01/11/2011

Quand la démocratie est attaquée par des nations devenues aveugles, en allant à l'encontre de la Paix !

Lundi, la Palestine est officiellement et démocratiquement devenue membre à part entière de l'UNESCO. Ce qui devait être un grand pas vers la paix est devenu depuis ce jour un nouveau défit pour les organisations onusiennes.

 

Si la position de la Suisse lors de ce vote, qui s'est contentée de s'abstenir, n'a pas été glorieuse pour notre pays, terre qui se veut esprit de paix dans le monde, celle des États-Unis n'est pas plus belle. Ce pays, gendarme du monde, a voté contre cette adhésion et déçu du résultat démocratique les USA viennent de suspendre le versement de 60 millions de dollars en faveur de l'UNESCO, un affront à la démocratie. Une décision qui se veut « automatique » mais qui ressemble bien à une sanction d'influence.

 

Pire encore, ce jour nous apprenons qu'Israël, qui vient d'essuyer un revers politique certes, prend des mesures de rétorsion en accélérant ses implantations en Cisjordanie, tout en gelant à titre provisoire le transfert de fonds destinés à l'Autorité palestinienne, qui servent pourtant au bon fonctionnement des institutions palestiniennes.

 

Des sanctions inadmissibles qui ne respectent en aucun cas une décision démocratique, source d'espoir de paix au Proche-Orient. Les intérêts discutables de certain pays rendent les hommes aveugles et plonge une nouvelle fois cette partie du monde dans la crise.

 

Ces gens de mauvaise volonté accélèrent la destruction du processus de paix, qui était pourtant en route. Ils vont à l'encontre de la paix des hommes, mais surtout ces décideurs et ces nations bafouent les fondamentaux de l'UNESCO, ses valeurs, ses objectifs et sa mission première qui est de contribuer à la construction d'une culture de paix, à l'éradication de la pauvreté, au développement durable et au dialogue interculturel à travers l'éducation, les sciences, la communication et l'information, et bien plus encore.

 

Comme le rappelle si bien le préambule de l'Acte constitutif de l'UNESCO, les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix.

 

Au delà des guerres, des conflits, des religions, des croyances, des intérêts politiques ou économiques, l'humain et la paix doivent demeurer les priorités des débats. C'est l'humantié entière qui est souillée ce soir.

 

J'espère que demain, au banc des nations, des voix s'élèveront contre ces mesures de rétorsion, ces sanctions, en criant vigoureusement que la démocratie ne doit pas être bafouée, afin d'aider l'UNESCO à réaliser sa tâche qui s'annonce déjà insurmontable, même dans l'intérêt des hommes.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/

 

30/10/2011

New York - Kigali, sans escale !

Elle est là, en bas de cette passerelle, un peu perdue, comme une enfant dans un grand aéroport. Elle hésite, recule puis avance enfin avant de monter une à une les marches qui la conduisent dans l'antre de ce Phénix flamboyant, lui qui de ses ailes majestueuses va lui faire traverser les mers et les océans.

 

C'est un grand voyage, un ultime moyen de trouver les réponses à ses questions, une dernière tentative pour entrer en communication avec les ombres qui hantent ses nuits et nos rues. Elle part à la recherche de solutions qui n'illuminent plus ses rêves.

 

En allant chercher les extrêmes, elle trouvera probablement des réponses, mais seulement à ses doutes personnels, en aucun cas aux problèmes qui rongent ses incertitudes. Car c'est bien là qu'il faut trouver une riposte, car la situation est grave. On le sent, la fin est proche et le nid de branches aromatiques et d'encens est en construction, et si ce bûcher est bientôt prêt c'est que le temps joue contre elle.

 

Nul ne sait aujourd'hui si les flammes d'un soleil nouveau sauront lui redonner la lumière nécessaire pour sortir des ténèbres, et ainsi sauver les siens, mais du haut de la statue de la Liberté à New York ou du plus profond des faubourgs de Kigali, il doit bien exister une lueur d'espoir dans les yeux d'une enfant, telle une petite fille rassurée qui serait prénommée Sécurité.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

28/10/2011

Les douze questions qui dérangent !

 

Si vous ne savez pas quoi faire ce week-end, sachant que nous allons gagner une heure de réflexion, je vous invite à répondre à ces douze questions par Oui ou Non :

 

 

1)      La Suisse doit-elle adhérer à la Communauté Européenne ?

 

2)      La Suisse doit-elle revaloriser sa neutralité perpétuelle ?

 

3)      La Suisse doit-elle limiter l'immigration ?

 

4)      La Suisse doit-elle engendrer un service civil citoyen ?

 

5)      La Suisse doit-elle donner le droit de vote communal aux étrangers enregistrés ?

 

6)      La Suisse doit-elle continuer les renvois forcés d'étrangers qui doivent quitter la Suisse ?

 

7)      La Suisse doit-elle appliquer plus sévèrement l'art. 42 du CCP (sursis), si la peine ferme semble nécessaire pour détourner l'auteur d'autres crimes ou délits ?

 

8)      La Suisse doit-elle avoir une caisse assurance-maladie obligatoire unique ?

 

9)      La Suisse doit-elle exiger des bénéficiaires d'une allocation chômage des travaux d'intérêts généraux ?

 

10)  La Suisse doit-elle posséder une police fédérale de maintien de l'ordre ?

 

11)  La Suisse doit-elle dépénaliser la consommation de drogues ?

 

12)  La Suisse doit-elle redevenir le premier quotidien genevois ?

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

point d 'interrogation sur le clavier photo

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26/10/2011

Demain, il nous faudra sortir des ténèbres !

Si au lendemain des élections fédérales certain partis politiques se sont réveillés avec la gueule de bois, pour des raisons diverses, c'est ce matin que je m'éveille. Depuis quatre ans les cauchemars et les rêves de notre société nous accompagnent, guidés par les pouvoirs législatifs.

 

Genève, elle, se trouve dans les ténèbres depuis trop longtemps, chômage, logement, sécurité, mobilité, coûts de la santé publique, coûts de la vie, image et Esprit de Genève. Il est temps d'en sortir, mais ce n'est pas les dernières élections fédérales qui changeront quelque chose. Les élus genevois reconnus dimanche vont bien tenter d'apporter une pierre à l'édifice de la reconstruction de Genève, mais ce rêve demeure une utopie si tous nos représentants ne vont pas unis au combat en montant à la Berne fédérale pour défendre les intérêts de la République et de sa population.

 

Placer trop d'espoirs autour de la fosse aux ours, ce serait faire preuve d'une grande naïveté politique en nos qualités d'électeurs. Certes les troisièmes voies, routières et CFF, ainsi que la traversée de la rade dépendent d'une décision fédérale au sujet du financement de ces ouvrages, mais aussi de la vision d'avenir que la Confédération envisage au sujet de la mobilité urbaine et suburbaine. Reste les problèmes des assurances sociales ou celui des montants des primes de l'assurance-maladie obligatoire, dont les variations entres les cantons sont devenues inacceptables. De vastes sujets avec des enjeux économiques importants, « garanties » de débats longs et incertains sous la Coupole fédérale.

 

C'est là où nous devons prendre conscience que si Genève veut sortir rapidement des ténèbres qui l'habitent, c'est en premier lieux en nos terres et en nos murs que nous devons trouver les premières solutions, notamment sur les thèmes du logement, du chômage, de la sécurité, de la mobilité, de l'image et de l'Esprit de Genève.

 

Seul un pouvoir législatif cantonal possédant une vision du monde nouvelle pour Genève, en sortant du carcan institutionnel politique en place depuis trop longtemps et qui nourri simplement les oppositions, pourra trouver des solutions cantonales aux problèmes relevés qui sont depuis devenus des défis.

 

Dans deux ans, il faudra une nouvelle fois aller voter dans le cadre d'élections. Dans deux ans, nous serons une nouvelle fois inondés d'affiches aux slogans substantiels et aux sourires artificiels. Dans deux ans, nous devrons enfin faire comprendre de quel avenir nous voulons pour Genève, pour notre population, pour nos enfants.

 

Dans deux ans, il faudra s'indigner, et aller voter pour les consciences qui se seront depuis réveillées.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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24/10/2011

Elections fédérales, les appréciations d'un simple électeur déçu !

Comme 9 genevois sur 20, j'ai voté. Au lendemain des résultats, je ne peux que constater les changements intervenus. Ils sont de deux ordres selon moi.

 

- Premièrement, la population genevoise a voté d'une manière totalement différente entre le National et les Etats. J'en veux pour preuve que devant le net recul des Verts, Robert Cramer n'aurait pas dû passer. Il a bénéficié de la stabilité d'un vote de gauche, et de la liste unique présentée.

 

Si l'on s'attarde sur les résultats personnels des élus au National, à travers les suffrages nominatifs, on constate rapidement deux choses :

 

a) Pour les sortants qui se représentaient et qui ont été réélus, l'érosion du vote de gauche est impressionnante, ses candidats n'arrivant pour certain à peine qu'au-dessus de la moitié des votes de 2007, alors que la droite est aussi en perdition, sauf un élu. Exemples choisis :

 

-         Mme Roth-Bernasconi / 2007 = 41'391 voix / 2011 = 21'910 voix

-         M. Sommaruga / 2007 =  41'035 voix / 2011 = 22'640 voix

-         M. Hodgers / 2007 =  22'960 / 2011 = 18'393 voix

-         M. Leuenberger / 2007 = 22'174 voix / 2011 = 15'804

-         M. Luscher / 2007 = 31'922 voix / 2011 = 21'920 voix

-         M. Niedegger / 2007 = 21'898 voix / 2011 = 17'528 voix

-         M. Barthassat / 2007 =  12'917 voix / 2011 = 12'516 voix

Et le seul candidat réélu à sortir la tête haute est :

-         M. Hiltpold / 2007 = 10'567 voix / 2011 = 19'844 voix

 

b) La population a voté bien plus compact, pas de ténor de la politique qui émerge, juste quelques individualités qui progressent, mais personne ne crève le plafond. Exemple choisis :

En 2007, entre la meilleure élue, Mme Roth-Bernasconi, et le vingtième classé, M. Rubeli, 21'300 voix les séparaient.

En 2011, entre le meilleur élu, M. Poggia, et le vingtième classé, M. Robert, il n'y a que 6'495 voix qui les séparent.

Un vote populaire donc plus éparse, sans disparité et assez linéaire. Les causes, elles sont multiples, comme le nombre de listes représentées, 13 en 2007, 22 en 2011, le manques de cohésion dans les alliances, le manque d'identité des partis régaliens, le manque de confiance en nos politiques, la crise économique qui nous touche et qui engendre des craintes face au changement, préférant probablement une certaine stabilité, ce qui explique aussi le vote marqué au centre pour éviter les extrèmes.

- Deuxièmement, la politique genevoise manque aussi de personnalité de haut rang capable d'incarner un parti, des idées, un choix de vie, une vision du monde. Les ambitions des « ténors » potentiels sont étouffées à Genève.

Exemples choisis à droite, où Olivier Jornod, qui se devait de devenir un véritable fer de lance, n'est plus que l'ombre de lui-même, ou un Cyril Aellen, jeune loup aux dents longues et aux idées franches, qui a été broyé au silence, pour l'instant. Même Pierre Weiss avait l'étoffe d'un patron sur ce coup là, dommage il a été invisible durant la campagne.

Exemple choisis à gauche, où Manuel Tornare, qui avait selon tous la carrure politique pour prendre de la hauteur, il est fortement biffé lors de ces élections, surtout dans son propre camp aussi en Ville de Genève, ou l'expérimentée Mahrer Anne et la jeune Kasser Louise qui ont vu leur route barrée par deux hommes chez les Verts.

Miser sur des Luscher, Roth-Bernasconi, Leuenberger, Barthassat, Sommaruga, Hodgers ou Nidegger c'est faire preuve d'une certaine sécurité, mais sans oser imposer une image nouvelle de la politique, c'est rester dans le ventre mou de la politique genevoise, avec les meilleurs élèves certes, mais pas les plus prometteurs, voire les plus ambitieux pour Genève.

Reste un Hugues Hiltdpold qui grimpe les marches, une à une, sans véritable personnalité mais avec l'image du gendre idéal, une certaine assurance mais rien d'innovant.

Mauro Poggia aura et a été cette tête de liste qui a convaincu, il a réussi sortir du lot avec sa personnalité, ses idées, ses discours, ses prises de positions, et surtout il n'a jamais joué sa carte personnelle, mais bien celle de la population, sans être populiste. Un homme à l'écoute du peuple, pour le peuple, avec le peuple.

Voilà une conclusion dont bien des politiques devraient s'inspirer, car de mémoire de campagne, on n'a encore jamais vu une affiche nous écouter, nous comprendre, nous répondre et nous guider dans nos choix.

Vous me répondrez que le peuple vote pour des personnes, et si peu pour un parti lors des élections au Conseil National, a contrario des Etats, et encore. Je vous rétorquerai que si les partis politiques étaient un peu moins sclérosés à travers l'évolution de leurs idées, se sont bien des personnes émergeantes et des positions innovantes qui gagneraient les élections, pas des personnalités institutionnalisées, et ceci dans l'intérêt des idées, de la politique en général, mais aussi du peuple et de Genève.

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

Carte politque 2011 :

Carte du canton

 

Carte politique 2007 :

Carte du canton

 

Légende

Réf : http://www.ge.ch/elections/welcome.asp

23/10/2011

Le temps de retrouver un travail, je compte les minutes à l'OCE !

Ceci n'est qu'une fiction, à la recherche du temps perdu, des minutes nécessaires, des secondes attendues, des espoirs intemporels, celui de trouver un emploi.

 

Le 12 août 2012, environ 18'000 personnes (une moyenne entre les 20'833 demandeurs d'emploi et les 15'095 chômeurs) devront se rendre rue de Montbrillant, derrière la gare de Cornavin, pour bénéficier des prestations de l'Office Cantonal de l'Emploi (OCE). Pour désengorger le centre-ville, c'est pas la meilleurs des idées que nos élus ont eu là, mais bon, passons, l'important est ailleurs.

 

En comptant 22 jours ouvrables par mois et un passage à l'agence mensuel par bénéficiaire des prestations, nous arrivons à 818 personnes jours. Sachant que les agences, généralistes dans le traitement des dossiers, seront au nombre de 4 en ce lieu, avec une dizaine de conseillers en personnel prévus pour chacune, nous arrivons à 20,45 dossiers jour par conseiller.

 

En divisant les huit heures de travail à disposition par ce nombre, nous arrivons à 23 minutes par personne, soit 1'380 secondes mensuelles pour aider un citoyen dans ses démarches, soit pour bénéficier d'une allocation, soit pour un retour à l'emploi, voire bien souvent les deux en ouverture de dossier.

 

C'est déjà court, sachant qu'il ne faut pas oublier un conseiller en vacances par groupe et un malade ou en formation continue, et nous tombons à huit collaborateurs par entité, soit une augmentation des dossiers par employé. Nous arrivons alors à 25,5 suivis jour par conseiller, soit 18 minutes et donc 1'080 secondes par mois pour accompagner le chômeur.

 

Là, c'est très court, tout comme la politique genevoise menée depuis des années envers les chômeurs non qualifiés ou ne bénéficiant pas d'un profil adéquat pour un retour à l'emploi. C'est la loi du marché qui dicte ses règles, probablement, mais c'est l'humain qui reste sur le bord de la route, à compter les secondes qui le séparent d'un prochain entretien, en espérant ne pas arriver en fin de droits et finir à l'Hospice général, car là c'est une autre calcul qui débute, en dehors de toutes statistiques.

http://www.geneve.ch/oce/doc/2010-cdp-novembre.pdf

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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20/10/2011

Pourquoi la dépénalisation des stupéfiants est une hérésie !

Que la commission mondiale pour la politique des drogues préconise la dépénalisation des drogues par la voix de Mme Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la Confédération suisse, est une chose. Que cette instance se base sur son rapport de juin 2011 en est une autre, mais que le bon sens ne vienne pas nourrir les fondamentaux de cette analyse est inquiétant pour l'avenir de notre société et de nos enfants.

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

- La guerre mondiale contre les drogues, ah bon. J'ignorais qu'un tel combat, digne d'une bataille universelle que l'on veut gagner, avait été mené au plan mondial. J'ignorais aussi que la gagne passait pas une victoire totale, alors que bien des petits combats sont vainqueurs au quotidien dans cette lutte menée par les soldats de nos valeurs.

- Rendre les armes ainsi, sans vouloir combattre plus en avant, plus loin, plus profondément, en usant de stratégies nouvelles mais sans reddition, c'est donner gain de cause à l'adversaire, c'est le renforcer dans ses convictions profondes que le crime paie, que la drogue fait vivre et que les valeurs de ces grandes mafias sont plus fortes que celles de notre société.

- Jamais notre population ne devrait avoir l'ombre d'un doute au sujet de cette guerre qui doit être menée contre les stupéfiants, contre ceux qui cultivent, contre ceux qui fournissent, contre ceux qui trafiquent, contre ceux qui sont corrompus par ce fléau, contre ceux qui sont dépendants de ce vice, car la drogue est la gangrène sociétale de ce siècle.

- Il est "heureux" dans ce malheur de se rendre compte que les conséquences sont dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier, mais ce n'est pas cet embryon de guerre qui en est la cause, mais bien la drogue et tous ses dommages collatéraux. Il ne faut pas lutter contre la guerre, mais contre la drogue. Aucun combat n'est simple à gagner, mais se rendre sans y avoir mis toutes ses forces, c'est mourir en léguant une société sans avenir à nos enfants.

 

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

- A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou, celui de vaincre la drogue et ne plus nuire à son entourage, à ses proches surtouts, à sa famille en premier bien souvent.

- La marginalisation et la stigmatisation ne proviennent en aucun cas de la criminalisation de la consommation de drogue, mais bien de la consommation de ces substances illicites qui engendrent une désocialisation totale de l'être, une perte des valeurs et du respect de soi-même. Seul le produit compte et induit des comportements stigmatisant, puis la marginalisation au regard d'une société où le consommateur ne s'implique plus.

- Une aide, un accompagnement, un suivi avec des objectifs qui passent par la revalorisation de l'humain, de ses valeurs, des ses repères est le minimum que l'on puisse offrir à tout consommateur qui fait vœux de sortir de cette déchéance humaine. Un appui thérapeutique devient alors souffle de vie avec des produits de substitutions adéquats.

- Malheureusement, bien souvent l'appel du manque demeure plus fort que la cure, et le toxicomane replonge de plus haut pour s'évader un peu plus dans ses nébuleuses. Les marchés parallèles sont ainsi alimentés pour répondre à cette demande, avec un trafic sans cesse innovant, dans les moyens, dans les produits proposés et avec l'avènement des drogues de synthèse.

 

 

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

- Une énumération de ces idées préconçues serait intéressante, même si le nerf de la guerre n'est pas là. Peu importe l'idée, elle germe de nos valeurs, de nos repères, de notre vision du monde qui en seront les guides. C'est bien là qu'il faut travailler en amont, retrouver des valeurs qui ont su, par le passé, faire avancer notre société en luttant contre les fléaux dévastateurs qui se sont succédés.

- Quelles valeurs accordons-nous à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et de la dépendance qui en résulte inévitablement pour les drogues dures ?

- Quels repères sociétaux prêtons-nous à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et de la dépendance qui en résulte inévitablement ?

- Quelle vision du monde offrons-nous face à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et à la dépendance qui en résulte ?

- Les solutions pour une approche nouvelle passent indéniablement par les réponses obtenues à ces questions. Il en va de l'avenir de notre société.

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

- Quelle naïveté que celle de croire que qu'un modèle de régulation légal et gouvernemental viendrait réduire le pouvoir du crime organisé et qui plus est protéger la santé et la sécurité des citoyens.

- Le crime organisé se réorganisera avec des substances nouvelles, dont l'attrait et probablement la spécificité feront que le marché parallèle, le trafic, demeureront avec le risque que la rareté des produits illicites proposés fasse grimper les prix de ceux-ci.

- La libéralisation à travers une distribution étatique, pharmaceutique, médicale a déjà été testée avec la méthadone. Ce produit est une aubaine lors d'un traitement, mais il est bien souvent détourné de l'usage personnel et individuel prévu, pour réapparaitre sur le marché parallèle. Il en va de même avec de nombreux médicaments prescrits, tel le Dormicum. C'est alors l'Etat, les pharmaciens et les médecins qui alimentent ce marché parallèle de substitution, un comble pour qui veut contrôler ladite distribution.

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

- Si indéniablement le "gigantesque marché noir criminel" diminuerait à l'aube d'une légalisation, les drogues nouvelles et alors illicites, de synthèse probablement, viendraient rapidement inonder un nouveau marché gris criminel.

- La satisfaction de la demande internationale en drogues n'est que la résultante du marché, de l'offre et de la demande. La question ne se pose pas en capacité de fournir étatiquement le produit, mais bien de déterminer les conditions et les habitudes des consommateurs. Le malaise sociétal est une des causes importantes de l'augmentation des abus, il faut là aussi rechercher les causes de ces addictions.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

- La répression contre ce marché criminel a un prix, mais il est aussi possible d'envisager autrement le financement de cette lutte, les saisies judiciaires pourraient par exemple venir financer ce combat. L'argent de la drogue contre la drogue.

- C'est un faux débat, les premières économies ne doivent pas venir aider à une augmentation de l'insécurité en attaquant les budgets de la sécurité.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

- Les mesures répressives contre les régions de production, alors que nous savons tous que ce sont les gouvernements de ces pays qu'ils faut mettre au pas, devant le fait accompli des décisions issues de nos valeurs, de nos repères sociétaux, de notre vision du monde. Le trafic de drogue doit être poursuivi dans l'ensemble de son œuvre, la corruption aussi.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

- C'est bien là que se trouve le problème sociétal actuel rencontré en occident, mais ce n'est pas les mesures répressives qui en sont la cause majeure, mais bien l'augmentation de l'offre, des produits, des mélanges possibles, du détournement de médicaments de leur usage premier à l'arrivée de nouvelles drogues de synthèse.

- C'est là aussi les véritables raisons de ce comportement en toxicomanie qui doit être analysé, car si mélange il y a, la désintoxication deviendra quasi impossible.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

- A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou, celui de vaincre la drogue et ne plus nuire à autrui, à ses proches surtouts, à sa famille en premier bien souvent.

- La marginalisation et la stigmatisation ne proviennent en aucun cas de la criminalisation de la consommation de drogue, mais bien de la consommation de ces substances illicites qui engendrent une désocialisation totales de l'être, une perte des valeurs et du respect de soi-même. Seul le produit compte et induit des comportements stigmatisant, puis la marginalisation au regard d'une société ou le consommateur ne s'implique plus.

- Une aide, un accompagnement, un suivi avec des objectifs qui passent par la revalorisation de l'être, de ses valeurs, des ses repères est le minimum que l'on doit offrir à tout consommateur qui fait vœux de sortir de cette déchéance humaine. Un appui thérapeutique devient alors souffle de vie avec des produits de substitutions adéquats.

- Malheureusement, bien souvent l'appel du produit demeure plus fort que la cure, et le toxicomane replonge de plus haut pour s'évader un peu plus. Les marchés parallèles sont ainsi alimentés pour répondre à cette demande, avec des trafiquants sans cesse innovant, dans les moyens, dans les produits proposés avec l'avènement des drogues de synthèse.

 

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Les réalités de la toxicomanie sont bien complexe, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

Pour moi, la politique des quatre piliers n'est pas aboutie en Suisse à travers ses priorités, mais elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant.

Malheureusement et à ce jour, l'encadrement sanitaire par la réduction des risque est insuffisant - La prévention est inadaptée aux réalités - Les thérapies sont souvent incontrôlées, ouvrant ainsi le marché gris - La répression est sans effet sachant que les peines encourues demeurent minimes et donc en aucun cas dissuasive. Mais tous ces éléments sont issus de choix politiques. S'il le faut, j'y reviendrai dans un prochain texte. 

Je vous en rappelle les fondamentaux des quatre piliers :

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la consommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

La dépénalisation ne représenterait qu'un désastre humain de plus, un signe fort de la perte des valeurs de notre société, de nos repères, dans une société justement à la recherche de celles-ci car disparues à travers une vision du monde utopique de nos politiques de gauche. Mais si la droite veux si mettre aussi, pas de problème, après il faudra en assumer les conséquences mais je ne suis pas certain que nos aînés la suive sur ce chemin là. Par contre, ce jour lors de ma pause de midi, je me suis rendu vers la gare de Cornavin auprès d'une demi-douzaine de toxicomanes qui ont touché à toutes les drogues de la place de Genève ces dix dernières années, et je leur ai posé cette simple question : "d'homme à homme, et pour l'avenir de nos enfants, êtes-vous pour la dépénalisation des drogues dures ?"

 

Les réponses ont été franches, sans équivoque et unanimes : "NON"

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

19/10/2011

Dépénalisation des drogues, ou comment des experts de la commission mondiale pour la politique des drogues, dont Mme Ruth Dreifuss, vont assassiner l'avenir de nos enfants !

Il y a des jours où je préférerais ne pas me réveiller pour prendre connaissance des dernières informations. Il y a des jours où je me demande si les décideurs de ce monde ont une quelle conque expérience humaine des sujets dont ils traitent.

 

Ainsi donc la commission mondiale pour la politique des drogues préconise la dépénalisation des drogues par la voix de Mme Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la confédération suisse ;

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

 

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Ce sont donc notamment ces raisons qui poussent ces "experts" à tenir un discours aussi ouvert, aussi permissif, aussi irresponsable car ne tenant pas compte des réalités de la toxicomanie, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

 

Je vous laisse à vos réflexions chers lecteurs, la mienne sera publiée dans mon prochain billet, car là ma colère est grande face à l'irresponsabilité des hommes et des femmes qui préconisent la dépénalisation des drogues, sachant que si la politique des quatre piliers n'est pas aboutie à travers ses priorités, elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant. Je vous en rappelle les fondamentaux :

 

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la con sommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

 

16/10/2011

Place des Nations, je me suis indigné !

Samedi dernier, je me suis rendu à proximité de la place des Nations. Je voulais me joindre aux Indignés.

 

Ce que j'aime en ce mouvement c'est que pour l'instant il n'est pas manipulé, ou si peu. Chacun est libre de s'indigner publiquement à travers une démonstration pacifique mais citoyenne, et pour le thème qu'il désire.

 

Personnellement je souhaitais m'indigner au sujet du monde dans lequel nous vivons, avec une vision humaniste.

 

La famine, les conflits armés meurtriers issus d'enjeux économiques, la misère humaine, la pauvreté, la valeur irréelle de l'argent virtuel, les gouvernements antagonistes qui alimentent la guerre sans vouloir trouver la paix, les injustices sociales, la pollution de la planète, les droits humains qui ne sont pas respectés, la prolifération des drogues, les promesses politiques tenues jamais respectées, tels sont les thèmes qui me touchent.

 

Arrivé sur place, je ne me suis pas reconnu, ni à travers les Indignés présents, ni à travers la politisation des débats.

 

Arrivé sur place, j'ai alors tourné la tête de l'autre côté de la rue, en direction du majestueux Palais des Nations, et j'y ai vu deux agents de police en faction. D'autres se trouvaient à quelques mètres de là, en attente vers un fourgon, tel du bétail. Je me suis alors demandé si eux étaient indignés de se trouver ici, probablement sur un de leur jour de congé, juste pour servir une démocratie qui ne les écoute plus.

 

Je n'ai pas trouvé la réponse à cette question, mais j'ai aussitôt quitté les lieux, indigné !

 

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

 

 

12/10/2011

La police de proximité, autrement !

Depuis des années j'observe mes amis policiers exercer la police de proximité, selon la doctrine imposée, selon les moyens à disposition, selon les quartiers, selon les objectifs, selon les affinités personnelles, selon les possibilités, selon les liens tissés, selon les courants politiques.

 

Individuellement, à Genève l'îlotier de proximité de gendarmerie bricole, il réinvente, il suggère, il propose, il arrange, il subit aussi. D'homme de liaison il est devenu l'homme de référence, le lien, le seul bien souvent entre la population, les associations, les entreprises, les autorités et la police de quartier. Un homme seul qui trop souvent n'a pas les réponses aux questions déposées. Il a bien son idée sur la question, mais si celle-ci n'est pas partagée par ses collaborateurs, sa hiérarchie ou les priorités politiques du moment, il reste isolé face aux interrogations de ses partenaires en lesquels il s'identifie.

 

Pourtant, à lui seul il dispose d'une vision complète de la situation, du tableau social qui l'entour allant des besoins populaires qu'il récolte, des problèmes relevés et parfois des solutions envisagées par de bonnes volontés.

 

Il observe aussi les doublons inutiles, les réunions futiles, les discussions inabouties, les évaluations minaudées, les rapports lissés, le manque d'engouement de certains, le trop plein d'autres qui s'engagent sans compter.

 

Il remarque l'évolution d'une commune, d'un quartier, d'un parc, d'une rue, d'un immeuble, d'une arcade, d'un squat, d'une cave, d'une association, d'une ethnie, d'une famille, d'un groupe, d'un couple, d'une femme, d'un enfant, d'un vagabond, d'un être désocialisé.

 

La proximité est avant tout un comportement avant d'être une doctrine. Elle est l'affaire de tous en portant un regard nouveau envers l'autre, envers l'inconnu, envers l'étranger, envers le vieux, envers le jeune, envers le riche, envers le pauvre, envers l'isolé, envers l'abandonné, envers l'agressé, envers la victime, envers le lésé, avec le droit d'aider et de stopper, d'agir et de prévenir, de signaler et d'anticiper, de parler et de s'exprimer car sur le fond seul le langage rapproche réellement les hommes au-delà de ses différences.

 

Aujourd'hui, il est temps que le policier îlotier, pédiatre des maladies infantiles de notre société, devienne un spécialiste du lien de proximité, un réel coordinateur, tel un guide placé au carrefour de la misère humaine, de l'insécurité, de l'Etat social et de la population désabusée.

 

La route est encore longue, mais à vous, mes amis îlotiers je vous le dis, ne baissez pas les bras mais ouvrez les à un avenir nouveau que j'espère deviner au loin.

 

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

 

10/10/2011

Election du Conseil national, quelle mouche a donc piqué la chancelière de la Confédération, Corina Casanova ?

Ayant reçu ce jour mon matériel de vote, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un document annexe intitulé « Un menu épicé pour l'automne - Eléments clés en vue de l'élection du Conseil national le 23 octobre 2011 ».

 

On retrouve dans ce fascicule, tenu sous forme de recettes, les menus des partis déjà représentés au Parlement. Seulement voilà, pour cette élection du Conseil national, on ne retrouve pas seulement dans nos choix que les partis actuellement en place parmi les candidats potentiels. De nombreuses listes, et donc candidats, ne figurent pas dans ce livre de recettes visiblement réservé aux « chef » déjà étoilés du Parlement.

 

Inégalité de traitement indéniable qui laisse croire que le gâteau final ne devrait être partagé que par les partis déjà en place.

 

Inégalité de traitement à travers une plate-forme d'écriture qui n'est pas offerte à tous les partis engagés pour cette élection.

 

Inégalité de traitement avec une présentation pompeuse d'autoportraits, sous la banière de la Chancellerie fédérale, même si les textes relèvent de la seule responsabilité du parti présenté.

 

Pas certain que la chancelière de la Confédération ait eu bon goût d'oublier des ingrédients essentiels en politique, comme notamment le libre arbitre et l'égalité de traitement, ceci à travers la propagande "élitiste" remise avec le matériel de vote officiel.

 

Un menu qui ne me régale pas, et à voir la carte haute en couleurs et en photos, je n'ose même pas en imaginer l'addition pour un menu où l'électeur n'est pas roi.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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05/10/2011

L’incompétence de l’Etat à juguler la hausse de la criminalité et l’arrivée de milices populaires ou citoyennes sont des signes graves pour la démocratie genevoise !

 

C'est la démonstration populaire la plus importante depuis des décennies, le peuple s'indigne, se rebelle, s'organise en milices populaires ou citoyennes. Un élan spontané, aidé certes par quelques partis aux abois qui stigmatisent l'inefficacité du gouvernement, mais un élan qui porte un message fort ; «  nous en avons assez de cette situation, vous ne faites rien, nous allons nous en occuper nous-mêmes ».

 

Sincérité d'une indignation que je partage, constat dramatique d'une situation que j'atteste, mais une réaction sécuritaire que je condamne.

 

Je ne condamne pas les personnes qui se lient contre l'insécurité, qui pensent bien faire, qui osent. Je ne condamne pas la population qui sort du bois, qui parle, qui agit. L'arrestation cette semaine d'un voleur aux Eaux-Vives par un acte spontané de plusieurs badauds, je le félicite mais je ne l'encourage pas.

 

Heureusement, c'est aussi le signe que l'on se parle à nouveau, que l'on s'occupe de l'autre, que l'on prête attention à son voisin, que l'on veille, que l'on aide, que l'on se soutien démocratiquement. Dans une société où malheureusement l'individualisme, la réussite et l'argent sont devenus les valeurs nouvelles, l'indignation revient apportant dans son sillage la solidarité sociale.

 

Malheureusement cette modification sociétale est un signe grave à l'intention des pouvoirs politiques. La population est en droit d'attendre des prestations dignes de ce nom, l'éducation, la santé, la sécurité étant les mamelles de la démocratie à charge de l'Etat. Une responsabilité qui doit être assumée en osant, en innovant, en provoquant, en agissant surtout.

 

Hier soir sur France2 il y avait un reportage sur la police à Paris, mais surtout nous y avons vu une peinture sociale de la délinquance parisienne. Une honte pour une démocratie qui a abandonné le terrain sans s'en rendre compte au profit des jeunes à la dérive.

 

Il est temps que les gens qui ont encore les valeurs que nos parents nous ont inculqués sortent du bois, s'imposent en politique et apportent un vent nouveau sur un système étatique sclérosé par les clivages gauche droite, par des conflits d'intérêts financiers ou à travers des échéances électorales où seul quelque slogans viennent nourrir des débats convenus par des promesses attendues mais balancées sans conviction, sans valeur, sans croyance, sans une obstination politique en laquelle nous pourrions nous identifier.

 

Pour l'instant, nos élus pensent que l'intervention citoyenne, qu'elle soit organisée ou inopinée, peut-être révélatrice de doutes sur l'efficacité policière, « un phénomène de perte de confiance dans le travail des forces de l'ordre, énonce Olivier Jornot, pour qui la solution est d'améliorer cette image par des actes, sans tomber à bras raccourcis sur ces miliciens ».

 

Faux Monsieur Jornod, la perte de confiance cible le pouvoir politique et les élus en place, cela serait une énorme erreur que de croire que nos forces de l'ordre vont une nouvelle fois servir de fusible, de prétexte, d'excuse, car là le gouvernement n'en a plus et il porte l'entière responsabilité de ce qui se passe à Genève !

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

04/10/2011

Genève autrement ; si j’étais engagé en politique !

Si j'avais réussi, à ce jour, à m'identifier à un parti, je me serais engagé en politique, apportant mes idées, mes projets, mes convictions, mes intérêts qui sont probablement aussi les vôtres.

 

Si j'étais foncièrement déjà engagé en politique, j'aurais proposé ;

 

- l'élaboration d'un règlement cantonal qui interdirait la consommation visible d'alcool sur la voie publique, restriction exceptée pour les établissements de débits de boissons autorisés sur le domaine public.

 

- l'élaboration d'un règlement cantonal qui interdirait l'utilisation de seringues sur la voie publique, ou lieux considérés comme tels ou assimilables, restriction exceptée pour les personnes au bénéfice d'un traitement médical nécessitant l'usage de seringue, ainsi que pour tout personnel reconnu d'intérêt de santé publique.

 

- l'élaboration d'un règlement cantonal qui interdirait le vagabondage sur la voie publique, ou lieux considérés comme tels ou assimilables dont l'accès est libre au public.

 

- l'élaboration d'un règlement cantonal qui donnerait obligation à tous ressortissants étrangers sans domicile fixe sur le territoire de faire annonce dans les cinq jours à dater de leur arrivée, ceci auprès des autorités cantonales ou communales, à but d'enregistrement administratif.

 

- l'élaboration d'un règlement cantonal interdisant le port à corps des armes blanches sur le territoire genevois, et l'usage de celles-ci sur la voie publique.

 

- l'élaboration d'un règlement cantonal interdisant l'accès à tous les préaux d'écoles ou sites et établissements jugés équivalents aux personnes étrangères à la fréquentation usuelle des locaux concernés.

 

- l'élaboration d'un règlement cantonal accordant une baisse d'impôt pour tout achat, immatriculation et usage d'un véhîcule propre, électrique ou hybride.

 

- l'élaboration d'un règlement cantonal accordant la gratuité des transports publics genevois tous les dimanches, retour équitable de la subvention étatique accordée aux TPG.

 

Mais voilà, heureusement pour vous, je ne suis pas engagé en politique et mes propositions naïves resteront lettres mortes !

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon !

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19:41 Publié dans Culture, Genève, Histoire, Médias, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

03/10/2011

PolProxMobile ou la BarthMobile, une idée sans idée !

Par son look, on la croirait tout droit sortie d'Alice au pays des merveilles ou du jardin d'enfants des Bisounours, la PolProxMobile est une roulote itinérante, oh pardon, un commissariat de police itinérant de proximité.

 

Une idée sans idée, une proximité administrative qui va à la recherche de son public, sans être véritablement consciente des attentes et des besoins sécuritaires de la population, même en milieu rural.

 

« L'idée est de réhabiliter le travail du policier, garrotté par son travail administratif et chevillé à son matériel technique » dixit Yves Patrick Delachaux, expert en sécurité. Ce n'est donc plus la victime qui va au poste mais le poste qui va à la victime, tout ça « pour retrouver le sens de l'accueil des plaintes » selon Frédéric Maillard, prévisionniste de polices.

 

Les commissariats mobiles existent depuis longtemps dans les pays nordiques, vous en trouvez sous d'autres formes à Amsterdam ou Copenhague. Leur implantation, sur une place ou dans un quartier chaud en soirée par exemple, est accompagnée d'une dizaine de policiers qui investissent les lieux. Présence, prévention, contrôle, répression, accueil et écoute. Ce local mobile, s'il se veut polyvalent, c'est au service de la population mais surtout des policiers. Rien à voir avec le projet proposé, associé à des éducateurs hors mur ou un bureau de prévention et d'enregistrement des plaintes. Du personnel policier mobilisé, cloisonné, bureaucratisé, simplement rendu un peu plus sympathique car accessibles à travers un véhicule qui ressemble à une bibliothèque ou une ludothèque.

 

Tiens, c'est justement ce en quoi est convertible le projet de nos experts, comme quoi la lucidité d'un échec probable peu apporter des solutions pragmatiques à ses concepteurs.

 

Reste le prix, CHF 370'000.-, mais attention, le travailleur hors mur, le policier de proximité ou le garde frontière n'est pas fourni à la livraison, trop occupés sur le terrain pour de véritables priorités.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

Photo : Benoît Buzzi - water-proof.net - 2011

Réf : http://www.delachauxmaillard.com/

 

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02/10/2011

Conseil des Etats ; allons-nous voter pour des idées, un parti, un nom ou un prénom ?

Les élections du 23 octobre approchent, voici nos six candidats/tes au Conseil des Etats ;

 

Roland Cramer

Lucette Maury Pasquier

Marcel Poggia

Denise Magnin

Lucien Barthassat

Christophe Luscher

 

 

 

 

(photomontage ; source de la TDG)

 

 

Au fait, lors de ces élections, votons-nous pour des idées, un parti, un nom ou un prénom ?

 

Wolfgang Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon

12:51 Publié dans Culture, Genève, Humour, Images, Jeux de mots, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook