26/02/2013

Fusion des caisses de pension, avons-nous le choix ? La réponse est non!

Le droit fédéral est suprême, il dicte des obligations aux cantons, aux institutions, au peuple. L’assainissement des caisses de pension, avec comme objectif de pouvoir en assurer la pérennité, est le défi que la Confédération a lancé aux élus de notre République. Devant cet état de crise, deux éléments apparaissent comme probants.

 

1) En aucun cas les assurés/pensionnés des caisses CIA et CEH ne sont responsables de ce qui arrive aujourd’hui. L’autorité de surveillance était la même que celle qui se portait garante de la solvabilité des prestations nécessaires et celles envisagées. L’Etat n’a pas su, n’a pas vu, n’a pas anticipé, n’a pas capitalisé, n’a pas restructuré à temps afin d’éviter ce défaut de couverture qui fait foi aujourd’hui. Certes les assurés/pensionnés devront participer à l’effort, il en va de la survie des caisses de pensions et du versement des rentes. D’ici six ans (fin de la prochaine législature), voire plus tôt, un allongement de la durée des cotisations et une redistribution de la quote-part de ce financement seront nécessaires, ils devront garantir la pérennité des prestations. Mais à ce jour, c’est la survie de ces deux caisses qui est en jeu, et là nous n’avons pas le choix. La fusion proposée est la seule alternative, le premier maillon d’une chaîne qui nous conduira au sauvetage des-dites caisses, tout en évitant une faillite étatique dont le canton ne se remettrait pas.

 

2) La fusion est la première des solutions, n’en déplaise à certains, elle aura un coût et notamment celui des errances du passé, de la gestion calamiteuse des fonds, des placements, des biens immobilier, de la structure même de fonctionnement. Certes, deux krachs boursiers sont passés par là, mais des placements à risque ont probablement plongé les finances des caisses dans les chiffres rouges. Il faut aujourd’hui en assumé les pertes. Le mode de financement est à revoir, les assurés/pensionnés devront participer à l’effort demandé pour sauver les fondamentaux des prestations attendues. Elles seront modifiées, mais garanties.

 

Pour toutes ces raisons et afin de garantir le bon fonctionnement des institutions, car elles s’effondreraient en cas de dissolution des caisses, nous n’avons pas le choix lors de la prochaine votation et il nous faudra accepter la fusion proposée, une première pierre à la réorganisation de notre système de retraites, une première diminution des coûts de gestion mais aussi un premier caillou dans la marre du prochain gouvernement qui entamera une nouvelle législature, car nous sommes aussi en année des hannetons, ne l’oublions pas.   

 

Walter Schlechten, habitant du Grand-Lancy. 

11/02/2013

Le bruit, une pollution urbaine qui exige une solution humaine !

La République est en effervescence depuis quatre jours, la révolte gronde, la résistance d’organise. Erreur judiciaire, injustice sociale, mensonge politique où bavure administrative, nul ne sait ? Pourtant, la presse s’en est fait l’écho et des personnalités de la place montent aux barricades.

 

Sur des centaines de bistrots, vingt neuf n’auraient pas reçu l’autorisation de prolongation d’horaire sollicitée auprès du Scom. Une fermeture à minuit est donc exigée, comme la loi le prévoit au-delà des exceptions qui étaient devenues la règle.

 

Nuisances, le mot est lâché et la sanction est tombée. Elle est administrative, elle est instinctive, elle est motivée et notifiée. Depuis de nombreuses années on nous parle du bruit, du fait qu’il représente une pollution, probablement la première en milieu urbain. Nos Autorités se devaient donc d’agir les exploitants n’ayant pas su réagir.

 

Si les réactions sont aussi vives c’est que l’objectif visé est atteint, la prévention globale par la sanction administrative, sachant que la réponse pénale est inefficace. Ce coup de semonce aura le don de remettre en question des fondamentaux qui guident le monde de la nuit et une certaine économie.

 

Le mieux vivre ensemble passe aussi par le respect et ce ne sont pas les habitants d’une rue, d’un quartier, qui ne s’investissent plus dans la vie active de ces bars branchés et qui attirent une clientèle suburbaine, qui vont s’en plaindre. Dans le pire des cas, ils pourraient retrouver le calme peu après minuit, et enfin dormir.

 

Tous les arguments des fêtards urbains ne tiennent pas la route, ce n’est pas parce que l’on habite en ville que l’on doit tout accepter ou subir. Reste une question, la clause du besoin ne devrait-elle pas être instaurée en nos rues lors de l’installation ou la reprise d’un établissement public ?

 

Au fait, ils ont fait comment tous les bistrots qui ont obtenu ladite prolongation ?  

 

Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

06/01/2013

L'année des hannetons !

«Observant le grand bain de la politique genevoise avec un certain recul, peut-être avant d’y plonger un jour, la réflexion suivante me vient à l’esprit.

 

Dans quelques semaines les partis politiques vont déposer les listes de leurs candidats en vue des prochaines élections. Au grand jeu des alliances et des querelles de clocher il y aura des gagnants, mais aussi des perdants.

 

Si pour moi il devient une évidence que l’Entente devra compter sur une liste PLR-PDC équitable pour garder la majorité au Conseil d'Etat, il apparaît aussi à mes yeux comme indispensable que le MCG et l’UDC poursuive leur alliance. Pas de fusion, pas de grand mot ou de gros mot, juste une liste commune à travers une politique commune (chômage – immigration – sécurité). Pour le reste, le poumon gauche du MCG doit vivre à travers un projet politique, le poumon droit de l’UDC doit lui survivre à Genève en reprenant son souffle auprès des instances nationales du parti.

 

Autre évidence, et ce n’est en aucun cas une attaque personnelle, il serait souhaitable qu’Eric STAUFFER ne se présente pas au Conseil d’Etat. Une liste à quatre POGGIA – AMAUDRUZ – GOLAY – LEYVRAZ aurait bien plus de chance sans la présence du volubile STAUFFER. Cet homme reste l’un des moteurs du parti, mais il devrait en demeurer le guide emblématique, le symbole d’une révolte dont la réussite politique se doit maintenant d’être incarnée par d’autres moins exposés.

 

La gauche va devoir se battre face à ces adversaires, le risque est grand de voir les Verts perdre un siège au Conseil d’Etat et il n’est pas certain aujourd’hui que le parti Socialiste soit prêt à saisir la place libérée. En effet, il doit d’abord penser à repourvoir sa place laisée vacante tout en évitant une crise interne entre les candidats à la candidature.

 

L’année 2013 va être guidée par ces élections sauf que là nos élus doivent en priorité adopter un budget, puis gagner des votations importantes pour envisager de faire passer l’intérêt partisan ou dogmatique avant les réalités sociétales. L'année des hannetons vient de prendre du retard.»

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon !

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01/01/2013

La mort des dogmes politiques ouvrirait la porte à la démocratie directe !

Depuis de nombreuses années nous avons la chance démocratique de pouvoir élire les représentants du peuple auprès du Grand Conseil et au Conseil d’Etat. Depuis des années, un équilibre « naturel » droite-gauche au gauche-droite se dessine dans la République, la Ville de Genève servant de contrepoids institutionnel.

 

Malheureusement, depuis des années nous nous plaignons des bilans de nos élus, ne pouvant que constater les manquements structurels qui s’accumulent, bloqués par des dogmes, des idéaux, des intérêts privés privilégiés ou tout simplement des blocages politiques improductifs. N’en demeure pas moins que depuis quelques temps se sont des questions budgétaires qui enraient un système qui se devrait évolutif, démocratique et ambitieux. Le Ceva a été le dernier grand chantier utopique qui aura su provoquer un investissement conséquent, mais qui ne sera pas sans conséquences pour la dette de la dette.

 

A ne pas avoir su, à ne pas avoir voulu, à ne pas avoir vu, à ne pas avoir anticipé, nos élus ont créé une machine à perdre, un outil qui ne devient productif et créatif politiquement qu’en période préélectorale, mais c’est tout.

 

Je crois qu’il est grand temps que nous changions tout cela, je crois qu’il est grand temps que le peuple ne se rende plus aux urnes pour élire un homme, une femme, représentant un parti, des idéaux politiques ou un programme constitué de promesses et d’utopie. Je crois que le temps est venu de relever la tête et d’exiger des personnes qui ont le courage de s’engager en politique de venir devant nous avec des projets, constitués des points majeurs pour lesquels nous restons en attente de solutions d’une vision novatrice basée sur un plan de financement, un échéancier, un évaluation des coûts, des contraintes mais aussi des plus-values attendues.

 

La réduction de la dette, une gestion plus rationnelle du budget, un développement défini et durable pour les transports, une position claire et déterminée pour la sécurité, une articulation pragmatique et basée sur la mutualité pour gérer les coûts de la santé, une responsabilisation des familles pour l’éducation face à l’instruction publique, etc.

 

Ne plus colmater, ne plus rapiécer, ne plus improviser, ne plus éclairer notre république à coût/coup de bouts de chandelles. Un budget de plus de sept milliards ne doit plus être dilapidé à travers la résultante d'additions de subventions, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être le poumon social d’une administration trop gourmande car omniprésente, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être envisagé comme une béquille à la dette mais bien comme une solution à la réduction de celle-ci.

 

La faillite étatique qui nous guette est économique, politique, humaine, sociale, sécuritaire, urbaine et suburbaine, la banqueroute qui nous attend sera elle irréversible.

 

Gérer économiquement la République et canton de Genève c’est aussi faire de la politique autrement, à travers le mieux vivre ensemble, à travers des projets électifs que la Constituante n’a pas osé entrevoir à cause de conflits d’intérêts, politiquement incorrects pour être bousculés.

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

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PS: en ce premier jour de l'An, un grand merci à tous les lecteurs-blogueurs qui me suivent, à qui je présente mes meilleurs voeux à travers notre bogosphère, de celle qui apporte une ouverture d'esprit et un regard différents sur l'actualité. 

22/12/2012

Les fêtes de fin d’année n’auront pas le même goût pour tout le monde !

« Genève, ville de paix, d’esprit, d’argent, ville des contradictions et des contrastes. Genève, un canton à vocation internationale, un canton qui gère des milliards, un canton qui doit des milliards. Genève, une République qui cache sa pauvreté pour mieux afficher ses richesses, dissimulant sa honte derrière une politique sociale cantonale, couvée par un esprit de gauche qui habite la Ville de Genève.

 

C’est oublier un peu vite que notre canton compte aujourd'hui un taux de chômage de 5.2 %, c’est omettre de préciser que 4.0 % de la population est dépendante de l’aide sociale. Un constat sociétal qui ne devrait pas nous satisfaire en usant des comparaisons européennes, des taux qui ne doivent pas être vulgarisés car derrière se trouvent des parcours de vie, une histoire, une difficulté, une épreuve, un humain tout simplement.

 

Alors que nos élus s’écharpent pour voter un budget, alors que nos entreprises tirent un bilan d’une crise dont les retombées négatives ne sont pas encore arrivées, alors que la population active prépare les fêtes avec la même ardeur, d’autres devront simplement se réjouir d’être debout avec la force de croire que l’An prochain sera meilleur pour eux.

 

Alors, au moment de trinquer, avec un très grand champagne millésimé ou un verre Lambrusco, il nous faudra chasser ce goût amer qui reste en bouche, nous regarder à travers l'âme de l'autre et ne pas oublier d’espérer que le mieux vivre ensemble demeure possible. »

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

06/11/2012

Equilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions provocantes de Minet !

La situation étant grave, nous ne pouvons plus nous permettre de supputer que, de croire que, d'espérer que. Si les recettes sont incertaines, les dépenses sont contrôlables, tel dans un ménage en proie à des difficultés financières.

Il nous faut agir, vite, avec fermeté et conviction. Il nous faut réagir, avec détermination et solidarité. Des mesures déplaisantes mais indispensables à une maîtrise des coûts, à la stabilisation de la dette et au redressement réclamé, car devenu indispensable. 

 

Équilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions de Minet :

 

1. En 2013, baisse de 3 % des subventions dont le montant dépasse  CHF 1'000'000.-

 

2. En 2013, baisse de 2 % des subventions contenues entre CHF 100'000.- et 1'000'000.-

 

3. En 2013, baisse de 0,5% de la masse salariale des employés d’Etat, imputée au 13ème salaire.

 

4. A Partir de 2013, instauration d’une taxe personnelle « anti-déficit » de CHF 200.- à tous les contribuables enregistrés du canton.

 

5. A Partir de 2014, blocage des subventions, au niveau de la baisse précitée, durant 3 ans pour tous les bénéficiaires (cas particuliers d’investissement sur présentation d’un projet validé par la Cour des comptes).

 

6. A Partir de 2013, blocage de l’annuité durant 3 ans pour tous les employés d’Etat.

 

7. A Partir de 2014, baisse du nombre de cadres supérieurs dans les départements par le non remplacement des départs naturels.

 

8. A Partir de 2014, baisse de 2 % des budgets de fonctionnement du pouvoir exécutif et législatif à travers une maîtrise des dépenses et/ou la baisse de la valeur du jeton de présence.

 

9. A Partir de 2014, privatisation de l’OCAN et du SCOT.

 

10. A partir de 2014, contrôle systématique par la Cour des comptes de l’usage des crédits d’études accordés par le Parlement. 

 

Walter Schelchten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

28/10/2012

La Cour des contes !

Souvent, le soir, la petite n’arrive pas à s’endormir. Elle me réclame alors parfois un conte, juste pour s’assoupir sagement et entrer dans le pays des rêves. Ce soir, c’est auprès de la Cour que mon imagination débordante ira  chercher refuge pour nourrir le compte des moutons d’une petite fille.

 

« Il était une fois, une très belle et très jolie Chancelière. Elle était au service du Roi Pierre-François et du Prince François, accompagnés de cinq sages.

 

Un jour, la Cour des contes, constituée de nobles chargés de veiller au grain, à son usage et à sa valeur, fut décapitée par un scandale, un sceau de trop au pays des sots. Des sacs de grains n’avaient pas été appréciés à leur juste valeur et le Roi y aurait perdu de l’argent, du temps et la confiance du peuple.

 

Il fut alors décidé de renouveler la Cour des contes. Peu ou prou de candidats se précipitèrent, juste quelques notables qui désiraient moudre le grain pour éviter famine.

 

Triste fin pour une faim, car le peuple n’y retrouva aucun héros connus pour se régaler. Point de Grisélidis, de Peau d’Âne, de Belle au bois dormant, de Chat botté, de Cendrillon, de Riquet à la houppe ou de Barbe bleue, même au-delà de sept lieues. Pas de quoi faire rêver les foules, ni une petite fille. 

 

La populace dû se contenter des choix proposés par la Chancelière, qui se fit fort mais avec quelques difficultés de battre le pavé pour répandre les noms des postulants. Le peuple, pris par la famine démocratique, n’accorda pourtant que peu d’importance à ce devoir et préféra concentrer ses efforts à compter les quelques grains de patience qu’il lui restait en attendant l’année des hannetons, synonyme de moissons de promesses et de renouveau.

 

A la lueur du jour, lors d'un dimanche hivernal, la Cour des contes fut pourtant élue, sans tenir compte des comptes des voix, tant l’écho de la parole du peuple fut faible. »

 

La petite dort, heureusement, ainsi je n’aurai pas de compte à lui rendre en explications perdues ni en supputations farfelues.

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon.  

 

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03/09/2012

2013-2021, les enjeux politiques pour Genève !

 

Face à la mondialisation, face aux profondes modifications sociétales qui régissent notre cadre de vie, face à la crise économique et à la disparition de nos valeurs morales, il demeure pour Genève des enjeux politiques importants dans les années à venir.

 

Premièrement, la gestion de la dette reste la priorité, source d’équilibre au bord d’un précipice dans lequel nous ne pouvons nous permettre de tomber, avancer avec une dette maîtrisée est devenu une obligation politique, l’enjeu majeur de la décennie qui se présente à nous.

 

Deuxièmement, même si l’Etat ne peut pas s’autoriser de ne plus investir, il se doit de trouver des partenaires privés. Les grands travaux se doivent eux aussi d’être mieux réfléchis, maîtrisés, achevés dans le respect des besoins, des attentes et des priorités. Relancer économiquement le système à travers des investissements c’est bien, rentabiliser ces investissements par une politique claire et globale, au sujet des transports, du  logement, de l’éducation, du social et de la sécurité, c'est mieux. Si je ne mentionne pas l’emploi, c’est qu’il est positivement influencé par une politique menée avec discernement, à travers la matérialisation des projets source d’activités productives.

 

Troisièmement, Genève doit retrouver des normes sociales, nous ne pouvons continuer à vivre dans une région où les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres,  où la classe moyenne et les familles vivent en équilibre face aux charges et avec un coût de la vie qui devance perpétuellement l’inflation. A revenus comparés, la vie est plus compliquée, car instable, à Genève que dans le reste de la Suisse pour la classe moyenne inférieure. Nous ne pouvons pas nous permettre de voir plus de gens encore tomber dans l’assistance, l’aide sociale et la misère humaine. La solidarité sociale doit redevenir un pilier sociétal.

 

Enfin, Genève se doit de garder son statut international, il en va de sa survie, de son image, de son développement, de sa position arbitrale mondiale. A n’en pas douter, une maîtrise des trois premiers points relevés devrait irrémédiablement soigner la carte de visite de Genève.

 

Reste à trouver, avec pragmatisme, les solutions politiques pour y parvenir. Reste à trouver, avec réalisme et sans dogmatisme, des hommes et des femmes prêts à relever ces défis face aux milieux économiques qu’il faudra convaincre.

 

La sphère politique se doit de réagir aujourd’hui, à travers une remise en question profonde, le travaille de la Constituante n’ayant pas été suffisamment loin. Il en va de la responsabilité des élus, de la crédibilité structurelle du système politique, et de l’avenir de tous.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

11/07/2012

Pierre Maudet, la solution au problème ou les solutions aux problèmes ?

 

Le Tsar a été élu, il s'est vu propulser un peu plus vite que prévu sur le devant du trône cantonal. Le siège fédéral convoité devra donc patienter, car travail il y a ici pour ce jeune politicien qui a déjà fait ses classes, voire ses armes.

 

La question que je me pose depuis dix jours, en ma qualité d'électeur, est de savoir si Pierre Maudet apportera des solutions aux problèmes ou s'il est juste la solution au problème ?

 

Dans son dicastère municipal, cet homme a su trouver des micro-solutions aux problèmes relevés, de ceux qui pourrissent la vie de la population, sanitaires ou sécuritaires, voire incendiaires. Une politique de résolution des problèmes et pas un problème de résolution politique, j'apprécie.

 

J'ose croire que cette méthodologie est adaptée à la police genevoise et surtout aux attentes des habitants du canton, car ce sont eux les véritables baromètres sociétaux. Une approche en droite ligne de la proximité recherchée, attendue parfois, espérée souvent.

 

Nous ne tarderons pas à savoir si changement de cap il y aura, nous ne tarderons pas à deviner si les priorités sécuritaires prendront le dessus sur les obligations prises par d'autres et issues d'engagements politiques prioritaires émanant du siècle dernier, à savoir la réorganisation de la désorganisation émanant de l'organisation.

 

La population est pleine d'espoir, celui-ci s'est traduit le 17 juin par des voix nombreuses mais encore silencieuses. Décevoir autant d'électeurs serait un échec que Pierre Maudet ne peut se permettre, mais gageons qu'il le sait déjà et qu'il saura guider le département de la sécurité sur les chemins et à travers les batailles, de celles que l'on même pour un mieux vivre ensemble.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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25/06/2012

Jouez, je suis libre de tout contexte !

Quand on vous dit que le contexte est important :

Ce jour, un jeune garçon plein de talent s'approprie le piano libre rue du Mont-Blanc. Je m'approche, j'écoute, je me joins aux passants qui apprécient cet instant. Le petit est doué, très doué. 

Subrepticement, j'observe le contexte de ce mini concert.

1) l'enfant (13 ans) qui joue est un Rom;
2) sur le piano se trouve un bol;
3) sur les marches des escaliers situés en face se trouve un Rom adulte qui observe, qui surveille;
4) contre le mur de l'UBS, l'orgue électrique du gamin est plié;
5) les gens s'arrêtent, écoutent et donnent une pièce de bon cœur;

L'enfant m'aperçoit, devine l'uniforme, le doute envahi son visage, il fronce les sourcils. 

Je lui souris et d'un signe de la main, pouce en haut, lui indique qu'il joue bien. 

Le sourire gagne son visage et ses doigts glissent encore plus vite sur les touches pour mieux nous séduire. 

La musique est belle, l'enfant a du plaisir à jouer, les gens sont heureux.

Dans ce contexte, le Rom devient enfant prodige, la musique douce et la vie en communauté agréable. La pièce déposée n'est pas réclamée mais offerte. Reste que l'argent ira probablement dans les poches du Rom adulte, reste que cet enfant a pendant quelques minutes eu du plaisir en rue car il a partagé sa passion, le piano ! 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

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(photo TDG : Laurent Guiraud)

 

 

17/06/2012

Election complémentaire au Conseil d'Etat, Pierre Maudet une évidence du vote utile !

Au-delà de la victoire écrasante que personne n'avait osé prédire avec une telle différence de voix, l'élection de Pierre Maudet n'est pas une surprise. Si ce magistrat ne pouvait pas se permettre de rater la marche qui se présentait à lui et offerte par le PLR, le canton de Genève ne pouvait lui pas ignorer qu'il avait besoin de Pierre Maudet, maintenant, aujourd'hui et pour demain, telle une évidence !

 

En effet, l'électeur genevois sait voter utile quand il le faut, l'électeur genevois sait reconnaître une bête politique quand elle se présente devant lui, l'électeur genevois sait savoir raison garder quand la situation l'exige.

 

En ce dimanche, il ne pouvait en être autrement car nous n'aurons pas souvent l'occasion d'avoir un candidat de cette qualité. Enfant de la politique, Pierre Maudet a su dessiner son parcours avec patience, avec pertinence. Il cueille aujourd'hui les fruits de ses investissements politiques, personnels, familiaux, radicaux.

 

Certes, il vient aussi de se barrer momentanément la route qui le conduisait à la Berne fédérale, mais le temps joue pour lui, pour autant qu'il ne se brûle pas les doigts au Conseil d'Etat genevois, car le bail qu'il vient de signer est assurément et tacitement pour plus de dix-huit mois.

 

Reste pour lui à imposer ses idées à travers une majorité dont il ne disposait pas au Conseil Administratif de la Ville de Genève. Reste pour lui à prouver tout le bien que l'on peut penser de lui. Reste pour lui à avancer, encore un peu plus.

 

Sauveur du PLR, il demeure une marque de fabrique des Radicaux, tout un symbole en soi, comme Genève !

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

(photo Keystone)

 

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25/05/2012

L’élection complémentaire du 17 juin 2012 ne changera rien, ne soyons pas naïfs !

Alors que nous avons reçu le matériel nécessaire aux votations prochaines, nous restons en attente de l'enveloppe consacrée à l'élection complémentaire d'un-e membre du Conseil d'Etat.

Ce scrutin fait suite à la démission, effective depuis le 29 février dernier, de M. Mark Muller, conseiller d'Etat chargé du département des constructions et des technologies de l'information (DCTI).

Je ne suis pas certain que cette élection rencontre un engouement populaire retentissant, tant aujourd'hui les enjeux ne sont assimilables qu'à un conflit de personnes, de partis, d'idéaux mais en aucun cas basés sur un programme envisageable à court terme.

Certes, les principaux candidats mènent campagne en nous proposant leurs engagements pour Genève, leurs désidératas managériaux ou encore leurs visions d'un monde nouveau. Affiches, tous ménages, flyers, beaux discours et sourires aux lèvres en battant le pavé, l'investissement minimum pour briguer un poste complémentaire mais sans envergure possible pour cette fin de législature.

Car l'intérêt principal de ce scrutin n'est pas là, sachant que l'élu-e n'aura en aucun cas le temps ni la possibilité de mettre en œuvre une quelconque politique novatrice. Le budget 2013 est d'ailleurs probablement sous clef dans ses grandes lignes, en lien avec le plan quadriennal et la crise économique que nous côtoyons, alors les beaux discours d'un jouvenceau ou d'une jouvencelle élu-e n'y changeront rien durant dix-huit mois.

Ce petit tour de chauffe ne fait partie que des préliminaires à l'année des hannetons que l'on devine au-delà de la fin du calendrier Mayas. Les véritables enjeux sont connus et nos politiques seront alors attendus au tournant dans un an, à travers leur bilan, à travers leur projet, à travers leur programme.

Et là, ni Nostradamus ni le calendrier Mayas ne peuvent prédire à qui appartiendra le nouveau monde.

 

 

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Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

10/04/2012

Le DSPE vit-il dans l'insécurité politique ?

 

Ce texte a été déposé par votre serviteur il y a deux ans avec un autre titre et sur un autre blog, et comme je trouve qu'il reste d'une actualité brûlante je vous le propose une nouvelle fois.

* * *

« J'aime  le sujet de l'insécurité, car il est d'actualité, il représente une crainte profonde de la population, de notre société et l'aborder c'est vouloir y trouver des solutions pour apporter des réponses aux attentes de nos concitoyens.

 

J'aime le sujet de la sécurité, car il doit devenir une véritable actualité, il représente l'avenir de notre population, de nos enfants, de notre société à travers les solutions qui seront proposées.

 

Ce qui a changé à Genève depuis septembre 2009, c'est que le thème de l'insécurité n'est plus seulement évoqué comme un sentiment, mais bien comme une réalité. Si les dernières élections municipales avaient effleuré le sujet, notamment pas Pierre Maudet, le renouvellement du Grand Conseil, puis du Conseil d'Etat genevois a clairement donné forme à cette insécurité. Il était temps, l'on ne pouvait pas rester plus longtemps dans le déni.

 

Lucidité ou courage politique, l'on ne saura jamais ?

 

Par contre, après avoir réussi à franchir ce pas, nos politiques doivent encore avancer, franchir un cap nouveau et poser les questions qui demeurent en veille.

 

Le devoir de réserve ne m'autorise pas à répondre ici aux interrogations déposées ci-dessous et qui m'ont été rapportées par mes amis, mais libre à vous de nourrir ce débat. Elles ne sont pas exhaustives, mais elles restent d'actualité et ont le mérite d'approfondir le thème choisi.

 

La sécurité qui doit vaincre l'insécurité :

 

  • A défaut de moyens en personnels policiers suffisants, ce qui est reconnu, ne faut-il pas un message politique global beaucoup plus fort, qui se devrait d'aller bien au-delà d'une opération de terrain ciblée et restrictive ?

 

  • Quelles sont les  véritables priorités cantonales et sécuritaires dans la politique choisie par nos élus et les hiérarchies ?

 

  • Les cambriolages, les vols à la tire, les délits et crimes avec violence ne doivent-ils pas aussi devenir des thèmes principaux pour restaurer la confiance de nos citoyens ?

 

  • Au delà de la prévention et des actions policières, qui ne seront jamais la solution entière aux problèmes existants car trop dépendantes d'une doctrine judiciaire insuffisamment déterminante actuellement, la sécurité globale ne doit-elle pas devenir un sujet prioritaire et parlementaire à la Berne fédérale ?

 

  • L'éducation et l'enseignement ne doivent-ils pas reprendre une place prépondérante dans la diffusion de nos valeurs historiques auprès d'une jeunesse déjà perdue dans une violence banalisée, voire normalisée par les médias et autres vecteurs, à travers le respect de l'humain, de la vie, du droit d'exister, de vivre en sécurité, en dénonçant à travers l'analyse et la compréhension les comportements illicites et répréhensibles ?

 

  • La première des solutions n'est-elle pas d'offrir une très grande visibilité policière et cantonale, sans parler de répression mais bien de prévention, comme il en avait été le cas à Genève lors des engagements policiers au déclenchement de la guerre du Golf (1990),  puis durant l'Euro08, avec une présence policière générale en nos rues ?


  • L'îlotage individuel tel qu'il est conceptualisé depuis 2003 n'est-il pas un échec qui n'a fait qu'éloigner le plus grand nombre des policiers de base de la rue, du citoyen, de la population, des commerçants, du rapport humain ?

 

Manque d'effectifs :

 

1)      A travers les modifications législatives apportées, soit une augmentation de la classe d'engagement des policiers, êtes-vous certains que les autres modifications apportées ne portent pas atteinte à un métier hiérarchisé organisationnellement dans l'ordre du commandement, comme par exemple la mise en application de la grille salariale étatique et son système rétrograde de promotion qui ne sert qu'à couler ce métier dans la fonction publique, elle-même sans grandes ambitions ?

2)      Le manque d'effectifs à la police genevoise est-il une raison suffisante pour limiter le champ d'action de nos pandores au seul centre-ville ?

3)     Est-ce un choix politique que de ne cibler que la ville de Genève à travers l'opération Figaro et/ou ses descendantes ?

4)      A quand une véritable redistribution des tâches avec les personnels à disposition et les partenaires liés à la sécurité, ce qui en toute logique est le premier pas vers l'optimisation des moyens humains ?

 

Et après :

 

1)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée à l'avenir, à travers un véritable programme d'éducation, de prévention, de responsabilisation civique ?

2)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée pour l'avenir, à travers une véritable volonté de maîtriser, d'anticiper l'éclosion de violences nouvelles, de délits sectoriels liés aux déplacements économiques des peuples, dans une société globalisante qui prône une ouverture des frontières, portes également ouvertes à l'arrivée de valeurs et de comportements aggravants qui ne doivent pas devenir les nôtres ?

3)     Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas rester sur le quai une fois de plus, dans quelle société de demain nous voulons vivre, sécuritairement, environnementallement, économiquement, civiquement, humainement ?

Autant de questions pour lesquelles j'espère vous aurez quelques réponses. »

* * *

En ma qualité d'électeur, deux ans après je n'ai pas l'impression que des réponses suffisantes aient été apportées à ces interrogations, deux ans après je n'ai pas l'impression que le DSPE puisse politiquement y répondre, deux ans après je trouve que la situation sécuritaire ne s'est pas améliorée à Genève, deux ans après je trouve regrettable qu'aucun véritable dialogue ne puisse se produire entre un employeur et des hommes et des femmes de terrain qui se retrouvent quotidiennement aux carrefours de la misère humaine de notre société, et donc proches des problèmes de la population, et donc ceux de nos élus politiques.

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

25/03/2012

Election complémentaire au Conseil d'Etat, un carton VIP à distribuer, sans plus !

 

Le sprint final est donc lancé et tous les outsiders sont là. Pas de pronostic, aucune certitude, un intérêt limité sur l'incidence des résultats, à se demander si l'élection complémentaire au Conseil d'Etat du 17 juin 2012 est détentrice d'un véritable enjeu politique ?

 

Je me pose la question, sachant que la barque est menée à six et que la personne élue viendra en complémentarité de ce collège, sans grand pouvoir discrétionnaire pour influencer les choix d'une législature qui touche à sa fin.

 

Je me pose la question, sachant que la personne élue n'aura ni le temps de marquer de son emprunte le département qu'elle occupera, ni les moyens de sa politique. En effet, le budget 2012 sera en cours lors de ce mandat alors que celui de 2013 ne donnera jamais des moyens supplémentaires à une politiques dépensière, les comptes étant joués d'avance.

 

Je me pose la question, sachant que la personne élue n'aura que le temps de prendre connaissance des dossiers en cours, de traiter les affaires courantes, d'examiner les projets en souffrance et de péparer les prochaines élections, mais c'est tout.

 

Je me pose la question car l'enjeu est ailleurs, il n'est ni dans l'intérêt de la population, ni dans l'intérêt de la République, il sera humain, il sera personnel, il sera individuel, il sera partisan, il sera basé sur le déséquilibre de rivalités devenues contre-productives pour des majorités que nous savons pourtant éphémères.

 

Il nous faudra attendre 2013 et l'année des hannetons pour que changement il y ait, pour que le bilan d'une législature catastrophique soit tiré, pour que la voix du peuple se fasse entendre, pour que les volontés de la population deviennent les priorités de nos élus, remplaçant ainsi celles des partis, des idéaux, des dogmes ou des individus.

 

Anne Emery-Torracinta, Pierre Maudet, Laurent Seydoux, Eric Stauffer ou d'autres, peu importe, je n'y vois que des noms, aucun programme, aucune liberté d'action, aucune volonté d'agir maintenant. Pénétrer dans le dicastère du Conseil d'Etat n'est pas un objectif suffisant pour moi afin de mener à bien une politique sociale, économique, sécuritaire, éducatrice, d'aménagement ou des transports. Le développement durable attendu n'autorise plus notre société à perdre dix-huit mois dans une législature déjà fragilisée par des maillons faibles.

 

Aux candidats de me prouver le contraire. En attendant, comme vous, j'irai voter le 17 juin 2012, comme vous je donnerai ma voix, comme vous je n'y accorderai aucune illusion, mais tout comme vous je m'exprimerai pour que les autres entendent cette rumeur populaire qui gronde, la même qui prépare l'année des hannetons et les changements attendus, voulus et espérés afin que demain Genève relève la tête et ouvre les yeux sur le présent pour mieux préparer l'avenir.

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

11/03/2012

Résultats des votations, et maintenant ?

Le peuple suisse a voté, les décisions du souverain se devront d'être respectées, mais pour moi trois interpellations demeurent.

 

1) Prix du livre.

 

Le prix unique du livre ne sera donc pas la norme, une norme qui sera pourtant restée une inconnue avant, pendant et après la votation, ne sachant jamais si les prix allaient baisser ou monter après l'acceptation de cette réglementation fédérale. En effet, opposants et défenseurs n'ont jamais été capables d'annoncer la mouvance, aucune certitude n'étant accise, la modération étant déléguée dans ce projet de Loi fédérale au Surveillant des prix face à l'évolution de ceux-ci.

 

Un vote nul pour un statuquo qui n'apporte aucune solution aux prix exorbitants des livres constatés en Romandie.

 

2) Résidences secondaires.

 

Les résidences secondaires devront donc constituer au maximum 20 % du parc des logements et de la surface brute au sol habitable de chaque commune. Cette norme demeure elle aussi une inconnue, ses effets collatéraux étant invisibles à ce jour tant sur le marché du travail, tant sur les flux migratoires résidentiels, que sur les prix de l'immobilier ou sur le tourisme en général.

 

Un vote majoritaire de bonne conscience des plaines et des villes pourtant contesté par les populations concernées, celles des vallées et des montagnes, un choix qui apporte probablement une solution morale mais qui soulèvera irrémédiablement des problèmes d'ordre économique.

 

3) Loi sur les manifestations.

 

La Loi cantonale sur les manifestations sera donc modifiée, ainsi en a décidé la population genevoise, sauf que déjà des voix touchées par le syndrome de Frégoli crient au scandale anticonstitutionnel. La démocratie à certes plusieurs visages, mais la persécution n'est pas une fatalité pour les déçus du jour, car les gens de bonne volonté de risquent rien par les modifications apportées, ils ne perdent aucun droit fondamental ni constitutionnel, surtout si à travers leurs actes et leurs positions futurs ils s'accordent à lutter contre les comportements inadéquats.

 

La population, elle, gagne un droit, celui de dire « Stop aux casseurs » et donc de manifester en paix.

 

"Carpe Diem"

 

 

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Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.