13/02/2012

Les Dieux de l'Acropole regardent l'Europe et lui demandent de revisiter ses valeurs.

Alors que les événements se précipitent en Grèce, je crois que notre société se retrouve à un tournant important pour la civilisation occidentale. Après le « printemps arabe », voilà que c’est l’Europe qui gronde, qui résonne, qui détonne, qui s'interroge, qui ose.

Les populations européennes sont devenues les otages d’un système économique et financier basé sur la croissance, sur la spéculation, sur une monnaie qui a une certaine valeur mais qui a perdu toutes ces valeurs.

Les politiques monétaires et budgétaires menées précipitent actuellement l’Europe dans un précipice, dans lequel quelques États membres sont déjà tombés. Ces derniers ne se retiennent encore que par que quelques baudriers accrochés aux cotations de la bourse et aux aides financières accordées, une sécurité précaire basée sur des valeurs qui n’en sont pas.

Dans les prochains mois, la révolte populaire européenne sera pécuniaire et sociale, en lutte contres les systèmes financiers en place. La politique du développement économique durable devrait devenir la référence dans une société de libre échange où la croissance ne sera plus la valeur primaire, déclassée qu’elle serait par le partage des richesses, du travail et des biens de premières nécessités.  

Cette crise qui sera sans précédant va surtout réveiller les consciences, qui vont devoir se retourner sur notre société avant d’en redéfinir les véritables valeurs. Soyons certain que le « Nouveau Monde » est en route, il devrait éclore le 21 décembre 2012.  

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

24/01/2012

Genève, où es-tu ?

Genève, où es-tu !

 

Genève, tu es la ville la mieux gérée de Suisse, mais Genève je ne te reconnais plus.

 

Pourtant, il y a encore quelques années je t'imaginais conquérante, courageuse, ambitieuse, pragmatique, grande et belle avec un Esprit rayonnant.

 

Il y a quelques années, je t'espérais avec des valeurs sauvegardées, avec une image universelle, avec une capacité à t'offrir, à te proposer, à t'engager.

 

Il y a quelques années, je te voulais garante d'une neutralité reconnue, placée au centre des besoins, des espoirs, des attentes, engagée entre les décideurs et les voix des peuples qui gondent.

 

Il y a quelques années, je croyais que le développement durable de l'humanité se devait de passer par toi, comme un exemple, comme un gage de réussite, de progrès, de compromis, d'une prise de conscience universelle.

 

Il y a quelques années, je te dessinais avec un pont magnifique, une rade illuminée, des quais fleuris, des parcs verdoyants, des rues lieux de vie communautaire et des routes guides de nos déplacements à la croisée des destinées.

 

Genève, aujourd'hui je ne te reconnais plus, je ne te reconnais pas. Tu as perdu ton Esprit qu'une Constituante improbable, contestée, contestable, tente de retrouver entre les traverses d'une guerre des clans qui n'entrent pas en constitution.

 

Genève, tes valeurs, tes croyances, tes richesses, tes Grands Hommes avaient pourtant su construire les fondations solides d'une cité universelle, d'un canton reconnu comme un label de qualité, de fiabilité, de dialogue, de médiation, de sincérité, de paix.

 

Genève, où es-tu ?

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

15/01/2012

Tout est parti d'un comportement inapproprié !

« Je me souviens de m'être demandé ce que je faisais là, de m'être dis que je n'avais plus l'âge pour et que si cela n'avait pas été pour faire plaisir à mon amie et participer à ce concours de danse, jamais je ne me serais retrouvé en ce lieu.

 

Ce n'était pas la musique qui me dérangeait ce soir là, j'ai par le passé déjà fréquenté assidument cette discothèque, mais la clientèle, trop jeune, turbulente et excitée.

 

J'avais décidé de faire avec, juste une heure ou deux, histoire que ma belle ne soit pas déçue, ni ses deux sœurs qui nous accompagnaient pour ce concours. Faut dire que ce soir là j'étais un peu le King, trois belles filles à mes côtés. Puis, je me souviens aussi de ça :

 

  • On va aux toilettes, tu nous attends là mon cœur.
  • Aucun problème, je vais vous chercher à boire.

 

Les minutes passent et les filles ne reviennent pas des commodités. Je scrute au loin, je les cherche, je les devine enfin. Mon amie est visiblement furieuse.

 

  • Tu ne sais pas ce qui vient de nous arriver dans les toilettes.
  • Euh, non.
  • Un sale type, un petit con en plus, est venu pisser chez nous sans gêne. Je lui ai demandé de sortir, lui indiquant qu'il était chez les filles ici.
  • Et ...
  • Eh bien ce pauvre type m'a saisie par les cheveux, m'a tirer la tête en arrière et m'a traitée de salle pute, en m'intimant l'ordre de fermer ma gueule.
  • Tu plaisantes, il est où ce sale con.
  • Je ne sais pas, il est resté aux chiottes je crois ..  J'ai voulu lui mettre une gifle à ce morveux mais je n'ai pas osé.
  • Bouges pas, je vais aller le voir.
  • Il est là, il arrive, c'est lui (elle me le désigne du doigt).
  • T'es là la pute.. Et toi mec, t'as quoi toi à me regarder comme ça, un problème.
  • C'est toi visiblement le problème, de quel droit tu insultes ma copine.

 

Aucune réponse ne viendra. Soudainement le petit caïd de la soirée me saisi le cou de sa main droite et serre. Je pratique comme par réflexe une clef de poignet et croyant me libérer de cette étreinte. Fausse impression d'un combat égal, je reçois alors un énorme coup de poing d'un grand mec qui se trouvait derrière le petit caïd, puis un coup de pied dans le dos d'un autre que je n'avais pas deviné derrière nous. Au sol, un troisième, un black je me souviens, m'assène à son tour un énorme coup de pied au visage.

 

Je vois les étoiles, je ne comprends pas ce qui m'arrive, les coups pleuvent de partout. Je me relève et je me place devant les trois sœurs qui hurlent, ne voulant pas qu'elles prennent un coup. J'allonge une droite au caïd qui revenait vers moi menaçant, mais c'est la seule que j'aurais rendue car c'est de suite une bousculade géante qui nous entraîne vers la sortie. Un videur, puis deux, puis trois sont intervenus. Ils nous sortent des cette cohue, pour nous protéger mais je ne le comprendrai que plus-tard.

 

Tous les témoins sont là, m'expliquant que se sont cinq français m'ont agressé comme des brutes. Je demande que l'on appelle la police mais pas d'ambulance, même si j'ai le visage en sang. Mon t-shirt est déchiré et que je sens bien que j'ai ramassé.

 

Les videurs m'annoncent que les types on quitté la salle, l'un d'eux aurait une 205 grise immatriculée dans le 74. J'apprends alors très vite qu'ils viennent de Cluse, que là-bas ils font la loi tous les soirs, et qu'ici ils ont déjà menacé un videur avec une arme à feu il y a deux semaines.

 

La police arrive, plusieurs patrouilles même. J'explique, de donne des signalements, d'autres témoins s'annoncent spontanément. J'enlève encore mon t-shirt souillé de sang. Je suis là, comme un con, à torse nu dans la rue, quai Ernest-Ansermet, où les policiers ont mis en place un barrage filtrant, à la recherche de la 205 grise, en vain.

 

C'était en 1991, j'avais 24 ans. Un vendredi soir comme les autres pour moi, une sortie où je m'étais rendu à Jackfill avec ma copine et ses deux sœurs, juste pour participer à un concours de danse. Je n'étais pas retourné dans cette discothèque depuis deux ans au moins, ma vie était ailleurs.

 

J'étais un jeune flic en congé avec une tête au carré, suite à une mauvaise rencontre. J'étais là au mauvais moment, au mauvais endroit, en colère contre les éléments, en colère contre moi de n'avoir pas su, de n'avoir pas pu.

 

Ce soir là, j'ai voulu défendre l'honneur de mon amie, mais ce soir là je suis tombé sur cinq courageux qui m'ont éclaté la tête. Je n'ai jamais retrouvé ces gens, ai-je même cherché, je ne le crois pas, mais par contre je me souviens de tout. »

 

Réalité ou fiction, je vous laisse choisir, mais cette histoire peut arriver à tout le monde, je vous le promets.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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12/01/2012

Une journée de réflexions !

"On ne motive pas les hommes avec des discours mais en respectant leurs aspirations profondes"

A. Riboud.

 

"L'autorité contraint à l'obéissance, mais la raison y persuade"

Cardinal de Richelieu.

 

"Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe"

Talleyrand.

 

"En politique il faut guérir les maux, jamais les venger"

Napoléon III.

 

"En politique, il faut donner ce qu'on n'a pas, et promettre ce qu'on ne peut pas donner"

Louis XI.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

 

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11/01/2012

Désamorcer la bombe ... vite, très vite !

 

Ce qu'il a de bien en vacances, c'est qu'on a le temps, celui de lire, d'écouter, d'observer, de réfléchir et d'analyser.

 

Le conflit qui s'est ouvert entre les syndicats de police et le DSPE s'est rapidement transformé en bombe à retardement. A travers la détermination déployée, les policiers attendaient une réaction, celle du Conseil d'Etat. Elle vient de tomber.

 

Le Conseil d'Etat a exprimé son soutien total à Isabel Rochat, magistrate de tutelle de la police, prise à partie depuis le début de la semaine par le syndicat de la gendarmerie. Le Conseil d'Etat a annoncé qu'il a convoqué demain matin la hiérarchie de la police. Il va lui demander d'analyser la légalité des actions ou des menaces d'actions annoncées lundi par le syndicat.

 

Le Conseil d'Etat attend également de la hiérarchie de la police qu'elle fasse des propositions de sanction et de mesures destinées à rétablir l'ordre et la discipline au sein du corps de police, s'il s'avère que les actions votées lundi par les policiers ne sont pas conformes avec la loi. Pour mémoire, lors de l'assemblée générale de la gendarmerie, les policiers ont voté la grève des amendes, le refus d'effectuer des heures supplémentaires lors des jours de congé et la tenue d'une manifestation dans la rue.

 

Précisons encore que le Conseil va demander à la hiérarchie de la police de procéder à une analyse précise des revendications des représentants des policiers. Il se dit ouvert à tout dialogue constructif.

 

A la lecture de cette communication, je devine que la direction de la police va servir de fusible, tout comme l'écrit si bien Pascal Décaillet sur son dernier blog. Son analyse est d'ailleurs, et comme souvent, pertinente, je vous laisse en prendre connaissance :

 

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2012/01/11/pol...

 

La réaction du Conseil d'Etat ne pouvait pas être autre. Sous le sceau de la collégialité le soutien clamé est logique. La responsabilisation de la direction de la police et l'éventuelle pénalisation des actions syndicales sont tactiques. L'analyse des revendications et le message d'ouverture à tout dialogue constructif sont la porte ouverte pour sortir d'une situation qui échappe à tous.

 

N'oublions pas qu'en moins de vingt-quatre heures nous avons lu Eric Bertinat sur son blog qui demande une rocade départementale au sein du Pouvoir Exécutif, ce qu'il a confirmé de vive voix sur Léman Bleu, suivi dans son raisonnement par René Longer et Eric Stauffer :

 

http://riton.blog.tdg.ch/archive/2012/01/09/police-le-con...

 

Ce jour, nous avons lu Vincent Maitre exiger sur son mur Facebook la démission du président du syndicat UPCP.

 

Une danse du scalp injustifiée, comme si, dans la situation que nous traversons, une tête qui tomberait maintenant permettrait aux autres de relever la leur, ou quand les illusions perdues sont à la recherche d'alibis.

 

  • Les syndicats espéraient être entendus du Conseil d'Etat, c'est fait.

 

  • Isabel Rochat attendait le soutien du Conseil d'Etat, c'est fait.

 

  • La hiérarchie de la police retrouve une technocratie perdue et les responsabilités qui vont avec.

 

  • Quelques voix se sont exprimées, sortant du bois, elles ont été entendues.

 

Rien n'est solutionné, des décharges ont été distribuées mais la bombe à retardement issue de ce conflit doit être désamorcée maintenant, car les dégâts collatéraux seraient bien trop nombreux si implosion il devait y avoir, et là le risque est grand.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

10/01/2012

Dialogue de sourds ou analyse aveugle de la situation ?

 

Cela devait se produire, cela s'est réalisé hier. Le conflit larvé entre les policiers et le DSPE a éclot. Cette fois ci, la situation est grave, et il ne s'agit pas d'un simple combat de personnes qui oppose la présidente d'un département et le responsable d'un syndicat, le mal est bien plus profond.

 

D'un côté, nous nous retrouvons avec une magistrate qui vient de perdre le contrôle de ses troupes, de la situation, des événements, de l'ordre républicain qui se devrait d'être légitimement établi. Si elle n'a pas encore perdu la face, c'est la crédibilité managériale de l'ensemble du DSPE qui est remise en cause ce matin. Ne doutons pas que le Conseil d'Etat incorpore va réagir et soutenir Isabel Rochat, mais la brèche est ouverte sachant que certains députés ou journalistes s'y sont déjà engouffrés.

 

De l'autre côté, nous constatons la présence de policiers déterminés car fâchés. Ils sont furieux et le font savoir, maladroitement probablement mais avec sincérité et unanimement à travers leur syndicat. Nos pandores en ont marre, ils sont fatigués, ils sont démotivés, ils sont consternés, mais surtout ils se sentent incompris et trop peu respectés.

 

Que trouvons-nous dans leurs revendications ; un meilleur salaire, une indemnité de plus, quelques jours de vacances supplémentaires ?

 

Que nenni, en ma qualité de citoyen, en écoutant et en observant l'actualité, je devine que les policiers genevois sont en attente de moyens, de légitimité, d'une image positive, de reconnaissance, de respect.

 

Des moyens car nos argoulets on besoin d'un soutien administratif, avec l'engagement jugé nécessaire de commis administratifs afin de les soulager de ces tâches qui les éloignent du terrain. Car nos policiers constate eux aussi la dégradation de la situation sécuritaire en rue, et ne peuvent décemment pas supporter celle-ci. Une véritable amélioration passe par l'augmentation drastique du nombre de procureurs et de juristes auprès du pouvoir judiciaire, ainsi qu'un accroissement important des places de détention afin que l'autorité pénale ne se retrouve pas pieds et poings liés. Tout ceci à un coût, celui de la sécurité de tous et cette question se doit de résonner en commission des finances, même si le plan quadriennal devait à en être modifié.

 

De légitimité car les gendarmes sont un maillon important de la chaîne sécuritaire, ils en souffrent par des engagements opérationnels très nombreux, imposés, et qui engendrent des heures supplémentaires. Celles-ci sont reconnues hiérarchiquement comme nécessaires au bon fonctionnement de l'institution afin que les missions premières de la police puissent être assurées. Le problème est que ces mêmes heures supplémentaires sont jugées insupportables par leur employeur, qui déclare ne pas comprendre la croissance de celles-ci. Faire toujours plus avec encore moins, pas certain que cette formule fonctionne encore.

 

D'une image positive car si la véritable solution au problème demeure une augmentation des effectifs policiers dans les trois corps, reste que le recrutement n'apporte pas les résultats escomptés. Alors que nous nous retrouvons en période de crise économique, alors que le salaire à l'engagement est intéressant, alors que ce métier comporte certes des contraintes mais qu'il demeure une formidable école de la vie, les postulants espérés ne sont pas présent au portillon. Ne faudrait-il pas alors poser les véritables questions à ces jeunes gens et leur demander entre autre pour quelles raisons ils ne choisissent pas la profession de policier. Sommes-nous face à un problème d'image ou un véritable phénomène de société où les jeunes ne s'engagent plus au service des autres ?

 

De reconnaissance car pour avoir discuté avec des amis policiers, je devine que ceux-ci n'ont plus de plan de carrière. Celui-ci a été réduit à néant par le lissage de leur grille salariale il y a deux ans, dernier cadeaux de la législature de Laurent Moutinot. Prendre du grade, des responsabilités et diriger plusieurs dizaines de collaborateurs pour une valorisation salariale proche du néant, c'est plonger la police dans le grand bain de la fonction publique et de tous ses travers.

 

Une erreur de plus qui est probablement venue nourrir ce fort sentiment d'irrespect de la fonction, d'un métier d'autorité et donc des hommes et des femmes qui s'y attèlent tous les jours.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

08/01/2012

La communication est indispensable, jamais suffisante !

 

Le conflit larvé entre les syndicats de police, dont l'UPCP, et Mme Rochat Isabel, Conseillère d'Etat en charge du DSPE, va donc éclore ces prochains jours.

 

En regardant tout ça de loin, le simple citoyen que je suis se pose une question.

 

Comment la situation en est-elle arrivée là ?

 

Premièrement, à mes yeux il ne peut exister un lien de confiance, une relation de travail ou une médiation de valeur sans communication, sans écoute, sans ouverture d'esprit, sans concession. La communication est indispensable, jamais suffisante. Laurent Moutinot en avait fait l'amère expérience, Véronique Pürro voulait la poursuivre mais c'est Isabel Rochat qui s'y attelle aujourd'hui.

 

A lire les journaux, j'ai la vague impression que la présidente du DSPE sait où elle veut aller, pourquoi elle y va et comment elle va y arriver, même si ses choix ne sont pas reconnus, même si ces chois ne sont pas nécessairement les siens.

 

En effet, cette élue du peuple a visiblement, lors de son arrivée, pris la barre du navire « patate chaude » qui avait déjà son gouvernail dirigé en direction de la réorganisation prévue. Impossible dès lors politiquement de changer de cap, même si la « croisière n'allait pas s'amuser ». Donc, aujourd'hui il faut tenir la barre, même si le cap n'est pas le bon, même si au devant l'on devine une tempête.

 

Dans ces conditions, il y a peu ou prou de place pour un dialogue constructif, le tracé étant imposé d'avance, ruinant ainsi toute communication indispensable et liée à l'échange d'idée, avec des visions d'avenir différentes mais réunies par la réflexion, la concertation et la conciliation.

 

Mme Rochat utilise donc visiblement un schéma connu en politique, celui de laisser croire à son interlocuteur qu'il est partie prenante au projet, alors qu'il ne l'est que sur la consultation finale, soit au moment où le paquet est quasiment ficelé. Le paquet est construit ailleurs, par des architectes qui malheureusement eux ne disposent pas des plans des fondations.

 

Une telle méthodologie n'est pas pour créer un lien de confiance, elle peut même se retourner contre celui ou celle qui en use si l'interlocuteur met en évidence cette carence en communication.

 

Aujourd'hui, la seule personne responsable est l'autorité élue, donc Mme Rochat. Au même titre qu'un ministre ne peu en aucun cas charger publiquement un subordonné à titre de bilan, sauf s'il le vire, il ne peut stigmatiser des syndicats qui ne demandent visiblement qu'à être écoutés, à être entendus, pour enfin devenir un partenaire participatif au sujet de l'avenir de leur profession, et ainsi de l'amélioration de la situation sécuritaire de la population genevoise.

 

Une requête qui me semble légitime en démocratie, si bien sûr tel est le but recherché par le pouvoir politique sous cette législature et à travers cette réorganisation.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

26/12/2011

Sécurité, réintroduire le signe de la main au passage piéton.

Comme la presse le relève, les victimes d'accidents de la route qui se produisent sur un passage piéton sont en augmentation. Si dans une première analyse il ressort que les aménagements urbains propres à ces passages ne sont pas toujours adéquats, voire judicieux, il nous faut aussi se poser la question sur la réelle sécurité qu'accorde le passage piéton à travers le sens de la Loi, et si les comportements de chacun sont suffisants.

Le signe de la main, qui nous fut enseigné à l'école il y a longtemps, fut abrogé en 1994. L'Ordonnance (OCR) déchue requérait un signe de la main pour obtenir la priorité et traverser la chaussée, alors que la Loi LCR) octroyait la priorité sans condition. Une contradiction relevée par le Tribunal Fédéral, qui argumenta que l'Ordonnance pouvait amener les usagers de la route à croire que les piétons n'avaient pas la priorité sans faire un signe de la main.

Seule astreinte, "ils (les piétons) ne peuvent toutefois user du droit de priorité lorsque le véhicule est déjà si près du passage qu’il ne lui serait plus possible de s’arrêter à temps", ainsi les piétons se voient imposer d’estimer la distance et la vitesse à laquelle les véhicules s’approchent et d’attendre en conséquence jusqu’à ce que la priorité puisse s’appliquer.

Le législateur a ainsi annihilé tout langage lié à la gestuelle entre les piétons et les autres usagers de la route. A l'époque, cette gestuelle obligatoire avait fait débat et été supprimée dans l'ensemble de pays de l'Europe occidentale.

Reste que la communication entre usagers de la route demeure un atout important de la sécurité, et la communication non verbale est au premier plan.

Comme le relève l'association suisse des piétons, le signe de la main n’a jamais été interdit ou aboli. Aujourd’hui encore, il garde une utilité lorsqu’on en fait bon usage. Dans des cas précis, il peut contribuer à une meilleure compréhension, mais sans garantie totale de sécurité. Il ne peut en aucun cas remplacer le respect mutuel entre les différents usagers de la route.

Lorsque l’on fait un signe de la main, on ne peut être sûr que celui-ci a été vu et bien interprété, mais il demeure complémentaire et annonce l'intention de celui qui bénéficie de la priorité.

Les piétons donnent parfois un signe de main pour laisser passer une voiture, parce qu’ils ne prétendent pas à la priorité. Lorsque l’on fait un signe de la main pour prendre la priorité, on doit attendre au bord de la route jusqu’à ce que l’on soit sûr que le signe a bien été vu et compris et que le véhicule ait freiné et se soit arrêté.

Il n’existe pas de norme sur la manière de faire un signe de main.

Agiter le bras ou la main peut s’interpréter comme une simple salutation ou un signe de "laissez-passer" ; cette pratique est donc à éviter.

En tant que piéton, on ne devrait pas non plus se fier aux signes de main ou aux appels de phare des automobilistes, puisque le destinataire peut être un autre usager de la route et que la signification du signe n’est pas toujours claire.

Pour un piéton qui veut céder la priorité, un pas en arrière est souvent la meilleure solution. Un mouvement du corps vers l’arrière est clair et reconnaissable de loin.

Reste que le signe de la main demeure pour moi un complément à la Loi, car en lieu et place de l'abroger, il aurait fallu simplement lui redonner un sens, telle est ma proposition :

"Le piéton bénéficie de la priorité, il ne doit toutefois pas user du droit de priorité lorsque le véhicule est déjà si près du passage qu’il ne lui serait plus possible de s’arrêter à temps. Après s'être assuré que la priorité puisse s’appliquer, le piéton donnera alors un signe de la main pour indiquer son déplacement sur le passage piéton."

Une complémentarité nécessaire à mes yeux, pour la sécurité des piétons et afin que la communication soit rétablie entre tous les usagers de la route.

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

Réf : http://www.fussverkehr.ch/fileadmin/redaktion/publikation...

 

 

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21/12/2011

Sécurité : 744 jours après !

L'avantage quand on aime écrire, c'est qu'on aime lire les autres. Il y a les essais, les romans, les sciences, les polars, les historiques et les drôles. Mais il y a aussi de petits cahiers, des bulletins, des parutions confidentielles que l'on garde et qui, un beau soir d'hiver, ressortent de nos tiroirs sans prévenir, nous rapportant le souvenir d'une lecture, le passé d'un écrit, la mémoire de maux retranscrits.

 

Et là, en triant, je garde, je jette, je classe, je garde, je jette, je classe, je me retrouve avec une parution dont les élus Mark Muller et Isabel Rochat en font la couverture, sourire aux lèvres, la belle Genève et sa cathédrale en toile de fond.

 

Morceaux choisis des réponses données par Madame Isabel Rochat lors de cette interview parue en avril 2010 dans le no 186 du feuillet "Le Nouveau LIBERAL ", ceci à l'issue de ses cent premiers jours à la tête du DSPE  :

 

Comment avez-vous été accueillie au sein du Conseil d'Etat ?

 

-         J'ai été très bien accueillie. Un certain nombre de dossiers dont j'ai la charge nécessitent une approche transversale des problématiques, raison pour laquelle il est pour moi primordial de travailler dans un esprit de grande collégialité ... ... ... Par  rapport à la politique pénitentiaire, nous sommes dans une législature charnière. Nous avons aujourd'hui une politique commune avec le pouvoir judiciaire, ce qui n'était pas le cas auparavant....

 

Et à la police genevoise ? Vous savez que les policiers ont placé beaucoup d'attente en vous !

 

-         J'en suis pleinement consciente et j'ai moi-même beaucoup d'attente envers eux : ensemble nous avons pour objectif de rétablir le lien de confiance avec la population et, pour ma part, de revaloriser la profession dans le sens large du terme. A ce titre, j'en profite pour dire que j'ai rencontré à la police des gens formidables. Je sens une réelle détermination à faire changer la situation dans le canton.

 

Cela fait cent jours que vous avez pris la tête du DSPE. Votre premier bilan ?

 

-         Il s'agit pour l'instant davantage de constats que de bilan : mes premiers cent jours m'auront permis de faire le « tour de la maison » ... Nous avons également rapidement avancé dans des domaines concrets avec l'accord signé avec la police le 16 décembre 2009 réglant la question des horaires et de la rémunération des policiers.

 

Quelles sont les difficultés actuelles de la police genevoise ?

 

-         Les difficultés principales se concentrent autour du problème des effectifs et du recrutement. En effet, nous nous retrouvons face au défi d'engager rapidement des personnes de qualité ... ... ...  De manière générale, il faut enfin améliorer l'engagement opérationnel des policiers, d'entente avec celui des APM, afin de réellement créer une police de proximité et d'appliquer une politique de « tolérance zéro »

 

Les genevois sont effrayés, les policiers parfois découragés. Comment remonter le moral des troupes et de la population ?

 

-         Il faut rétablir un climat de confiance entre le policier et le citoyen. Motiver les troupes en revalorisant la profession est une de mes priorités ... ... ... De manière plus large, tant la police que la population ont besoin de sentir que nous savons où nous allons, que nous sommes déterminés et, surtout, que nous sommes pressés.

 

Lecture et relecture de ce fascicule me procurent certaines interpellations, ou si les mêmes questions étaient posées aujourd'hui dans "Le Nouveau GENEVOIS", quelles réponses aurions-nous ?

Je garde, je jette, je classe !

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

11/12/2011

Lettre au Père Noël !

Cher Père Noël,

Je sais que tu as énormément de travail, les fêtes approchent et tu dois probablement déjà être débordé par les demandes des autres enfants, sachant que nous gardons tous une âme d'enfant au plus profond de nos chagrins.

Tu sais, cette année je ne voulais pas t'écrire, car tu n'as pas donné suite à ma lettre de l'année dernière. Pourtant je t'ai attendu, j'ai observé le ciel, j'ai espéré en vain. Pour finir, je me suis dit que ma missive ne t'était peut-être par parvenue, ce qui est dommage car je ne demandais rien pour moi, juste quelques petites choses pour que nous vivions dans un monde meilleur.

http://walterschlechtenlibre-penseur.blog.tdg.ch/archive/...

Mais voilà, cette fin d'année est un peu spéciale, car même si l'amour est présent en nos cœurs, la tristesse nous gagne, ouvrant parfois le chemin des larmes.

Comme tu le sais, nous n'avons qu'une maman, et comme pour tous les enfants du monde ma maman est la plus extraordinaire, elle est belle, elle est courageuse, elle est digne. Mais malheureusement elle est aussi malade, une vilaine pathologie que tu connais bien et qui attaque ses cellules, un cancer qui ne devrait jamais exister tant les souffrances partagées sont grandes. Certes elle reçoit tout l'amour de sa famille, de notre père, de nous ses enfants, de ses proches, de ses amis qui sont aussi les nôtres. L'aide des médecins semble parfois insuffisante, car si éloignée de nos attentes, de nos espoirs, mais elle demeure notre seul lien avec le corps médical.

C'est pour ça que je t'écris cette année, pour que tu penses aussi aux malades qui, à l'approche de ces fêtes, ont le cœur triste car atteins dans leur santé. Tu sais, j'échangerais tous les cadeaux du monde pour que maman retrouve des forces et gagne son combat contre la maladie, mais je ne pense pas que tu puisses réaliser ce vœux, il est trop grand, il est presque impossible, même si avec l'amour on peut souvent faire des miracles.

Alors n'oublies pas tous les malades du monde, apporte leur une lueur d'espoir, une lumière d'amour, le présent de la vie, comme auprès de leurs familles, de leurs proches, de leurs amis.

Je ne sais pas si cette année tu pourras exhausser mon vœux, mais si tu ne le fais pas pour ma maman, fais le pour les autres qui sont en attente de ce miracle de Noël.

Minet, un petit garçon de La Croix-de-Rozon.

 

 

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19/11/2011

La polémique, nouvelle arme des journalistes en mal d'investigation ?

Deux articles récents m'ont interpellé en qualité de citoyen, de lecteur, de blogueur, où visiblement le but recherché à travers l'écriture n'était que celui de la polémique. Aucune investigation, des renseignements pris à la va vite, nul développement du sujet, aucune conclusion, peu d'intérêt donc, mais c'est néanmoins publié et lu.

 

- Le premier rédigé concerne le dernier GHI, un billet intitulé « La police de Cornavin aux abonnés absents ».

 

C'est l'histoire de deux touristes victimes d'un vol à la tire dans le train, qui se rendent au poste de police de la gare de Cornavin et trouvent porte close, accompagnée d'un panneau d'annonce qui précise : « En raison du nombre d'affaires en cours, le poste est fermé. S'il s'agit d'une affaire urgente, veuillez vous diriger vers le poste des Pâquis (voir plan à votre droite) ». Le titre de l'article est en rouge et noir et la photo dudit panneau bien en évidence au centre de la page.

 

Mais après, que pouvons nous lire dans cet écrit. Que cette mesure est exceptionnelle, qu'elle se pratique aussi dans d'autres postes du canton lorsque les nécessités  opérationnelles sont plus importantes que l'accueil au public. Les lésés ont du marcher 300 mètres pour déposer leur plainte au poste des Pâquis. Indignation, goût amer, incroyable, honteux et j'en passe des qualifications qui viennent nourrir ce torchon par son auteur en mal de sensation.

 

On y trouve toute la différence entre un bon et un mauvais journaliste. Le mauvais constate la fermeture du poste, prend une photo et rédige un article bidon avec un titre tapageur après avoir pourtant obtenu une explication simple mais concrète.

 

Le bon constate la fermeture du poste, prend aussi une photo mais cherche à comprendre pour quelles raisons cette situation existe, trouve l'explication, assimile le système appliqué, en analyse les causes, y propose une solution et fait un excellent article d'information générale.

 

- Le deuxième cas concerne la TDG de ce jour, avec un billet intitulé « Succession de Zappelli : le dilemme des socialistes », dans lequel on y trouve un petit encart titré « Un policier choisi Jornot ».

 

Si l'article principal est instructif, complet, objectif, l'encart se veut juste provocateur, incitateur et nourricier d'une polémique.

 

Il traite du dernier article de mon blog intitulé « Procureur général, pourquoi Olivier Jornot sera l'élu ! ». La journaliste se demande si un policier peut livrer un avis politique sur un site internet d'accès public sans déroger à son devoir de réserve. Elle qualifie encore ce billet de plaidoyer en faveur du candidat Olivier Jornot tout en admettant que ce blog est tenu par un citoyen, pas un policier.

 

Interpellé par la journaliste, le DSPE observe que votre serviteur « flirte avec le code », alors que la direction de la police, qui partage cet avis, relève « qu'il ne dévoile pas d'informations sous le sceau du secret professionnel et ne prend pas position sur des affaires de police ».

 

En conclusion, cette gentille pigiste en mal de scoop qui m'a téléphoné hier soir avant parution, ne retire que de notre très longue discussion partagée sur le sujet que le fait que « je chatouille et que deux cadre sont venus me voir pour me demander de changer mon blog ... ».

 

C'est là ou je m'énerve, car sous prétexte de créer la polémique, cette scribouillard en oublie mes mots accordés lors de cet entretien téléphonique et sort ainsi du contexte mes phrases.

 

Donc, afin de remédier à ce manque d'informations, d'investigation, motivé par la recherche d'un scoop, de sensationnel, de fait divers pas divers, d'un scandale ou d'une nouvelle polémique, je vous livre mes réponses accordées ;

 

  1. Je m'exprime sur ce blog en qualité de citoyen, pas de policier.
  2. Je parle de nombreux sujets, même si la sécurité, la police, la justice et la politique sont des thèmes de prédilection.
  3. Lors de la rédaction de mes billets, je n'utilise jamais des informations dont je dispose professionnellement, j'effectue des recherches sur papier ou le net afin de m'assurer que celles utilisées sont publiques.
  4. Mes billets sont rédigés à la maison, le soir et ne m'entravent pas dans mon travail.
  5. Mon blog est apolitique sachant que j'égratigne ou congratule tous les partis de manière générale, selon le thème, l'actualité, les sources et mes ressentis.
  6. Certain de mes écrits ont rencontré un certain succès, d'autre pas, mais il est rare que je laisse indifférents les lecteurs.
  7. Je dérange, je chatouille certes, je critique, de propose, je m'exprime, j'écris, j'émeus parfois, je participe à la vie de la blogosphère et au développement de notre environnement sociétal en utilisant la liberté d'expression, de réflexion, d'idées et d'écriture.
  8. Mes billets ne sont pas que négatifs, car la critique se veut parfois positive. Comme citoyen, n'ai-je pas pris la défense de la Cheffe de la police alors attaquée au sujet de Schengen-Dublin, comme citoyen n'ai-je pas félicité l'ancien président du DI et le Conseil d'Etat pour sa prise de position dans l'affaire Kadhafi, comme citoyen n'ai-je pas encouragé la présidente du DSPE lors de sa campagne électorale.
  9. J'ai trois blogs sur la TDG, le premier « Minet » était un lien important lors de ma présidence à l'UPCP. Alors représentant des gendarmes, ce moyen d'expression a été utilisé avec force et détermination, avec des propos et une écriture différente, un outil de révolte syndicale qui a aussi engendré des réactions politiques et professionnelles vindicatives, procédures réglées depuis, tout en sachant que ce blog est fermé (une seule parution cette année sur le thème du 11 septembre 2001).
  10. Le deuxième est celui qui nous occupe, rédigé par un habitant de La Croix-de-Rozon, avec un regard extérieur, nullement rattaché à la police à travers sa signature, comme tout citoyen pourrait  l'avoir à travers son vécu, ses expériences, sa vision du monde, ses qualités d'habitant et d'électeur.
  11. Le troisième est anonyme et émis sous un pseudo, rédigé sous une autre forme d'écriture, d'observation, d'analyse, une approche différente de la vision du monde, des hommes et de Genève, tel un essai.
  12. Enfin, pour enrayer toute polémique, en aucun cas il ne m'a été demandé par des cadres de la police de changer mon blog, surtout en lien avec mon dernier billet, qui n'est en aucun cas un plaidoyer pour le candidat Jornot mais une analyse politique, même s'il est vrai que deux cadres m'ont approché, à titre personnel probablement, durant cette année pour m'indiquer que mon blog n'était qu'un outil maladroit et préjudiciable à la profession selon eux. J'en ai pris note, ils ont entendu ma réponse et mes écrits perdurent comme avant, en ma qualité de citoyen, pas de policier.

 

En conclusion, même si je venais à m'exprimer en qualité de policier dans un de mes écrits, je le ferais probablement sans critiquer mes chefs, ma hiérarchie, les décisions prises, les affaires en cours, les politiques menées, les personnes élues et/ou mon employeur, respectant ainsi le devoir de réserve nécessaire.

 

Donc, pour en terminer, vous constaterez que la journaliste de la TDG avait de quoi étayer son article, au demeurant intéressant et qui concerne toute la fonction publique et le devoir de réserve, mais visiblement et comme souvent les raccourcis les plus courts sont également les moins riches en informations, ce qui est regrettable.

 

Le travail d'investigation a disparu du journalisme moderne, poussé par les rédactions à produire tout et n'importe quoi. Il est dommage de voir mourir une profession qui demeure l'un des plus beaux métiers d'une démocratie où les libertés d'expression et d'information se doivent d'être garanties.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

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16/11/2011

Procureur général, pourquoi Olivier Jornot sera l'élu !

Le Parlement va prochainement procéder à l'élection du futur Procureur général de la République et canton de Genève. A ce jour trois candidats sont confirmés, Christian Coquoz (PDC), Yves Schifferli (UDC) et Olivier Jornot (PLR), même si l'on peut encore supposer que le parti socialiste se lance dans la course avec Yves Bertossa (PS).

 

L'évidence pourtant est là, comme le nez au milieu du visage, et pour moi aucun doute n'est possible devant la structure proposée, Olivier Jornot sera l'élu et en voici les raisons :

 

-         Olivier Jornot, député emblématique du Parlement, jouit de la reconnaissance unanime des ses pairs dans l'hémicycle, il est l'homme des compétences et des connaissances, il est un leader et un chef naturel, il est un politicien reconnu même si son caractère bien trempé lui joue des tours et qui n'inspire pas toujours à la sympathie.

 

-         Olivier Jornot, avocat de la place, est un défenseur reconnu qui dispose, tout comme au Parlement, d'un grand sens des joutes oratoires, il sait se faire entendre, il sait se faire comprendre, il sait être écouté.

 

-         Olivier Jornot peut devenir Procureur général et guider le Ministère public d'une main ferme et nouvelle. N'oublions par qu'il a été le seul élu à pouvoir adapter les écrits législatifs aux modifications nécessaires à l'arrivée du NCPP. Il maîtrise le sujet, il maîtrise le droit et si son caractère peut le desservir, son autorité naturelle l'appuiera.

 

-         Olivier Jornot, membre du PLR, est un libéral à forte personnalité, arriviste certes mais capable. Il a cependant été évincé du Conseil d'Etat il y a deux ans, suite à des luttes intestines propres aux libéraux, au profit de Mme Rochat, avec les conséquences que l'on connaît, que l'on devine. Il demeure pourtant un leader charismatique même s'il se fait oublier depuis. Ses supporters demeurent nombreux dans ce parti, mais ses adversaires aussi. Le résultat de la délibération de la commission judiciaire du PLR en est la preuve. L'éviction du Juge Louis Peila peut paraître comme une surprise au sein du parti, mais les raisons ne tiennent pas du déni de ses qualités, elles sont toutes autres. Les antagonismes humains durent au PLR et en plaçant Olivier Jornot à la tête du Pouvoir judiciaire c'est s'assurer qu'il ne sera pas candidat au Conseil d'Etat dans deux ans, ou comment éloigné son meilleur ennemi d'une évidence politique. Il en va de même pour la gauche genevoise qui a tout intérêt à voir disparaître de la liste des papables au Conseil d'Etat un candidat aussi sérieux que lui.

 

-         Enfin et surtout Olivier Jornot peut se permettre d'accepter ce challenge, même sur la durée, car s'il semble improbable de voir un jour un ancien Conseiller d'Etat devenir Procureur général, il n'est pas impossible d'imaginer que dans quelques années un ancien Procureur général devienne pour la première fois Conseiller d'Etat. La porte et la voie pour un parcours politique brillant restent donc ouvertes, même si en mettant les deux pieds dans le Pouvoir judiciaire cet élu s'en éloignerait momentanément, mais pour en revenir plus fort probablement.

 

Et comme dirait un élu que je ne citerai pas : « Ave Moi »

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

 

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15/11/2011

Empathie, dans la peau d'un flic.

« Ce matin encore je me suis réveillé avec de forts sentiments. Ils m'habitent depuis des mois, comme s'ils avaient élu domicile, juste pour me troubler. Ils sont indéfinissables globalement car constitués d'un mélange de ressentis.

 

J'y trouve de l'incompréhension car je ne saisi pas sur quel chemin nous nous engageons. Nous étions censés emprunter une voie nouvelle, je ne la devine pas et aucun signal d'orientation ne vient aiguiller ma route.

 

J'y trouve de la colère car je me rends compte qu'il n'est pas possible de se reposer sur les idées des autres, de ceux notamment qui ne connaissent pas le sujet, qui ne pratiquent pas, qui observent sans apprendre, qui regardent sans comprendre, qui décident sans la lucidité nécessaire.

 

J'y trouve de la tristesse car ceux qui paient le prix de cette situation sont des innocents, des inconnus mais des proches aussi, des gens qui n'ont pas demandé à vivre dans une société aussi rude, même si la crise est là, le bien-vivre ici doit rester un pilier sociétal.

 

J'y trouve de la peur car lucide de la situation, où même nous ne sommes plus protégés, car en danger permanent face à l'inconnu et la non maîtrise du sujet, pour la population, pour nos familles, pour notre intégrité aussi.

 

J'y trouve du dégoût car à force de ne pas être écouté, l'impuissance de nos émotions prouve que nous ne sommes qu'une souche négligeable de la population aux yeux des observateurs, des soldats de la paix juste là pour obéir, sans réfléchir au sens de leur mission, sans analyser les résultats de leurs interventions, sans réaction face au manque d'attractivité des politiques menées.

 

J'y trouve de la terreur face aux horreurs constatées, commises pas des hommes sans scrupule, sans valeur, sans pitié, sans avenir souvent mais sans barrière égallement.

 

J'y trouve de la fureur car les promesses d'hier ne sont pas tenues, le respect attendu et les changements espérés ne sont que des mots qui demeurent lettres mortes.

 

Tous les matins je me confronte donc à la coupure avec mes émotions, car à l'aube je n'y trouve ni joie, ni surprise, ni tranquillité, éléments au combien importants à vivre au travers de nos émotions, juste pour partir travailler sereinement, sans craindre pour l'autre, sans craindre pour mon collègue, sans craindre de ne pas être à la hauteur des attentes de notre société face à la gangrène qui ronge nos rues.

 

Je suis gendarme, je suis policier, je suis flic, je suis argoulet, je suis indigné. »

 


Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

08/11/2011

Genève doit entrer en guerre contre l'insécurité, la criminalité, les incivilités, afin que nos valeurs redeviennent les piliers de notre société.

« Encore un fait-divers à Genève, un de plus. A travers une banalisation de la violence, des statistiques, des victimes, des effets collatéraux, des craintes et des inquiétudes réelles des citoyens de ce canton, c'est notre société qui meurt à petit feu.

 

Ce soir, un homme va probablement mourir, pour avoir reçu une balle dans la tête à la sortie d'une Migros. Règlement de compte, jalousie, mafia, drogue, argent, acte gratuit et crapuleux ou meurtre banal dans une société qui a perdu tous ses repères à travers la disparition de ses valeurs ?

 

Nous ne pouvons plus continuer ainsi, l'indolence politique doit cesser et les responsabilités ayant engendré ce chaos doivent être mises en évidence. Il faut oser, il faut dénoncer, il faut critiquer, il faut changer, il faut se révolter et dire stop à la violence, à l'insécurtié.

 

- Oser relever l'indolence politique sur les véritables problèmes liés à l'insécurité.

 

- Dénoncer les incompétences stratégiques à travers les priorités accordées.

 

- Critiquer l'insouciance de nos élus qui s'endorment une fois certaines élections passées.

 

- Changer de ton, de comportement, d'attitude, de méthode, de vision d'avenir pour redonner vie à notre canton.

 

- Se révolter car il n'est plus admissible que la population de cette ville, de ce canton, aie peur d'envoyer son enfant faire une course dans un supermarché sans craindre pour sa sécurité, son intégrité, sa vie.

 

- Se révolter encore car il n'est plus tolérable que nos hôtes se fassent détrousser, voler, spolier, abuser.

 

- Se révolter ensuite car il n'est plus acceptable d'entendre dire que nous ne pourrons jamais revenir en arrière, que c'est la société qui change, que dans d'autres grandes villes c'est pire, que c'est la faute de l'autre.

 

- Se révolter toujours car les responsables de cette catastrophe sociétale sont les mêmes qui décident de quoi demain sera fait, alors qu'aujourd'hui est déjà un gouffre ce qui nous est insupportable.

 

- Se révolter enfin car il n'est pas envisageable d'imaginer que la sécurité de demain puisse être menée par des milices, privées ou citoyennes, en lieu et place d'une police forte, déterminée et déterminante. Il en va de la survie de la démocratie.

 

Mais pour cela il faut du courage ;

 

-         Courage politique d'admettre ses erreurs

-         Courage judiciaire d'entendre les clameurs

-         Courage hiérarchique d'écouter les acteurs

-         Courage citoyen de dire « stop à la violence » et de se révolter

 

Le canton de Genève doit entrer ne guerre contre l'insécurité, contre la criminalité, contre les incivilités, contre la perte par assassinat de nos valeurs qui ont pourtant fondé cette société, par devoir de mémoire envers nos anciens qui ont lutter pour la sauvegarde de nos libertés, par instinct de survie pour que nos familles puissent vivre en paix et par respect pour l'avenir de nos enfants, car demain peut être un jour nouveau si volonté il y a de se révolter, et d'oser enfin. »

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

« N'est-il pas étrange de nous voir défendre plus farouchement nos erreurs que nos valeurs ? »

Khalil Gibran

 

 

03/11/2011

"Laurent dit Perquouette, l'homme blessé."

« Hier tu étais là, assis devant moi, tes béquilles posées à tes côtés. Ton visage était  boursouflé, ta peau couleur écarlate, tes yeux lourds et abattus, ton regard éteint, tes cheveux secs et ton haleine fétide, mais sur le fond, tu n'as pas véritablement changé physiquement.

 

La preuve, je t'ai de suite reconnu la semaine dernière quand je t'ai retrouvé paumé au milieu des toxicomanes de la place, toi qui ne touche pas aux produits. Certes tu es devenu un alcoolique, certes ta vie et tes nuits sont guidées par la divine bouteille, mais comme tu le dis si bien, la drogue c'est de la merde. Mais voilà, c'est au centre de ces gens dépendants que tu trouves encore un semblant de vie sociale, au milieu de menteurs, des voleurs, des arnaqueurs, des amis d'un jour, des ennemis d'une nuit.

 

Quand je te regarde, il me revient des souvenirs d'enfance, des souvenirs d'adolescence, des souvenirs professionnels aussi au moment où tu occupais si souvent nos services. Et pourtant, toi et moi le savons bien, au lus profond de ton être c'est un enfant malheureux qui sommeille encore.

 

Nous avons quelque points communs, fils de flics, enfants d'Onex, fans du SFC, et une certaine fierté d'être un gamin de Genève. Si nous n'avons pas eu les mêmes chances dans la vie, ni la même éducation, ni les mêmes parcours, ni les mêmes faveurs, ni les mêmes embûches, nous sommes restés des amis qui se respectent mutuellement car nous avons encore bien des valeurs en commun.

 

Je sais que pour toi, car tu me l'as souvent dis, je suis un exemple, un modèle, mais sache Laurent qu'à mes yeux tu as bien plus de mérites que moi, car à travers tous les obstacles qui sont venus broyer ta vie, ta famille, tu arrives encore à survivre, à ressortir la tête de l'eau. En t'offrant ce café hier, et une écoute attentive, c'était pour mieux de donner un coup de pied au cul, une baffe salvatrice à la vie de merde dans laquelle tu sombres, pour que tu te réveilles par orgueil, par haine de l'injustice sociale, par amitié aussi.

 

Handicapé lourdement d'une jambe, alcoolique, colérique, instable, bagarreur, rentier AI, sdf depuis peu, sans famille, sans ami, sans richesse, ce matin au moment où je t'ai revu, tu m'as dit que tout ce qu'il te restait c'était ta carte d'assurance maladie, telle une bouée qui te rattache encore à la vie.

 

Ce soir, tu es à nouveau perdu, désespéré, révolté, enivré. Tu traînes ta patte douloureuse car un vaurien t'a volé tes cannes anglaises la nuit dernière, alors que tu t'étais endormi en rue au travers de volutes alcooliques. Ce soir tu vas à nouveau dormir dans une allée ou dans un parking car tu refuses d'aller à l'Armée du Salut, un miroir trop moche d'une vie qui ne te plaît pas. Ce soir tu vas probablement souhaiter la mort à tous tes ennemis, mais aussi que la vie s'arrête pour toi avant l'aube, car tu es fatigué, tu es en bout de course, presque en fin de vie.

 

Mais la vie n'est pas aussi moche que tu veux bien le croire Perquouette, la vie est une joie, pas pour ce qu'elle nous apporte, mais bien pour ce que l'on peut amener aux autres, et tu as encore beaucoup à donner, à offrir. Il y a surtout tout cet amour que tu n'as jamais reçu et que tu rêves encore de partager.

 

Alors si tu veux que demain je t'aide en te donnant un deuxième coup de pied au cul, et plus encore, chasse tes démons, sors des ténèbres, montre à la société que tu en as l'envie, le besoin, que tu veux enfin mettre un pas devant l'autre pour avancer, sans avoir besoin de te retourner honteusement sur un passé que tu cherches irrémédiablement toutes les nuits à oublier dans l'alcool, la violence et la peur du lendemain. »

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.