier, aux besoins des hommes et des femmes qui le pratiquent, mais le lien s'arrête là.  

Le deuxième, syndicaliste, se veut participatif toujours, impulsif quelquefois, réactif parfois mais créatif souvent car allant dans le sens des préoccupations des policiers. Les représentants des personnels policiers ne demandent, et ceci depuis des mois, voire même des années, à n'être considérés que comme des partenaires et les représentants légitimes des employés de police. Toute modification législative qui impacte les conditions de travail des policiers (horaires  travail de nuit  congés  vacances  statuts  retraite  plan de carrière  formation - salaires  indemnités) se doit d'être partagée, discutée et validées à l'issu d'un débat constructif. La négociation devient alors parfois la solution en cas de conflit, mais bien souvent les échanges ouverts et constructifs devraient suffire à eux-mêmes.

Reste à savoir qui surfe sur quoi. Je devine le politique et un MCG qui saisi la balle au bond et rebondi sur des thématiques sécuritaires. Un discours qui certes peut plaire aux policiers, mais un discours n'est pas une politique, ni un choix démocratique issu des idées, des idéaux.

Longtemps les instituteurs et les professeurs ont été défendus par les socialistes, et pourtant là personne n'y trouvait à redire alors que tout le personnel du DIP ne vote pas pour le PS.

Un amalgame des thématiques dangereux car il crée le lien, un lien qui n'existe pas fondamentalement, statutairement, syndicalement. Seul le rapprochement entre quelques élus du MCG et leur profession peut venir nourrir un tel raccourci, mais c'est oublier bien vite que d'autres policiers sont engagés dans différents partis politiques. Une diversité politique qui est une richesse car elle autorise le débat pluridisciplinaire des idées et ouvre des perspectives pour l'avenir.

Deux questions manquent à cet article, tout comme leurs réponses :

  • Pour quelles raisons les syndicats de polices font-ils peur aux pouvoirs politiques, ces peurs sont-elles fondées ou simplement issues d'une méconnaissance des volontés d'engagement des représentants syndicaux qui, en première instance, ne recherchent que le dialogue qu'on lui refuse ?

 

  • Pour quelles raisons autant de policiers se lancent en politique depuis six ans, qu'est ce qui motive ces employés d'Etat, fonctionnaires d'autorité, à vouloir devenir actif en politique en lieu est place de rester réactif dans un système étatique qui ne les reconnaît plus et qui ne trouve pas les solutions aux problèmes sociétaux et sécuritaires ?


Ces questions feront l'objet d'un autre blog, d'une réflexion plus profonde, d'une analyse personnelle mais si vous avez déjà des réponses c'est que vous aussi vous êtes habités par les mêmes doutes que nos policiers !  

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

25/05/2012

L’élection complémentaire du 17 juin 2012 ne changera rien, ne soyons pas naïfs !

Alors que nous avons reçu le matériel nécessaire aux votations prochaines, nous restons en attente de l'enveloppe consacrée à l'élection complémentaire d'un-e membre du Conseil d'Etat.

Ce scrutin fait suite à la démission, effective depuis le 29 février dernier, de M. Mark Muller, conseiller d'Etat chargé du département des constructions et des technologies de l'information (DCTI).

Je ne suis pas certain que cette élection rencontre un engouement populaire retentissant, tant aujourd'hui les enjeux ne sont assimilables qu'à un conflit de personnes, de partis, d'idéaux mais en aucun cas basés sur un programme envisageable à court terme.

Certes, les principaux candidats mènent campagne en nous proposant leurs engagements pour Genève, leurs désidératas managériaux ou encore leurs visions d'un monde nouveau. Affiches, tous ménages, flyers, beaux discours et sourires aux lèvres en battant le pavé, l'investissement minimum pour briguer un poste complémentaire mais sans envergure possible pour cette fin de législature.

Car l'intérêt principal de ce scrutin n'est pas là, sachant que l'élu-e n'aura en aucun cas le temps ni la possibilité de mettre en œuvre une quelconque politique novatrice. Le budget 2013 est d'ailleurs probablement sous clef dans ses grandes lignes, en lien avec le plan quadriennal et la crise économique que nous côtoyons, alors les beaux discours d'un jouvenceau ou d'une jouvencelle élu-e n'y changeront rien durant dix-huit mois.

Ce petit tour de chauffe ne fait partie que des préliminaires à l'année des hannetons que l'on devine au-delà de la fin du calendrier Mayas. Les véritables enjeux sont connus et nos politiques seront alors attendus au tournant dans un an, à travers leur bilan, à travers leur projet, à travers leur programme.

Et là, ni Nostradamus ni le calendrier Mayas ne peuvent prédire à qui appartiendra le nouveau monde.

 

 

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Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

09/05/2012

"Le pion"

 

« Zurich, un mardi après-midi comme les autres. Pourtant je suis là, inanimé, je ne comprends pas ce qu’il vient de m’arriver. Je me vide de mon sang, la vie me quitte alors que je suis couché là, comme un chien, au milieu de la rue. Je ne voulais pourtant faire que mon travail, moi qui avais toujours l’impression de ne pas en faire assez.

 

Pourtant il n’avait pas l’air méchant cet albanais, il ressemblait à une grande partie de la population, seul à cet arrêt de tram. Pourtant il y avait quelque chose d’anormal dans son comportement. Trois tramways venaient de lui passer devant lui et il n’en avait emprunté aucun. Pendu à son téléphone portable, il faisait les cent pas sur ce trottoir étroit.

 

L’info était pourtant peu fiable, mais les vendeurs d’héroïne étaient descendus presque au niveau de la gare. Cette info était pourtant corroborée par plusieurs contrôles effectués dans la région. Au début, étant seul, je ne voulais pas procéder à ce contrôle d’identité, mais quand j’ai vu un toxicomane de la place lui faire un signe ostentatoire de la tête, j’ai compris, j’ai du moins supposé qu’il y avait de la marchandise, que mon "client" était chargé. Pas d’échange mais une certaine gêne à mon arrivée, à la vue de l'uniforme. Le drogué avait fait demi-tour depuis quelques secondes alors que l’albanais s’était simplement assis sur un banc. Ma cible était choisie.

 

C’était lancé, le contrôle d’identité envisagé se concrétisait. Un de plus, un encore dans ce milieu où une brebis égarée ou arrêtée est si vite remplacée. Précautions, je ne connais pas l’individu, mais je connais leur réputation. Ces enfants de la guerre ne connaissent bien souvent que la violence et l’argent facile de la drogue. Ni nos valeurs, ni nos croyances, ni nos coutumes ne les intéressent. Ils ne recherchent que le business, peu en importe le coût humain.

 

Bonne approche, correcte il me présente son passeport biométrique albanais. Il est tout neuf, l’encre est encore fraiche comme on aime à dire chez nous, avec un seul tampon douanier à l’intérieur. Tout se passe bien sauf que mon "client" commence à agiter terriblement sa jambe gauche. Ce signe évident de nervosité le trahi partiellement. Je décide alors d’entreprendre une fouille de sécurité. Elle est motivée pour ma propre sécurité et par la recherche d’indices, de l’argent, de la drogue, des téléphones portables.

 

Dans une première poche du pantalon CHF 1'400.-. Je lui demande s’il travaille, il me répond que non dans un italtien alléatoire. Provenance pécuniaire douteuse, je poursuis mes investigations. Dans une autre poche de son jeans un téléphone portable, il est éteint évidement. Alors qu’il me tourne le dos, qu’il se trouve face à la paroi vitrée de l’abribus, soudainement, je comprends que le suspect enfile sa main gauche dans la poche de sa veste.

 

Inattentif une seconde, je n’ai pas le temps de réagir. Je me dis qu’il va y chercher de la drogue cachée pour détruire cette preuve. Malheureusement, c’est la lame d’un couteau que j’  aperçois et qui scintille dans sa main ferment refermée sur le manche. Je tente une esquive, une parade, mais le geste est franc, rapide, direct, circulaire.

 

Un seul coup, à la hauteur de la gorge, vers la carotide. Une brûlure m’envahi, une chaleur suinte sur mon épaule, un liquide se répand. Je saigne, je me vide de mon sang, je suis touché, j’ai été planté. Ma vision se trouble alors que mes jambes m’abandonnent. Je devine que mon agresseur part en courant en s’enfilant dans une ruelle. Je tente de crier, en vain. Je devine encore un couple qui se penche sur moi et qui hurle. Je devine que je vais perdre connaissance, je m’abandonne.

 

Je vais crever comme une merde pour un contrôle d’identité qui aura mal tourné, pour une routine quotidienne qui m’aura usé, pour un ou deux paquets de poudre brune qui parfois enlève la vie à d’autres mais qui rapporte tant à certains.

 

Je savais pourtant que je ne devais pas contrôler ce suspect tout seul. Je savais pourtant que ces petits vendeurs d’héroïne étaient devenus très violents. Ils craignent encore un peu la prison, mais ils craignent encore plus les sanctions de la famille s’ils venaient à se faire prendre. La perte du produit, de l’argent, d’un ouvrier, d’une rentrée financière. En fait, il n'est qu'un pion à changer sur le réseau, sauf que là le fuyard a « fumé » un flic et que le milieu va se mettre toute une corporation à dos. Pas bon pour le marché, pas bon pour le trafic, pas bon pour les affaires. Un fuyard de plus qui ira chercher protection dans son pays, un flic de plus qui ne rentrera plus chez lui.

 

Et la famille de ce téméraire argoulet qui aura droit aux honneurs, personne ne s’en inquiétera une fois la cérémonie terminée, malgré les longs discours, malgré les belles paroles, malgré la présence des Autorités. Un mort de plus, un de trop, mais il n’avait qu’à faire attention, s’il avait fait juste il ne lui serait jamais arrivé ça. De toutes façons, il en faisait trop.

 

En résumé, le seul coupable c’est lui, ce flic de rue et il en a payé le prix fort, même si la vie d’un poulet n’a pas de prix. En fait, il n'est lui aussi qu’un pion comme les autres, dans un système pourri par l'argent, par la drogue, par la société, par la politique, et il serra simplement remplacé par un autre, demain peut-être déjà.»

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

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06/05/2012

"Marc-André"

 

En ce lundi, c’est un dernier au revoir que je vais venir te présenter, pour te rendre les honneurs qui te sont dus. Étonnamment, nous qui nous nous parlions si peu, c’est une nouvelle fois en silence que nous allons nous séparer.

 

L'annonce de ta disparition a été un choc terrible pour nous tous, car rien ne laissait paraître que tu allais rejoindre Dan, Denis, Nathalie, et tant d’autres qui si brutalement se sont effacés.

 

Nous nous sommes côtoyés durant dix ans au moins à Rive, dans la discrétion et à travers notre travail. Je ne peux pas dire qu’une amitié s’était crée, mais ce qui est certain c’est que le respect était réciproque, que la complicité métier était commune et qu’une solidarité sincère était née à travers les épreuves partagées.

 

Je me souviens de toi, si droit, si fier, si discret, si haut parfois mais toujours au service des autres. Ton engament au JU-KA-AI, auprès de SERVIR ou dans ce fameux groupe de musique fondé entre copains resteront des signes du don de toi.

 

A n’en pas douter, nous serons des centaines cet après-midi pour te rendre hommage, pour entendre parler une nouvelle fois du grand « mur bleu » auquel une clef de voûte a été emportée par un drame humain.

 

Ce grand mur qui s’effrite face à notre société qui perd tous ses repères demeure avant tout une grande famille, j'ose encore le croire, raison essentielle pour laquelle la douleur est immense et partagée.

 

Rien ne sert de comprendre pourquoi, comment, à cause de quoi ou de qui, rien ne sert de chercher à savoir, car ce que nous regrettons aujourd’hui c’est de ne pas avoir été cette épaule que pourtant nous pouvions t’offrir, mais que tu n’as pas sollicitée.

 

La solitude d’un acte reste souvent un mystère, car  ce sont couramment ceux qui cachent au  mieux cette mélancolie qui nous quittent sans prévenir.

 

Mais nous n’oublierons jamais celui qui vient de nous quitter. En gardant ton souvenir en nos cœurs, tu seras toujours avec nous.

 

C’est à ta famille, à tes proches, à tes amis et à tes collègues que j’adresse bien sincèrement mes plus fidèles pensées, que de tout mon cœur je m’associe à ce chagrin partagé.

 

Adieu Marc-André, en espérant que tu aies trouvé la paix au bout du chemin de la détresse.

S'il te plait, embrasse Dan pour moi.

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Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

25/04/2012

Michel Chevrolet, un petit diable chez les anges !

 

En ce 24 avril 2012 tu nous as quitté, subitement, seul, sans prévenir, sans publicité ni communication extravagante ou ciblée. Pas de tramway nommé Départ pour ce dernier envol.

 

Je ne pense pas que tu aies précipité ce dernier voyage, même s'il est prématuré, même s'il est si soudain. Il n'était pas prévu et c'est certain personne ne l'envisageait autour de toi. On ne meurt pas à 39 ans, on croque la vie même si elle est marquée de cicatrices.

 

Tu avais des projets plein la tête pour ton appartement, pour ta boîte de communication, pour Genève la ville de ton cœur. Tu visais haut, tu visais loin, tu visais grand pour notre cité, car si l'Argentine était ton pays de sang, Genève demeurait ton amoureuse.

 

Épicurien tu aimais la fête, les bons petits plats et les bons vins. Tu dévorais la vie, un peu trop vite parfois mais toujours pour aller plus loin, pour avancer, pour vivre tout simplement,  comme si tu craignais d'en perdre le souffle durant une seconde, une minute ou une heure.

 

Nous avons mangé ensemble il y a onze jours. Tu m'avais invité dans un estaminet de cette Vieille Ville que tu appréciais tant. Tu voulais le meilleurs pour tes amis, tu voulais le meilleurs pour tes proches, tu voulais le meilleurs pour ta ville et sa population. Durant ce repas, tu as tenté de me convaincre de ne jamais m'engager en politique, non pas que je n'en aie pas les compétences, mais parce que tu m'estimais trop droit, trop franc, trop libre aussi. Tu m'as invité à poursuivre mon blog de libre-penseur et pourquoi pas à écrire un livre. Tu voulais aussi que je rejoigne ton groupe de réflexion, pour voir Genève autrement, sans politicien. Je t'ai écouté, sagement, je t'ai répondu et nous avons trinqué à cette amitié qui était pourtant improbable il y a quelques années, nos chemins étant si différents, et pourtant nous avons bu ensemble ce midi là à la liberté de pensée.

 

On t'aimait ou l'on ne t'appréciait pas, il n'y avait pas de juste milieu envers toi. Un jour je t'ai dit qu'en politique si Stauffer était l'agitateur de la République, toi tu en étais l'amuseur. Tu as ri jaune, amuseur n'était pas de circonstance probablement. Pourtant, c'était un compliment car tu savais parler de tout avec humour tout en restant proche des gens, de leurs préoccupations, de leurs problèmes, de leurs attentes et de leurs idées aussi, tout en gardant ce rire communicatif qui résonne encore.

 

Il y a trois ans, je me suis retrouvé face à mes juges, une procédure disciplinaire administrative du Conseil d'Etat lancée et signée par deux Conseillers d'Etat sortants. Ils n'avaient pas aimés mes mots, ils n'avaient pas aimé mon ton, ils n'avaient pas aimé mes écrits, ils n'avaient pas aimé mes vérités. Cette lourde procédure, durant laquelle ma révocation avait été envisagée, n'a pas été simple à supporter, même si j'ai assumé mes actes, mes paroles et mes écrits, voire mes responsabilités. Si excuses il y a eu de ma part, on blesse parfois les hommes avec les mots, je n'ai jamais baissé les yeux face à l'adversité et tu as été le seul du monde politique à avoir pris ma défense, à avoir plaidé ma cause auprès de tes connaissances influentes. Ton aide, à ce moment de ma vie, m'a été précieuse et tu y as gagné mon amitié sincère.

 

On ne va plus refaire le monde, il est trop tard mais je sais aussi que tu es en paix maintenant, loin de quelques démons qui accompagnaient ta vie, comme si tu n'avais jamais eu le droit de vivre en paix, d'être reconnu, d'être apprécié pour ce que tu étais et pas pour ce que tu représentais.

 

Les anges vont rires un bon coup avec toi, de belles soirées en perspectives et je suis même certain qu'au paradis des petits diables il y a une place pour ta boulimie de rencontres, de découvertes et de projets, comme apprendre aux Saints à mieux communiquer avec nous par exemple, pauvres humains abandonnés que nous sommes et qui avons perdu brutalement un ami, un de ceux qui sont proches des gens et qui nous manquent terriblement aussitôt disparus !

 

Adieu Michel, Minet et Maïté qui t'embrassent !

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon

 

 

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02/04/2012

"Genève bouge" en attendant les hannetons !



"Genève bouge", ce qui pourrait être un slogan accrocheur pour le renouveau de notre canton n'est en fait qu'un constat d'échecs.

Échec d'une législature pour un pouvoir exécutif qui se devait d'être guidé par la collégialité, avec un éclatement de sa structure, de ses repères, de ses valeurs probablement à travers un plan quadriennal qui ne sera pas tenu, ni reconnu. Des problèmes institutionnels, politiques et parfois humains qui auront pris le dessus sur les objectifs réels et légitimement attendus.

Échec d'un Parlement qui a vu ses contre-pouvoirs exploser avec une redistribution des cartes qu'il n'avait pas envisagé. Une métamorphose du schéma politique classique qui n'aura pas permis au pouvoir législatif de travailler sereinement, les alliances d'un jour n'étant plus celles du lendemain, tant le positionnement de chacun des acteurs s'est dispersé, tout comme les idéaux de certains partis parfois.

Échec d'une Constituante qui à trop vouloir revisiter les écrits fondamentaux va se retrouver avec un projet qui s'est éloigné des aspirations et des besoins de la République, des Institutions et de l'humain, à travers des valeurs, des croyances, des visions du monde qui ne correspondent pas aux besoins identitaires de notre population face aux réalités sociétales.

Échec pour le plus grand parti genevois, qui voit en quatre ans son château de cartes d'écrouler jour après jour. Seul Olivier Jornot semble tenir un donjon dans lequel il devra tout reconstruire.

Échec pour un canton qui à force d'oublier d'en devenir égoïste se perd dans un projet d'une région Franco-Valdo-Genevoise où nos partenaires ne sont pas impliqués avec les mêmes besoins, avec les mêmes volontés, avec les mêmes enjeux, avec le même esprit.

A qui perd gagne Genève s'enlise dans la médiocrité, voulant sauver une image universelle sans se rendre compte que chaque jour elle perd un peu plus de son identité.

L'Esprit de Genève n'est pas mort, mais il doit retrouver son souffle très rapidement au risque de s'éteindre définitivement, tel sera le pari inévitable de la prochaine législature pour les jeunes loups qui se lanceront en politique !

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

 

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01/04/2012

Avec "Liberté" Genève compte un parti politique de plus !

 

Nous en avions parlé il y a deux ans, nous l'avons fait !

 

Le premier parti politique policier a été fondé ce samedi 31 mars 2012 à Genève. Réunis en assemblée à l'Hôtel Ramada, 87 policiers genevois provenant de tous les corps et 38 personnes sympathisantes ont validé les statuts et le Comité de Direction du nouveau parti politique genevois qui vient de naître sous le nom de « Liberté ».

 

Son logo est constitué d'une grenade bleue sur fond noir, le tout incrusté dans un losange à bordures argent, la doctrine qui le surplombe est « La lumière après les ténèbres ».

 

La mouvance prône le respect de la République et de ses maîtres fondateurs, la liberté, la laïcité, l'éducation des valeurs, le développement durable, l'intérêt du plus grand nombre et la sécurité pour tous dans un état social, égalitaire et humain.

 

Un communiqué de presse sera diffusé lundi 2 avril 2012 en fin de matinée afin de donner rendez-vous à la presse pour la présentation officielle qui se doit d'être réservée pour un tel événement.

 

Pour le Comité

Walter Schlechten

Secrétaire général de Liberté

 

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25/03/2012

Election complémentaire au Conseil d'Etat, un carton VIP à distribuer, sans plus !

 

Le sprint final est donc lancé et tous les outsiders sont là. Pas de pronostic, aucune certitude, un intérêt limité sur l'incidence des résultats, à se demander si l'élection complémentaire au Conseil d'Etat du 17 juin 2012 est détentrice d'un véritable enjeu politique ?

 

Je me pose la question, sachant que la barque est menée à six et que la personne élue viendra en complémentarité de ce collège, sans grand pouvoir discrétionnaire pour influencer les choix d'une législature qui touche à sa fin.

 

Je me pose la question, sachant que la personne élue n'aura ni le temps de marquer de son emprunte le département qu'elle occupera, ni les moyens de sa politique. En effet, le budget 2012 sera en cours lors de ce mandat alors que celui de 2013 ne donnera jamais des moyens supplémentaires à une politiques dépensière, les comptes étant joués d'avance.

 

Je me pose la question, sachant que la personne élue n'aura que le temps de prendre connaissance des dossiers en cours, de traiter les affaires courantes, d'examiner les projets en souffrance et de péparer les prochaines élections, mais c'est tout.

 

Je me pose la question car l'enjeu est ailleurs, il n'est ni dans l'intérêt de la population, ni dans l'intérêt de la République, il sera humain, il sera personnel, il sera individuel, il sera partisan, il sera basé sur le déséquilibre de rivalités devenues contre-productives pour des majorités que nous savons pourtant éphémères.

 

Il nous faudra attendre 2013 et l'année des hannetons pour que changement il y ait, pour que le bilan d'une législature catastrophique soit tiré, pour que la voix du peuple se fasse entendre, pour que les volontés de la population deviennent les priorités de nos élus, remplaçant ainsi celles des partis, des idéaux, des dogmes ou des individus.

 

Anne Emery-Torracinta, Pierre Maudet, Laurent Seydoux, Eric Stauffer ou d'autres, peu importe, je n'y vois que des noms, aucun programme, aucune liberté d'action, aucune volonté d'agir maintenant. Pénétrer dans le dicastère du Conseil d'Etat n'est pas un objectif suffisant pour moi afin de mener à bien une politique sociale, économique, sécuritaire, éducatrice, d'aménagement ou des transports. Le développement durable attendu n'autorise plus notre société à perdre dix-huit mois dans une législature déjà fragilisée par des maillons faibles.

 

Aux candidats de me prouver le contraire. En attendant, comme vous, j'irai voter le 17 juin 2012, comme vous je donnerai ma voix, comme vous je n'y accorderai aucune illusion, mais tout comme vous je m'exprimerai pour que les autres entendent cette rumeur populaire qui gronde, la même qui prépare l'année des hannetons et les changements attendus, voulus et espérés afin que demain Genève relève la tête et ouvre les yeux sur le présent pour mieux préparer l'avenir.

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

19/03/2012

"Ziki, Brigadier de la Cour au grand coeur"

Quand on est arrivé ce soir « Chez Maria », je ne t'ai pas remarqué seul à une table, je crois même que je ne t'aurais pas reconnu. Pourtant tu étais bien là, sans ton satané respirateur, avec une mine des beaux jours portée par une santé qui s'améliore un peu visiblement.

 

C'est toi qui es venu à nous. Je mangeais avec mes deux demoiselles quand tu t'es joint à notre table, ton verre de rouge à la main. On attendait notre boueuse, celle qu'on aime, servie au "Café de l'Union" avec une petite viande séchée du pays.

 

T'as refilé un billet de dix francs à la gosse, comme ça, juste pour lui faire plaisir, comme un papy avec ses petits enfants. Tu as trinqué avec nous et commandant la même chose et tu nous as offert ton grand cœur.

 

Toi le bourru, le grognard, le cocardier, le rouspéteur, tu nous as gratifiés d'un grand sourire. Puis tu nous as parlé du passé, de tes années au service de la République. Tes paroles étaient accompagnées d'un regard malicieux, tel celui d'un enfant qui raconte une histoire coquine.

 

Tes années à toi ce sont 1964 à 1994, des souvenirs du siècle passé que tu nous as clamés avec les mots d'aujourd'hui. Faut dire que tu as occupé un poste clef, presque honorifique, où la rigueur était de mise avec un soupçon d'entregent. Brigadier de la Cour tu as été, Brigadier des murs du Palais de Justice tu resteras.

 

Le procès de l'étrangleur à la cravate restera d'ailleurs pour toi le plus grand des débats. Ce Tunisien reconnu coupable de cinq assassinats avait été condamné en 1991 à la réclusion à vie lors d'un procès sans précédant pour Genève.

 

Des lois, des juges, des avocats et des hommes tu en as côtoyés. S'il y en a un que tu n'aimes pas c'est le Warlu, beau parleur qui te dérange, qui t'incommode, qui te regardait de haut. Il n'avait pas la prestance des autres, de ceux que tu admirais, de ceux avec qui tu taillais la bavette avec un bon verre. Certains avaient leur table réservée à l'année dans les bistros de la place du Bourg-de-Four, des seigneurs, des complices de la bonne table. Dominique Poncet était ton ami, Michel Halpérin ton confident.

 

Il y a aussi cette anecdote avec Barillon, où tu lui as fait remarquer que sa bavette blanche n'était plus immaculée et que cela ne se portait pas ainsi. Ta franchise coutumière a payé, il en a changé sur-le-champ, sans esclandre.

 

Et puis il y avait la politique, des hommes d'honneur que tu estimais, les Ruffieux, Dupont, Donzé, tous Conseillers d'Etat.

 

Et puis il y avait Monsieur le Chef de la Police, Jean-Robert, l'unique, le seul tu diras.

 

Et puis il y avait le foot, UGS et le FC Police.

 

Et puis il y avait les Vieux-Gren, ceux d'avant, ceux pour qui l'Amitié voulait tout dire.

 

Et puis il y a le temps qui passe et ce Brigadier de la Cour qui ouvre son cœur, comme ça, à quelques jours du printemps, juste pour parler, juste pour partager, juste par amitié.

 

Quel beau cadeau que cette amitié offerte mon Ziki, un moment de vie partagé autour d'un bon verre et des centaines de souvenirs, de ceux que je ne peux imager avec toi, de ceux que je découvre avec toi, de ceux que je comprends si bien, surtout quand tu nous dis que si c'était à refaire tu ne changerais rien, tu referais le plus beau métier du monde.

 

Honneur à toi Brigadier de la Cour.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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11/03/2012

Résultats des votations, et maintenant ?

Le peuple suisse a voté, les décisions du souverain se devront d'être respectées, mais pour moi trois interpellations demeurent.

 

1) Prix du livre.

 

Le prix unique du livre ne sera donc pas la norme, une norme qui sera pourtant restée une inconnue avant, pendant et après la votation, ne sachant jamais si les prix allaient baisser ou monter après l'acceptation de cette réglementation fédérale. En effet, opposants et défenseurs n'ont jamais été capables d'annoncer la mouvance, aucune certitude n'étant accise, la modération étant déléguée dans ce projet de Loi fédérale au Surveillant des prix face à l'évolution de ceux-ci.

 

Un vote nul pour un statuquo qui n'apporte aucune solution aux prix exorbitants des livres constatés en Romandie.

 

2) Résidences secondaires.

 

Les résidences secondaires devront donc constituer au maximum 20 % du parc des logements et de la surface brute au sol habitable de chaque commune. Cette norme demeure elle aussi une inconnue, ses effets collatéraux étant invisibles à ce jour tant sur le marché du travail, tant sur les flux migratoires résidentiels, que sur les prix de l'immobilier ou sur le tourisme en général.

 

Un vote majoritaire de bonne conscience des plaines et des villes pourtant contesté par les populations concernées, celles des vallées et des montagnes, un choix qui apporte probablement une solution morale mais qui soulèvera irrémédiablement des problèmes d'ordre économique.

 

3) Loi sur les manifestations.

 

La Loi cantonale sur les manifestations sera donc modifiée, ainsi en a décidé la population genevoise, sauf que déjà des voix touchées par le syndrome de Frégoli crient au scandale anticonstitutionnel. La démocratie à certes plusieurs visages, mais la persécution n'est pas une fatalité pour les déçus du jour, car les gens de bonne volonté de risquent rien par les modifications apportées, ils ne perdent aucun droit fondamental ni constitutionnel, surtout si à travers leurs actes et leurs positions futurs ils s'accordent à lutter contre les comportements inadéquats.

 

La population, elle, gagne un droit, celui de dire « Stop aux casseurs » et donc de manifester en paix.

 

"Carpe Diem"

 

 

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Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

02/03/2012

Le jeune loup, le chacal et la lionne !

Il était une fois un mulet roi à bout de souffle, victime d'une allergie maligne. Il résistait tant bien que mal aux allergènes mais du se résigner à quitter la ménagerie, ses souffrance n'étant pas celles des autres.

 

Dans ce grand Cirque des Cols Blancs, l'éviction d'un animal charismatique se devait d'être corrigée et un remplacement dans les meilleurs délais envisagé. Nul obligation de reprendre un mulet, mais le choix se devait d'être représentatif des besoins.

 

Un casting fut donc organisé mais la longue liste des prétendants s'étiola rapidement comme neige au soleil. Trois carnassiers restèrent pourtant en course pour la cage dorée vacante.

 

  • Un jeune loup au poil lustré, au verbe intelligent et à l'œil vif, ambitieux et malin, patient et observateur, indépendant mais s'ingérant souvent dans les débats de la meute.

 

  • Un chacal au poil gominé, isolé depuis quelques années dans une cage frustrante, trop étroite pour son égo de carnivore, râleur et contestataire, fort en gueule mais autoritaire, solitaire mais solidaire, sachant parfois énerver la meute.

 

  • Une lionne au poil sociable, pas méchante pour un sous mais pas un sous pour être méchante, qui donne tout à ses petits et aux plus faibles, laissant les grands se débrouiller entre eux, préférant jouer de mots et des idéaux que sortir ses griffes, sachant néanmoins asséner le coup de patte pour calmer la meute.

 

Le directeur du Cirque des Cols Blancs hésita, encore et encore, et décida que les spectateurs voteraient en juin, lors de la prochaine représentation. En attendant, les clowns feront patienter la population, car en l'état le rire est bien souvent le dernier remède aux maux de notre société.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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29/02/2012

"Genève bouge"



"Genève bouge", ce qui pourrait être un slogan accrocheur pour le renouveau de notre canton n'est en fait qu'un constat d'échecs.

Échec d'une législature pour un pouvoir exécutif qui se devait d'être guidé par la collégialité, avec un éclatement de sa structure, de ses repères, de ses valeurs probablement à travers un plan quadriennal qui ne sera pas tenu, ni reconnu. Des problèmes institutionnels et humains qui auront pris le dessus sur les objectifs réels et politiques attendus.

Échec d'un Parlement qui a vu ses contre-pouvoirs exploser avec une redistribution des cartes qu'il n'avait pas envisagé. Une métamorphose du schéma politique classique qui n'aura pas permis au pouvoir législatif de travailler sereinement, les alliances d'un jour n'étant plus celles du lendemain, tant le positionnement de chacun des acteurs s'est dispersé, tout comme les idéaux parfois.

Échec d'une Constituante qui à trop vouloir revisiter les écrits fondamentaux  va se retrouver avec un projet qui s'est éloigné des aspirations et des besoins de la République, des Institutions et de l'humain, à travers des valeurs, des croyances, des visions du monde qui ne correspondent pas aux besoins identitaires de notre population.

Échec pour un canton qui à force d'oublier d'en devenir égoïste se perd dans un projet d'une région Franco-Valdo-Genevoise où nos partenaires ne sont pas impliqués avec les mêmes besoins, avec les mêmes volontés, avec les mêmes enjeux, avec le même esprit.

A qui perd gagne Genève s'enlise dans la médiocrité, voulant sauver une image universelle sans se rendre compte que chaque jour elle perd un peu plus de son identité.

L'Esprit de Genève n'est pas mort, mais il doit retrouver son souffle très rapidement au risque de s'éteindre définitivement, tel sera le pari inévitable de la prochaine législature.

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19/02/2012

Coûts des heures supplémentaires de la police, qui a intérêt à attiser une telle polémique ?

 

Ainsi donc les heures supplémentaires de la police sont en augmentation, ainsi donc les heures supplémentaires de la police ont un coût, pourtant :

 

J'ai souvenir d'une Commission des finances qui hurlait au sujet d'une prime demandée pour des heures supplémentaires effectuées.

 

J'ai souvenir d'une Cour des comptes qui fustigeait l'opacité du mode de compensation et de paiement des heures supplémentaires.

 

J'ai souvenir d'un Grand argentier qui désirait maîtriser ces coûts avec une Loi, des Règlements.

 

J'ai souvenir d'un Président de département qui expliquait déjà que le manque d'effectifs avait des répercutions sur les engagements opérationnels, et donc sur le nombre d'heures supplémentaires nécessaires.

 

J'ai souvenir d'un protocole d'accord signé, de l'entrée en vigueur d'une nouvelle Loi sur la police et d'un Règlement d'application.

 

J'ai souvenir que c'est l'employeur, sous la pression de la Commission des finances, de la Cour des comptes, du Parlement, qui a proposé :

 

  • Une modification de l'âge de la retraite, mettant au bénéfice d'un pont les plus touchés, sans opacité;
  • Un lissage de la grille salariale, sans opacité;
  • Des débours forfaitaires, sans opacité;
  • Des horaires annualisés, sans opacité;
  • Une compensation des heures supplémentaires de 25 % sur un jour de travail et de 100 % sur un congé, ce qui se rapproche le plus du MIOPE, sans opacité;
  • Un mode de récupération, puis de paiement des heures supplémentaires réglementé, sans opacité;
  • L'instauration d'un Piquet, pour des besoins opérationnels évidents, avec une compensation de 15 %, sans opacité;
  • Une fiscalisation de l'indemnité pour risque inhérent à la fonction, que les syndicats ont combattue en vain, le tord étant physique et moral, une imposition sans opacité.

 

Toutes ces modifications devaient, si je me souviens bien, apporter une grande clarté dans la gestion de la police, allant de ses engagements à ses budgets en passant par son mode de rémunération.

 

Aujourd'hui, nous citoyens constatons que nous avons des policiers avec un horaire annuel aux normes, des débours reconnus comme frais réels, un salaire d'une grande clarté, des prestations étatiques réglées par une Loi et des Règlements, une retraite adaptée aux règles fédérales.

 

Reste qu'une « réorganisation » de la police est prévue par le Département et une Cour des Comptes qui voudrait que ses recommandations inadaptées soient mises en application.

 

Reste un Grand argentier qui peut budgétiser tous ces frais sans opacité.

 

Reste le véritable problème du manque d'effectif et pour lequel le recrutement n'est pas encore une réussite, constat qui devrait faire dire à l'employeur qu'une redistribution du cahier des charges entre les divers partenaires serait plus efficiente qu'un hypothétique tsunami de personnel, qui aurait de facto un coût de gestion dont personne ne parle à ce jour.

 

Alors, à qui profite le crime, car les problèmes rencontrés par nos policiers ne sont pas en lien avec leur rémunération, mais bien avec des choix politiques, législatifs et administratifs. Aujourd'hui, les responsabilités sont donc politiques, pas policières.

 

Il est vrai que pendant que l'on parle de gros sous, on ne parle plus d'insécurité, mais sachant que la sécurité à un coût, tout comme la santé, qui a donc intérêt d'attiser une telle polémique ?

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

09:42 Publié dans Associations, Culture, Economie, Genève, Images, Médias, Police, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook